Les activités régulières d’observation, de contrôle et de surveillance des navires de pêche se trouvant à l’intérieur et au‑delà de la limite de la zone économique de 200 milles du Canada constituent un élément important de la stratégie canadienne de gestion des pêches et sont essentielles pour décourager la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN). Notre présence en mer, dans les airs et à quai envoie un message clair : le Canada ne tolérera pas les activités de pêche illégale ni la surpêche en haute mer.
Selon l’Accord des Nations Unies sur les stocks de poissons (ANUP), le Canada a le droit de surveiller et d’inspecter les navires des autres pays parties à l’Accord pour vérifier s’ils respectent les règles de pêche internationales en haute mer.
Il est prouvé que l’accroissement des activités de suivi, de contrôle et de surveillance a des effets concrets. Par exemple, dans l’Atlantique Nord, moins de navires se livrent à la pêche illicite dans la zone réglementée par l’OPANO et le Canada a émis moins de contraventions pour des activités de pêche INN, alors que dans le Pacifique Nord, la surveillance aérienne menée en collaboration avec des patrouilleurs en mer a permis de réduire l’utilisation des filets dérivants illégaux en haute mer.
Dans les dernières années, les efforts déployés par les organisations régionales de gestion des pêches en vue de maintenir des listes des navires qui se livrent à des activités de pêche illégale se sont révélés un outil important pour régler le problème. L’introduction de mesures des États du port, qui comprennent l’inspection des documents, des engins et des prises d’un navire arrivé à quai, rend plus difficile la poursuite des activités de pêche illégale.