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R et D en aquaculture au Canada de 2009

Poissons marins

Étude pilote sur le flétan élevé dans des viviers à homards hors saison à l’Île du Prince Édouard

Quelques flétans ont été transférés dans un des grands bassins de stabulation du homard installés dans l’île et d’autres, plus petits, ont été placés dans des bassins en fibre de verre (en bas) spécialement installés à cette fin.

Une initiative de huit mois cherche à accélérer la naissance d’une nouvelle industrie de production de flétans aux fins d’élevage à l’Île-du-Prince-Édouard. Par l’entremise d’une collaboration entre le programme d’innovation en aquaculture et d’accès au marché (PIAAM) du ministère des Pêches et des Océans (MPO), le ministère des Pêches, de l’Aquaculture et du Développement rural de l’Île-du-Prince-Édouard et plusieurs entreprises privées, le Projet d’élevage du flétan à l’Île-du-Prince-Édouard cherche à déterminer la faisabilité d’utiliser les viviers à homards hors saison pour l’élevage d’alevins de flétan de l’Atlantique.

À l’heure actuelle, plusieurs viviers à homards de l’Île-du-Prince-Édouard où se trouvent des puits d’eau salée demeurent inutilisés jusqu’à neuf mois par année. Les promoteurs de l’initiative croient que l’élevage terrestre du flétan serait une façon nouvelle et profitable d’utiliser pleinement les infrastructures existantes et d’employer le personnel tout au long de l’année. Des conditions stables des eaux et des dépenses minimales de rénovation signifient qu’une nouvelle industrie pourrait naître sans délai, lorsqu’il aura été démontré que les installations peuvent produire du poisson de haute qualité et de taille commerciale au cours d’une période de croissance de huit mois.

L’étude se déroule à l’heure actuelle à MorningStar Fisheries, un vivier à homards situé à Victoria (Île-du-Prince-Édouard) appartenant à Ocean Choice International Ltd. Les alevins ont été fournis par Scotian Halibut et proviennent de leur écloserie de Clark’s Harbour en Nouvelle-Écosse. L’équipe de recherche est composée du gestionnaire de projet Jim Dunphy de J. Dunphy Inc., du conseiller en pêches et en aquaculture, Bob Johnston et du Dr Gerald Johnson du Collège vétérinaire de l’Atlantique de l’UPEI (University of Prince Edward Island) à Charlottetown. Jim Dunphy a confiance de voir naître une nouvelle industrie : « Nous nous engageons à communiquer les résultats du projet à d’autres investisseurs qui voudraient mener des activités d’élevage du flétan dans leurs installations. Ce projet pourrait aboutir à la création d’une nouvelle industrie de l’aquaculture à l’Île-du-Prince-Édouard et d’emplois à temps plein dans des usines qui, jusqu’à maintenant, n’offraient que du travail saisonnier ».

La subvention de recherche de 160 000 $ provenant du programme d’innovation en aquaculture et d’accès au marché (PIAAM) du MPO faisait partie de l’engagement global de 23,5 millions de dollars du MPO envers l’industrie et la recherche et développement au cours des cinq prochaines années. Le financement du MPO a été majoré de 40 600 $ par le ministère des Pêches, de l’Aquaculture et du Développement rural de l’Île-du-Prince-Édouard et de 127 000 $ par les entreprises participantes, comprenant également Waterline Ltd. et Viodiaq Inc.

Durée: juillet 2008 – avril 2009
Financement:PIAAM-MPO Cofinancement: Halibut PEI, Scotian Halibut, Ocean Choice International, Waterline Ltd, Viodiaq Inc., UPEI-CVA, J Dunphy Inc., Robert Johnston Consulting, MPADR IPE.
Équipe du projet: Jim Dunphy (J Dunphy Inc.), Bob Johnston (Robert Johnston Consulting), Gerald Johnson (UPEI-CVA), Brian Blanchard (Scotian Halibut), Melissa Rommens (Scotian Halibut), Wayne Van Toever (Waterline Ltd.), David Speare (UPEI-CVA), Ocean Choice International
Information: Jim Dunphy (902) 892-0953)

Début des recherches sur l’élevage du sébaste cuivré en Colombie-Britannique

Des sébastes juvéniles gardés en bassins au Centre de recherche sur l’aquaculture et l’environnement aux fins de l’étude sur la performance de croissance. / Apposition d’une marque visible sur des sébastes (Northwest Technologies) pour établir et contrôler la performance de croissance de chaque individu durant l’étude.
(Photo : S.Balfry)

La détermination, de façon contrôlée et scientifique, des incidences de facteurs sélectionnés, comme la température, la taille et le sexe, sur la performance de croissance du sébaste cuivré (Sebastes caurinus) d’élevage est en cours au Centre MPO/UBC de recherche en aquaculture et en environnement. Ces premières recherches génèrent de l’information sur la biologie du sébaste cuivré d’élevage, qui pourra être aisément transférée à l’industrie, qui souhaite développer une nouvelle espèce d’aquaculture en Colombie-Britannique.

L'information obtenue permettra de mieux comprendre les effets de ces facteurs. De plus, les données recueillies sur les paramètres de santé et de bien-être de cette nouvelle espèce contribueront à l'élaboration de plans de gestion de la santé qui faciliteront l'élaboration de la réglementation de cette nouvelle industrie aquacole.

Durée: janvier 2008 – octobre 2009
Financement: PCRDA – MPO. Cofinancement: Ko-Un Fish Company
Équipe du projet: Shannon Balfry (UBC), Steve Macdonald (MPO), Jeff Marliave (Aquarium de Vancouver), Scott McKinley (UBC), Phil Konken (Ko-Un Fish Company) 
Information: Shannon Balfry ( balfry@interchange.ubc.ca)

Amélioration de l’alimentation des morues juvéniles d’élevage par l’apport de sous-produits de la pêche du hareng

Des morues juvéniles placées dans un respiromètre.
(Photo : D. Chabot)

Des chercheurs canadiens ont déjà mis au point des aliments formulés pour des poissons marins juvéniles et reproducteurs, mais d’autres recherches doivent être menées pour optimiser la croissance et la santé des poissons marins d’élevage juvéniles en général et des morues franches (Gadus morhua) juvéniles en particulier. De récents travaux suggèrent que l’inclusion de gonades de hareng mâle dans ces aliments pourrait être une avenue intéressante, et cela pour deux raisons : elle peut augmenter le taux de croissance et la performance du système immunitaire des sujets d’élevage et elle règle le problème de l’élimination de ce sous-produit de la pêche de manière satisfaisante sur le plan environnemental.

Une équipe de chercheurs de l’Institut Maurice-Lamontagne du MPO optimise les aliments formulés en testant l’effet de trois niveaux d’apport de gonades de hareng mâle et de trois niveaux d’apport complémentaire d’acide arachidonique sur le taux de croissance de morues juvéniles. Les sujets sont nourris par l’une de ces moulées et leur capacité respiratoire est mesurée afin de relater les différences de croissance en terme de coût métabolique et d’assimilation des aliments.

La tolérance à l’hypoxie des morues nourries des mêmes aliments est également mesurée. En plus de permettre d’établir l’effet du régime alimentaire sur la tolérance à l’hypoxie, ces travaux permettent de recueillir de précieuses données qui permettent de prédire combien de temps des morues peuvent survivre lorsque les bassins d’élevage ne sont pas alimentés en oxygène en regard du nombre et de la taille des sujets mis en élevage et du volume des bassins.

Durée: janvier 2007 – mai 2009 
Financement: PCRDA – MPO. Cofinancement: Cooke Aquaculture
Équipe du projet: Denis Chabot (MPO), Sébastien Plante (MPO)
Information: Denis Chabot ( Denis.Chabot@dfo-mpo.gc.ca)

La recherche sur les géniteurs de morue à Terre-Neuve prend le virage vers des aliments formulés

Reproducteurs de morue gardés en captivité au
Centre des Sciences de l’Océan.

Les connaissances sur la nutrition des géniteurs de morue franche sont grandement limitées par divers facteurs, comme la difficulté d’obtenir de bons stocks de géniteurs et d’avoir accès à des bassins assez grands. Des recherches portant sur l’alimentation des géniteurs de morue franche par un régime composé de poisson-appât (hareng, maquereau, calmar) et de suppléments vitaminiques ont déjà été menées avec succès au Canada atlantique. Cependant, un régime alimentaire composé de poisson-appât sauvage a de nombreux désavantages, comme l'approvisionnement irrégulier et la qualité inégale des produits, ainsi que l'introduction potentielle de maladies.

Des études préliminaires menées à Terre-Neuve en 2004, pour lesquelles des aliments de formulations expérimentales ont été utilisés, n'ont pas donné de bons résultats. Toutefois, à mesure que l’on passe du stock de géniteurs capturés dans le milieu naturel au stock de géniteurs de génération F1 élevés en captivité, il devient primordial d'utiliser un aliment de formulation industrielle. Les géniteurs de la génération F1 ne sont jamais nourris de poisson-appât mais plutôt d'aliments formulés industriellement dès leur sevrage.

Des fournisseurs d’aliments pour animaux des quatre coins du monde ont récemment mis au point des aliments pour gadidés géniteurs, mais aucune comparaison exhaustive entre les pratiques de nourrissage classiques et les nouveaux aliments n'a encore été faite. Le présent projet a pour objet d'étudier l'effet de ces aliments sur la condition des poissons, la qualité des gamètes, la fertilisation des œufs, la performance des larves, la condition après la ponte et la capacité de revitalisation des poissons.

Durée: avril 2008 – mars 2011 
Financement: PCRDA – MPO. Cofinancement: Northern Cod Ventures, Génome Canada 
Équipe du projet: Dounia Hamoutene (MPO), Lynn Lush (MPO), Jonathan Moir (Northern Cod Ventures Ltd.), Danny Boyce (Université Memorial)
Information: Dounia Hamoutene ( Dounia.Hamoutene@dfo-mpo.gc.ca)

Prélèvement d’œufs de morue.

Effets de la photopériode sur la croissance et la maturation sexuelle des morues juvéniles

On a utilisé le dosage de la lumière en aquaculture pour stimuler la croissance et la maturation sexuelle des poissons mis en élevage. Cependant une longue durée d’éclairement favorise la maturation aux dépens de la production de muscles. De plus, le foie nettement plus gras des poissons soumis à un éclairage prolongé donne lieu à une baisse significative de la productivité commerciale. Afin d’améliorer la croissance des sujets d’élevage et d’être en mesure de contrôler efficacement les interactions environnementales, il est nécessaire de comprendre les mécanismes de fonctionnement de ces processus et les effets sur le stockage des sources d’énergie (c.-à-d. les lipides).

Ce projet, en cours à la Station biologique de St. Andrews, vise à établir comment les différences dans la photopériode agissent sur les régimes de production de protéines (la croissance des muscles), le métabolisme des lipides, le stockage de l’énergie et la maturation sexuelle.

Les recherches antérieures ont porté sur la croissance et la teneur en protéines des tissus. Une photopériode de 24 heures a produit des augmentations significatives et durable sur la croissance (longueur, masse corporelle et masse du foie) et sur la teneur en protéines. La teneur en protéines dans le sang des sujets soumis à des photopériodes différentes n’a pas varié, mais elle augmentait selon la taille du sujet. Une teneur accrue en protéines dans les muscles des sujets soumis à une photopériode de 24 heures peut indiquer des changements dans les contrôles de la synthèse de protéines.

Les travaux de suivi sur les mécanismes responsables du déclin dans la production de protéines par unité musculaire se poursuivent.

Durée: décembre 2006 – décembre 2009
Financement: MPO
Équipe du projet: D. John Martell (MPO), Les Burridge (MPO), Steve Leadbeater (MPO), Tammy Blair (MPO)
Information: John Martell ( D.John.Martell@dfo-mpo.gc.ca)

Atelier de travail international sur la gyrodactylose de la morue

Un atelier de travail international sur la gyrodactylose de la morue a eu lieu du 21 au 23 septembre 2008 au Centre des sciences de la mer Huntsman et à la Station biologique de St. Andrews, situés à St. Andrews, au Nouveau-Brunswick. Des spécialistes de la Norvège, du Danemark, de l’Islande, de l’Écosse et du Canada y ont discuté de l’apparition de cette maladie chez des morues de l’Atlantique Nord gardées en captivité, puis ont préparé une demande de subvention stratégique et l’ont présentée au CNRSG.

Le projet sur la gyrodactylose de la morue comprend quatre grands volets. Le premier porte sur l’identification des espèces touchées (sept ont été identifiées à ce jour) d’après des données morphométriques et moléculaires; le deuxième, sur la détermination de la dynamique de transmission à chaque espèce pour permettre l’élaboration de mesures prophylactiques; le troisième, sur le développement de traitements sans danger pour l’environnement (p. ex. éviter l’utilisation de l’immersion dans du formaldéhyde, qui est non seulement toxique pour l’environnement mais qui rend aussi les poissons plus susceptibles à d’autres infections); et le quatrième, sur l’identification des stocks gardés en captivité qui montrent une résistance accrue à l’infection et donc qui seraient utiles à l’industrie de l’aquaculture.

Le compte rendu de l’atelier est sous presse. On peut en obtenir des exemplaires de M.D.B.Burt, à mburt@unb.ca.

Durée: mai 2009 – avril 2012 
Financement: CNRSG
Équipe du projet: M.D.B.Burt (UNB), Scott R. Gilmore (MPO), Russell H. Easy (U Dalhousie), Stanley K. King (U Saint Mary’s), Tor-Atle Mo (NVI, Norvège), Kjetil Olstad (NVI, Norvège); Haakon Hansen (NVI, Norvège), Willy Hemmingsen (U Tromsø, Norvège), Ken MacKenzie (U Aberdeen, Écosse), Catherine Collins (Fisheries Research Services, Écosse), Kurt Buchmann (U Copenhague, Danemark), Matthias Eydal (U Islande)
Information: David Cone ( David.Cone@smu.ca)

Projet d’amélioration du stock de géniteurs et de création d’outils de génomique pour une industrie de la morue en développement

(Photo : M. Rise)

Le Projet de génomique de la morue et d’amélioration du stock de géniteurs (PGM), d’une valeur de 18,1 millions de dollars, vise à élaborer un programme d’amélioration génétique et un ensemble d’outils de génomique fondamentaux qui seront utilisés pour fournir un meilleur stock de géniteurs à l’industrie canadienne de la gadiculture actuellement en développement. Des programmes d’amélioration génétique fondés sur les familles ont été lancés à Terre-Neuve-et-Labrador, au Nouveau-Brunswick et au New Hampshire afin d’assurer la possibilité d’utilisation de stocks locaux dans l’intérêt des partenaires de l’industrie. Les données du PGM suggèrent que les programmes d’amélioration génétique auront un impact important sur l’amélioration des taux de croissance de la morue aux fins d’élevage.

Le PGM a grandement amélioré la disponibilité des ressources génomiques pour la morue. À l’heure actuelle, 85,8 % des données de séquençage d’ADN de la morue à la disposition du public proviennent du PGM. Des milliers de marqueurs génomiques de la morue ont été identifiés, et une biopuce est en voie de production pour l’espèce. D’autres caractéristiques, y compris la résistance au stress et aux maladies, sont également évaluées chez la morue juvénile. Une carte génétique de la morue est en voie de développement et sera utilisée pour déterminer la position des loci quantitatifs (QTL) et pour mettre au point des marqueurs utiles à la sélection assistée par marqueurs (SAM). La SAM rendra possible l’amélioration rapide du stock de géniteurs de morue.

Finalement, l’équipe responsable des questions éthiques, économiques, environnementales, juridiques et sociales liées à la génomique (équipe GE3LS) travaille à l’élaboration d’options juridiques et stratégiques axées sur la recherche de solutions relatives aux sujets suivants: la propriété des résultats de recherche à valeur commerciale, l’état du stock de géniteurs d’élite en vertu des lois canadiennes sur l’environnement et des obligations du Canada à l’échelle internationale, et les options relatives au partage des avantages et à l’amélioration des méthodes de consultation des parties concernées.

Durée: janvier 2006 – décembre 2009 
Financement: Génome Atlantique. Cofinancement: Centre du génome de l’Atlantique, Génome Canada, Centre des sciences de la mer Huntsman, APECA – FIA, MPA TNL, PCRDA-MPO, MPO, IBM-CNRC, Fondation de l’innovation du Nouveau-Brunswick, Province du Nouveau-Brunswick, Province de Terre-Neuve-et-Labrador, Province de la Nouvelle-Écosse, MUN-OSC, UBC, U Guelph, UNB, Cooke Aquaculture Inc., GreatBay Aquaculture, Newfoundland Cod Broodstock Company, NAIA, Northern Cod Ventures et RPC
Équipe du projet: Sharen Bowman (Génome Atlantique), Ed Trippel (MPO), Keith Culver (MPO), A. Kurt Gamperl (MUN-OSC), Stewart Johnson (MPO), Matthew L. Rise (MUN-OSC) et Andy Robinson 
Information: Sharen Bowman ( sbowman@genomeatlantic.ca) ou Ed Trippel ( Edward.Trippel@dfo-mpo.gc.ca)
Site Web: www.codgene.ca

Un projet à long terme sert à poursuivre le développement et l'optimisation des techniques de larviculture

L’équipe en recherche et développement des poissons marins a été formée en 1994 dans le but de développer une alternative viable à la culture des salmonidés, dans la Baie de Fundy. L’aiglefin (Melanogrammus aeglefinus) a été la première espèce ciblée. En 1996, la Connors Brothers inc. s’est jointe au projet, menant au transfert en mer des premiers poissons en 1997. La première phase de recherche et développement a mis l'accent sur l’élaboration de techniques d’élevage et de stratégies alimentaires.

En 2003, l’intérêt de l’industrie a migré de l’aiglefin vers la morue de l’Atlantique. Afin de soutenir le développement viable d’une espèce alternative, l’équipe a ciblé son champ de recherche sur cette nouvelle espèce et, au même moment, est entrée dans la deuxième phase de recherche et développement, soit l’optimisation des techniques et la réduction des coûts d’exploitation afin d’atteindre la viabilité.

Aujourd’hui, l'Institut de recherche sur les zones côtières (IRZC) collabore avec Cooke Aquaculture inc. sur l’automatisation et l’optimisation de la production de nourriture vivante ainsi que sur les différentes étapes de la larviculture de la morue de l’Atlantique. L’équipe a récemment terminé les mises à l'essai d’un système à haute densité d’élevage de rotifères applicable à la culture de la morue de l'Atlantique. L’utilisation d’un tel système est une première mondiale pour l’élevage des poissons marins.

Durée: 1994 – aujourd'hui
Financement: MAANB
Équipe du projet: Rémy Haché (IRZC), Yves Hébert (IRZC), Claude Landry (IRZC), Caroline Roussel (IRZC), Cooke Aquaculture, MAANB, Campus Shippigan de l'U Moncton
Information: Rémy Haché ( Remy.hache@umcs.ca)

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