Crevette rouge sang, crevette tueuse et petite crevette d’eau douce
Table des matières :
- Les envahisseurs aquatiques
- Vecteurs de propagation
- Menaces pour l'environnement, l'économie et la société
- Portrait d'un envahisseur bien établi
- Ce que vous pouvez faire
Les espèces aquatiques envahissantes au Québec
- Crustacés
- Mollusques
- Poissons
Crevette rouge sang
(Hemimysis anomala)
Crédit photo : S. Pothoven Great Lakes Environmental Research Laboratory
Caractéristiques
- Jusqu'à 1,7 cm pour la femelle et 1 cm pour le mâle;
- Gros yeux noirs proéminents;
- Queue carrée avec deux épines à l'extrémité;
- Corps rouge ou orangé, en partie translucide et pigmenté de taches rouges; sa couleur varie en fonction de la lumière et de la température de l'eau.
Crédit photo : MPO Bugwood.org
Crédit photo : National Oceanic and Atmospheric Administration
Origine
La crevette rouge sang, aussi appelée mysidacé tacheté, est un petit crustacé qui provient des régions côtières des mers d'Europe centrale. Elle aurait d'abord été disséminée intentionnellement en Europe entre la fin des années 1940 et 1980 dans le but d'augmenter la productivité des poissons. Puis, sa dispersion se serait poursuivie par l'intermédiaire de l’eau des ballasts des navires océaniques. Elle se serait ainsi retrouvée dans tous les Grands Lacs en 2006 (sauf le lac Supérieur), dans le fleuve Saint-Laurent en 2008 et dans la rivière des Outaouais depuis 2019.
Habitat
Bien qu'elle soit capable de tolérer les eaux saumâtres, la crevette rouge sang vit surtout en eaux douces, là où le courant est faible ou moyen. On la retrouve souvent près des quais, des navires et des structures maritimes, trouvant refuge dans des fonds parsemés de roches et de coquillages. Elle se déplace en essaim et peut bouger très rapidement lorsqu'elle est perturbée. Durant la journée, la crevette rouge sang migre en profondeur pour éviter la lumière et remonte la nuit vers la surface pour s'alimenter de larves d'insectes et de plancton.
Espèces semblables
La crevette rouge sang ressemble à une crevette indigène présente dans les Grands Lacs, la crevette marsupiale (Mysis diluviana). Cependant, la queue de la crevette marsupiale est fourchue. L’utilisation d’une loupe aide à voir cette différence.
Crevette marsupiale
Crédit photo : National Oceanic and Atmospheric Administration, Great Lakes Environmental Research Laboratory
Crevette tueuse
(Dikerogammarus villosus)
Crédit photo : S. Giesen
Petite crevette d’eau douce
(Echinogammarus ischnus)

Crédit photo : Colin van Overdijk, Bugwood.org
La crevette tueuse, que l'on appelle aussi gammare du Danube, et la petite crevette d'eau douce sont 2 petits crustacés envahissants de la famille des gammares. Elles ont l'apparence de crevettes recourbées avec un corps comprimé latéralement.
Caractéristiques
| Crevette tueuse | Petite crevette d’eau douce |
|---|---|
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Crédit photo : Michal Grabowski
Crédit photo : Colin van Overdjik Bugwood.org
Origine
Ces deux espèces sont originaires du centre de l’Europe et de l’Asie. La crevette tueuse n'a pas encore été observée en Amérique du Nord. La petite crevette d'eau douce a été observée une première fois dans la rivière Détroit en 1994. Elle a été introduite par de l’eau des ballasts des navires océaniques. Depuis, elle s’est répandue par le biais des activités nautiques et de la pêche récréative dans les Grands Lacs et le fleuve Saint-Laurent.
Habitat
La crevette tueuse et la petite crevette d'eau douce sont des espèces qui se retrouvent dans les lacs et les rivières, là où le courant est faible ou moyen. Cependant, elles peuvent vivre aussi bien en eaux douces qu'en eaux saumâtres, car elles sont capables de tolérer d'importantes variations de température et de salinité du milieu. Elles colonisent généralement des fonds rocheux, graveleux ou parsemés de coquilles de mollusques qui leur permettent de s'abriter. On observe aussi la petite crevette d'eau douce sur des fonds sablonneux et argileux, à proximité de surfaces solides comme des quais ou des structures submergées.
Espèces semblables
La crevette tueuse et la petite crevette d'eau douce ressemblent à des gammares indigènes, notamment Gammarus fasciatus. Il est techniquement très difficile de les différencier sans l'aide d'un microscope et, généralement, seuls des experts sont capables de le faire.
Gammarus fasciatus
Crédit photo : Yale Peabody Museum of Natural History, Eric A. Lazo-Wasem
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