Onglet B8 - L'aquaculture au Canada
Sur cette page
- L'aquaculture au Canada
- Production aquacole du Canada (2023)
- Gestion de l’aquaculture au Canada
- Responsabilités fédérales en matière de réglementation (à l’échelle nationale)
- Plan de transition de la salmoniculture pour la Colombie-Britannique
L'aquaculture au Canada
- On élève commercialement 45 espèces différentes de poissons, de mollusques et crustacés, et d’algues marines; les poissons représentent la majorité de la production (principalement le saumon).
- La production de poissons a diminué à 107 144 tonnes en 2023, soit une baisse de 15,3 % par rapport à 2022. Cette baisse s'ajoute à celle de l'année précédente, de 14,9 % entre 2021 et 2022.
- La valeur totale des exportations en 2023 pour l’aquaculture était de 970 M$ et la valeur totale de production était de 1,26 G$. Les exportations représentent 77 % de la valeur de la production.
- L’industrie fournit 3 675 emplois directs bien payés à l’année, dont beaucoup sont dans des collectivités côtières ou autochtones éloignées.
Production en pourcentage par province, 2023 (tonnes)
Version texte : Production en pourcentage par province, 2023 (tonnes)
Production :
- Colombie-Britannique 42 %
- Nouveau-Brunswick 17 %
- Île-du-Prince-Édouard 14 %
- Terre-Neuve-et-Labrador 14 %
- Nouvelle-Écosse 8 %
- Ontario 2 %
- Québec 1 %
- Prairies 2 %
Production aquacole du Canada (2023)
- Volume : 145 985 tonnes
- Valeur : 1,26 milliard de dollars canadiens
Colombie-Britannique
- Production : 60 962 tonnes
- Valeur : 557,9 millions de dollars
- Espèces principales : Saumon, truite, palourdes, huîtres, moules
Alberta, Saskatchewan et Manitoba
- Production : 2 324 tonnes
- Valeur : 13,9 millions de dollars
- Espèces principales : Truite arc-en-ciel, truite arc-en-ciel, tilapia
Ontario
- Production : 3 194 tonnes
- Valeur : 34,4 millions de dollars
- Espèces principales : Truite arc-en-ciel, Omble chevalier, Esturgeon, Crevette, Tilapia
Québec
- Production : 1 377 tonnes
- Valeur : 12,1 millions de dollars
- Espèces principales : Truite, huîtres, moules, pétoncles
Terre-Neuve-et-Labrador
- Production : 19 942 tonnes
- Valeur : 185,3 millions de dollars
- Espèces principales : Saumon, Moules
Île-du-Prince-Édouard
- Production : 20 684 tonnes
- Valeur : 51,2 millions de dollars
- Espèces principales : palourdes, huîtres, moules
Nouvelle-Écosse
- Production : 12 084 tonnes
- Valeur : 120,5 millions de dollars
- Espèces principales : Saumon, truite, palourdes, huîtres, moules
Nouveau-Brunswick
- Production : 25 420 tonnes
- Valeur : 284,3 millions de dollars
- Espèces principales : Saumon, Huîtres
Source : Statistique Canada
Gestion de l’aquaculture au Canada
Tableau 1 : Comment l’aquaculture est gérée au Canada
Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux gèrent l’aquaculture. La manière de le gérer varie d’une province ou d’un territoire à l’autre.
| Activités | Colombie-Britannique | Reste du Canada | Île-du-Prince-Édouard |
|---|---|---|---|
| Approbation du site : Déterminer le lieu possible d’un élevage |
Partagé | Provincial | Partagé |
| Gestion de la zone : Surveiller la zone (fond marin) de l’élevage |
Provincial | Provincial | Partagé |
| Activités et suivi quotidiens : Surveiller les activités relatives à l’élevage |
Fédéral | Provincial | Fédéral |
| Introductions et transferts : Gérer le déplacement prévu d’œufs et de poissons vivants |
Partagé | Partagé | Partagé |
| Approbations des médicaments et des pesticides : Définir les médicaments et pesticides approuvés |
Partagé | Partagé | Partagé |
| Salubrité alimentaire : Surveiller et garantir la salubrité et la qualité des poissons pêchés et vendus au Canada et dans les marchés internationaux |
Fédéral | Fédéral | Fédéral |
- La gestion de l’aquaculture au Canada est une responsabilité partagée.
- Les pouvoirs constitutionnels et les décisions des tribunaux ont donné lieu à la mise en place de 3 régimes de gestion distincts en matière d’aquaculture au pays :
- En tant que principal organisme de réglementation en Colombie-Britannique depuis 2010, le MPO délivre les permis d’aquaculture et supervise les exigences opérationnelles, tandis que la province délivre des baux pour l’utilisation des fonds marins.
- À la suite d’un protocole d’entente conclu en 1928 à l’Île-du-Prince-Édouard, le MPO délivre des baux et des permis d’aquaculture en collaboration avec la province et en son nom.
- Ailleurs, ce sont les ministères provinciaux qui délivrent les baux et les permis.
- Les conditions du bail et du permis établissent les exigences opérationnelles et de production de rapports pour aider à garantir que les sites aquacoles sont gérés de manière durable sur le plan environnemental.
- La coordination fédérale-provinciale-territoriale est faite par le biais de protocoles d'accord bilatéraux et collectivement par l'intermédiaire du Conseil canadien des ministres de la pêche et de l'aquaculture (CCMPA) et de son Comité de gestion stratégique de l'aquaculture (CGS).
Responsabilités fédérales en matière de réglementation (à l’échelle nationale)
Le MPO est le responsable fédéral global et veille à ce que les interactions entre l’aquaculture et les poissons sauvages et le milieu marin soient gérées de manière durable dans l’ensemble du Canada.
- Le Règlement sur les activités d’aquaculture pris en vertu de la Loi sur les pêches gère les impacts, y compris le rejet de médicaments et de pesticides (c.-à-d. pour gérer les agents pathogènes et les parasites) et le rejet de matières organiques (c.-à-d. les excréments de poissons et les aliments non consommés) dans les eaux où vivent des poissons.
Dans les provinces côtières et au Yukon, le MPO autorise les déplacements intentionnels de poissons vivants dans les eaux poissonneuses et les installations d’élevage.
- Les comités fédéraux-provinciaux-territoriaux sur les introductions et les transferts, établis dans chaque province et au Yukon, respectent le Code national sur l’introduction et le transfert d’organismes aquatiques afin d’évaluer les risques associés aux déplacements proposésNote de bas de page *.
L’Agence canadienne d’inspection des aliments, Santé Canada et Transports Canada jouent un rôle dans l’atténuation de l’introduction et de la propagation des maladies aquatiques; la réglementation de l’approbation des pesticides et des médicaments; et la navigation, respectivement.
Plan de transition de la salmoniculture pour la Colombie-Britannique
- Le MPO abandonne la délivrance de permis de la salmoniculture en parcs en filet dans les eaux côtières de la Colombie-Britannique. Les permis qui devaient expirer le 30 juin 2024 ont été renouvelés pour cinq ans jusqu’à l’entrée en vigueur de l’interdiction.
- Le 20 septembre 2024, Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE) a publié une ébauche de Plan de transition de la salmoniculture, lançant une période de mobilisation et de consultation visant à discuter d’une approche responsable et des soutiens nécessaires pour passer d’une salmoniculture en parcs en filet ouverts à des approches plus durables et innovantes.
- ISDE a créé un groupe de travail interministériel qui dirige la mobilisation et l’élaboration de conseils pour éclairer la version finale du plan de transition, qui devrait être publiée en 2025.
- L’objectif est de favoriser la collaboration et le partenariat afin d’explorer et de cerner conjointement des possibilités économiques durables à long terme pour les collectivités côtières de la Colombie-Britannique.
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