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Hydrocharide grenouillette (Hydrocharis morsus-ranae)

Quatre fleurs de l'hydrocharide grenouillette.
Quatre fleurs de l’hydrocharide grenouillette composées de trois pétales blanc-rosâtre et d’un centre jaune sur un tapis de feuilles flottantes en forme de cœur ou de haricot. Mention de source : Michigan Sea Grant

Si vous pensez avoir vu une hydrocharide grenouillette, consultez la section Caractéristiques d’identification et espèces semblables pour confirmer votre observation.

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Si vous pensez avoir découvert une espèce aquatique envahissante :

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    • les caractéristiques d’identification
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Sur cette page

Caractéristiques d’identification et espèces semblables

Caractéristiques d’identification de l’hydrocharide grenouillette

Fleur blanche de l'hydrocharide grenouillette.
Fleur blanche de l’hydrocharide grenouillette, à trois pétales et au centre jaune. Mention de source : Aiwork

Espèces semblables

L’hydrocharide grenouillette se distingue principalement des espèces semblables par ses fleurs blanches composées de trois pétales et ses feuilles en forme de cœur ou de haricot mesurant de 1,5 à 6,5 cm. De plus, contrairement aux autres plantes flottantes, elle ne possède aucune tige et n’est pas enracinée au fond des plans d’eau.

Il est possible de la confondre avec d’autres espèces envahissantes, comme que le faux-nymphéa pelté.

Elle peut aussi ressembler à plusieurs autres plantes aquatiques qui sont naturellement présentes dans nos plans d’eau, dont :

Ces espèces sont naturellement présentes au Québec et en Ontario, mais elles peuvent également être observées ailleurs au Canada.

Faux-nymphéa à feuilles cordées (Nymphoides cordata)

Le faux-nymphéa à feuilles cordées se distingue de l’hydrocharide grenouillette principalement par ses fleurs blanches émergentes composées de cinq pétales et les petits tubercules ressemblants à des bananes qui se développent sur sa tige. De plus, il s’agit d’une plante enracinée dans les sédiments.

Dessous bourgogne des feuilles du faux-nymphéa à feuilles cordées.
Dessous bourgogne des feuilles du faux-nymphéa à feuilles cordées où des petits tubercules ressemblants à des bananes se développent sur la tige de même qu’une fleur à son extrémité. Mention de source : © hollyyoung
Fleur à cinq pétales blancs de faux-nymphéa à feuilles cordées.
Fleur à cinq pétales blancs de faux-nymphéa à feuilles cordées entourée de ses feuilles flottantes. Mention de source : © Ken-ichi Ueda
Feuilles flottantes et fleurs du faux-nymphéa à feuilles cordées.
Feuilles flottantes et fleurs du faux-nymphéa à feuilles cordées. Mention de source : Marilee Lovit

Nénuphars indigènes (Nuphar sp. et Nymphea sp.)

L’hydrocharide grenouillette peut facilement être confondue avec les nénuphars (Nuphar sp., Nymphaea sp.), qui sont également des plantes flottantes. Au Canada, on retrouve au moins cinq espèces de Nuphar et sept de Nymphea. On les distingue de l’hydrocharide grenouillette par le nombre de pétales des fleurs : le Nymphea a au moins huit pétales, le Nuphar en a entre quatre et six, tandis l’hydrocharide grenouillette en a trois.

Les nénuphars se distinguent également de l’hydrocharide grenouillette par leurs feuilles ovales mesurant de 7 à 40 cm de long, leurs tiges en forme de D et leur fleurs jaunes en forme de balle composées de cinq à six pétales.

Tapis de grand nénuphar jaune.
Tapis de grand nénuphar jaune avec ces feuilles ovales ou ovoïdes et fleur jaune. Mention de source : Marilee Lovit
Fleur du grand nénuphar jaune.
Fleur du grand nénuphar jaune, en forme de balle composée de 5 à 6 pétales jaunes. Mention de source : Marilee Lovit

Nymphéa odorant (Nymphaea odorata)

Le nymphéa odorant se distingue de l’hydrocharide grenouillette principalement par ses feuilles rondes de 10 à 30 cm de diamètre qui sont vertes au-dessus et rouge pourpre en-dessous, ainsi que par sa longue tige ronde et élastique. De plus, il possède de grandes fleurs blanches qui mesurent entre 7 et 10 cm de diamètre.

Fleur blanche de nymphéa odorant.
Fleur blanche de nymphéa odorant. Mention de source : © Mathew* Zappa
Feuilles de nymphéa odorant.
Feuilles de nymphéa odorant où l’on voit la face supérieure verte et la face inferieure rouge pourpre. Mention de source : © Jean-Marc Vallières

Si vous pensez avoir vu une hydrocharide grenouillette ou une autre EAE, communiquez avec nous pour faire un signalement.

Origine et aire de répartition actuelle

L’hydrocharide grenouillette, aussi nommé hydrocharis grenouillère, est une plante vivace originaire d’Europe et de certaines régions d’Afrique et d’Asie.

L’hydrocharide grenouillette a été introduite en Amérique du Nord au début des années 1930 pour être utilisée comme plante ornementale dans des jardins d’eau. Elle est maintenant présente dans plusieurs États américains, dont celui de New York. Au Canada, cette petite plante a tout d’abord été introduite en 1932 dans des étangs expérimentaux d’Ottawa pour évaluer son potentiel ornemental. Elle a ensuite été retrouvée dans le canal Rideau en 1939 et a par la suite envahi la rivière des Outaouais, le fleuve Saint-Laurent, la rivière Richelieu et le Lac Saint-Jean. Elle est aussi présente dans les lacs Ontario et Érié.

Habitat

L’hydrocharide grenouillette prolifère dans les eaux calmes et riches en éléments nutritifs. On la retrouve dans les sections peu profondes des lacs et des rivières de même que dans les étangs, les marais et les fossés. Elle est limitée par des conditions spécifiques, comme un pH entre 6,5 et 7,8 et une intolérance au gel prolongé. Cette plante pousse rapidement pour former de denses tapis flottants. Grâce à ses bourgeons qui coulent au fond à la fin de l’automne et qui remontent à la surface à la fin de l’hiver, de nouveaux plants se forment au printemps. Elle peut également se multiplier par l’enracinement de fragments de ses tiges.

Voies d’introduction et propagation

L’hydrocharide grenouillette est principalement introduite dans de nouveaux plans d’eau par des activités humaines, comme le commerce pour les aquariums et jardins aquatiques, ou le transport accidentel par les embarcations. Elle se reproduit surtout par voie végétative et produit des clones pouvant survivre à des conditions difficiles. Elle peut également être déplacée par les courants, par les pluies causant des inondations, et en s’accrochant à la faune ou à d’autres plantes aquatiques.

Répercussions

Répercussions écologiques

L’hydrocharide grenouillette est une plante dont la croissance est rapide. Elle se développe en de grandes colonies formant d’épais tapis de végétation qui réduisent la biodiversité des plantes indigènes et les étouffent et en empêchant la lumière du soleil d’atteindre les plantes submergées. Elles détériorent les habitats des poissons et de la faune indigènes en créant des eaux stagnantes et en occasionnant une baisse des teneurs en oxygène, ce qui altère la qualité de l’eau, affectant ainsi la faune aquatique, comme les poissons et les macroinvertébrés benthiques (animaux sans colonne vertébrale et visible à l’œil nu, retrouvé au fond d’un plan d’eau ou dans le substrat).

Répercussions socioéconomiques

En nuisant aux activités récréatives telles que la navigation de plaisance, la pêche et la baignade, la présence des tapis d’hydrocharide grenouillette dans un plan d’eau peut affecter négativement la valeur des propriétés riveraines et le tourisme. Aussi, les coûts associés au contrôle et l’éradication de la plante peuvent être élevés.

Pour obtenir des renseignements supplémentaires sur l’impact des plantes envahissantes, consulter les menaces pour l’environnement, l’économie et la société.

Mesures gouvernementales

Prévention et gestion

La prévention contre son introduction et sa propagation constitue le meilleur moyen de lutter contre cette plante envahissante.

Il existe diverses façons de contrôler les plantes aquatiques envahissantes :

Les mesures de contrôle peuvent varier selon l’espèce, des précautions doivent donc être prises avant de tenter de contrôler une espèce aquatique envahissante pour éviter qu’elle ne se propage davantage. Si vous désirez développer un projet de contrôle d’espèces aquatiques envahissantes, contactez le ministère pour vous assurer de répondre aux exigences des lois et règlements qui protègent les milieux aquatiques.

Ce que vous pouvez faire

Une fois une EAE installée dans un lac ou un cours d’eau, il est difficile et coûteux de la contrôler et l’éradiquer. Empêcher son introduction et sa propagation est la meilleure façon de la combattre. Des gestes simples, mais efficaces, peuvent faire une différence pour protéger les plans d’eau :

Pour obtenir des renseignements supplémentaires concernant la lutte contre les espèces aquatiques envahissantes.

Illustration montrant un seau versant une plante aquatique dans un plan d'eau. Un symbole d'interdiction se superpose à l'illustration, signifiant que l'introduction d'espèces envahissantes dans les environnements naturels est illégale. Dans le symbole, un texte en gras indique Arrêtez les espèces aquatiques envahissantes - Ne les relâchez pas.
Illustration montrant des embarcations motorisées et de l'équipement nautique avec les mots « Lavez, Videz, Séchez » à côté.

Liens connexes

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