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Vivipare chinoise

Cipangopaludina chinensis

Signalez-le

Si vous pensez avoir découvert une espèce aquatique envahissante :

  1. prenez des photos
  2. notez :
    • l'emplacement exact (coordonnées GPS)
    • la date d'observation
    • les caractéristiques d’identification
  3. contactez-nous pour le signaler

Renseignez-vous sur la vivipare chinoise, en particulier sur ses caractéristiques d'identification, son habitat, sa propagation, ses espèces semblables, ses répercussions et notre intervention.

Vivipare géorgienne

Vivipare chinoise (Crédit photo : D. Boudreau, Saint Mary's University)

La vivipare chinoise est un mollusque qui fait partie de la classe des gastéropodes. Cet escargot d'eau douce aurait été introduit illégalement en Amérique du Nord par l'aquariophilie.

Caractéristiques d'identification

Si vous pensez avoir vu une vivipare géorgienne, signalez-le.

Où l'espèce est-elle envahissante?

La vivipare chinoise a été signalée une première fois dans la rivière Niagara en 1931, puis dans le lac Érié dans les années 1940, et plus récemment dans le bassin du lac Champlain en 2003. Après son introduction, ce mollusque a été dispersé par les jardins d'eau, les activités nautiques et la pêche récréative. Cette vivipare a aussi été retrouvée dans plusieurs plans d'eau douce du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse et de Terre-Neuve-et-Labrador.

Répartition

La vivipare chinoise est originaire de l'Asie de l'Est.

Habitat

La vivipare chinoise vit dans des étangs, marais, rivières, lacs et canaux d'irrigation, dans les zones de moins de 3 m de profondeur, là où la circulation est lente et les fonds couverts de boue ou de limon. On la retrouve aussi dans des fonds de sable et de gravier. Cet escargot est habituellement absent des grosses rivières avec de forts courants.

Espèces semblables

Plusieurs espèces d'escargots d'eau douce sont indigènes au Canada et, parfois, seuls des experts sont capables de les différencier. Ainsi, la vivipare chinoise ressemble à la vivipare géorgienne (Viviparus georgianus) et à Cipangopaludina japonica, un autre escargot provenant de l'Asie de l'Est, mais dont la coquille est plus allongée. Au Canada, cette dernière espèce n'est présente que dans le lac Érié.

Vivipare géorgienne

Vivipare géorgienne

Crédit photo : MPO

Cipangopaludina japonica

Cipangopaludina japonica

Crédit photo : Carnegie Museum of Natural History

Répercussions

Répercussions écologiques

La vivipare chinoise est un gros escargot qui se reproduit rapidement et peut atteindre de fortes densités de population (plus de 40 individus/mètre carré). Elle affecte la diversité des algues qui poussent dans son habitat, modifie la qualité de l'eau et contribue à diminuer la nourriture disponible. Ainsi, elle nuit aux espèces indigènes d'escargots, pouvant les déloger et contribuer à leur déclin. Elle peut également s'attaquer aux œufs de poisson et réduire les taux de survie.

Répercussions socio-économiques

Ce gros escargot est capable de boucher des conduites d'eau, ce qui peut nécessiter des sommes d'argent pour le nettoyage et l'entretien de ces infrastructures.

Intervention

Le carnet d'identification d'espèces envahissantes d'eau douce du Québec du MPO est disponible pour faciliter la détection de la vivipare chinoise.

Populaire chez les propriétaires d'aquarium et de jardins d'eau, la vivipare chinoise peut être accidentellement ou volontairement introduite dans la nature par le biais de ces activités. Pour prévenir la propagation de cette espèce, il faut prendre toutes les précautions nécessaires. Le meilleur moyen de protéger les plans d'eau de cet envahisseur est de laver, vider et sécher adéquatement vos embarcations ainsi que les équipements utilisés dans les activités nautiques et de pêche récréative. Ne les relâchez pas et suivez les étapes de nettoyage décrites dans la page du MPO Prévention des espèces aquatiques envahissantes. De plus, suivez la réglementation provinciale lorsque vous planifiez déplacer votre embarcation ou équipement.

Galerie de photos

Vivipare chinoise

Vivipare chinoise (Crédit photo : L. M. Campbell Saint Mary's University)

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