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Myriophylle à épis (Myriophyllum spicatum)

Épi émergé de petites fleurs du myriophylle à épis.
Épi émergé de petites fleurs du myriophylle à épis. Mention de source : I. Simard, Ministère de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs du Québec.

Si vous pensez avoir vu un myriophylle à épis, consultez la section Caractéristiques d’identification et espèces semblables pour confirmer votre observation.

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Si vous pensez avoir découvert une espèce aquatique envahissante :

  1. prenez des photos
  2. notez :
    • l'emplacement exact (coordonnées GPS)
    • la date d'observation
    • les caractéristiques d’identification
  3. contactez-nous pour le signaler

Sur cette page

Caractéristiques d’identification et espèces semblables

Caractéristiques d'identification du myriophylle à épis

Tige de myriophylle à épis.
Tige de myriophylle à épis. Mention de source : Paul Skawinski, Aquatic Plants of the Upper Midwest
Plants de myriophylle à épis submergés.
Plants de myriophylle à épis submergés. Mention de source : Ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs du Québec

Espèces semblables

Le myriophylle à épis est une plante submergée qui possède des feuilles constituées de 12 à 24 paires de folioles (petites feuilles formant une plus grande feuille). Lorsqu’il y a plus de 15 paires de folioles par feuille, il s’agit fort probablement du myriophylle à épis. L’identification de cette espèce reste toutefois difficile et est souvent réservée aux experts.

Il est possible de confondre le myriophylle à épis avec deux autres espèces envahissantes, le cabomba de Caroline et le myriophylle aquatique.

De plus, le myriophylle à épis peut ressembler à plusieurs plantes aquatiques indigènes qui sont naturellement présentes dans nos plans d’eau, dont :

Ces espèces sont naturellement présentes au Québec et en Ontario, mais elles peuvent également être observées dans d’autres régions du Canada.

Utriculaire vulgaire (Utricularia vulgaris)

L’utriculaire vulgaire se distingue du myriophylle à épis par ses fleurs jaunes, ses fruits émergents, et la présence de feuilles modifiées en forme de petits sacs (utricules) sur les parties submergées de la plante, lui permettant de flotter et d’attraper des insectes, des petits crustacés ou des larves aquatiques.

Fleur de l'utriculaire vulgaire.
Fleur jaune de l'utriculaire vulgaire. Mention de source : Cataloging Nature
Feuilles modifiées d'utriculaire vulgaire.
Tiges d’utriculaire vulgaire portant des feuilles modifiées (billes noires) qui servent de flotteur et piège à insectes. Mention de source : Ministère de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs du Québec.
Tige d'utriculaire vulgaire.
Tige d’utriculaire vulgaire où l’on peut observer les utricules (petites billes noires) et les feuilles submergées. Mention de source : Jörg Freyhof

Cornifles (Ceratophyllum sp.)

Les cornifles se distinguent du myriophylle à épis par leurs feuilles verticillées, c’est-à-dire arrangées autour d’un point sur la tige, et subdivisées avec des épines sur leur marge, ainsi que par la présence de petits fruits à leur base. De plus, leurs feuilles sont rigides et conservent leur forme hors de l'eau.

Tige de cornifle.
Tige de cornifle nageante, ses feuilles de texture rigide conservent leur forme hors de l’eau. Mention de source : S. Tanaka
Tiges de cornifle nageante sur le rivage.
Tiges de cornifle nageante sur le rivage, ses feuilles de texture rigide conservent leur forme hors de l'eau. Mention de source : Stefan.lefnaer

Myriophylles indigènes (Myriophyllum sp.)

Il est possible de différencier le myriophylle à épis des myriophylles indigènes qui se trouvent naturellement dans nos plans d'eau. Toutefois, cette distinction est souvent réservée aux experts, qui examinent des caractéristiques spécifiques telles que :

Siberian Water-Milfoil leaf stalk.
Tige de feuilles du myriophylle de Sibérie, une des espèces indigènes de myriophylles. Mention de source : Paul Skawinski, Aquatic Plants of the Upper Midwest

Si vous pensez avoir vu un myriophylle à épis ou une autre EAE, communiquez avec nous pour faire un signalement.

Origine et aire de répartition actuelle

Le myriophylle à épis est une plante aquatique originaire d’Europe et d’Asie.

Cette plante aquatique a été signalée pour la première fois au Canada en 1958 au Québec, dans le lac Saint-Pierre. En 1961, le myriophylle à épis a été observé en Ontario, dans le lac Érié. Depuis, elle s’est progressivement étendue dans d'autres provinces du pays.

Aujourd’hui, le myriophylle à épis est l'une des espèces aquatiques envahissantes les plus répandues au Canada, avec sa présence confirmée dans plusieurs milliers de plans d’eau à travers le pays.

Habitat

Le myriophylle à épis est une plante vivace qui s’établit dans les eaux peu profondes des étangs, des marais, des fossés, des canaux et des lacs, ainsi que dans les secteurs calmes des rivières et des fleuves. On le retrouve souvent entre 1 et 4 m de profondeur, mais il peut s’enraciner dans les sédiments (gravier, sable, vase et débris végétaux) jusqu’à une dizaine de mètres de profondeur.

Voies d’introduction et propagation

Probablement introduit sur la côte est des États-Unis dans les années 1860 par les eaux de ballast des navires, le myriophylle à épis a aussi été volontairement importé à des fins ornementales, par l’achat en magasin ou en ligne. Cette plante, capable de se multiplier par fragmentation, s'est rapidement propagée à travers diverses activités humaines telles que l’aquariophilie, la pêche récréative et les sports nautiques. Comme plusieurs espèces de plantes aquatiques envahissantes, elle peut s’établir et se propager naturellement grâce à des fragments qui se déplacent vers l’aval des plans d’eau.

Répercussions

Répercussions écologiques

Le myriophylle à épis est une plante envahissante qui se développe et se propage rapidement. Cette plante forme de grandes et denses colonies qui modifient les communautés de phytoplancton (qui forment la base des réseaux ou chaînes alimentaires) et remplacent les plantes aquatiques indigènes, ce qui diminue la biodiversité du milieu, rend les plages moins attrayantes, nuit à la baignade, aux activités de pêche et à la navigation de plaisance.

Répercussions socioéconomiques

En nuisant aux activités récréatives telles que la navigation de plaisance, la pêche et la baignade, la présence de grandes colonies de myriophylle à épis dans un plan d’eau peut affecter négativement la valeur des propriétés riveraines et nuire au tourisme. Aussi, les coûts associés au contrôle et l’éradication de la plante peuvent être élevés.

Pour obtenir des renseignements supplémentaires sur l'impact des plantes envahissantes, consulter les menaces pour l'environnement, l'économie et la société.

Mesures gouvernementales

Prévention et gestion

La prévention contre son introduction et sa propagation constitue le meilleur moyen de lutter contre cette plante envahissante.

Il existe diverses façons de contrôler les plantes aquatiques envahissantes :

Les mesures de contrôle peuvent varier selon l’espèce, des précautions doivent donc être prises avant de tenter de contrôler une espèce aquatique envahissante pour éviter qu’elle ne se propage davantage. Si vous désirez développer un projet de contrôle d'espèces aquatiques envahissantes, contactez le ministère pour vous assurer de répondre aux exigences des lois et règlements qui protègent les milieux aquatiques.

Ce que vous pouvez faire

Une fois une EAE installée dans un lac ou un cours d’eau, il est difficile et coûteux de la contrôler et l’éradiquer. Empêcher son introduction et sa propagation est la meilleure façon de la combattre. Des gestes simples, mais efficaces, peuvent faire une différence pour protéger les plans d’eau :

Pour obtenir des renseignements supplémentaires concernant la lutte contre les espèces aquatiques envahissantes.

Illustration montrant un seau versant une plante aquatique dans un plan d'eau. Un symbole d'interdiction se superpose à l'illustration, signifiant que l'introduction d'espèces envahissantes dans les environnements naturels est illégale. Dans le symbole, un texte en gras indique Arrêtez les espèces aquatiques envahissantes - Ne les relâchez pas.
Illustration montrant des embarcations motorisées et de l’équipement nautique avec les mots « Lavez, Videz, Séchez » à côté.

Liens connexes

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