Ne les relâchez pas
Renseignez-vous sur le slogan « ne les relâchez pas » qui est utilisé pour communiquer l’importance de ne pas relâcher d’espèces non indigènes, y compris les suivantes, dans les systèmes municipaux de traitement des eaux usées, les étangs artificiels (p. ex. : les bassins d’eaux pluviales) ou les plans d’eau :
- Animaux d’aquarium (p. ex. : poissons, écrevisses);
- Plantes de jardin aquatiques;
- Aliments de consommation vivants (p. ex. : poissons, crabes, mollusques, escargots);
- Appâts vivants;
- Poissons de pêche sportive.
Sur cette page
- Pourquoi vous ne devez pas relâcher d’espèces aquatiques
- Animaux d’aquarium
- Plantes de jardin aquatiques
- Aliments de consommation vivants
- Appâts vivants
- Poissons de pêche sportive
- Pour de plus d’information
Pourquoi vous ne devez pas relâcher d’espèces aquatiques
Les animaux d’aquarium, les plantes de jardin aquatique, les aliments de consommation vivants, les appâts vivants et les poissons de pêche sportive peuvent devenir des espèces aquatiques envahissantes s’ils sont relâchés dans nos eaux. Ils peuvent s’établir dans nos eaux et se propager rapidement lorsqu’ils ne sont pas confrontés à des prédateurs ou à des concurrents naturels. Ils peuvent également nuire à notre environnement, à notre économie et à notre société. Ne relâchez jamais ces espèces aquatiques dans les lieux suivants :
- Rivières;
- Cours d’eau;
- Lacs;
- Étangs;
- Égouts pluviaux;
- Océan.
Rappelez-vous : ne les relâchez pas dans la nature. D’ailleurs, en vertu du Règlement sur les espèces aquatiques envahissantes du gouvernement fédéral, il est illégal d’introduire une espèce aquatique dans un plan d’eau où elle n’est pas indigène, sauf si la loi fédérale, provinciale ou territoriale l’autorise.
Animaux d’aquarium
Les animaux d’aquarium sont des espèces aquatiques vendues pour être utilisées à l’intérieur dans les aquariums et à l’extérieur dans les étangs ornementaux. Certaines personnes peuvent relâcher intentionnellement leurs animaux de compagnie qui :
- Deviennent trop gros;
- Sont trop difficiles à entretenir;
- Ne les intéressent plus.
Certains propriétaires peuvent penser que le relâchement d’un animal de compagnie est la chose la plus compatissante à faire, mais ce n’est pas vrai. Les animaux domestiques n’ont généralement pas les capacités de survie pour vivre à l’extérieur de leur aquarium ou de leur étang. Ils peuvent mourir de faim ou être mangés par des prédateurs dans la nature. Dans certains cas, ils peuvent survivre, se reproduire, se propager et devenir une espèce aquatique envahissante. Même si votre animal est originaire de l’environnement local, il ne devrait jamais être relâché, car il peut être porteur de maladies ou de parasites. Le poisson rouge (carassin doré) et l’écrevisse marbrée sont quelques exemples d’animaux d’aquarium qui, s’ils sont introduits, peuvent se propager et devenir une espèce aquatique envahissante.
Ce que vous devriez faire pour réduire le risque d’animaux indésirables :
- Faites des recherches sur les animaux de compagnie avant d’en acheter ou d’en adopter un afin de bien comprendre dans quoi vous vous engagez;
- Sachez quels animaux de compagnie sont légaux et n’achetez qu’auprès de détaillants dont l’espèce est correctement étiquetée, surtout lorsque vous achetez en ligne.
Ce que vous devez faire lorsque vous ne voulez plus garder votre animal de compagnie :
- Trouvez quelqu’un pour adopter votre animal en demandant à un ami, en utilisant les médias sociaux ou la publicité en ligne, etc.;
- Communiquez avec le magasin d’animaux de compagnie ou l’endroit où vous l’avez acheté pour vérifier s’il peut le reprendre;
- Recherchez d’autres endroits qui pourraient être en mesure de fournir un foyer à votre animal de compagnie;
- Séparez-vous-en en recherchant un vétérinaire qualifié pour euthanasier votre animal de compagnie sans cruauté;
- Lorsqu’un poisson est mort, au lieu de le jeter dans les toilettes, enterrez-le (comme le permettent les lois provinciales, territoriales et municipales) pour qu’il ne puisse pas propager des maladies;
- Ne les relâchez pas.
Plantes de jardin aquatiques
Les plantes de jardin aquatique sont des espèces aquatiques vendues pour être utilisées à l’intérieur dans les aquariums ou à l’extérieur dans les étangs ornementaux et les jardins aquatiques. Certaines personnes peuvent libérer intentionnellement leurs plantes de jardin aquatique si ces dernières deviennent trop difficiles à entretenir ou si elles n’en veulent plus. Ces plantes peuvent également être introduites involontairement si elles s’échappent naturellement (p. ex. : propagation des graines) ou lors de débordements imprévus (p. ex. : inondation). Même les petits morceaux et les graines de plantes de jardin aquatique peuvent prospérer et provoquer une invasion. Le myriophylle brésilien est un exemple de plante de jardin aquatique qui a été introduite, s’est propagée et est devenue une espèce aquatique envahissante.
Ce que vous devriez faire pour réduire le risque de propagation des plantes aquatiques envahissantes :
- Sachez quelles plantes sont légales et n’achetez qu’auprès de détaillants dont l’espèce est correctement étiquetée, surtout lorsque vous achetez en ligne;
- Choisissez des plantes d’extérieur indigènes de votre région, car elles auront plus de chances de prospérer et conviendront mieux aux espèces locales pour interagir avec elles et en tirer les bienfaits;
- Assurez-vous que les jardins d’eau et les étangs sont confinés et qu’il n’y a aucun risque qu’une espèce ou de l’eau s’échappe dans d’autres plans d’eau;
- Assurez-vous que tout rejet d’eau est fait sur la terre ferme et loin des éléments suivants :
- Drains domestiques;
- Égouts;
- Autres plans d’eau;
- Séchez et congelez les plantes non indigènes dans des sacs hermétiquement fermés avant de les jeter à la poubelle (ne pas les composter);
- Ne les relâchez pas.
Aliments de consommation vivants
Les aliments de consommation vivants sont des poissons ou des espèces aquatiques importés ou transférés vivants au Canada pour la consommation humaine. Certaines personnes peuvent relâcher intentionnellement des aliments vivants (p. ex. : poissons, crabes, crustacés) des épiceries ou des poissonneries dans la nature par acte de compassion ou de miséricorde. Cette pratique peut être néfaste pour l’animal libéré (qui pourrait ne pas survivre dans le nouvel environnement) ou pour les espèces indigènes s’il devient envahissant. Le poisson-serpent et le crabe chinois à mitaine sont des exemples d’aliments vivants qui pourraient être introduits, se propager et devenir une espèce aquatique envahissante. Le poisson-serpent n’est présent dans aucune eau naturelle au Canada.
Ce que vous devriez faire pour réduire le risque de propagation d’aliments de consommation vivants :
- Assurez-vous que tous les aliments que vous achetez sont morts avant de quitter le magasin, s’il y a lieu;
- Si vous pratiquez le relâchement par compassion ou miséricorde pour des raisons religieuses ou culturelles, envisagez d’autres solutions :
- Faites du bénévolat auprès de sanctuaires fauniques qui relâchent les animaux dans leur environnement naturel;
- Ne les relâchez pas.
Appâts vivants
Les appâts vivants consistent à utiliser des organismes vivants à des fins publiques et commerciales pour capturer de plus gros poissons. Les pêcheurs récréatifs peuvent ramasser leurs propres appâts vivants ou acheter des appâts vivants vendus dans le commerce. Certaines personnes peuvent déverser intentionnellement leur appât vivant ou le contenu d’un seau d’appât dans un plan d’eau lorsqu’elles ont fini de pêcher. Cela peut mener à une invasion. Si l’appât utilisé est une espèce envahissante, le rejet pourrait entraîner son introduction et son établissement. On peut facilement confondre les jeunes carpes envahissantes avec les vairons locaux. Si l’appât ne se trouve pas naturellement dans le plan d’eau local, il y a également un risque de propagation d’agents pathogènes ou de maladies parmi les poissons indigènes. Le gardon rouge est un exemple d’appât vivant qui a été introduit accidentellement, s’est propagé et est devenu une espèce aquatique envahissante.
Ce que vous devriez faire pour réduire le risque de propagation d’appâts vivants envahissants :
- Utilisez des appâts artificiels comme alternative plus sécuritaire pour pêcher;
- Achetez toujours des appâts auprès de marchands qui respectent la réglementation de la pêche;
- Vérifiez les règlements de pêche de votre province ou territoire avant d’utiliser ou de déplacer des appâts vivants;
- Si les règlements de pêche de votre province ou territoire le permettent, utilisez des appâts vivants qui ont été capturés dans le plan d’eau où vous pêchez;
- Jetez les appâts inutilisés, les poissons morts, les parties de poisson et l’eau ou les débris des seaux d’appâts dans une zone de déchets sécurisée à au moins 30 mètres de la rive avant de quitter un plan d’eau;
- Ne les relâchez pas.
Poissons de pêche sportive
Les poissons de pêche sportive sont des poissons populaires pour la pêche à la ligne. Certaines personnes peuvent relâcher intentionnellement des poissons de pêche sportive sans autorisation dans de nouveaux plans d’eau pour créer des possibilités de pêche à la ligne. Cette pratique est illégale et devrait être évitée. Les poissons de pêche sportive ne peuvent être remis à l’eau que dans les eaux où ils ont été capturés (c.-à-d. la pêche avec remise à l’eau) et ne peuvent jamais être déplacés d’un plan d’eau à un autre. Même les espèces indigènes de certaines régions du Canada peuvent devenir envahissantes au-delà de leur aire de répartition naturelle. Parmi les poissons non indigènes qui ont été déplacés illégalement au Canada à des fins de pêche récréative et qui ont causé des dommages importants, on peut citer les suivants :
Ce que vous devriez faire pour réduire le risque de propagation de poissons de pêche sportive envahissants :
- Ne transférez jamais des poissons vivants d’un plan d’eau à un autre;
- Signalez les observations d’espèces aquatiques envahissantes à Pêches et Océans Canada ou à votre gouvernement provincial ou territorial;
- Ne les relâchez pas.
Pour de plus d’information
- Agence canadienne d’inspection des aliments : Importation d’animaux aquatiques
- Agence canadienne d’inspection des aliments : Importations de végétaux et de produits végétaux
- Avis scientifique sur le risque potentiel d’introduction d’organismes vivants lié au commerce d’espèces destinées aux aquariums, aux jardins d’eau et au commerce d’organismes vivants destinés à l’alimentation au Canada
- Summary of a survey of aquarium owners in Canada (en anglais seulement) [PDF, 800 Ko]
- Summary of a survey of water garden owners in Canada (en anglais seulement) [PDF, 468 Ko]
- Summary of a survey of baitfish users in Canada (en anglais seulement) [PDF, 451 Ko]
- Least-cost transportation networks predict spatial interaction of invasion vectors (en anglais seulement) [PDF, 1 038 Ko]
- Permis pour les introductions et les transferts
- À propos des introductions et des transferts
- Live organisms used in the classroom as a potential vector of species introductions in British Columbia (en anglais seulement) [PDF, 747 Ko]
- L’ABC des poissons-appâts
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