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Activités de suivi et de surveillance de la baleine noire de l’Atlantique Nord

Mise à jour sur la COVID-19 : La surveillance et le suivi des baleines noires de l’Atlantique Nord sont des services essentiels, et se poursuivront dans le respect des orientations fournies par les autorités de santé publique.

Baleine noire de l’Atlantique Nord

Nous surveillons les baleines noires de l’Atlantique Nord pour mieux comprendre où elles vont et ce qu’elles font quand elles sont dans nos eaux. Ces renseignements aident à éclairer nos mesures visant à protéger cette espèce en voie de disparition. Ce travail est fait en collaborant avec d’autres ministères et des organismes non gouvernementaux.

Pour obtenir l’information la plus récente sur les observations et les détections de baleines noires de l’Atlantique Nord, consultez Baleine-en-vue. Cette carte interactive intègre et affiche sur une seule plateforme en ligne les observations de baleines et les détections acoustiques provenant de sources multiples au Canada atlantique et au Québec.

Sur cette page

Nos activités de suivi et de surveillance

Dans certaines zones de l’océan Atlantique Nord-Ouest, les baleines noires de l’Atlantique Nord passent la plupart de leur temps sous l’eau et peuvent être très mobiles. Elles peuvent parcourir jusqu’à 80 kilomètres en une journée dans le golfe du Saint-Laurent. Il peut ainsi être difficile d’observer les baleines depuis les airs ou sur l’eau. Notre capacité à les détecter visuellement dépend des éléments suivants :

De même, notre capacité à détecter acoustiquement les baleines noires dépend :

Nous surveillons et détectons les baleines noires en utilisant :

Toute détection visuelle ou acoustique en temps quasi réel confirmée de baleines noires provenant de sources fiables déclenchera les mesures de gestion de la baleine noire de l’Atlantique Nord et les mesures de gestion de la circulation maritime dans le golfe du Saint-Laurent, la baie de Fundy, et le bassin Roseway.

Surveillance aérienne

La surveillance aérienne est notre principal moyen de détecter les baleines noires au Canada atlantique et au Québec. De l’avion, nos observateurs de mammifères marins cherchent les baleines qui se trouvent à la surface de l’eau. S’ils en observent, les observateurs de mammifères marins :

Le lieu et le moment de chaque observation sont téléchargés sur Baleine-en-vue, et l’observation peut déclencher les mesures de gestion mises en place pour protéger l’espèce.

Pêches et Océans Canada dispose de plusieurs aéronefs qui survolent plusieurs fois par semaine, si le temps le permet, les eaux du Canada atlantique, y compris le golfe du Saint-Laurent, à la recherche de baleines noires de l’Atlantique Nord

L’objectif des vols vise à :

Les aéronefs du Programme national de surveillance aérienne de Transports Canada surveillent les zones de navigation désignées et certaines zones du golfe du Saint-Laurent.

Surveillance en mer

La surveillance en mer consiste à observer les baleines noires à partir d’un navire. Nos observateurs de mammifères marins peuvent être à bord des navires de la Garde côtière canadienne. Dans ce cas, ils scannent visuellement l’eau d’une manière prédéterminée pour repérer les baleines, qui se trouvent à la surface de l’eau. Ils confirment l’espèce de baleine et le nombre d’individus avec des jumelles, si nécessaire, en plus de prendre des photos, de noter leur état, et de consigner l’heure, les conditions océaniques, ainsi que le lieu de l’observation.

Technologie acoustique

Les hydrophones sont des microphones sous-marins qui permettent de détecter les appels des baleines 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Les systèmes de surveillance acoustique passive sont équipés d’hydrophones qui peuvent être fixés au fond de la mer, montés sur des bouées de surface, déployés à partir d’un navire, ou montés sur des planeurs mobiles.

En fonction des conditions océaniques, les systèmes de surveillance acoustique passive peuvent détecter la présence de baleines situées à des dizaines de kilomètres. À l’heure actuelle, ils ne peuvent pas fournir l’emplacement exact, le nombre de baleines présentes, ou différencier l’appel d’une baleine par rapport à une autre. Ils peuvent seulement nous dire qu’il y a eu au moins une baleine qui appelle dans la zone de détection de l’hydrophone.

Nous utilisons des systèmes de surveillance acoustique passive à la fois d’archives et en temps quasi réel pour détecter les baleines noires. Les systèmes de surveillance acoustique passive d’archives écoutent et enregistrent les appels des baleines pendant plusieurs mois avant d’être récupérés et analysés. Cela nous aide à mieux comprendre la répartition des baleines noires tout au long de l’année dans les eaux canadiennes. Les systèmes de surveillance acoustique passive en temps quasi réel transmettent les détections par satellite ou par tour cellulaire aux experts en mammifères marins, qui les valident en temps quasi réel.

Technologie acoustique en temps quasi réel : Bouées Viking

Les bouées Viking sont des bouées scientifiques équipées de capteurs qui recueillent des renseignements sur les conditions océaniques et météorologiques. Ces renseignements sont utiles pour valider et interpréter les données des satellites, et nous permettent de suivre les conditions océanographiques en temps quasi réel.

Nos chercheurs ont installé des hydrophones sur huit bouées Viking dans le golfe du Saint-Laurent. Ces hydrophones transmettent les appels des baleines noires en temps quasi réel à une équipe d’experts en acoustique des mammifères marins pour validation. Les détections sont affichées sur le portail des détections des bouées Viking de l’Observatoire global du Saint-Laurent et sur Baleine-en-vue. C’est la troisième année que des détections acoustiques en temps quasi réel déclenchent des mesures de gestion des baleines noires de l’Atlantique Nord.

Technologie acoustique en temps quasi réel : Planeurs

Les planeurs sont des véhicules sous-marins autonomes équipés de capteurs pour surveiller et recueillir des renseignements sur les conditions océaniques. Ils peuvent voyager de longues périodes de temps et dans les zones moins accessibles de l’océan.

Le Ministère et Transports Canada se sont associés à l’Université du Nouveau-Brunswick (en anglais seulement) et à l’Université Dalhousie (en anglais seulement) pour aider à financer le déploiement de planeurs équipés d’hydrophones, visant à détecter les baleines noires dans le golfe du Saint-Laurent, y compris dans des zones comme le chenal Laurentien et le détroit de Cabot. Comme pour les bouées Viking, c’est la troisième année que la détection par les planeurs contribueront à la décision de déclencher une mesure de gestion des baleines noires de l’Atlantique Nord.

Nos activités de recherche

Nous étudions et surveillons les baleines noires pour mieux comprendre leur répartition, leurs déplacements, leurs comportements et les facteurs de stress environnementaux qui les influencent. Toutes ces recherches éclairent la façon dont nous les protégeons grâce à des mesures de gestion des pêches et du transport maritime, ainsi que les stratégies que nous mettons en œuvre pour favoriser leur rétablissement en tant qu’espèce en voie de disparition. Les travaux scientifiques sur l’identification et le dénombrement des baleines noires, ainsi que les nécropsies, sont effectués en collaboration avec nos partenaires.

Nous fournissons des avis scientifiques sur les enjeux concernant les baleines noires de l’Atlantique Nord, comme le moment de leur arrivée et leur répartition dans les eaux canadiennes. Ces avis permettent d’éclairer nos mesures de gestion des pêches, nos mesures de rétablissement de l’espèce, et nos stratégies d’atténuation des facteurs de stress environnementaux.

Repérer et dénombrer les baleines noires de l’Atlantique Nord

Lorsqu’un de nos observateurs de mammifères marins aperçoit une baleine noire de l’Atlantique Nord dans les eaux canadiennes, depuis un aéronef ou un navire, il prend des photos de ses caractéristiques et de ses marques chaque fois que cela est possible. Les photos sont consignées dans un catalogue et envoyées pour identification au New England Aquarium, qui tient à jour le catalogue des baleines franches de l’Atlantique Nord (en anglais seulement).

Le personnel de la National Oceanic and Atmospheric Administration peut aussi survoler nos eaux pour identifier le plus grand nombre possible de baleines, afin d’estimer le nombre total d’animaux qui se sont déplacés au Canada au cours d’une saison. Cela alimente également la base de données sur les baleines noires de l’Atlantique Nord, gérée par le North Atlantic Right Whale Consortium (en anglais seulement).

Nécropsies

Lorsque la mort d’une baleine noire de l’Atlantique Nord est signalée, des mesures sont prises pour déterminer si une nécropsie est justifiée, et si la carcasse peut être remorquée jusqu’à la côte pour être analysée. Le marquage de la carcasse permet de suivre sa dérive et de la retrouver plus tard, à des fins de remorquage ou d’échantillonnage. La décision de marquer une carcasse ou de procéder à une nécropsie dépend de plusieurs facteurs, notamment :

Nous travaillons en étroite collaboration avec des partenaires d’intervention auprès des mammifères marins et des vétérinaires de l’University of Prince Edward Island (en anglais seulement) et de l’Université de Montréal pour effectuer des nécropsies ou d’autres méthodes d’échantillonnage. Les nécropsies de mammifères marins sont la principale méthode utilisée par les chercheurs pour inspecter la carcasse et prélever des échantillons, afin d’analyser et de déterminer comment et pourquoi la baleine est morte. Ces renseignements contribuent à notre compréhension globale de l’espèce et des menaces qui pèsent sur elle. Cela nous aide à éclairer la façon dont nous pouvons les protéger.

Avis et recherche scientifiques

Détections les plus récentes de baleines noires

Autres recherches

Mesures de gestion des pêches

Information sur l’espèce et les mesures de rétablissement

Examen du potentiel de rétablissement et de l’efficacité des mesures

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