Cabomba de Caroline (Cabomba caroliniana)
Si vous pensez avoir vu un cabomba de Caroline, consultez la section Caractéristiques d’identification et espèces semblables pour confirmer votre observation.
Signalez-le
Si vous pensez avoir découvert une espèce aquatique envahissante :
- prenez des photos
- notez :
- l'emplacement exact (coordonnées GPS)
- la date d'observation
- les caractéristiques d’identification
- contactez-nous pour le signaler
Sur cette page
- Caractéristiques d’identification et espèces semblables
- Origine et aire de répartition actuelle
- Habitat
- Voies d’introduction et propagation
- Répercussions
- Mesures gouvernementales
- Ce que vous pouvez faire
- Liens connexes
Caractéristiques d’identification et espèces semblables
Caractéristiques d’identification du cabomba de Caroline
- plante submergée qui s’enracine dans les sédiments;
- feuilles submergées finement découpées ayant la forme d’un éventail de 5 à 6 cm de largeur;
- feuilles flottantes très petites, de forme ovale pouvant atteindre 1,3 cm de longueur;
- petites fleurs solitaires de 0,6 à 1,5 cm de couleur blanche ou jaune pâle (parfois violette ou rose);
- fleurs possédant trois pétales et trois sépales de taille et couleur qui ressemblent beaucoup aux pétales;
- tiges divisées en plusieurs branches, parfois recouvertes de poils brun-rouge ou de gélatine visqueuse.
Espèces semblables
Le cabomba de Caroline se distingue des espèces semblables par ses tiges divisées en plusieurs branches parfois couvertes de poils brun-rouge ou de gélatine visqueuse.
Il est possible de confondre le cabomba de Caroline avec deux autres espèces envahissantes, le myriophylle à épis et le myriophylle aquatique.
De plus, le cabomba de Caroline ressemble à plusieurs plantes aquatiques qui sont naturellement présentes dans nos plans d’eau, dont :
- l’utriculaire vulgaire;
- le bident de Beck;
- les cornifles;
- les myriophylles indigènes;
- la renoncule aquatique.
Ces espèces sont naturellement présentes dans les provinces du Québec et de l'Ontario, mais elles peuvent également être observées dans d’autres régions du Canada.
Utriculaire vulgaire (Utricularia vulgaris)
L’utriculaire vulgaire se distingue du cabomba de Caroline par ses fleurs jaunes et ses fruits émergents ainsi que la présence de feuilles modifiées en forme de petits sacs (utricules) sur les parties submergées de la plante permettant de flotter et d’attraper des insectes, des petits crustacés ou des larves aquatiques.
Bident de Beck (Bidens beckii)
Le bident de Beck se distingue du cabomba de Caroline par ses fleurs jaunes et ses feuilles émergeantes fortement dentées. De plus, ses feuilles submergées très divisées sont plus espacées que celles du cabomba de Caroline.
Cornifles (Ceratophyllum sp.)
Les cornifles se distinguent du cabomba de Caroline par leurs feuilles verticillées, c’est-à-dire arrangées autour d’un point sur la tige, et subdivisées avec des épines sur leur marge, ainsi que des petits fruits à leur base. De plus, leurs feuilles sont rigides et conservent leur forme hors de l’eau.
Myriophylles indigènes (Myriophyllum sp.)
Il est possible de différencier le cabomba de Caroline des espèces de myriophylles indigènes qui se trouvent naturellement dans nos plans d'eau. Toutefois, cette distinction est souvent réservée aux experts, qui examinent des caractéristiques spécifiques telles que :
- le type de fleurs et leurs localisations;
- le nombre de feuilles en verticilles (regroupées autour d’un point sur la tige);
- la disposition des folioles (petites feuilles composées) ressemblant à des plumes.
Renoncule aquatique (Ranunculus aquatilis)
La renoncule aquatique se distingue du cabomba de Caroline par ses feuilles flottantes composées de trois à cinq lobes principaux ainsi que sa fleur blanche unique à cinq pétales.
Si vous pensez avoir vu un cabomba de Caroline ou une autre EAE, communiquez avec nous pour faire un signalement.
Origine et aire de répartition actuelle
Le cabomba de Caroline est natif du sud-est des États-Unis et de certaines régions d’Amérique du Sud.
Signalé une première fois en 1991 dans le centre de l’Ontario (lac Kasshabog, rivière Crowe), il s’est propagé depuis dans le nord-est des États-Unis. Le cabomba de Caroline a également été observé à Halifax en Nouvelle-Écosse.
Habitat
Le cabomba de Caroline prolifère dans les eaux lentes ou calmes des petites rivières, des fossés, des étangs et des lacs, à moins de trois mètres de profondeur. Cette plante a la capacité de pousser rapidement et de former des tapis denses sous ou à la surface de l’eau. Elle se multiplie par des fragments de tiges ou de rhizomes (tiges modifiées souterraines et horizontales) pouvant former de nouveaux plants. Tolérant les eaux froides, elle peut rester verte toute l’année.
Voies d’introduction et propagation
Prisé en aquariophilie, l’introduction du cabomba de Caroline en milieu naturel est probablement reliée à un rejet issu de cette activité et sa dissémination est probablement due aux activités nautiques. Une fois introduit, le cabomba de Caroline peut s'établir et se propager grâce à ses capacités de reproduction par fragmentation et par graines. Il peut migrer avec les courants, être dispersé par les pluies causant des inondations, et s'accrocher à la faune ou à d'autres plantes aquatiques.
Le cabomba de Caroline peut être facilement propagé par les embarcations ou autres équipements nautiques qui dispersent des fragments de tige dans de nouveaux secteurs des plans d’eau. En raison de sa persistance et de son potentiel de propagation, il est très difficile à contrôler.
Répercussions
Répercussions écologiques
Le cabomba de Caroline est une plante qui pousse rapidement, formant d’épais tapis végétaux qui compétitionnent avec les plantes indigènes et prennent le dessus sur celle-ci. Cette plante envahissante empêche la lumière de pénétrer dans le plan d’eau, ce qui nuit aux plantes submergées et perturbe les communautés de poissons.
Sa présence dans un cours d’eau réduit le courant et obstrue les canaux de drainage et les conduites d’eau. Elle nuit aux activités récréatives aquatiques, telles que la baignade, la navigation de plaisance et la pêche. La décomposition des abondants tapis végétaux contribue à réduire les taux d'oxygène dans l’eau, ce qui nuit à la survie des poissons et des autres organismes aquatiques et peut mener à l’eutrophisation des plans d’eau.
Répercussions socioéconomiques
En nuisant aux activités récréatives telles que la navigation de plaisance, la pêche et la baignade, la présence du cabomba de Caroline dans un plan d’eau peut affecter négativement la valeur des propriétés riveraines et nuire au tourisme. Aussi, les coûts associés au contrôle et l’éradication de la plante peuvent être élevés, de même que ceux engendrés lorsqu’elle bloque les canaux d’irrigation.
Pour obtenir des renseignements supplémentaires sur l'impact des plantes envahissantes, consulter les menaces pour l'environnement, l'économie et la société.
Mesures gouvernementales
Prévention et gestion
La prévention contre son introduction et sa propagation constitue le meilleur moyen de lutter contre cette plante envahissante.
Il existe diverses façons de contrôler les plantes aquatiques envahissantes :
- le retrait mécanique (à la main, avec des outils ou de la machinerie);
- l'assèchement (abaissement du niveau d’eau);
- le bâchage (recouvrement avec un matériau opaque pour limiter la croissance);
- l'application d'herbicide.
Les mesures de contrôle peuvent varier selon l’espèce, des précautions doivent donc être prises avant de tenter de contrôler une espèce aquatique envahissante pour éviter qu’elle ne se propage davantage. Si vous désirez développer un projet de contrôle d'espèces aquatiques envahissantes, contactez le ministère pour vous assurer de répondre aux exigences des lois et règlements qui protègent les milieux aquatiques.
Ce que vous pouvez faire
Une fois une EAE installée dans un lac ou un cours d’eau, il est difficile et coûteux de la contrôler et l’éradiquer. Empêcher son introduction et sa propagation est la meilleure façon de la combattre. Des gestes simples, mais efficaces, peuvent faire une différence pour protéger les plans d’eau :
- Apprenez à reconnaitre les EAE et signalez leur présence;
- Nettoyez adéquatement les embarcations ayant été en contact avec l’eau ainsi que les équipements utilisés dans les activités nautiques et de pêche récréative. Suivez les étapes de nettoyage décrites sur la page Lavez, videz, séchez et décontaminez;
- Évitez de naviguer dans les herbiers de plantes aquatiques afin de ne pas contribuer à leur propagation. Il est possible de faire installer des bouées (PDF, 2,9 Mo) afin d’indiquer les principaux herbiers de EAE et de limiter la circulation;
- Ne jetez jamais les restes de plantes, l’eau et les organismes de votre jardin d’eau ou de votre aquarium dans la nature.
Pour obtenir des renseignements supplémentaires concernant la lutte contre les espèces aquatiques envahissantes.
Liens connexes
- Carnet d’identification d’espèces de plantes envahissantes d’eau douce du Québec
- Fiches pour identifier les plantes aquatiques exotiques envahissantes et pour les distinguer des espèces similaires : Cabomba de Caroline (PDF, 814 Ko)
- Fanwort – Profile and Resources | Invasive Species Centre (Anglais seulement)
- Fanwort - Alberta Invasive Species Council (Anglais seulement)
- Field Guide to Aquatic Invasive Species for British Columbia (PDF, 6,1 Mo) (Anglais seulement)
Détails de la page
- Date de modification :












