Valeur ajoutée
L’aquaculture a vu le jour au Canada dans les années 1970 en réponse à la demande mondiale croissante de poissons et de fruits de mer. Au cours des 50 dernières années, ce secteur s’est développé pour devenir une activité commerciale importante pour le Canada. Dans cette section, vous trouverez les estimations annuelles produites par Statistique Canada sur la valeur ajoutée de l’industrie aquacole pour la période de 1997 à 2024. Les informations sont regroupées en quatre grandes catégories : les produits, les intrants de produits, la valeur ajoutée brute et les autres intrants primaires (main-d’œuvre).
Entre 2010 et 2024, la production brute nationale a augmenté de 47 %, passant d’un peu plus de 1,0 milliard de dollars à plus de 1,5 milliard de dollars. Toutefois, le coût total des intrants a également augmenté, passant de 600 millions de dollars à un peu moins de 1,3 milliard de dollars; le coût a donc plus que doublé au cours de la même période. La croissance plus rapide des coûts des intrants par rapport à la production totale a réduit la rentabilité de l’industrie, entraînant une baisse de la valeur ajoutée brute de 423 millions de dollars en 2010 à 236 millions de dollars en 2024.
La production brute a augmenté de 2 % entre 2023 et 2024, les coûts des intrants et les revenus ayant augmenté respectivement de 7 % et de 11 % au cours de la même période.
La pandémie de COVID-19 a eu un effet mesurable sur la production brute de l’aquaculture en 2020. La production brute a diminué de 16 %, passant de 1,3 milliard de dollars à 1,1 milliard de dollars entre 2019 et 2020, avant de retrouver ses niveaux d’avant la pandémie les années suivantes, pour atteindre plus de 1,5 milliard de dollars en 2024.
La Colombie-Britannique représente la plus grande part de la production aquacole canadienne. Avec 613 millions de dollars, la province a enregistré 43 % des ventes nationales en 2024. En outre, c’est la deuxième fois depuis au moins 1997 que la Colombie-Britannique représente moins de la moitié des ventes nationales de produits aquacoles. La valeur ajoutée de l’aquaculture en Colombie-Britannique, en tenant compte de toutes les dépenses liées aux produits, a également diminué de 79 %, totalisant moins de 22 millions de dollars en 2024, comparativement à 104 millions de dollars en 2023 et 201 millions de dollars en 2022.
Sur la côte atlantique, le Nouveau-Brunswick a enregistré la plus grande part des ventes, avec 320 millions de dollars (23 % du total national), suivi de la Nouvelle-Écosse avec 116 millions de dollars (8 % du total national). L’aquaculture au Nouveau-Brunswick a généré une valeur brute de près de 122 millions de dollars en 2024, comparativement à 99 millions de dollars en 2023 et à une perte nette de près de 36 millions de dollars en 2022. La Nouvelle-Écosse a enregistré d’importantes fluctuations de la valeur ajoutée depuis 2010 (+14 % entre 2010 et 2024), avec une baisse substantielle de 55 millions de dollars à 15 millions de dollars entre 2022 et 2023, puis une hausse à 20 millions de dollars en 2024.
Compte de valeur ajoutée :
- 1997
- 1998
- 1999
- 2000
- 2001
- 2002
- 2003
- 2004
- 2005
- 2006
- 2007
- 2008
- 2009
- 2010
- 2011
- 2012
- 2013
- 2014
- 2015
- 2016
- 2017
- 2018
- 2019
- 2020
- 2021
- 2022
- 2023
- 2024
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