Faible taux d'oxygène (hypoxie) dans les eaux marines
Denis Gilbert, Ph. D. explique les effets de l'hypoxie marine, des zones « mortes » ayant un faible taux d'oxygène, dans les environnements marins. Certaines zones mortes surviennent de façon naturelle, mais d'autres sont le résultat des activités humaines. Certains secteurs hypoxiques, incluant celui qui s'est développé sur le plateau continental du Pacifique, sont liés au changement climatique.
Transcription
Denis Gilbert, climatologue océanique, Institut Maurice-Lamontagne
Je dirige un projet de recherche sur les zones de faible oxygène.
Un région de baisse oxygène pour les océans … se qu’on entends … sans donner des chiffres … ce sont ces régions ou l’oxygène descend à tel point que certaines poissons ne sont plus capable de survivre à ses endroits là : ils sont obligés à ce moment là, de migrer vers d’autres régions ou d’autres profondeurs, ou ils vont trouver l’oxygène d’ont-ils on besoin pour vivre. Donc, voila, ce qu’on entends par les régions faible d’oxygène.
Le premier facteur qui fait que le changement climatique, le réchauffement climatique, peut entrain de baisse oxygène, c’est le réchauffement de l’eau elle-même. Parce que, lors que l’eau réchauffe, dans l’eau qui est plus chaude on peut dissoudre moins d’oxygène que dans l’eau froide.
Légende : Les eaux de surface contiennent toujours beaucoup d'oxygène dissous. Les eaux à plus de 150 m de profondeur ne profitent pas d'emblée de l'oxygène de l'eau de surface.
Le deuxième facteur qui fait avec le changement climatique, on aurait mois d’oxygène dans les océans, c’est que, avec le réchauffement climatique, on s’entends que les eaux en surface se réchauffe plus vite que les eaux qui ont un certaines profondeur. De tel sort que, se deviennent plus difficile de mélanger les eaux de plus en plus légers avec des eaux qui sont plus lourde à une certaine profondeur … et donc se devenir plus difficile d’injecter d’oxygène en profondeur.
Légende : Les zones marines ayant un très faibles taux d'oxygène sont appelées les « zones mortes », car peu d'organismes peuvent y survivre.
Pêches et Océans Canada ont des programmes pour mesurer l’oxygène, à la fois dans le océan Pacifique sur la côte ouest du Canada, et aussi, sur la côte est du Canada, dans l’océan Atlantique, près des provinces de Québec, de Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve … et lors qu’on regardent les donners d’oxygène sur plusieurs décennies, on voit un plusieurs des endroits … ou on mesure l’oxygène régulièrement … on voit des baisses dans les concentrations d’oxygène.
Un des especes qu’on
Certains des effets que nous avons commencé à étudier sur la morue montrent une influence sur leur habileté à la nage. Lorsqu'il y a moins d'oxygène, les poissons ont tendance à nager plus lentement. Il y a aussi la question de la croissance. Certaines concentrations d'oxygène ne sont pas nécessairement létales dans le sens que l'hypoxie ne tuera pas la morue, mais affectera pourtant sa croissance. Une morue de trois ans ayant vécu dans un milieu pauvre en oxygène sera plus petite que celle qui a pu profiter d'un apport plus que suffisant.
Au Canada, il existe deux aires principales où nous avons observé des effets néfastes du manque d'oxygène en eaux marines. L'une de ces aires est située au large de la côte de la C.-B.
Légende : Les cas d'hypoxie sont plus graves dans les bras de mer de type fjord, qui renouvellent très lentement leurs eaux profondes avec des eaux extérieures.
Nous avons observé des poissons remontant lentement la pente continentale pour atteindre les eaux moins profondes, ce qui pourrait représenter une perte d'habitat pour certaines espèces de poissons de fond. Sur la côte est, les eaux profondes du golfe du Saint-Laurent, en particulier dans la partie basse de l'estuaire du Saint-Laurent, juste en face de Rimouski, représentent un endroit où les niveaux d'oxygène sont considérés si bas que ces eaux sont maintenant inhospitalières à la morue.
Légende : Pêches et Océans Canada étudie les effets biologiques de l'hypoxie sur les espèces qui habitent les eaux profondes du golfe, y compris la morue, le flétan et la crevette nordique.
Pêches et Océans Canada finance la recherche de nombreux laboratoires partout au pays pour comprendre comment les poissons changent leur modèle de distribution en fonction de l'oxygène disponible et comment ces poissons pourraient redistribuer leur population à mesure que la concentration d'oxygène change.
À l'aide d'études en laboratoire, nous tentons de comprendre la réaction de certaines espèces en fonction de la concentration d'oxygène.
Sur le plan international, le Canada est toujours l'un des chefs de file de la recherche sur les aires d'hypoxie, et nous pensons que cela se poursuivra.
Nos remerciements vont à :
- Pêches et Océans Canada
- Institut océanographique de Bedford
- Garde côtière canadienne
- Service hydrographique du Canada
- Bureau canadien du programme de l'Année polaire internationale
- Centre d'expertise pour l'analyse des risques aquatiques
- Institut Maurice-Lamontagne
- Ports pour petits bateaux
- Crisp Films
- Digiteyes/Photographie Pat Anderson
- Global Calgary – Shaw Media
- iStockphoto
- Journeyman Film Company
- Photographie Mike Wetklo
- NASA Scientific Visualization Studio
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