Myriophylle aquatique (Myriophyllum aquaticum)
Si vous pensez avoir vu un myriophylle aquatique, consultez la section Caractéristiques d’identification et espèces semblables pour confirmer votre observation.
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Si vous pensez avoir découvert une espèce aquatique envahissante :
- prenez des photos
- notez :
- l'emplacement exact (coordonnées GPS)
- la date d'observation
- les caractéristiques d’identification
- contactez-nous pour le signaler
Sur cette page
- Caractéristiques d’identification et espèces semblables
- Origine et aire de répartition actuelle
- Habitat
- Voies d’introduction et propagation
- Répercussions
- Mesures gouvernementales
- Ce que vous pouvez faire
- Liens connexes
Caractéristiques d’identification et espèces semblables
Caractéristiques d’identification du myriophylle aquatique
- plante qui peut être submergée ou émergente (possède les deux types de feuilles);
- feuilles robustes et cireuses composées de 10 à 18 paires de folioles (petites feuilles en formant une plus grand) et dont les parties émergentes ressemblent à de petits conifères pouvant pousser jusqu’à 30 cm au-dessus de la surface de l’eau;
- quatre à six feuilles symétriques par verticille (souvent quatre);
- feuilles submergées brun-rougeâtre et feuilles émergentes vert éclatant;
- floraison entre juillet et septembre.
Espèces semblables
Le myriophylle aquatique se distingue principalement par ses feuilles robustes et cireuses composées de 10 à 18 paires de folioles et dont les parties émergentes ressemblent à de petits conifères pouvant pousser jusqu’à 30 cm au-dessus de la surface de l’eau. L’identification de cette espèce reste toutefois difficile et est souvent réservée aux experts.
Il est possible de confondre le myriophylle aquatique avec deux autres espèces envahissantes, le cabomba de Caroline et le myriophylle à épis.
De plus, le myriophylle aquatique peut ressembler à plusieurs plantes aquatiques indigènes qui sont naturellement présentes dans nos plans d’eau, dont :
- l’utriculaire vulgaire;
- les cornifles;
- les myriophylles indigènes.
Ces espèces sont naturellement présentes au Québec et en Ontario, mais elles peuvent également être observées ailleurs au Canada.
Utriculaire vulgaire (Utricularia vulgaris)
L’utriculaire vulgaire se distingue du myriophylle aquatique par ses fleurs jaunes et ses fruits émergeants ainsi que la présence de feuilles modifiées en forme de petits sacs (utricules) sur les parties submergées de la plante, lui permettant de flotter et d’attraper des insectes, des petits crustacés ou des larves aquatiques.
Cornifles (Ceratophyllum sp.)
Les cornifles se distinguent du myriophylle aquatique par leurs feuilles verticillées, c’est-à-dire arrangées autour d’un point sur la tige, et subdivisées avec des épines sur leur marge, ainsi que par la présence de petits fruits à leur base. De plus, leurs feuilles sont rigides et conservent leur forme hors de l’eau.
Myriophylles indigènes (Myriophyllum sp.)
Il est possible de différencier le myriophylle aquatique des myriophylles indigènes qui se trouvent naturellement dans nos plans d'eau. Toutefois, cette distinction est souvent réservée aux experts, qui examinent des caractéristiques spécifiques telles que :
- le type de fleurs et leurs localisations;
- le nombre de feuilles en verticilles (regroupées autour d’un point sur la tige);
- la disposition des folioles (petites feuilles composées) ressemblant à des plumes.
Si vous pensez avoir vu un myriophylle aquatique ou une autre EAE, communiquez avec nous pour faire un signalement.
Origine et aire de répartition actuelle
Cette plante, aussi connue sous le nom de myriophylle brésilien, aurait été introduite aux États-Unis vers 1890 comme plante d’aquarium et de jardin d’eau. Le myriophylle aquatique est observé dans l’Est de l’Ontario depuis 2006 et est présent dans au moins 26 états aux États-Unis.
Habitat
Le myriophylle aquatique s’installe généralement dans les secteurs calmes des rivières et des fleuves ainsi que dans les eaux peu profondes des étangs, des marais, des canaux et des lacs. Cette plante vivace peut être à la fois submergée et émergente. Elle croît dans des profondeurs d’environ 1,3 m et son enracinement se fait sur les berges boueuses.
Voies d’introduction et propagation
Introduite aux États-Unis vers 1890 comme plante d’aquarium et de jardin d’eau, cette plante, capable de se multiplier par fragmentation, s'est rapidement propagée à travers diverses activités humaines telles que l’aquariophilie, la pêche récréative et les sports nautiques. De plus, comme toutes autres espèces de plantes aquatiques envahissantes, elle peut s’établir et se propager naturellement avec les courants.
Répercussions
Répercussions écologiques
Observé aux États-Unis et dans un étang isolé de l’est de l’Ontario (2006), le myriophylle aquatique est sous surveillance ailleurs au Canada. Les denses tapis de végétation produits lorsque cette plante s’implante dans un plan d’eau peuvent créer divers impacts écologiques négatifs : la modification des communautés de plantes indigènes submergées par la compétition, les effets négatifs potentiels sur les populations de poissons par l’altération de leurs lieux de frai, ainsi que les effets négatifs sur les usages récréatifs tels que la baignade, la pêche et la navigation de plaisance.
Répercussions socioéconomiques
En nuisant aux activités récréatives, la présence de grandes colonies de myriophylle aquatique dans un plan d’eau peut affecter négativement la valeur des propriétés riveraines et nuire au tourisme. Aussi, les coûts associés au contrôle et à l’éradication de la plante peuvent être élevés.
Pour obtenir des renseignements supplémentaires sur l'impact des plantes envahissantes, consulter les menaces pour l'environnement, l'économie et la société.
Mesures gouvernementales
Prévention et gestion
La prévention contre son introduction et sa propagation constitue le meilleur moyen de lutter contre cette plante envahissante.
Il existe diverses façons de contrôler les plantes aquatiques envahissantes :
- le retrait mécanique (à la main, avec des outils ou de la machinerie);
- l'assèchement (abaissement du niveau d’eau);
- le bâchage (recouvrement avec un matériau opaque pour limiter la croissance);
- l'application d'herbicide.
Les mesures de contrôle peuvent varier selon l’espèce, des précautions doivent donc être prises avant de tenter de contrôler une espèce aquatique envahissante pour éviter qu’elle ne se propage davantage. Si vous désirez développer un projet de contrôle d'espèces aquatiques envahissantes, contactez le ministère pour vous assurer de répondre aux exigences des lois et règlements qui protègent les milieux aquatiques.
Ce que vous pouvez faire
Une fois une EAE installée dans un lac ou un cours d’eau, il est difficile et coûteux de la contrôler et l’éradiquer. Empêcher son introduction et sa propagation est la meilleure façon de la combattre. Des gestes simples, mais efficaces, peuvent faire une différence pour protéger les plans d’eau :
- Apprenez à reconnaitre les EAE et signalez leur présence;
- Nettoyez adéquatement les embarcations ayant été en contact avec l’eau ainsi que les équipements utilisés dans les activités nautiques et de pêche récréative. Suivez les étapes de nettoyage décrites sur la page Lavez, videz, séchez et décontaminez;
- Évitez de naviguer dans les herbiers de plantes aquatiques afin de ne pas contribuer à leur propagation. Il est possible de faire installer des bouées (PDF, 2,9 Mo) afin d’indiquer les principaux herbiers de EAE et de limiter la circulation;
- Ne jetez jamais les restes de plantes, l’eau et les organismes de votre jardin d’eau ou de votre aquarium dans la nature.
Pour obtenir des renseignements supplémentaires concernant la lutte contre les espèces aquatiques envahissantes.
Liens connexes
- Carnet d’identification d’espèces de plantes envahissantes d’eau douce du Québec
- Fiches pour identifier les plantes aquatiques exotiques envahissantes et pour les distinguer des espèces similaires : Myriophylle aquatique (PDF, 144 Ko)
- Parrot’s Feather – Invasive Species Centre (Anglais seulement)
- Field Guide to Aquatic Invasive Species for British Columbia (PDF, 6 Mo) (Anglais seulement)
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