Îles de la côte Est : Site d'intérêt (SI)

Remarque :

Les cartes, diagrammes et coordonnées sur ce site Web sont fournis à titre d'information seulement et ne doivent pas être utilisés pour la pêche, la navigation ou autres. Veuillez communiquer avec votre bureau régional du MPO pour obtenir les coordonnées officielles.

En bref

En bref

Carte : Le SI des îles de la côte Est

Emplacement

Le SI des îles de la côte Est comprend les eaux côtières entourant l'archipel dense sur la côte Est de la Nouvelle-Écosse. Le SI va de la baie Clam, près de Jeddore Harbour, jusqu’à l'île Barren, près de Liscomb Point, et s'étend à environ 25 km du continent, dans la biorégion de la plate-forme Néo-Écossaise.

Superficie approximative (km2)

2 000 km2

Pourcentage approximatif du territoire océanique du Canada

0,03 %

Date d’identification

Février 2018

Objectif général proposé

Conserver et protéger l'intégrité écologique de la zone, y compris la biodiversité, la productivité, les composantes de l'écosystème et les caractéristiques naturelles spéciales.

Contexte environnemental

Cette zone très naturelle renferme aussi de riches herbiers de zostère et de varech et des marais salés qui sont des habitats importants de bien des espèces marines, notamment des espèces commerciales qui fréquentent ces habitats en tant que juvéniles. Les estuaires de plusieurs fleuves qui se jettent dans cette zone sont considérés comme des habitats importants du saumon de l'Atlantique, en voie de disparition. L'archipel dense comprenant des centaines d'îles a été identifié en tant que zone d'importance écologique et biologique (ZIEB) offrant d'importants lieux de nidification et d'alimentation aux nombreux oiseaux de mer et aux oiseaux de rivage. Bon nombre des îles sont protégées grâce aux efforts de conservation des gouvernements provinciaux et du secteur privé, y compris grâce aux efforts actuellement déployés par la « 100 Wild Islands Legacy Campaign » du Nova Scotia Nature Trust. »

Importance écologique

Importance écologique

Les îles de la côte Est constituent une zone très naturelle comprenant un archipel dense de centaines d'îles qui sont uniques en taille et en densité dans la région. La zone renferme de riches herbiers de zostère et de varech et des marais salés qui sont des habitats importants de bien des espèces marines. Les estuaires de plusieurs fleuves qui se jettent dans cette zone sont considérés comme des habitats importants du saumon de l'Atlantique. L'archipel offre d'importants lieux de nidification et d'alimentation aux nombreux oiseaux de mer et oiseaux de rivage qui vivent en colonie.

Principales caractéristiques écologiques :

  • Archipel unique dans la région
  • Zone très naturelle
  • Grandes concentrations de zostères marines et de bancs de varech
  • Aire de juvéniles et de croissance de la morue franche (espèce en voie de disparition - COSEPAC), de la merluche blanche, et de la goberge
  • Habitat important pour le saumon de l'Atlantique (espèce en voie de disparition - COSEPAC)
  • Mosaïque complexe d’habitat de fond
  • Frayère du hareng de l'Atlantique
  • Zone d'alimentation importante pour divers oiseaux, notamment le canard arlequin [espèce préoccupante - LEP], la sterne de Dougall [espèce en voie de disparition - LEP]), et les oiseaux de rivage tels que le bécasseau violet.
Principaux objectifs et approche

Principaux objectifs et approche

L'objectif général proposé pour les îles de la côte Est de conserver et protéger l'intégrité écologique de la zone, y compris la biodiversité, la productivité, les composantes de l'écosystème et les caractéristiques naturelles spéciales de la zone.

Les priorités de conservation proposées pour les îles de la côte Est sont les suivantes :

  • Caractère très naturel
  • Habitat côtier et marin unique associé à un archipel d'îles unique dans la région
  • Concentrations élevées d'herbiers de zostère et de bancs de varech
  • Aires utilisées par les juvéniles de la morue franche (espèce en voie de disparition - COSEPAC), de la merluche blanche, et de la goberge
  • Frayère du hareng de l'Atlantique
  • Habitat important pour le saumon de l'Atlantique (population des hautes terres du sud, espèce en voie de disparition - COSEPAC)
  • Zone d'alimentation pour une variété d'oiseaux de mer et de rivage, y compris les canards arlequins (espèce préoccupante - COSEPAC), les bécasseaux violets, et les sternes de Dougall [espèce en voie de disparition - LEP])

La sélection d'un SI marque le début du processus de désignation de la zone de protection marine, mené par Pêches et Océans Canada. La première étape de la désignation d'une zone de protection maritime consiste à mettre en place des mécanismes de consultation, notamment un comité consultatif pour aider à recueillir les commentaires des Premières Nations et des groupes autochtones, d'autres partenaires du gouvernement, et des intervenants, y compris de l'industrie et de la collectivité locale. Le processus comprend également la collecte et l'analyse des données écologiques et socio-économiques disponibles et la réalisation d'une évaluation des risques. Les renseignements recueillis au moyen des consultations ainsi que de la collecte et de l'analyse des données permettront d'éclairer les objectifs de conservation de la zone, ainsi que ses limites et les zones, et aideront à déterminer les mesures de gestion et les règlements associés requis pour la future zone de protection marine.

Si vous voulez obtenir de plus amples renseignements sur le processus d'établissement de zones de protection marine pour les îles de la côte Est, veuillez communiquer avec :

Division de la gestion côtière et des océans
Pêches et Océans Canada, région des Maritimes
Institut océanographique de Bedford
C.P. 1006
Dartmouth (Nouvelle-Écosse)
B2Y 4A2
Tél. : 902-426-9919
Télécopieur : 902-426-2331
Courriel : MaritimesMPAs@dfo-mpo.gc.ca
Ressources

Ressources

Foire aux questions

Foire aux questions

Le MPO a-t-il déjà décidé à quoi ressemblera la future ZPM des Îles de la côte Est et quelles seront les activités restreintes?

Réponse :

Chaque ZPM est différente. La superficie, la forme et les activités autorisées sont déterminées au moyen d’un processus qui commence une fois que le site d’intérêt (SI) a été désigné. Pendant le processus de conception du site de la ZPM, toutes les ZPM de la Loi sur les océans font l’objet d’une évaluation du risque écologique qui vise à déterminer, parmi les activités qui sont pratiquées sur le SI, celles qui pourraient poser des risques pour les caractéristiques naturelles qui font l’intérêt du site. L’évaluation du risque, conjuguée aux renseignements recueillis pendant les consultations, sert de fondement aux discussions sur les activités autorisées, les zones et les limites de la future ZPM. Les recommandations sur la conception finale de la ZPM sont élaborées à la table du Comité consultatif multisectoriel.

La ZPM entraînera-t-elle la fermeture des pêches sur la côte Est?

Réponse :

Le MPO collabore étroitement avec l’industrie locale de la pêche pour s’assurer que les moyens d’existence ne sont pas compromis par une future ZPM dans les îles de la côte Est. Toutes les activités sont examinées dans le cadre de l’évaluation du risque écologique, mais compte tenu de son expérience avec des ZPM semblables, le MPO est convaincu que la pêche au homard et les autres pêches traditionnelles à engin fixe (hareng au filet maillant, poisson de fond à la palangre), les pêches en plongée, les pêches récréatives et les pêches à des fins alimentaires, sociales et rituelles seront autorisées dans une future ZPM des îles de la côte Est.

Quels avantages une ZPM peut-elle offrir à la collectivité locale?

Réponse :

L’activité humaine exerce des pressions croissantes sur les océans qui bordent le Canada et les ZPM nous aident à maintenir des milieux marins en santé pour les générations d’aujourd’hui et de demain. La protection des espèces marines et de leurs habitats, notamment les frayères, les habitats de croissance et les zones d’alimentation, peut renforcer la diversité et la productivité et améliorer la résilience aux changements climatiques. Une ZPM offre un point d’intérêt à la recherche scientifique et des possibilités de collaboration avec les Premières Nations, l’industrie de la pêche, le milieu universitaire et d’autres intervenants pour réaliser des projets qui intéressent les utilisateurs de la zone. Les preuves se multiplient des avantages économiques que les ZPM peuvent présenter, comme une meilleure santé des ressources halieutiques et davantage d’occasions pour le tourisme et les loisirs.

Y aura-t-il une « zone d’interdiction de prise »?

Réponse :

Une zone de haute protection (aussi appelée « zone d’interdiction de prise ») est une zone spécifique à l’intérieur d’une ZPM qui interdit toute activité commerciale d’extraction. Bien que de nombreuses ZPM comportent ces zones, elles ne sont pas obligatoires pour les ZPM visées par la Loi sur les océans. L’idée d’une zone de haute protection a fait l’objet de discussions au cours des premières étapes de la consultation pour les sites d’intérêt des îles de la côte Est, et des préoccupations considérables ont été soulevées. Toutefois, d’après les résultats de l’évaluation des risques liés au homard et la nature à faible incidence d’autres pêches traditionnelles à engins fixes dans cette zone, Pêches et Océans Canada est convaincu qu’une future ZPM des îles de la côte Est peut encore être efficace sans une zone de haute protection. Par conséquent, en consultation avec les Premières nations, la province de la Nouvelle-Écosse et le Comité consultatif, le Ministère a retiré la zone de haute protection de la conception d’une future ZPM des îles de la côte Est.

Toutefois, comme nous avons mis la dernière main aux résultats de l’évaluation des risques et que nous avons mené d’autres consultations, il pourrait être nécessaire de restreindre d’autres activités dans certains secteurs. Ces activités ne comprendraient pas la pêche au homard, mais pourraient inclure d’autres types de pêche commerciale et d’activités industrielles.

La ZPM limitera-t-elle la chasse, la pêche à la praire et la récolte de fucus? D’autres activités sur terre seront-elles touchées?

Réponse :

Non. Les ZPM désignées en vertu de la Loi sur les océans s’étendent seulement jusqu’à la laisse de marée basse, ce qui fait que les activités pratiquées sur la terre et dans la zone intertidale (entre la laisse de marée basse et la laisse de marée haute) comme la chasse, la pêche à la praire et la récolte de fucus auraient lieu hors des limites de la ZPM. De même, une ZPM n’aurait pas d’incidence sur les droits de propriété ou les activités d’entretien telles que les réparations de quai privé. Bon nombre des îles sont protégées par la province de la Nouvelle-Écosse (aire de nature sauvage des îles de la côte Est) ou le Nova Scotia Nature Trust (« 100 Wild Islands »); suivez les liens pour en savoir plus sur ces initiatives et obtenir des renseignements sur les restrictions de l’accès ou des activités.

Comment puis-je donner mon avis sur la conception de la ZPM des îles de la côte Est?

Réponse :

Le MPO utilise plusieurs méthodes pour inclure pleinement les Premières Nations, les peuples autochtones, la collectivité, les industries et les autres gouvernements dans le processus d’établissement de la ZPM, en particulier :

  • Un Comité consultatif a été formé et constituera une plateforme clé pour les discussions multisectorielles et pour donner des conseils sur la conception de la ZPM avant sa désignation.
  • Un groupe de travail, composé de membres de l’Eastern Shore Fisherman’s Protective Association (ESFPA) a été créé pour s’assurer de donner du poids à l’industrie de la pêche dans ce processus.
  • Des événements communautaires seront organisés pour permettre au MPO de partager de l’information, de répondre à vos questions et d’écouter vos points de vue. Veuillez consulter le présent site Web pour savoir quand auront lieu les prochains événements.
  • Tous les Canadiens ont l’occasion de donner leur avis sur la conception de la ZPM pendant la période de commentaires publics une fois que le projet de règlement a été rédigé et publié dans la Gazette du Canada.
  • Vous pouvez également participer à la conversation en communiquant avec nous à l’adresse suivante :
Est-il possible de modifier une ZPM une fois que le règlement est achevé?

Réponse : Oui.

La conception d’une ZPM est déterminée en collaboration au moyen d’un processus qui comprend des activités de collecte de renseignements, des activités d’évaluation et de vastes consultations. Une fois que la conception de la ZPM est prête, les limites, les zones et les activités autorisées sont décrites dans un projet de règlement. Le projet de règlement est alors publié dans la Gazette du Canada pendant une période de commentaires publics de 30 jours. Ces commentaires seront pris en compte lors de l’élaboration du règlement définitif.

Une fois qu’une ZPM est conçue, le Comité consultatif continue de fournir des commentaires sur la gestion en cours du site. Les plans de gestion sont revus régulièrement, de nouvelles données scientifiques sont prises en compte, et l’efficacité générale de la ZPM est évaluée afin de déterminer la nécessité d’apporter des modifications.

Les modifications du règlement de la ZPM ne sont pas fréquentes. Toutefois, en cas de nécessité d’apporter une modification (par exemple, une modification du zonage ou une nouvelle activité autorisée), des consultations avec les Premières Nations, les groupes autochtones, les autres gouvernements, les intervenants de l’industrie et la collectivité auraient lieu afin d’éclairer ces modifications. Tout comme pour l’établissement de la ZPM, de telles modifications du règlement nécessiteraient également un examen public et une période de commentaires au moyen de la Gazette du Canada (décrit ci-dessus).

La pisciculture sera-t-elle autorisée dans une future ZPM des Îles de la côte Est?

Réponse :

À ce jour, cette activité n’a pas été évaluée ni autorisée dans une ZPM en vertu de la Loi sur les océans au Canada. L’évaluation des risques pour l’aquaculture est actuellement en cours, ce qui permettra de savoir avec plus de certitude si cette activité serait compatible ou non dans cette ZPM potentielle. Nous comprenons qu’il s’agit d’une question d’un grand intérêt pour les collectivités locales et nous travaillons avec le secteur des Sciences de Pêches et Océans Canada, la province de la Nouvelle-Écosse, l’industrie, d’autres experts et le Comité consultatif pour terminer cette évaluation des risques dès que possible.

Que prévoit une ZPM visée par la Loi sur les océans alors qu’il existe déjà des règles en vertu de lois comme la Loi sur les pêches?

Réponse :

Les ZPM visées par la Loi sur les océans font partie d’une stratégie globale du gouvernement du Canada destinée à gérer et à réduire les répercussions des activités humaines sur ses océans. Elles visent à appuyer, et non à remplacer, ce que nous faisons maintenant pour gérer les pêches et les autres utilisations marines. Par exemple, les pêches actives dans les ZPM sont toujours gérées au moyen de mesures prévues par la Loi sur les pêches.

Les ZPM sont des outils de gestion à long terme utilisés pour protéger et conserver les écosystèmes marins et côtiers tout en veillant à ce que les collectivités puissent continuer à utiliser la zone de façon durable et à en profiter. Compte tenu de l’expérience dans l’ensemble du pays, les ZPM visées par la Loi sur les océans peuvent s’avérer utiles pour :

  • Gérer de façon proactive les activités humaines, de sorte que les activités à faible incidence puissent se poursuivre et que les activités à incidence plus élevé soient limitées
  • Promouvoir de nouvelles possibilités économiques et appuyer les initiatives d’intendance, comme le tourisme responsable axé sur la nature, la recherche scientifique, l’éducation et la sensibilisation
  • Accroître et soutenir la collaboration entre l’industrie, la collectivité, le milieu universitaire et le gouvernement sur des sujets d’intérêt commun, comme la surveillance de la santé des eaux côtières
Quel est le niveau de soutien communautaire nécessaire avant qu’une ZPM puisse être établie?

Réponse :

Une fois qu’une proposition de ZPM claire et bien définie a été élaborée, le ministre des Pêches et des Océans et la Garde côtière canadienne doivent tenir compte d’un certain nombre de facteurs avant de décider si une ZPM proposée sera désignée. Cela comprend une évaluation complète des coûts, des avantages et du niveau de soutien de la collectivité. Tous les Canadiens auront également l’occasion d’exprimer leur appui ou leur opposition à la ZPM proposée au cours d’une période de consultation publique une fois que le projet de règlement sera publié dans la Gazette du Canada.

Nous savons par expérience que la collaboration et l’adhésion de la collectivité constituent un facteur très important dans le succès de toute ZPM. Nous sommes impatients de discuter avec tous les intervenants de la côte Est afin d’élaborer une proposition qui conviendra le mieux aux collectivités de la côte Est.

Le projet de réserve naturelle de baleines est-il lié à une ZPM potentielle des îles de la côte Est?

Réponse :

Non. Pêches et Océans Canada est au courant de cette initiative, mais n’y participe pas directement pour le moment. Il est important de noter que cette proposition n’est liée à aucune des initiatives de conservation marine de Pêches et Océans Canada, y compris le site d’intérêt des îles de la côte Est.

Consultation

Consultation

Le MPO utilise plusieurs méthodes pour inclure pleinement les Premières Nations, les peuples autochtones, d’autres gouvernements, la collectivité, et les industries compétentes dans le processus d’établissement de la ZPM proposée pour les îles de la côte Est. Suivez le lien ci-dessous pour plus d'informations sur les activités de consultation et d'engagement.

Photos

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