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Cabomba de Caroline (Cabomba caroliniana)

Plants de cabomba de Caroline.
Plants de cabomba de Caroline à la surface d'un plan d'eau. Mention de source : Leslie J. Mehrhoff University of Connecticut Bugwood.org

Si vous pensez avoir vu un cabomba de Caroline, consultez la section Caractéristiques d’identification et espèces semblables pour confirmer votre observation.

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Si vous pensez avoir découvert une espèce aquatique envahissante :

  1. prenez des photos
  2. notez :
    • l'emplacement exact (coordonnées GPS)
    • la date d'observation
    • les caractéristiques d’identification
  3. contactez-nous pour le signaler

Sur cette page

Caractéristiques d’identification et espèces semblables

Caractéristiques d’identification du cabomba de Caroline

Fleur du cabomba de Caroline.
Fleur blanche solitaire du cabomba de Caroline hors de l'eau sur nid de feuilles oblongues. Mention de source : Paul Skawinski, Aquatic Plants of the Upper Midwest
Tige et feuille du cabomba de Caroline.
Tige et feuille en forme d'un éventail du cabomba de Caroline. Mention de source : Paul Skawinski, Aquatic Plants of the Upper Midwest

Espèces semblables

Le cabomba de Caroline se distingue des espèces semblables par ses tiges divisées en plusieurs branches parfois couvertes de poils brun-rouge ou de gélatine visqueuse.

Il est possible de confondre le cabomba de Caroline avec deux autres espèces envahissantes, le myriophylle à épis et le myriophylle aquatique.

De plus, le cabomba de Caroline ressemble à plusieurs plantes aquatiques qui sont naturellement présentes dans nos plans d’eau, dont :

Ces espèces sont naturellement présentes dans les provinces du Québec et de l'Ontario, mais elles peuvent également être observées dans d’autres régions du Canada.

Utriculaire vulgaire (Utricularia vulgaris)

L’utriculaire vulgaire se distingue du cabomba de Caroline par ses fleurs jaunes et ses fruits émergents ainsi que la présence de feuilles modifiées en forme de petits sacs (utricules) sur les parties submergées de la plante permettant de flotter et d’attraper des insectes, des petits crustacés ou des larves aquatiques.

Fleur de l'utriculaire vulgaire.
Fleur jaune de l'utriculaire vulgaire. Mention de source : Cataloging Nature
Feuilles modifiées d'utriculaire vulgaire.
Tiges d’utriculaire vulgaire portant des feuilles modifiées (billes noires) qui servent de flotteur et piège à insectes. Mention de source : Ministère de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs du Québec.
Tige d'utriculaire vulgaire.
Tige d’utriculaire vulgaire où l’on peut observer les utricules (petites billes noires) et les feuilles submergées. Mention de source : Jörg Freyhof

Bident de Beck (Bidens beckii)

Le bident de Beck se distingue du cabomba de Caroline par ses fleurs jaunes et ses feuilles émergeantes fortement dentées. De plus, ses feuilles submergées très divisées sont plus espacées que celles du cabomba de Caroline.

Tige du bident de Beck.
Tige complète du bident de Beck posée sur le sol. Fleur jaune et feuilles émergeantes dentées suivi des feuilles submergées espacées sur la tige. Mention de source : © SabineD
Tiges de feuilles submergées de bident de Beck.
Tiges de feuilles submergées de bident de Beck. Mention de source : Donald Cameron

Cornifles (Ceratophyllum sp.)

Les cornifles se distinguent du cabomba de Caroline par leurs feuilles verticillées, c’est-à-dire arrangées autour d’un point sur la tige, et subdivisées avec des épines sur leur marge, ainsi que des petits fruits à leur base. De plus, leurs feuilles sont rigides et conservent leur forme hors de l’eau.

Tige de cornifle.
Tige de cornifle nageante, ses feuilles de texture rigide conservent leur forme hors de l’eau. Mention de source : S. Tanaka
Tiges de cornifle nageante sur la grève.
Tiges de cornifle nageante sur la grève, ses feuilles de texture rigide conservent leur forme hors de l'eau. Mention de source : Stefan.lefnaer

Myriophylles indigènes (Myriophyllum sp.)

Il est possible de différencier le cabomba de Caroline des espèces de myriophylles indigènes qui se trouvent naturellement dans nos plans d'eau. Toutefois, cette distinction est souvent réservée aux experts, qui examinent des caractéristiques spécifiques telles que :

Siberian Water-Milfoil leaf stalk.
Tige de feuilles du myriophylle de Sibérie, une des espèces indigènes de myriophylles. Mention de source : Paul Skawinski, Aquatic Plants of the Upper Midwest

Renoncule aquatique (Ranunculus aquatilis)

La renoncule aquatique se distingue du cabomba de Caroline par ses feuilles flottantes composées de trois à cinq lobes principaux ainsi que sa fleur blanche unique à cinq pétales.

Tige de renoncule aquatique.
Tige de renoncule aquatique hors de l'eau où les feuilles submergées et émergeantes sont observables. Mention de source : © Kara Protz
Renoncule aquatique flottante.
Fleurs et feuilles flottantes de la renoncule aquatique. Mention de source : Petr Brož

Si vous pensez avoir vu un cabomba de Caroline ou une autre EAE, communiquez avec nous pour faire un signalement.

Origine et aire de répartition actuelle

Le cabomba de Caroline est natif du sud-est des États-Unis et de certaines régions d’Amérique du Sud.

Signalé une première fois en 1991 dans le centre de l’Ontario (lac Kasshabog, rivière Crowe), il s’est propagé depuis dans le nord-est des États-Unis. Le cabomba de Caroline a également été observé à Halifax en Nouvelle-Écosse.

Habitat

Le cabomba de Caroline prolifère dans les eaux lentes ou calmes des petites rivières, des fossés, des étangs et des lacs, à moins de trois mètres de profondeur. Cette plante a la capacité de pousser rapidement et de former des tapis denses sous ou à la surface de l’eau. Elle se multiplie par des fragments de tiges ou de rhizomes (tiges modifiées souterraines et horizontales) pouvant former de nouveaux plants. Tolérant les eaux froides, elle peut rester verte toute l’année.

Voies d’introduction et propagation

Prisé en aquariophilie, l’introduction du cabomba de Caroline en milieu naturel est probablement reliée à un rejet issu de cette activité et sa dissémination est probablement due aux activités nautiques. Une fois introduit, le cabomba de Caroline peut s'établir et se propager grâce à ses capacités de reproduction par fragmentation et par graines. Il peut migrer avec les courants, être dispersé par les pluies causant des inondations, et s'accrocher à la faune ou à d'autres plantes aquatiques.

Le cabomba de Caroline peut être facilement propagé par les embarcations ou autres équipements nautiques qui dispersent des fragments de tige dans de nouveaux secteurs des plans d’eau. En raison de sa persistance et de son potentiel de propagation, il est très difficile à contrôler.

Répercussions

Répercussions écologiques

Le cabomba de Caroline est une plante qui pousse rapidement, formant d’épais tapis végétaux qui compétitionnent avec les plantes indigènes et prennent le dessus sur celle-ci. Cette plante envahissante empêche la lumière de pénétrer dans le plan d’eau, ce qui nuit aux plantes submergées et perturbe les communautés de poissons.

Sa présence dans un cours d’eau réduit le courant et obstrue les canaux de drainage et les conduites d’eau. Elle nuit aux activités récréatives aquatiques, telles que la baignade, la navigation de plaisance et la pêche. La décomposition des abondants tapis végétaux contribue à réduire les taux d'oxygène dans l’eau, ce qui nuit à la survie des poissons et des autres organismes aquatiques et peut mener à l’eutrophisation des plans d’eau.

Plan d’eau envahi par le cabomba de Caroline.
Plan d’eau envahi par le cabomba de Caroline. Mention de source : © scdnr_ers

Répercussions socioéconomiques

En nuisant aux activités récréatives telles que la navigation de plaisance, la pêche et la baignade, la présence du cabomba de Caroline dans un plan d’eau peut affecter négativement la valeur des propriétés riveraines et nuire au tourisme. Aussi, les coûts associés au contrôle et l’éradication de la plante peuvent être élevés, de même que ceux engendrés lorsqu’elle bloque les canaux d’irrigation.

Pour obtenir des renseignements supplémentaires sur l'impact des plantes envahissantes, consulter les menaces pour l'environnement, l'économie et la société.

Mesures gouvernementales

Prévention et gestion

La prévention contre son introduction et sa propagation constitue le meilleur moyen de lutter contre cette plante envahissante.

Il existe diverses façons de contrôler les plantes aquatiques envahissantes :

Les mesures de contrôle peuvent varier selon l’espèce, des précautions doivent donc être prises avant de tenter de contrôler une espèce aquatique envahissante pour éviter qu’elle ne se propage davantage. Si vous désirez développer un projet de contrôle d'espèces aquatiques envahissantes, contactez le ministère pour vous assurer de répondre aux exigences des lois et règlements qui protègent les milieux aquatiques.

Ce que vous pouvez faire

Une fois une EAE installée dans un lac ou un cours d’eau, il est difficile et coûteux de la contrôler et l’éradiquer. Empêcher son introduction et sa propagation est la meilleure façon de la combattre. Des gestes simples, mais efficaces, peuvent faire une différence pour protéger les plans d’eau :

Pour obtenir des renseignements supplémentaires concernant la lutte contre les espèces aquatiques envahissantes.

Illustration montrant un seau versant une plante aquatique dans un plan d'eau. Un symbole d'interdiction se superpose à l'illustration, signifiant que l'introduction d'espèces envahissantes dans les environnements naturels est illégale. Dans le symbole, un texte en gras indique Arrêtez les espèces aquatiques envahissantes - Ne les relâchez pas.
Illustration montrant des embarcations motorisées et de l’équipement nautique avec les mots « Lavez, Videz, Séchez » à côté.

Liens connexes

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