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Évaluation du potentiel de rétablissement : Esturgeon jaune, Acipenser fulvescens, unités désignables 1 (populations de l’ouest de la baie d’Hudson) et 2 (populations de la rivière Saskatchewan et du fleuve Nelson)

Examen régional par les pairs – Région du Centre et de l’Arctique

Du 12 au 14 mars 2019
Winnipeg (Manitoba)

Présidents : Tom Pratt et Chantelle Sawatzky

Contexte

Lorsque le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue qu’une espèce aquatique est menacée, en voie de disparition ou disparue, Pêches et Océans Canada (MPO) prend diverses mesures nécessaires pour appuyer l’application de la Loi sur les espèces en péril (LEP). Bon nombre de ces mesures nécessitent la collecte d’information scientifique sur la situation actuelle de l’espèce sauvage, sur les menaces qui pèsent sur sa survie et son rétablissement et sur son potentiel de rétablissement. L’avis scientifique est habituellement formulé dans le cadre d’une évaluation du potentiel de rétablissement (EPR) effectuée peu après l’évaluation du COSEPAC. Cette façon de procéder permet d’intégrer les analyses scientifiques qui ont fait l’objet d’un examen par les pairs aux processus prévus par la LEP, y compris la planification du rétablissement.

Le COSEPAC s’est réuni en avril 2017 et a recommandé que l’esturgeon jaune des unités désignables (UD) 1 (populations de l’ouest de la baie d’Hudson) et 2 (populations de la rivière Saskatchewan et du fleuve Nelson) soit désigné espèce en voie de disparition. L’esturgeon jaune a déjà été évalué par le COSEPAC en 2006 et, auparavant, en 1986. L’espèce a été divisée en huit UD pour l’évaluation de 2006; cinq ont été désignées en voie de disparition, une menacée et deux préoccupantes. Une évaluation du potentiel de rétablissement a été entreprise en 2008 pour les six UD désignées en voie de disparition et menacées dans l’évaluation du COSEPAC de 2006. Le nombre d’UD a été réduit à quatre dans l’évaluation de 2017 fondée sur les zones biogéographiques nationales d’eau douce utilisées par le COSEPAC et sur les renseignements génétiques supplémentaires. Aucune des UD n’est actuellement inscrite dans la LEP.

Pour appuyer les recommandations d’inscription de l’esturgeon jaune par le ministre, on a demandé au secteur des Sciences du MPO d’effectuer une évaluation du potentiel de rétablissement conformément aux lignes directrices nationales concernant les évaluations du potentiel de rétablissement. L’avis formulé dans l’EPR peut servir à orienter les volets scientifique et socioéconomique de la décision concernant l’inscription, à guider la préparation d’un plan de rétablissement et d’un plan d’action, à soutenir la prise de décisions concernant la délivrance de permis ou la conclusion d’ententes et l’établissement d’exemptions ou de conditions connexes, conformément aux articles 73, 74, 75, 77 et 78 et au paragraphe 83(4) de la LEP. L’avis que contient l’EPR peut aussi servir à préparer les rapports visés par l’article 55 de la LEP. L’avis élaboré au moyen de ce processus permettra de mettre à jour et de consolider les avis déjà formulés au sujet de l’esturgeon jaune.

Objectifs

Paramètres de biologie, d’abondance, de répartition et du cycle biologique

Élément 1 : Résumer la biologie de l’esturgeon jaune.

Élément 2 : Évaluer la trajectoire récente de l’espèce pour en déterminer l’abondance, l’aire de répartition et le nombre de populations.

Élément 3 : Estimer les paramètres actuels ou récents du cycle biologique de l’esturgeon jaune.

Besoins concernant l’habitat et la résidence

Élément 4 : Décrire les propriétés de l’habitat de l’esturgeon jaune nécessaires au bon déroulement de toutes les étapes du cycle biologique. Décrire les fonctions, les caractéristiques et les attributs de l’habitat et quantifier la variation des fonctions biologiques qu’assurent les composantes de l’habitat selon l’état ou l’étendue de l’habitat, y compris les limites de la capacité biotique, le cas échéant.

Élément 5 : Fournir de l’information sur l’étendue spatiale des aires de répartition de l’esturgeon jaune qui sont susceptibles de présenter les propriétés de l’habitat recherchées.

Élément 6 : Quantifier la présence et l’étendue des contraintes associées à la configuration spatiale, comme la connectivité et les obstacles à l’accès, s’il y en a.

Élément 7 : Évaluer dans quelle mesure la notion de résidence s’applique à l’espèce et, le cas échéant, décrire la résidence de l’espèce.

Menaces et facteurs limitants concernant la survie et le rétablissement de l’esturgeon jaune

Élément 8 : Évaluer et classer par ordre d’importance les menaces à la survie et au rétablissement de l’esturgeon jaune.

Élément 9 : Énumérer les activités les plus susceptibles de menacer (c.-à-d. endommager ou détruire) les propriétés de l’habitat décrites dans les éléments 4 et 5, et fournir des renseignements sur l’ampleur et les conséquences de ces activités.

Élément 10 : Évaluer tous les facteurs naturels susceptibles de limiter la survie et le rétablissement de l’esturgeon jaune.

Élément 11 : Décrire les effets écologiques potentiels des menaces évaluées dans l’élément 8 sur l’espèce ciblée et les espèces coexistantes. Énumérer les avantages et les inconvénients potentiels pour l’espèce ciblée et les espèces coexistantes si les menaces sont atténuées. Énumérer les efforts actuels de surveillance de l’espèce ciblée et des espèces coexistantes pour chaque menace et relever toutes les lacunes en matière de connaissances.

Objectifs de rétablissement

Élément 12 : Proposer des objectifs de rétablissement concernant l’abondance et l’aire de répartition.

Élément 13 : Projeter les trajectoires attendues des populations sur une période raisonnable (minimum de 10 ans) sur le plan scientifique et des trajectoires au fil du temps jusqu’à l’atteinte des objectifs de rétablissement potentiels, en fonction des paramètres actuels de la dynamique des populations d’esturgeon jaune.

Élément 14 : Présenter un avis sur la mesure dans laquelle l’offre d’habitat approprié répond aux besoins de l’espèce, tant actuellement que lorsque les objectifs de rétablissement de l’espèce proposés dans l’élément 12 sont atteints.

Élément 15 : Évaluer la probabilité que les objectifs de rétablissement potentiels puissent être atteints selon les paramètres actuels de la dynamique des populations et comment cette probabilité pourrait varier selon différents paramètres de mortalité (en particulier selon des valeurs plus faibles) et de productivité (en particulier selon des valeurs plus élevées).

Scénarios des mesures d’atténuation des menaces et des solutions de rechange

Élément 16 : Dresser une liste des mesures d’atténuation réalisables et des activités de rechange raisonnables aux activités qui posent des menaces pour l’espèce et son habitat (énumérées dans les éléments 8 et 10).

Élément 17 : Effectuer le dénombrement des activités susceptibles d’accroître les valeurs des paramètres de survie ou de productivité de l’espèce (définis dans les éléments 3 et 15).

Élément 18 : Présenter un avis sur la faisabilité de restaurer l’habitat selon des valeurs plus élevées si la disponibilité actuelle de l’habitat est insuffisante pour atteindre les objectifs de rétablissement (voir l’élément 14). L’avis doit être présenté dans le contexte de toutes les options possibles pour atteindre les objectifs concernant l’abondance et l’aire de répartition.

Élément 19 : Estimer la diminution attendue du taux de mortalité pour chaque mesure d’atténuation ou solution de rechange énumérée à l’élément 16, et l’augmentation de la productivité ou de la survie pour chaque mesure de l’élément 17.

Élément 20 : Projeter la trajectoire attendue des populations (et les incertitudes) sur une période raisonnable sur le plan scientifique et jusqu’au moment où seront atteints les objectifs de rétablissement, en fonction des taux de mortalité et de productivité liés aux mesures particulières de l’élément 19 qui doivent faire l’objet d’un examen. Inclure les objectifs qui présentent la plus forte probabilité de survie et de rétablissement pour des valeurs de paramètres réalistes sur le plan biologique.

Élément 21 : Recommander des valeurs de paramètres sur les taux de productivité et de mortalité initiaux et, au besoin, des caractéristiques particulières pour les modèles de populations qui pourraient être requises pour permettre l’exploration d’autres scénarios dans le cadre de l’évaluation des répercussions économiques, sociales et culturelles qui appuiera le processus d’inscription.

Évaluation des dommages admissibles

Élément 22 : Évaluer le taux maximal de mortalité et de destruction anthropiques de l’habitat qu’une espèce peut subir sans risque pour sa survie ou son rétablissement.

Publications prévues

Participation prévue

Références

COSEPAC. 2017. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’esturgeon jaune (Acipenser fulvescens), Populations de l’ouest et de la baie d’Hudson, Populations de la rivière Saskatchewan et du fleuve Nelson, Populations du sud de la baie d’Hudson et de la baie James, Populations des Grands Lacs et du haut Saint-Laurent au Canada, 2017. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa.

Avis

La participation aux réunions d'évaluation par les pairs du SCCS est sur invitation seulement.

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