Nasse de la Nouvelle-Zélande, vivipare chinoise et vivipare géorgienne
Table des matières :
- Les envahisseurs aquatiques
- Vecteurs de propagation
- Menaces pour l'environnement, l'économie et la société
- Portrait d'un envahisseur bien établi
- Ce que vous pouvez faire
Les espèces aquatiques envahissantes au Québec
- Crustacés
- Mollusques
- Poissons
Nasse de la Nouvelle-Zélande
(Potamopyrgus antipodarum)
Crédit photo : Ryan Utz, Carnegie Museum of Natural History
Caractéristiques
- Entre 0,5 cm et 0,7 cm;
- Coquille mince et de forme variable, formée de cinq à sept tours s'enroulant vers la droite, séparés par des sutures profondes (lignes de contact entre les tours);
- Couleur dans les teintes de bruns, clairs ou foncés.
Crédit photo : Michal Maňas
Origine
La nasse de la Nouvelle-Zélande provient de la Nouvelle-Zélande et des îles environnantes. Signalé une première fois dans le lac Ontario et le fleuve Saint-Laurent en 1991, cet escargot d'eau douce aurait été introduit en Amérique du Nord par les activités d'aquariophilie. Après leur introduction, ils ont été disséminés par de nombreux vecteurs dont l’industrie des jardins d’eau, le trafic maritime, les activités nautiques et de pêche récréative.
Habitat
La nasse de la Nouvelle-Zélande vit dans une variété de plans d'eau (étangs, marais, rivières, lacs et canaux d'irrigation), là où les fonds sont couverts de limon, d'argile, de sable, de gravier ou de grosses algues. Cet escargot vit principalement en zone littorale, mais il peut survivre jusqu'à 25 m de profondeur.
Espèces semblables
Plusieurs espèces d'escargots d'eau douce sont indigènes au Québec et, parfois, seuls des experts peuvent les différencier. La nasse de la Nouvelle-Zélande ressemble à Potamopyrgus estuarinus et P. pupoides, mais ces deux espèces d'escargots vivent en eaux saumâtres.
Potamopyrgus estuarinus
Crédit photo : Stephen Moore Manaaki Whenua, Landcare Research New Zealand
Vivipare chinoise
(Cipangopaludina chinensis)
Crédit photo : L. M. Campbell Saint Mary’s University
Vivipare géorgienne
(Viviparus georgianus)
Crédit photo : MPO
La vivipare chinoise et la vivipare géorgienne sont deux mollusques qui font partie de la classe des gastéropodes. Ces escargots d'eau douce auraient été introduits en Amérique du Nord par l'aquariophilie.
Caractéristiques
| Vivipare chinoise | Vivipare géorgienne |
|---|---|
|
|
Crédit photo : D. Boudreau Saint Mary’s University
Crédit photo : Severn Sound Environmental Association
Origine
Après leur introduction, ces mollusques ont été disséminés par de nombreux vecteurs dont l’industrie des jardins d’eau, les activités nautiques et la pêche récréative. La vivipare chinoise a été signalée une première fois dans la rivière Niagara en 1931, le lac Érié en 1940, et le lac Champlain en 2003. Depuis, elle est présente dans les régions du sud du Québec. La vivipare géorgienne a été observée au 19e siècle dans les lacs Michigan et Érié, puis dans le Saint-Laurent en 1953. Depuis, elle a été observée en Outaouais, en Estrie et plus récemment au Bas-Saint-Laurent.
Habitat
La vivipare chinoise et la vivipare géorgienne vivent dans une variété de plans d'eau (étangs, marais, rivières, lacs et canaux d'irrigation) dans les zones de moins de 3 m de profondeur, là où la circulation est lente et les fonds sont couverts de boue ou de limon. On les retrouve aussi dans des fonds de sable et de gravier. Ces escargots sont habituellement absents des grosses rivières avec de forts courants, bien que la vivipare géorgienne soit présente dans le fleuve Saint-Laurent.
Espèces semblables
Plusieurs espèces d'escargots d'eau douce sont indigènes au Québec et, parfois, seuls des experts sont capables de les différencier. Aussi la vivipare chinoise ressemble beaucoup à Cipangopaludina japonica, un escargot introduit provenant de l’Asie de l’Est, mais dont la coquille est plus allongée. Cette dernière espèce est présente dans le lac Érié.
Cipangopaludina japonica
Crédit photo : Carnegie Museum of Natural History
- Date de modification :