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Comité parlementaire permanent sur les pêches et les océans (FOPO)

Comparution de la ministre sur Budget supplémentaire des dépenses (B), 2025-26

Table des matières

A – Mot d’ouverture

Les notes d'allocution finale n'ont pas été transmises avec ce classeur.

B – Perspectives financières ministérielles

B1 – Budget de 2025 et examen complet des dépenses

Question 1 : Pour atteindre l’objectif de 15 pour cent fixé dans le cadre de l’examen exhaustif des dépenses, quel est l’impact financier pour le ministère, en dollars?

Question 2 : Quelles seront les répercussions sur les programmes, les services offerts aux Canadiens et les effectifs?

Contexte

Le 4 novembre 2025, le gouvernement a publié le « Budget 2025 : Un Canada fort » axé sur la construction d’infrastructures et de logements importants pour transformer l’économie, protéger nos communautés et nos frontières, et permettre aux Canadiens d’avoir de meilleures carrières et un mode de vie plus abordable.

Le Canada est confronté à l’incertitude mondiale et aux perturbations économiques, ce qui l’incite à faire preuve d’une plus grande résilience et d’une plus grande autosuffisance. Le « Budget 2025 : Un Canada fort » présente un plan d’investissement dans le logement, les infrastructures, la défense et la productivité, tout en réduisant les dépenses de fonctionnement du gouvernement. Avec 60 milliards de dollars d’économies et de nouvelles recettes, le budget vise à débloquer 1 000 milliards de dollars d’investissements sur cinq ans, à moderniser l’administration et à donner aux Canadiens les moyens d’agir en améliorant l’emploi, les services et l’accessibilité financière. Il s’agit d’une stratégie visant à construire une économie plus forte par les Canadiens, pour les Canadiens.

Pour Pêches et Océans Canada en particulier, le budget mentionne trois programmes - Ports pour petits bateaux (PPB), le Programme de protection du poisson et de son habitat (PPPH) et l’Office de commercialisation du poisson d’eau douce (OCPED).

PPB

Aucune somme d’argent a été fournis pour les PPB par l’entremise du budget 2025. Cependant, il a souligné que le programme PPB, qui gère plus de 950 ports, a reçu 463,3 millions de dollars sur trois ans à partir de 2024-2025 dans le cadre du budget 2024 pour les réparations et l’entretien. Cette somme s’ajoute à son budget de base annuel de 90 millions de dollars et à 70 millions de dollars sur deux ans à partir de 2022-2023 pour le rétablissement après le passage de l’ouragan Fiona. Ces investissements permettent de disposer d’installations sûres et pleinement opérationnelles qui font vivre 45 000 Canadiens et soutiennent la pêche commerciale dans les communautés rurales et côtières.

PPPH

Le budget 2025 a également mis en évidence une prolongation de financement d’un an qui a été accordée au PPPH avant l’élection de 2025. Il prévoit un financement de 84 millions de dollars en 2025-26, dont 12 millions proviennent de ressources existantes, pour un nouvel investissement net de 72 millions de dollars. Ce financement permet de simplifier l’examen des projets à faible risque et de donner la priorité aux activités à plus haut risque afin de protéger les écosystèmes aquatiques et d’assurer la pérennité des populations de poissons et des habitats essentiels à la biodiversité et aux pêches du Canada.

OCPED

Le budget 2025 a annoncé des propositions de modifications législatives, par le biais de la Loi d’exécution du budget, pour permettre le dessaisissement de l’OCPED et l’abrogation éventuelle de la Loi sur la commercialisation du poisson d’eau douce (LCPED).

Ces modifications sont nécessaires pour permettre le dessaisissement, étant donné que la Loi sur la gestion des finances publiques stipule que les actions des sociétés d’État ne peuvent être vendues ou cédées d’une autre manière, et que les sociétés d’État ne peuvent être dissoutes ou fusionnées, à moins d’y être autorisées par une loi du Parlement. La Loi no 1 d’exécution du budget 2025 a été déposée à la Chambre des communes le 18 novembre 2025.

B2 – Budget supplémentaire des dépenses (B) 2025-26

Contexte

Le Budget supplémentaire des dépenses (B) représente une somme supplémentaire de 149,5 millions de dollars, dont 148,9 millions de dollars et 0,5 millions de dollars visent les crédits votés et législatifs, respectivement.

L’augmentation de 148,9 millions de dollars en crédit voté est principalement attribuable à :

En plus de ces augmentations principales, ce Budget supplémentaires compte un autre neuf postes pour une valeur de 6,3 millions de dollars pour d’autres initiatives avec des exigences de financement plus petites, ainsi que des ajustements techniques tel que les transferts aux autres ministères du gouvernement.

En tout, la somme de tous les postes représente une augmentation à nos niveaux de dépense, en outre de ce qui a été approuvé dans le Budget principal des dépenses.

Contexte additionnel pour les postes les plus importants :

  1. 136,6 millions de dollars destinés à la mise en œuvre d’accords de réconciliation sur la pêche en Colombie-Britannique (partiellement budget de 2024)
    • Ce nouveau financement est destiné à la mise en œuvre de huit accords de réconciliation sur la pêche avec douze Premières Nations en Colombie-Britannique: Lake Babine, Gitanyow, cinq A-Tlegay Member Nations (K’omoks, We Wai Kai, Wei Wai Kum, Kwiakah, et Tlowitsis), et cinq Premières Nations (Songhees, Beecher Bay, Nanoose, T’Sou-ke, et Malahat) représentées par la Te’mexw Treaty Association.
    • L’objectif de l’initiative est d’améliorer les relations Couronne-Autochtones ainsi que les résultats pour les peuples Autochtones. Plus précisément, elle vise à renforcer les liens entre le MPO et les douze communautés Autochtones impliqués, tout en soutenant l’amélioration des retombées socio-économiques pour ces communautés en augmentant leur accès aux ressources halieutiques et en favorisant une plus grande participation (y compris la création de nouveaux emplois) à la gestion des pêches et aux activités de prise de décisions.
  2. 6,0 millions de dollars destinés à la reconnaissance et la mise en œuvre des accords (partiellement budget de 2024)
    • Le financement sera utilisé pour améliorer les relations Couronne-Autochtones ainsi que les résultats pour les peuples Autochtones. Plus précisément, l’initiative vise à renforcer les relations entre le MPO et le Musqueam Indian Band, ainsi qu’à soutenir l’amélioration des retombées socio-économiques pour Musqueam en augmentant leur accès aux ressource halieutiques, en accroissant leur propriété foncière dans leur territoire traditionnel grâce à deux parcelles de terrain de grande valeur, et en favorisant une plus grande participation (y compris la création de nouveaux emplois) dans les domaines de la pêche, de l’intendance, de gestion marine et dans les activités de prise de décisions.

C – Impacts et soutiens pour le secteur de la pêche et des fruits de mer

C3 – Fonds de pêche

Question 1 : Quel est le plan à long terme du gouvernement à propos des fonds des pêches?

Question 2 : Comment le ministère soutient-il les pêches touchées par les droits de douane?

Question 3 : Pourquoi a-t-on reporté 1,1 million de dollars du Fonds des pêches du Québec au prochain exercice financier?

Contexte

Les fonds régionaux pour les pêches constituent le principal programme fédéral-provincial de soutien au secteur canadien des produits de la mer durables. Le Fonds des pêches de l’Atlantique (FPA), le Fonds des pêches du Québec (FPQ) et le Fonds de restauration et d’innovation pour le saumon de la Colombie-Britannique (FRISCB) sont mis en œuvre par le gouvernement du Canada selon un ratio de financement fédéral-provincial de 70:30.

Le FPA a été établi en collaboration avec les provinces de l’Atlantique (Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick, Terre-Neuve-et-Labrador et Île-du-Prince-Édouard) et a reçu un financement de plus de 400 millions de dollars sur sept ans à compter de 2017.

Le FPQ a été créé en 2018 avec un financement de 42,8 millions de dollars sur cinq ans.

Le FRISCB fournit quant à lui jusqu’à 254,08 millions de dollars sur sept ans (de 2019 à 2026) pour soutenir les activités de protection et de rétablissement des stocks de saumons et de poissons sauvages prioritaires.

Cette année, la totalité des fonds sera allouée aux projets et les dépenses du programme devraient prendre fin le 31 mars 2026.

En 2024, 68 pour cent de la valeur des exportations canadiennes de poisson et de fruits de mer étaient destinées aux États-Unis et 16 pour cent à la Chine.

Le 20 mars 2025, la Chine, deuxième plus grand marché au monde pour les produits de la mer du Canada (dont les exportations sont évaluées à 1,3 milliard de dollars en 2024), a imposé des droits de douane de 25 pour cent sur les exportations de 49 espèces aquatiques en représailles aux droits imposés par le Canada en octobre 2024 sur les véhicules électriques, l’acier et l’aluminium fabriqués en Chine.

Bien que les produits de la mer canadiens ne soient actuellement pas soumis aux droits de douane américains, puisqu’ils sont couverts par l’Accord de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique (ACEUM), ils pourraient être frappés de droits de douane américains allant jusqu’à 35 pour cent si les États-Unis décidaient de se retirer de l’ACEUM (avec un préavis de six mois).

Les répercussions des droits de douane américains potentiels et des droits de douane chinois en vigueur sont des facteurs de stress importants pour le secteur, ces deux marchés représentant environ 84 pour cent des exportations de poissons et de fruits de mer en 2024 (soit 6,8 des 8,1 milliards de dollars générés par les exportations canadiennes).

C4 – Tarifs douaniers sur le poisson et les fruits de mer canadiens

Question 1 : Quels progrès le Canada a-t-il réalisés dans la lutte contre les tarifs douaniers chinois ?

Question 2 : Quels progrès le Canada a-t-il réalisés dans la lutte contre les tarifs américains ?

Question 3 : Comment le gouvernement du Canada soutient-il le secteur pour atténuer l'impact des tarifs ?

Contexte

Les États-Unis constituent le plus grand marché canadien d'exportation de poissons et de produits de la mer. Les produits canadiens conformes à l'Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM), y compris les poissons et les fruits de mer récoltés, sont exemptés des tarifs américains.

Le 22 août 2025, le Premier ministre Carney a annoncé que le Canada lèverait les droits de représailles sur certains produits d'origine américaine couverts par l’ACEUM, suite à la confirmation américaine qu'il n'imposera pas de tarifs sur les produits conformes à l’ACEUM.

La Chine est le deuxième plus grand marché d'exportation canadien pour le poisson et les fruits de mer. Les produits soumis à ce nouveau tarif représentent environ 93 pour cent de la valeur des exportations canadiennes de poissons et de fruits de mer vers la Chine (1,3 milliard de dollars en 2024).

Au 20 mars 2025, la Chine a imposé un tarif de 25 pour cent sur certaines importations canadiennes, notamment le crabe, les crevettes, les crevettes, les palourdes, le homard, le concombre de mer, la panope (région du Pacifique uniquement), les produits de flétan du Groenland et les huiles de hareng.

Le 5 juin 2025, le Premier ministre Carney a exprimé ses inquiétudes concernant les mesures commerciales de la Chine auprès du Premier ministre Li. Ils ont convenu de maintenir une communication régulière et de relancer le Comité mixte économique et commercial (CMEC) Canada-Chine, qui s'est réuni pour la dernière fois en 2017. Une réunion du Groupe de travail du Partenariat économique s'est tenue le 8 août 2025 à Pékin, et une réunion du CMEC a eu lieu le 26 août 2025 à Ottawa.

Le 23 juin 2025, l'organe de règlement des différends de l'Organisation mondiale du commerce a accepté d'examiner les droits d'importation supplémentaires imposés par la Chine sur certains produits agricoles et halieutiques canadiens.

Le ministère collabore avec les ministères fédéraux, les agences, ainsi qu'à travers des engagements bilatéraux et conjoints avec l'industrie, les provinces et les territoires, ainsi que les partenaires autochtones, notamment en partageant des informations exactes et en temps opportun sur les actions et en clarifiant les impacts et soutiens.

Le 5 septembre 2025, le Premier ministre Carney a annoncé un ensemble complet de nouvelles mesures pour les travailleurs et les entreprises des secteurs les plus touchés par les perturbations commerciales. Les soutiens les plus pertinents pour les entreprises canadiennes de poissons et de fruits de mer incluent : les mesures d'assurance-emploi (AI), l'Initiative régionale de réponse tarifaire (IRRT), l'augmentation du financement du programme Agri-Marketing et du soutient immédiat en matière de liquidité Le gouvernement prolongera la dérogation temporaire à l'assurance-emploi (AI) de la période d'attente d'une semaine afin que les travailleurs reçoivent des prestations pour la première semaine de chômage (investissement de 418 millions de dollars sur deux ans). De plus, le gouvernement investira 1,6 milliard de dollars sur cinq ans pour accorder temporairement aux travailleurs de longue date 20 semaines supplémentaires de soutien au revenu, jusqu'à un maximum de 65 semaines.

L'Initiative régionale de réponse tarifaire (IRRT) d'un milliard de dollars, mise en œuvre par des agences de développement régionale sur trois ans, comprend des contributions non remboursables allant jusqu'à 1 million de dollars afin de permettre à davantage de petites et moyennes entreprises de croître, de se diversifier et d'innover. Le gouvernement investira 75 millions de dollars supplémentaires sur cinq ans pour renforcer le programme Agri-Marketing d'Agriculture et Agroalimentaire Canada, afin d'étendre le programme dans des régions à forte croissance telles que l'Afrique, le Moyen-Orient et l'Indo-Pacifique. Pour soutenir les secteurs affectés par les tarifs, le gouvernement offrira un allègement immédiat de liquidités en augmentant le montant maximal du prêt de la Banque de développement économique du Canada de 2 millions de dollars à 5 millions de dollars

C5 – Accès aux marchés internationaux et économie océanique du Canada

Question 1 : Que fait le ministère pour soutenir la diversification commerciale ?

Question 2 : Que fait le ministère pour soutenir le secteur dans le respect des exigences de certification des captures de l'Union européenne ?

Question 3 : Le Canada se conforme-t-il à la loi américaine sur la protection des mammifères marins afin de garantir son accès au marché américain ?

Contexte

Accès aux marchés internationaux

Pêches et Océans Canada collabore étroitement avec d'autres ministères tels que Agriculture et Agroalimentaire Canada, Affaires mondiales Canada et l'Agence des services frontaliers du Canada pour soutenir l'accès au marché des produits de la mer canadiens.

L'industrie reconnaît l'importance de réduire la dépendance aux marchés américain et chinois. Plusieurs parties prenantes favorisent la diversification commerciale, notamment à travers des activités financées par le programme Agri-Marketing. Certains ont appelé le gouvernement à renforcer le soutien à la commercialisation nationale du poisson et des produits de la mer. Le ministère, avec le soutien du Service des délégués commerciaux, explore des opportunités dans la région indo-pacifique, dans l'Union européenne et au Moyen-Orient, notamment en Arabie Saoudite et aux Émirats arabes unis.

Certification de capture de l'Union européenne (UE)

Les systèmes de certification des captures, comme celui de l'UE, exigent que toutes les importations de poissons et de produits de la mer soient accompagnées d'un certificat de capture, une attestation gouvernementale attestant que le produit provient de pêches légales, déclarées et réglementées. Le document lui-même doit contenir des informations spécifiques identifiant la source du produit.

Le règlement de l'UE inclut l'introduction de nouveaux éléments clés de données pour accroître la traçabilité. Cela signifie que notre industrie devra fournir des informations supplémentaires, notamment le type d'engins de pêche, un niveau de détail supplémentaire sur les navires contribuant aux prises, des informations sur les usines de transformation, des informations sur le stockage et des informations sur le transport.

Certains secteurs de l'industrie du poisson et des fruits de mer pourraient être touchés de manière disproportionnée par les modifications des exigences européennes de certification des captures, car ils devront soumettre des données relatives à la récolte d'un produit dont ils étaient auparavant exemptés.

États-Unis (États-Unis) Loi sur la protection des mammifères marins (LPMM)

Les dispositions américaines de la LPMM sur l'importation entrent en vigueur le 1er janvier 2026. Les nouvelles règles établissent les conditions pour l'évaluation

du programme réglementaire d'un pays de récolte visant à réduire la mortalité accidentelle et les blessures graves des mammifères marins dans le cadre des opérations de pêche commerciale et d'aquaculture.

Pour maintenir l'accès au marché américain en 2026, les pays pratiquant la pêche le récolte de fruits de mer doivent respecter ou dépasser les normes américaines en matière d'atténuation des prises accessoires de mammifères marins. L'Administration nationale océanique et atmosphérique des États-Unis a confirmé que toutes les pêcheries canadiennes ont reçu des résultats de comparabilité dans le cadre de la LPMM.

Les mesures de gestion solides du Canada sont essentielles pour préserver l'accès aux marchés américains et la compétitivité des produits de la mer.

C6 – Nouvelle génération de détenteurs de permis

Question 1 : Quels défis les aspirants titulaires de permis rencontrent-ils ?

Contexte

Le 17 juin 2025, le Comité permanent des pêches et des océans de la Chambre des communes (FOPO) a approuvé une motion visant à entreprendre une étude en cinq réunions sur la nécessité d’offrir de la formation et du soutien financier à la prochaine génération de pêcheurs, compte tenu des défis auxquels ils sont confrontés lors de leur entrée dans le secteur en raison du coût élevé des permis et de l’équipement.

Le secteur de la pêche est vieillissant :

Le Règlement sur la pêche côtière codifie les politiques sur les propriétaires-exploitants, la séparation des flottilles et la préservation de l’indépendance des flottilles de pêche côtière du Canada atlantique sous un cadre réglementaire. Le Règlement sur la pêche côtière restreint la délivrance de permis et exige que les titulaires de permis exercent personnellement leurs activités de pêche. Il interdit aux titulaires de permis de transférer les droits et les privilèges conférés par leur permis à un tiers, limite la délivrance de permis de pêche côtière aux titulaires de permis qui n’ont pas transféré ces droits et privilèges, et interdit à toute personne autre que le titulaire du permis d’utiliser et de contrôler les droits et privilèges.

Il existe des différences notables dans la manière dont les permis sont délivrés sur les côtes est et ouest.

On étudie actuellement l’application sur la côte ouest de politiques semblables à celles sur la pêche côtière au Canada atlantique (p. ex. séparation des flottilles et modèle de propriétaires-exploitants « made-in-British Columbia »), mais les défis que doit relever la prochaine génération de pêcheurs ne sont pas les mêmes d’une côte à l’autre.

C7 – Investir dans les ports a petit bateau

Question 1 : Comment le programme des ports pour petits bateaux établit-il les priorités en matière d'investissements dans les infrastructures ?

Question 2 : Pourquoi certains ports très fréquentés appartenant à Pêches et Océans Canada sont-ils barricadés, ce qui nuit à la capacité des pêcheurs de gagner leur vie ?

Contexte

Les ports pour petits bateaux offrent un soutien essentiel à l'industrie de la pêche commerciale. Le programme des ports pour petits bateaux a pour mandat de maintenir en bon état les ports qui sont essentiels à l'industrie de la pêche.

Le budget régulier actuel du programme est d'environ 90 millions de dollars, dont 20 millions de dollars couvrent les frais administratifs.

En avril 2024, le gouvernement du Canada a annoncé que, dans le cadre du Budget de 2024, 463,3 millions de dollars sur trois ans seraient investis dans la réparation et l'entretien des ports pour petits bateaux, y compris ceux endommagés par l'ouragan Fiona, à compter de l'exercice 2024-2025.

Depuis 2016, notre gouvernement a annoncé plus de 1,4 milliard de dollars de nouveaux fonds pour soutenir les ports pour petits bateaux.

Le Programme des ports pour petits bateaux est responsable de 939 ports :

Environ 90 pour cent des prises de poissons au Canada sont débarquées dans des ports exploités dans le cadre du Programme des ports pour petits bateaux.

Un autre objectif clé du Programme des ports pour petits bateaux est de transférer la propriété des ports non essentiels désignés à des tiers, en particulier ceux qui ne sont pas largement utilisés par les pêcheurs ou qui sont principalement destinés à la navigation de plaisance.

C8 – Sécurité des pêcheurs

Question 1 : Quelles initiatives le ministère a-t-il entreprises pour assurer la sécurité des pêcheurs ?

Question 2 : Comment le ministère collabore-t-il avec ses partenaires pour assurer la sécurité des pêcheurs ?

Contexte

Le Comité permanent des pêches et des océans étudie et produit des rapports sur les questions liées au rôle fédéral dans la gestion des pêches au Canada et la protection de ses eaux.

Le 7 octobre 2025, une motion a été adoptée pour étudier la sécurité dans l’industrie de la pêche, étant donné qu’il s’agit de l’industrie la plus dangereuse au Canada, avec en moyenne 11 pêcheurs perdant la vie chaque année, comparativement à un pays comme l’Islande, qui débarque deux fois plus de poissons que le Canada mais ne compte en moyenne qu’un seul décès par an.

L’étude pourrait comprendre des consultations avec Pêches et Océans Canada, Transports Canada, la Garde côtière canadienne de la Défense nationale, des représentants d’autres pays, ainsi que divers intervenants et experts.

D – Gestion des pêches et de l'aquaculture

D9 – Prise de décision en matière de pêche

Question 1 : Qui prend les décisions ?

Question 2 : Comment les avis des comités consultatifs éclairent-ils la prise de décision ?

Contexte

Le gouvernement du Canada a la compétence fédérale sur les pêches côtières et intérieures, et la Loi sur les pêches confère au ministre des Pêches le pouvoir de prendre les décisions relatives à la pêche du poisson. Le ministère a également des responsabilités internationales en matière de pêche, plus de 20 pour cent des stocks de poissons du Canada étant gérés en collaboration avec des homologues internationaux.

La ministre a le pouvoir de déterminer la quantité de poissons pêchés, qui peut pêcher et quand et comment les stocks peuvent être pêchés. La conservation est la première et principale considération dans la prise de décision, suivie des droits issus de traités des autochtones et des Premières Nations, des accords juridiquement contraignants et de la gestion ordonnée de la pêche. Les considérations économiques entrent également en ligne de compte dans la prise de décisions. La prise de décisions est appuyée par :

Les autorités régionales prennent traditionnellement des décisions de routine et moins complexes (par exemple, mesures de gestion, total autorisé des captures, transferts de quotas, ouvertures et fermetures), tandis que les décisions plus controversées ou complexes (par exemple, nouvelles politiques ou écarts par rapport à la politique existante, divergences entre les avis scientifiques et les recommandations de total autorisé des captures, questions politiquement sensibles, et pêcheries multirégionales) sont généralement prises par la ministre.

Les décisions de gestion des pêches et les stratégies de pêche visent à promouvoir et à maintenir les stocks de poissons dans la zone saine. Dans la zone de prudence, les décisions et les stratégies favorisent le rétablissement du stock dans la zone saine. Dans la zone critique, la croissance des stocks est favorisée et les prélèvements sont maintenus au niveau le plus bas possible, et des plans de rétablissement sont requis pour les stocks prescrits en vertu des dispositions sur les stocks de poissons.

La collaboration avec les partenaires autochtones est un aspect important de nos processus décisionnels en matière de pêche et, lorsque les traités et les accords de réconciliation conclus avec les Premières Nations comprennent des engagements en matière de gouvernance collaborative, nous élaborons des structures et des processus dédiés qui appuient l'élaboration de recommandations sur les décisions relevant de la compétence de Pêches et Océans Canada.

D10 – Rétablissement des stocks de poissons

Question 1 : Quels travaux le ministère a-t-il réalisés à ce jour ?

Question 2 : Quels sont les plans du ministère pour faire progresser les dispositions relatives aux stocks de poissons ?

Contexte

En 2009, le ministère a introduit sa Politique de l’approche de précaution, qui exige que des plans de rétablissement soient élaborés pour les grands stocks de poissons exploités qui sont épuisés. Les modifications apportées en 2019 à la Loi sur les pêches ont introduit les dispositions relatives aux stocks de poissons, qui — entre autres exigences — imposent légalement l’élaboration de plans de rétablissement pour les grands stocks de poissons épuisés prescrits par règlement. Les règlements d’application exigent que ces plans soient complétés dans un délai de 24 à 36 mois. L’introduction de cette exigence légale a entraîné une accélération du rythme d’élaboration des plans de rétablissement pour les stocks épuisés.

Des 30 stocks actuellement prescrits aux dispositions relatives aux stocks de poissons, 15 sont épuisés — c’est-à-dire qu’ils se situent sous leur point de référence limite dans la zone critique. Depuis 2022, des plans de rétablissement ont été élaborés pour ces 15 stocks dans la zone critique.

Depuis 2017, plus de 158 millions de dollars ont été investis pour soutenir les travaux visant à répondre aux exigences des dispositions relatives aux stocks de poissons de la Loi sur les pêches pour les stocks prescrits. Ces exigences comprennent l’élaboration de plans de rétablissement pour les stocks épuisés et l’application de mesures visant à maintenir les stocks de poissons à des niveaux durables. Ce financement comprenait 33 millions de dollars — annoncés dans le budget de 2024 — pour soutenir davantage les travaux scientifiques nécessaires à la mise en œuvre des dispositions relatives aux stocks de poissons, tels que l’élaboration de points de référence pour les stocks, la collecte de données sur la santé des stocks, la réalisation d’évaluations de l’état des stocks et la production de conseils scientifiques pour élaborer des plans de rétablissement.

D11 – Révision de la Loi sur les pêches

Question 1 : Le ministère mettra-t-il en œuvre les recommandations émises dans le rapport du comité?

Contexte

Au cours de la législature précédente en septembre 2024, le Comité permanent des pêches et des océans (FOPO) a entamé son examen approfondi de la Loi sur les pêches. Les membres du FOPO ont adopté une motion en juin 2025 pour reprendre l’examen et produire un rapport comportant une demande de réponse du gouvernement.

Recommandations jusqu’à ce jour

L’industrie de la pêche a proposé d’inclure les connaissances des pêcheurs à titre d’élément obligatoire à prendre en compte dans la prise de décisions ministérielles et de remplacer « à discrétion » par un « processus décisionnel partagé » transparent pour les baux, les permis et les licences de pêche.

D’autres industries (exploitation minière, énergie, foresterie et agriculture) ont proposé de ramener l’accent de la Loi sur le maintien de la capacité de production des pêches et d’intégrer les facteurs socioéconomiques dans le processus décisionnel du ministre.

Les organisations non gouvernementales de l’environnement ont suggéré d’intégrer les considérations relatives aux changements climatiques, les systèmes de connaissances autochtones ainsi que la science occidentale au processus décisionnel, une plus grande protection des stocks de poissons et la création d’un régime de sanctions administratives pécuniaires.

Les partenaires et les organisations autochtones ont demandé la poursuite de la mise en œuvre de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et la reconnaissance des pêches fondées sur des droits inhérents et issus de traités. Ils ont plaidé en faveur de l’inclusion des systèmes de connaissances autochtones dans la prise de décisions.

Mise en œuvre des changements apportés à la Loi sur les pêches en 2019

Plus de 500 millions de dollars ont été investis dans la promotion de la mise en œuvre des dispositions actualisées relatives à la protection du poisson et de son habitat de la Loi sur les pêches. Cet investissement comprend le financement du Programme pour la participation autochtone sur les habitats, qui soutient la coopération des Autochtones aux consultations, à l’élaboration de politiques, aux initiatives de réglementation et aux projets de renforcement des capacités.

D12 – Application de la Loi sur les pêches

Question 1 : Quels sont les détails d'une certaine affaire devant les tribunaux ?

Question 2 : Quels sont les efforts d'application de la loi en ce qui concerne les pêches visant à assurer une subsistance convenable ?

Question 3 : Y a-t-il des efforts d'application suffisants liés aux activités de la Loi sur les pêches ?

Question 4 : Pourquoi plus d'infractions en vertu de la Loi sur les pêches ne sont-elles pas poursuivies ?

Question 5 : Les agents de la pêche rencontrent-ils des ingérences politiques ?

Contexte

Conservation et Protection (C&P) est la direction responsable de l'application de la loi au sein du ministère.

Les agents des pêches (AP) sont désignés en vertu de la Loi sur les pêches et sont autorisés à faire respecter cette loi ainsi que la Loi sur la protection des pêches côtières.

Les AP sont désignés comme agents de l’autorité en vertu de la Loi sur les océans et de la Loi sur les espèces en péril, et à ce titre, ils ont des responsabilités d'application en vertu de ces lois.

Les AP opèrent dans un environnement complexe, notamment en ce qui concerne leur rôle d'application et la reconnaissance droits autochtones et issus de traités, tout en remplissant simultanément leurs fonctions d'application de la législation sur les pêches. De plus en plus, ils doivent naviguer dans l'application de la loi dans un environnement où il existe souvent un profond désaccord sur la portée de ces droits.

Les infractions de nature criminelle, telles que le vol, la destruction de biens ou les actes de violence, dépassent la portée des autorités de C&P et sont donc renvoyées à la police de juridiction locale.

D13 – Pêche non autorisée au homard dans l'Atlantique canadien

Question 1 : Que fait le ministère pour régler la question des ventes en espèces non déclarées de homard ?

Question 2 : Quels sont les efforts d'application de la loi concernant la pêche non autorisée au homard dans l'Atlantique canadien ?

Contexte

Conservation et Protection (C&P) est la direction responsable de l'application de la loi pour Pêches et Océans Canada (MPO) et ses agents des pêches opèrent dans un environnement complexe, notamment en ce qui concerne leur rôle en matière d'application de la loi et la reconnaissance des droits autochtones et des traités, tout en assumant simultanément leurs responsabilités en vertu de la loi sur les pêches. De plus en plus, ils doivent naviguer dans l'application de la loi dans un environnement où il existe souvent un profond désaccord sur la portée de ces droits.

Les agents des pêches sont désignés en vertu de la Loi sur les pêches et sont autorisés à faire respecter cette loi ainsi que la Loi sur la protection des pêches côtières. Ils sont également désignés comme agents de l’autorité en vertu de la Loi sur les océans et de la Loi sur les espèces en péril, et à ce titre, ils ont aussi des responsabilités d'application en vertu de ces lois. Les infractions de nature criminelle telles que le vol, la destruction de biens, les actes de violence dépassent la portée et le mandat de la C&P et relèvent de la responsabilité de la police locale compétente. C&P collabore avec les partenaires d'application de la loi lorsqu'ils découvrent des infractions potentielles ou des actes criminels qui dépassent leur champ d'application ou leur mandat.

Des représentants de l’industrie et la province de la Nouvelle-Écosse ont exprimé des inquiétudes concernant les ventes « au comptant » de produits du poisson. La vente de produits du poisson en « argent comptant » n'est pas illégale; car l'argent est une monnaie légale. Le problème sous-jacent est la vente de poissons pêchés en violation de la Loi sur les pêches ou les implications fiscales découlant de revenus non déclarés.

La lutte contre les activités illégales dans l'industrie de la pêche est une priorité pour le gouvernement du Canada. Pour traiter les ventes en espèces non déclarées, une approche impliquant l'ensemble du gouvernement du Canada ainsi que d'autres ordres gouvernementaux est nécessaire.

Un comité directeur intergouvernemental et interministériel, coprésidé par le MPO et la province de la Nouvelle-Écosse, ainsi qu'un sous-comité opérationnel et politique, ont été créés. Les secteurs gouvernementaux et les ministères ayant des mandats pertinents collaborent et continueront de travailler à atténuer les activités illégales et illicites liées aux débarquements non déclarés et aux ventes en espèces dans les pêcheries de homard.

Le MPO et sa direction responsable de l'application de la loi (Conservation & Protection) n'ont que l'autorité légale et le mandat pour traiter les problèmes de non-conformité à la Loi sur les pêches et ses règlements associés, tels que les débarquements non déclarés ou la pêche non autorisée. Les agents de pêche de C&P mène activement des activités d'inspection de conformité en mer, sur le quai et dans les installations de viviers d’homards.

D'autres organismes gouvernementaux, comme l'Agence du revenu du Canada, sont responsables des questions liées à l'évasion fiscale ou au revenu non déclaré; et les autorités provinciales sont responsables de la réglementation des acheteurs et transformateurs de poisson provinciaux.

D14 – Pêche illégale, non déclarée et non réglementée

Question 1 : Quels mécanismes d'application de la loi le Canada utilise-t-il pour lutter contre la pêche illégale, non déclarée et non réglementée ?

Question 2 : Comment le Canada appuie-t-il ses partenaires internationaux et quels investissements sont faits?

Question 3 : Avez-vous un exemple de mission qui a mené à des résultats concrets ?

Contexte

La pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) est un terme général désignant les activités de pêche qui contreviennent aux règlements nationaux ou internationaux sur la pêche ou qui portent atteinte à celles-ci, et qui peuvent concerner tous les aspects et toutes les étapes de la pêche et de l'utilisation des ressources halieutiques. La pêche INN est difficile à quantifier, mais on s'entend pour dire que les prises non déclarées ont une valeur mondiale atteignant des milliards de dollars chaque année. Le Canada participe à un certain nombre d'efforts pour lutter contre la pêche INN, qui s'articulent autour de trois piliers : la gouvernance, l'application de la loi et les partenariats.

Efforts de gouvernance

Le Canada est actif au sein de sept organisations régionales de gestion des pêches où il participe activement à la négociation de mesures contraignantes et exécutoires pour lutter contre la pêche INN en gérant durablement les stocks de poissons, en conservant les ressources océaniques et en renforçant l'ordre international fondé sur des règles grâce à la transparence, à l'amélioration du suivi, du contrôle, de la surveillance et de l'application de la loi. Il s'agit notamment d'efforts visant à renforcer la gestion des requins, à interdire l'enlèvement des ailerons de requin et à mieux gérer des activités telles que le transbordement.

Efforts d'application de la loi

Le Canada est un chef de file reconnu dans les efforts visant à améliorer la conformité mondiale aux règles internationales grâce à des pratiques rigoureuses de surveillance, de contrôle, de surveillance et d'application de la Loi sur les pêches. Le Canada possède l'un des plus grands organismes d'application de la Loi sur les pêches au monde, par l'intermédiaire de la Direction générale de la conservation et de la protection de Pêches et Océans Canada (MPO). Les agents des pêches mènent des opérations d'inspection et d'application de la loi en haute mer afin de détecter et de décourager les activités de pêche INN.

Le Canada participe à des opérations multinationales coopératives d'application de la Loi sur les pêches, notamment dans le cadre de l'opération North Pacific Guard en collaboration avec les pays partenaires pour effectuer des inspections de conformité des pêches en haute mer des flottilles de haute mer sur l'eau, dans les airs et depuis l'espace à l'aide de satellites de télédétection. En 2025, l'Op NPG a été la première à avoir des agents d'application de la loi de quatre pays (Canada, États-Unis, Japon et République de Corée) à bord d'un seul navire. L'Op NPG est financée dans le cadre de l'Initiative de la Stratégie relative au saumon du Pacifique jusqu'à l'exercice 2025-2026.

Efforts de partenariat

En novembre 2022, le Canada a annoncé sa Stratégie pour l'Indo-Pacifique (SPI), un cadre complet pour l'engagement du Canada dans la région au cours de la prochaine décennie. Dans le cadre du SPI, le MPO a créé le Fonds commun pour les océans (FCO), investissant plus de 80 millions de dollars pour accroître la coopération maritime, soutenir des écosystèmes marins sains et lutter contre la pêche INN.

Les activités menées dans le cadre des FCO comprennent l'élargissement du soutien à divers États (comme les Philippines et Taïwan) pour qu'ils aient accès à notre plateforme de détection des navires sombres afin de suivre les navires de pêche illégale, d'appuyer les efforts de sécurité maritime dans les eaux souveraines et d'aider les partenaires internationaux à renforcer la gestion et la conformité des pêches grâce à la formation et au renforcement des capacités.

En 2022, le Canada, les États-Unis et le Royaume-Uni ont lancé l’Alliance d’action contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN-AA), afin de stimuler les efforts mondiaux de lutte contre la pêche INN grâce à une plus grande transparence, à l'utilisation de la technologie et au soutien des partenariats étatiques et non étatiques. Les pays membres sont le Canada, le Chili, l'Union européenne, la France au nom de ses territoires d'outre-mer, le Ghana, l'Islande, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, le Panama, la République de Corée, le Royaume-Uni et les États-Unis. Le Canada préside actuellement le programme INN-AA de 2024 à 2026 et a organisé plusieurs événements virtuels et en personne pour faire avancer le travail du groupe.

D15 – Application de la réglementation côtière (propriétaire-exploitant)

Question 1 : Que faites-vous pour empêcher les transformateurs d’avoir des ententes de « contrôle » sur les titulaires de permis ?

Question 2 : Qu’a fait votre ministère jusqu’à maintenant pour mettre en œuvre les règlements sur la pêche côtière ?

Question 3 : Que fait votre ministère pour appliquer les règlements sur la pêche côtière ?

Contexte

En 2021, on a inscrit dans les « règlements sur la pêche côtière » des politiques clés de Pêches et Océans Canada (MPO), telles que la Politique du propriétaire-exploitant, la Politique de séparation de la flottille et la Politique sur la préservation de l’indépendance de la flottille de pêche côtière dans l’Atlantique canadien.

L’objectif était a) de répondre aux préoccupations des intervenants (pêcheurs côtiers, flottilles et associations de l’industrie) selon lesquelles « les ententes de contrôle compromettaient la capacité des titulaires de permis à prendre des décisions indépendantes » et b) de renforcer les mesures d’application du MPO. Ces règlements limitent la délivrance de permis aux personnes admissibles, à leur succession et à leurs entreprises possédées en propriété exclusive ou aux organisations qui ont reçu une allocation de poissons. Ils exigent également que les titulaires de permis ou les exploitants désignés sur le permis effectuent personnellement les activités autorisées aux termes de ce permis.

Les règlements sur la pêche côtière sont mis en œuvre au moyen de procédures d’examen administratif de la délivrance des permis et des mesures d’application de Conservation et Protection. Les efforts en matière de délivrance des permis sont axés sur la détermination de l’admissibilité des titulaires de permis selon le principe qu’ils ne peuvent pas transférer les droits et privilèges associés à leurs permis à un tiers. L’aspect lié à l’application des règlements permet au MPO d’engager des poursuites à l’encontre des titulaires de permis et des tiers.

Une procédure d’examen administratif bien définie est en place. Le MPO exige de tous les titulaires de permis qu’ils déclarent eux-mêmes, via le Système national d’émission de permis en ligne, qu’ils n’ont transféré aucun de leurs droits et privilèges lorsqu’ils paient leur droit de permis. La confirmation de l’admissibilité se fait à l’aide de trois types d’examens :

  1. Réassignation : Toutes les demandes de réassignation de permis (communément appelées « transfert ») provenant de l’industrie sont examinées
  2. Examen ciblé : Examen initié par le MPO à la suite de plaintes ou d’informations concernant le non-respect potentiel des règles par un titulaire de permis donné
  3. Examen non ciblé : Examen initié par le MPO lorsqu’on détermine une pêche d’intérêt et que certains pêcheurs de cette flottille sont sélectionnés de manière aléatoire en vue d’un examen.

Pour tous les examens ciblés et non ciblés, et dans les cas de réassignation, si nécessaire, on envoie un questionnaire au demandeur afin qu’il fournisse tous les documents et renseignements pertinents au MPO.

Une équipe spéciale nationale et une supervision exécutive sont en place pour soutenir l’examen des cas complexes et garantir la cohérence du processus décisionnel entre les régions.

D16 – Règlement sur la pêche récréative

Question 1 : Que fait le gouvernement pour soutenir la pêche de subsistance à Terre-Neuve-et-Labrador, et la ministre est-elle au courant des préoccupations soulevées dans le projet de loi d'initiative parlementaire présenté par le député de Terra Nova—The Peninsulas ?

Contexte

La pêche récréative en mer et dans les zones de marée du Canada contribue de manière significative à la vie et aux moyens de subsistance des Canadiens et des communautés côtières. La gestion de ces pêches est une responsabilité partagée entre les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux. En général, le gouvernement fédéral est responsable de toutes les espèces marines. Les gouvernements provinciaux et territoriaux sont responsables des espèces d'eau douce, à l'exception de la gestion du saumon en Colombie-Britannique, qui relève de la compétence fédérale.

Plus de 30 espèces marines sont pêchées à des fins récréatives et personnelles, pour lesquelles les permis, les règlements, la surveillance et les rapports en vertu de la Loi sur les pêches et de ses règlements varient selon les espèces et les régions. Dans la région du Pacifique, toutes les pêches récréatives marines sont gérées sous un seul permis, où les conditions, les restrictions et les exigences de déclaration obligatoire sont adaptées au besoin. La région de l’Arctique suit un modèle similaire, où un permis de pêche sportive permet de pêcher dans toutes les eaux des Territoires du Nord-Ouest ou du Nunavut, sous réserve de conditions ou de restrictions spécifiques.

Dans le Canada atlantique et au Québec, il n'existe pas de permis global et seules quelques espèces sont soumises à une obligation d'obtention de permis. Dans certains cas où aucun permis n'est requis, des règlements fixant des limites de capture, des restrictions relatives aux engins de pêche, des restrictions géographiques et des obligations de déclaration peuvent être en vigueur, selon les espèces.

Des membres des communautés côtières et d'autres Canadiens ont fait part de leurs préoccupations concernant l'incohérence des exigences régionales en matière de pêche à des fins récréatives, sportives ou personnelles. En ce qui concerne la pêche récréative au poisson de fond du Canada atlantique, la pêche récréative à Terre-Neuve-et-Labrador est limitée aux fins de semaine, tandis que dans les Maritimes, aucune restriction de ce type n'existe. Des communautés manifestent un intérêt croissant pour que Pêches et Océans Canada (MPO) améliore ou crée des accès à la pêche récréative à des fins de subsistance. Par exemple, des communautés côtières de la région du Québec appuient l'accès récréatif au homard avec des limites de prise quotidiennes.

Le MPO surveille l'évolution des intérêts des pêcheurs et des communautés côtières dans le domaine de la pêche à des fins récréatives et personnelles, et évalue les possibilités de répondre à leurs attentes. Ce travail nécessite du temps et des capacités pour examiner attentivement de nombreux facteurs, en particulier pour les espèces déjà pêchées à des fins commerciales et dans le cadre de pêches fondées sur des droits. Ces facteurs peuvent inclure la durabilité des stocks, la disponibilité des données et les exigences en matière de déclaration, les pratiques de pêche sûres et éthiques, ainsi que les opportunités socio-économiques. L'importance culturelle ou la signification des espèces pour les peuples autochtones est également une considération fondamentale.

En ce qui concerne la pêche récréative du poisson de fond à Terre-Neuve-et-Labrador, le ministère tient des consultations jusqu’au 9 janvier 2026 afin d'étudier les différences entre l'état de santé des populations de morue de la province sur les côtes sud et ouest, par rapport à la morue du Nord, ainsi que les limites quotidiennes, les dates de pêche et d'autres mesures. Les résultats de ces consultations serviront à éclairer les décisions de l'année prochaine concernant l'accès récréatif à la pêche.

Le projet de loi d'initiative parlementaire (C-237) a été déposé à la Chambre des communes le 22 septembre 2025. Le projet de loi propose de modifier la Loi sur les pêches afin de prévoir des mesures pour la gestion des pêches au poisson de fond de l'Atlantique, y compris l'harmonisation des périodes de fermeture. S'il est adopté, les modifications élargiraient les obligations de la ministre en matière de rapports; ajouteraient une nouvelle exigence de publication pour les règlements du gouverneur en conseil et prescriraient un délai de préavis pour les ordonnances de modification et les avis concernant les périodes de fermeture ou les quotas; exigeraient la mise en place d'un système de surveillance des prises de poisson; et élargiraient les exigences en matière de tenue de registres pour les pêcheurs.

D17 – Plan de gestion de la morue du Nord 2025-2026

Question 1 : Pourquoi le quota de morues du Nord a-t-il plus que doublé lors de la deuxième année suivant la réouverture de la pêche ?

Question 2 : Pourquoi n’y a-t-il eu aucun changement apporté à la pêche récréative du poisson de fond cette saison ?

Question 3 : Pourquoi une allocation spéciale de morue du Nord a‑t‑elle été fournie au Conseil communautaire NunatuKavut en 2024 et en 2025 ?

Question 4 : Quelle est l’incidence de la prédation de la morue du Nord par les phoques et comment est-elle prise en compte dans l’évaluation du stock ?

Contexte

Après un moratoire de 32 ans, la pêche commerciale de la morue du Nord dans les divisions 2J3KL a rouvert en 2024, avec un total autorisé des captures (TAC) de 18 000 tonnes (t).

Ce TAC a été pleinement utilisé par toutes les flottes en 2024. La valeur au débarquement de cette pêche était de 37,5 millions de dollars.

Une évaluation complète du stock réalisée en mars 2025 a déterminé que l’abondance était deux fois plus élevée que le point de référence limite (PRL), comparativement à 1,2 fois en 2024. Même si la tendance de la biomasse du stock reproducteur est demeurée relativement stable depuis 2017, nous comprenons maintenant qu’au cours des dernières années, le stock était plus sain que ce que l’on croyait.

D’après les projections, l’abondance du stock devrait diminuer à court terme selon tous les scénarios évalués, qui vont d’un taux d’exploitation nul à un taux d’exploitation correspondant au double des prises de 2024, mais il est fort probable (plus de 96 pour cent) que l’abondance du stock demeurera supérieure au PRL en 2026.

En avril 2025, le ministère a convoqué le Comité consultatif sur le poisson de fond dans les divisions 2+3KLMNO pour obtenir des points de vue sur l’approche de gestion pour 2025. Divers points de vue ont été obtenus; les recommandations pour le TAC variaient entre 8 750 t et 50 000 t. Plusieurs intervenants ont proposé des modifications au régime d’allocation de 2024.

Après cette consultation, le TAC est passé de 18 000 t pour 2024-2025 à 38 000 t pour 2025‑2026. Cette approche tient compte de l’important changement dans notre compréhension de l’état du stock depuis la décision de gestion prise en 2024, ainsi que de la très forte probabilité que l’abondance du stock demeure supérieure au PRL en 2026.

Ce stock est assujetti aux dispositions relatives aux stocks de poissons de la Loi sur les pêches. Le TAC recommandé et les mesures de gestion connexes sont conformes aux obligations énoncées au paragraphe 6.1(1) de la Loi et dans les lignes directrices du MPO à l’appui.

Beaucoup d’habitants de Terre-Neuve-et-Labrador ont exprimé haut et fort leurs critiques à l’égard des mesures de gestion actuelles de la pêche récréative du poisson de fond, qui cible principalement la morue franche. La principale critique demeure que la pêche n’est ouverte principalement que les fins de semaine. Des préoccupations concernant les limites de possession par personne et par bateau ont également été soulevées. En réponse à ces critiques, le MPO a lancé un sondage sur l’opinion publique en octobre pour mettre en évidence les différences entre les trois populations de morue distinctes de la province, et pour recueillir les commentaires du public qui orienteront la décision de gestion de 2026.

Une réunion d’examen par les pairs du Secrétariat canadien des avis scientifiques (SCAS) visant à évaluer l’état du stock de morue du Nord est prévue pour mars 2026. L’avis scientifique découlant de cette réunion orientera la décision de gestion relative à la pêche récréative de 2026.

Le modèle d’évaluation de la morue du Nord a été examiné et mis à jour pour la dernière fois lors d’une réunion d’examen par les pairs tenue en octobre 2023. Dans le cadre de ce processus, toutes les données disponibles ont été examinées et les hypothèses sur les importants facteurs déterminant la dynamique des stocks ont été évaluées. Les données et les recherches sur le phoque du Groenland ont été prises en compte, mais n’ont pas été incluses dans le modèle à ce moment-là. Le processus d’examen a permis de conclure que la productivité de la morue du Nord est liée à la disponibilité du capelan. La biomasse du capelan a donc été incluse dans le modèle.

D18 – Pêche et commerce de la civelle

Question 1 : Quelles mesures d’application de la loi ont été prises dans le cadre de la pêche de la civelle cette saison ?

Question 2 : De quelle façon avez-vous collaboré avec les provinces ?

Question 3 : Certaines Premières Nations ont déclaré publiquement qu’elles ne pêcheraient pas dans le cadre de permis délivrés par Pêches et Océans Canada et qu’elles n’utiliseraient pas le nouveau système de traçabilité. Que leur répondez-vous ?

Question 4 : Pourquoi le ministère n’a-t-il pas modifié le total autorisé des captures dans cette pêche depuis 2005 ?

Question 5 : Le ministère effectue un examen de l’anguille d’Amérique dans le but de présenter un avis quant à son inscription possible au titre de la Loi sur les espèces en péril. Où en est-on avec cet examen ?

Question 6 : Que signifie pour le Canada la proposition de l’Union européenne d’inscrire toutes les espèces d’anguilles aux termes de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) ?

Contexte

Pêche, possession et exportation de civelles

La pêche de la civelle a été fermée au début de l’année 2023 et l’est restée en 2024 en raison de niveaux élevés de pêche non autorisée, ce qui a entraîné des risques pour la conservation et la sécurité. L’ouverture de la saison en 2025 prévoyait la réaffectation de 50 pour cent du total autorisé des captures dans la pêche afin d’accroître la participation des Premières Nations, de même que la mise à jour des conditions de permis de pêche et la délivrance de deux nouveaux permis (possession et exportation) assortie de l’obligation de rendre compte au moyen d’un nouveau système de surveillance et de traçabilité des civelles. La pêche non autorisée s’est poursuivie en 2025; cependant on a observé une augmentation du respect de la réglementation et une pêche plus ordonnée.

Loi sur les espèces en péril (LEP)

En 2015-2016, Pêches et Océans Canada a mené des consultations sur l’inscription éventuelle de l’anguille d’Amérique aux termes de la Loi sur les espèces en péril, et une vérification visant à confirmer ce qui avait été entendu au cours de ces consultations a été effectuée en 2024. La décision d’inscrire ou non une espèce à l’Annexe 1 de la LEP tient compte des résultats des consultations, des avis scientifiques, des répercussions socioéconomiques et des autres options de gestion.

Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES)

La Conférence des Parties à la CITES a eu lieu à la fin de novembre 2025. La proposition de l’Union européenne (UE), du Honduras et du Panama d’inclure toutes les anguilles d’eau douce non visées par la CITES, y compris l’anguille d’Amérique, à l’Annexe II de la Convention n’a pas été adoptée.

D19 – Abondance du bar rayé dans la rivière Miramichi

Question 1 : Quelles mesures le ministère a-t-il prises pour gérer et soutenir la pêche au bar rayé dans la Région du Golfe ?

Question 2 : Comment le ministère gère-t-il les prises accessoires de bar rayé ?

Contexte

Le bar rayé (Morone saxatilis) du sud du golfe du Saint-Laurent est un poisson anadrome qui fraie principalement dans la partie nord-ouest de la rivière Miramichi, au Nouveau-Brunswick.

La population de bars rayés du sud du golfe du Saint-Laurent s'est rétablie après avoir atteint des niveaux extrêmement bas dans les années 1990, ce qui a entraîné la fermeture de la pêche commerciale en 1996 et la fermeture de la pêche récréative et alimentaire, sociale et rituelle en 2000. Après plus d'une décennie de fermeture, la pêche alimentaire, sociale et rituelle et la pêche récréative ont repris en 2013.

Une mise à jour récente des indicateurs de l'état des stocks a été effectuée en 2024 sous l'égide du Secrétariat canadien de conseil scientifique. L'abondance du bar rayé continue de fluctuer, et la population se trouvait encore dans la zone de prudence du Cadre de l’approche de précaution en 2023 et 2024. Elle n'a atteint la zone saine qu'une seule fois, en 2017.

Le ministère a progressivement augmenté l'accès à la pêche au bar rayé ces dernières années. En 2024, les limites quotidiennes de prise et de possession sont passées de trois à quatre dans le cadre de la pêche récréative. La pêche commerciale communautaire, établie en 2018, a vu son allocation passer de 50 000 à 175 000 poissons pour la saison 2025. Un projet pilote visant à conserver les prises accessoires de bar rayé dans la pêche au homard a été mené en 2024 et 2025.

Les pêcheurs de gaspareau de l'est du Nouveau-Brunswick ont fait part, par l'intermédiaire de l’Union des pêcheurs des Maritimes, de leurs préoccupations concernant l'augmentation apparente des prises accessoires de bars rayés dans leurs filets. À la fin du mois de juin, un arrêté de gestion des pêches a été émis afin de conserver les prises accessoires de bars rayés de taille légale (50 à 65 cm) dans la pêche au gaspareau. Le ministère poursuit ses discussions avec le l’Union des pêcheurs des Maritimes et la Prince Edward Island Fishermen’s Association sur la gestion du bar rayé.

Des études récentes sur les interactions entre le bar rayé et le saumon de l'Atlantique dans la rivière Miramichi montrent que la prédation du bar rayé n'est pas la cause principale du déclin du saumon. Bien que le bar rayé se nourrisse de saumoneaux pendant une courte période de chevauchement au printemps, les populations de saumon sont en déclin dans toute leur aire de répartition.

D20 – Sébaste de l’unité 1 (golfe du Saint-Laurent)

Question 1 : Pourquoi seulement 5 pour cent du quota de 60 000 tonnes a-t-il été débarqué en 2024 ?

Question 2 : Pourquoi le ministère ne poursuit-il pas les consultations sur le partage des allocations ?

Contexte

Structure et état du stock de sébaste

Deux espèces de sébaste, Sebastes mentella et Sebastes fasciatus, sont gérées comme un seul stock biologique réparti en deux unités : l’unité 1 (golfe du Saint-Laurent) et l’unité 2 (chenal Laurentien). Les stocks de sébaste de l’unité 1 ont connu une croissance importante de la biomasse grâce à des événements de recrutement (jeunes poissons) exceptionnels en 2011, 2012 et 2013. Le recrutement du sébaste étant irrégulier et imprévisible, aucun nouveau recrutement significatif n’a été observé depuis. En 2025, S. mentella demeure dans la zone saine selon le cadre de l’approche de précaution, tandis que S. fasciatus est probablement dans la zone saine, mais proche de la zone de prudence, avec une certaine incertitude. L’évaluation de 2025 indique également une croissance limitée de la taille des poissons, une mortalité naturelle élevée et une baisse prévue de la population au cours de la prochaine décennie, même en l’absence de pêche. La prochaine évaluation des stocks est prévue pour 2027.

Réouverture de la pêche et participation

Après près de 30 ans de moratoire commercial (1995–2024), la réouverture de la pêche au sébaste de l’unité 1 a été annoncée le 26 janvier 2024. Une clé d'allocation modernisée a été mise en place pour favoriser l’accès des communautés autochtones et des différents secteurs de flottille. Le 31 mai 2024, un quota de 60 000 t et un plan de gestion ont été annoncés pour la saison 2024, incluant une formule temporaire de partage des allocations pour 2024 et 2025. Malgré ce quota, seulement environ 5 pour cent a été débarqué, principalement par la flottille côtière. Les intervenants ont soulevé des préoccupations liées aux coûts opérationnels élevés, à la faible valeur marchande du sébaste et aux mesures de gestion jugées trop restrictives. Ils ont demandé un assouplissement des mesures de gestion afin de soutenir le développement de la pêche.

En 2025, le quota a été maintenu à 60 000 t et les mesures de gestion ont été assouplies pour favoriser une plus grande participation. La deuxième année de pêche est actuellement en cours, avec environ 10,4 pour cent du quota de 60 000 t débarqué en date du 21 novembre 2025. La saison restera ouverte jusqu’au 31 mars 2026.

Mesures de conservation

L’unité 1 chevauche cinq stocks de poissons de fond actuellement dans la zone critique, visés par des plans de rétablissement en vertu de la Loi sur les pêches. Pour protéger ces stocks vulnérables, le ministère surveille étroitement les activités de pêche et applique des limites strictes sur les prises accessoires. En 2024, aucun seuil n’a été atteint en raison de la faible activité de pêche. En 2025, les mesures de gestion ont été assouplies pour encourager la participation, tout en maintenant une surveillance rigoureuse afin de garantir que les niveaux de prises accessoires demeurent dans les limites établies.

Partage des allocations et approche future

Des consultations étaient initialement prévues pour orienter le partage des allocations à long terme, avec une mise en œuvre envisagée en 2026. Toutefois, en raison d’une faible participation aux consultations précédentes et d’un appuie général au modèle actuel, le ministère ne prévoit pas poursuivre ces consultations pour le moment. Le modèle actuel de partage des allocations sera maintenu, avec un accès compétitif pour les communautés autochtones et les parts existantes pour les autres secteurs de flottille. L’engagement se poursuivra via le Comité consultatif sur le sébaste, et le ministère demeure ouvert à adapter son approche selon l’intérêt futur.

D21 – Maquereau de l'Atlantique et hareng de l'Atlantique

Question 1 : Quelle est la réponse de Pêches et Océans Canada aux rapports d’une forte abondance et de prédation de maquereaux ?

Question 2 : Pourquoi le ministère n’utilise-t-il pas les données acoustiques dans l’évaluation du maquereau ?

Question 3 : Quelle est la réponse de Pêches et Océans Canada à la récente évaluation des stocks américains et à la recommandation d’augmenter le quota américain ?

Si l’on est pressé sur les décisions concernant les quotas de harengs de l’Atlantique :

Contexte

Maquereau atlantique

Ce stock se trouve dans la zone critique du cadre de l’approche de précaution (AP) depuis 2011 et est soumis aux dispositions sur le stock de poissons (FSP) de la Loi sur les pêches, qui obligent les Pêches et Océans (DFO) à reconstruire le stock et à promouvoir la durabilité.

Les pêcheries commerciales et d’appâts ont été fermées en 2022 ; Cependant, la pêche à appâts a rouvert en 2024.

L’évaluation des stocks de 2025 a révélé que si la capture totale autorisée (TAC) pour le maquereau est maintenue à 500 tonnes (t) ou en dessous, il y a une forte probabilité (75 pour cent) que la biomasse du stock reproducteur — un indicateur clé de la santé de la population — soit plus importante en 2027 qu’en 2025.

Le DFO a mené une étude sur la pression de prédation sur le maquereau par divers prédateurs dans les eaux canadiennes et américaines pour l’évaluation de 2023, qui suggère une augmentation globale de la mortalité du maquereau induite par la prédation au fil du temps, avec une grande variabilité annuelle.

Le DFO a mené des enquêtes supplémentaires sur les œufs et les larves de 2021 à 2024, indiquant que l’activité de frai était faible dans l’ouest de Terre-Neuve et presque absente dans le sud de Terre-Neuve.

La pêche américaine reste ouverte avec un quota limité, reflétant une reconnaissance partagée par les deux pays de la nécessité de reconstruire.

Le Conseil américain de gestion des pêches du Mid-Atlantic envisage une augmentation significative des quotas de maquereau de l’Atlantique pour les saisons 2026–2027, suite aux projections des stocks montrant une amélioration de la biomasse. Les recommandations ont été élaborées le 24 novembre 2025 et seront finalisées le 16 décembre 2025, lorsque la dernière action sera prise pour fixer le quota.

Hareng de printemps de l’Atlantique 4T

Ce stock se trouve dans la zone critique du cadre de l’AP depuis 2001 et est soumis aux dispositions relatives aux stocks de poissons de la Loi sur les pêches, qui obligent le MPO à reconstruire le stock et à promouvoir la durabilité.

Les pêcheries commerciales et appâts pour ce stock sont fermées depuis 2022.

L’évaluation des stocks de 2024 a indiqué que même en l’absence de prélèvements de pêches, il est probable (> 84,7 pour cent de probabilité) que le stock reste dans la zone critique jusqu’en 2029. La prochaine évaluation des stocks de harengs atlantiques est prévue pour les 18 et 19 mars 2026, et le Département s’engagera avec le Comité consultatif des petits pélagiques du Golfe la semaine suivante.

Shéreng atlantique du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse / Baie de Fundy (SWNS/BoF)

Ce stock se trouve dans la zone critique du cadre de l’AP depuis 2018. Ce stock a été recommandé comme un stock de Lot 2 et nécessitera un plan de reconstruction s’il reste dans la zone critique. Le département commence les travaux sur ce plan de reconstruction, avec une date d’achèvement prévue pour fin 2027. Un processus de cadre scientifique mis à jour est également en cours, avec des plans visant à achever la revue et à fournir des conseils actualisés sur les stocks d’ici début 2027.

Le TAC annuel pour le hareng du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse/baie de Fundy a été fixé à 16 000 t pour les années 2024-2027. Cependant, le TAC pour la pêche au hareng atlantique du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse/baie de Fundy a été révisé en septembre 2025, passant de 16 000 tonnes à 20 000 tonnes pour la saison de pêche 2025. Un TAC de 20 000 t a été fixé pour la saison 2026. Cette décision a été prise après avoir pris en compte toutes les informations disponibles, y compris des données scientifiques récentes, qui montrent une augmentation de l’estimation de la biomasse du stock reproducteur.

Le ministère continuera d’échanger avec les membres de l’industrie et d’autres parties prenantes par l’intermédiaire du Comité consultatif Scotia-Fundy Hereng, la prochaine réunion du comité étant prévue pour cet hiver. Des groupes de travail distincts seront également organisés pour informer à la fois les processus scientifiques et de plan de reconstruction.

D22 – Développement de la pêche au homard au Québec

Question 1 : Quelles informations scientifiques le ministère a-t-il utilisées comme base pour émettre les nouveaux permis de pêche exploratoire?

Question 2 : Comment le MPO a-t-il attribué les permis entre les communautés autochtones et les pêcheurs individuels?

Question 3 : Comment le ministère utilisera-t-il l'information recueillie grâce à ces licences exploratoires?

Contexte

Depuis 2014, Pêches et Océans Canada (MPO) a enregistré une augmentation significative des rendements et des débarquements dans la pêche commerciale partout au Québec. En 2023, le secteur du homard au Québec était le secteur le plus lucratif des pêches du Québec, avec des revenus de 232,3 millions de dollars. En 2024, pour la troisième année consécutive, les pêcheurs des Îles-de-la-Madeleine ont battu un record avec plus de 16 millions de livres de homard débarqués sur les quais de l'archipel (un peu plus de 7,2 millions de kilogrammes).

Avant la délivrance des nouveaux permis exploratoires, les débarquements sur la péninsule de Gaspé et sur la Côte-Nord augmentaient considérablement. En 2022, les débarquements dans les zones de pêche au homard (ZPH) 19, 18 et 17 étaient respectivement 488,2 pour cent, 386,3 pour cent et 158,1 pour cent plus élevés, comparativement à la moyenne de 1997 à 2021.

Dans ce contexte, en 2024, le ministère a approuvé un plan régional pour l'acquisition de connaissances et le développement d'une pêcherie du homard au Québec, qui prévoit la délivrance de permis de pêche exploratoire en plusieurs phases.

Le processus d'élaboration du plan de pêche exploratoire, y compris les critères d'allocation, a été transparent, rigoureux et objectif. L'approche pour émettre les permis de pêche exploratoire donne la priorité aux Premières Nations. Les documents ont été partagés tout au long du processus et avant les réunions d'allocation.

L'élaboration des critères d'attribution des permis a été basée sur un processus de consultation exhaustif avec les Premières Nations et des associations représentant les pêcheurs commerciaux de la Gaspésie, des Îles-de-la-Madeleine et de la Côte-Nord du Québec.

La liste des flottilles en difficulté considérées pour les permis a été identifié en collaboration avec l'industrie. Les pêcheurs qui maintenaient un niveau d'activité malgré les défis étaient priorisés en reconnaissance de leur résilience et de leur engagement envers la pêche. Des critères de contiguïté ont été appliqués et une attention a été portée pour les pêcheurs de la relève.

Les pêcheurs qui détenaient déjà des permis de pêche au homard ou des quotas importants de crabes des neiges, ainsi que les entreprises détenues par des actionnaires qui ne sont pas tenues d'exploiter elles-mêmes leur permis, n'étaient pas admissibles.

Un total de 76 permis exploratoires a été délivré en 2025 pour la première phase du plan (incluant 4 permis exploratoires ayant été actif depuis 2023). Selon les résultats, un maximum de 30 permis supplémentaires pourrait être ajouté les années suivantes (phases II et III du plan).

Les résultats préliminaires pour 2025 sont très encourageants dans certains secteurs. Les responsables poursuivent leur analyse et feront des recommandations cet hiver pour la saison 2026.

D23 – Baleine noire de l'Atlantique Nord

Question 1 : Quel est l’état de la Stratégie sur les engins sécuritaires pour les baleines ?

Question 2 : Quel est l’impact des empêtrements sur la conformité à la Marine Mammal Protection Act (MMPA) américaine et l’accès au marché des États-Unis ?

Question 3 : Comment le ministère a-t-il collaboré avec les pêcheurs pour promouvoir l'utilisation d'engins de pêche sécuritaires pour les baleines ?

Question 4 : Les nouvelles données scientifiques sur les menaces qui pèsent sur la survie et le rétablissement des baleines noires de l'Atlantique Nord entraîneront-elles des mesures de gestion plus restrictives ?

Contexte

La baleine noire de l’Atlantique Nord (BNAN) est inscrite comme espèce en voie de disparition en vertu de la Loi sur les espèces en péril depuis 2005. Le gouvernement du Canada s’est engagé à protéger les espèces marines en péril, y compris la baleine noire de l’Atlantique Nord, en prenant des mesures fortes, fondées sur la science, pour prévenir les empêtrements dans les engins de pêche.

La dernière estimation annuelle de la population de baleines noires de l'Atlantique Nord est d'environ 384 individus en 2024, contre une estimation révisée de 376 individus en 2023. Cette légère augmentation, associée aux gains enregistrés depuis 2020, est le signe d'une stabilisation après des années de déclin. Cependant, l'espèce reste menacée, avec seulement environ 72 femelles reproductrices. Il est essentiel de poursuivre les efforts visant à réduire les collisions avec les navires et les empêtrements dans les engins de pêche afin de soutenir le rétablissement de l'espèce.

Pêches et Océans Canada (MPO) met en œuvre des mesures de gestion adaptative des pêches de calibre mondial axées sur la prévention de l’empêtrement dans les engins de pêche, notamment en harmonisant l'ouverture des pêches printanières lorsque l'on soupçonne que le nombre de baleines noires est faible dans les eaux canadiennes, en fermant les zones de pêche où et quand des baleines sont détectées, en maintenant un régime de surveillance scientifique rigoureux, en mettant en œuvre des technologies d'engins de pêche plus sécuritaires pour les baleines et en prenant des mesures contre les engins fantômes. Cette approche est mise en œuvre en collaboration avec les pêcheurs, les communautés autochtones, les scientifiques et les partenaires internationaux. Ces mesures reflètent l'engagement du Canada en vertu de la Loi sur les espèces en péril et sont essentielles pour continuer à respecter les exigences d'importation de la loi américaine sur la protection des mammifères marins, protégeant ainsi l'accès au marché des produits de la mer et la compétitivité.

Le ministère collabore avec les pêcheurs dans les pêches concernées afin d’intégrer des technologies et pratiques sécuritaires pour les baleines, adaptées aux conditions de chaque pêche. Il s'agit notamment d'initiatives pilotes visant à protéger les baleines, actuellement mises en œuvre dans certaines pêches de homard et en eaux peu profondes dans l'est du Canada.

La Stratégie sur les engins sécuritaires pour les baleines guidera la mise en œuvre d'engins de pêche innovants dans les pêches commerciales à travers le Canada afin de réduire les impacts des empêtrements de baleines, tout en soutenant des pêches modernes durables. Cette stratégie guidera les efforts visant à mettre en œuvre des innovations en matière d'engins de pêche qui préviennent les empêtrements (par exemple, les systèmes d'engins à la demande), ainsi que des modifications des engins qui atténuent les impacts des empêtrements s'ils se produisent (par exemple, des engins à faible résistance à la rupture). La publication de cette stratégie en 2025 est très attendue et repose sur une collaboration étroite avec les intervenants et les partenaires.

En 2025, deux baleines noires ont été observées dans les eaux canadiennes en train d'interagir avec des engins de pêche. La baleine noire 5132 a été observée empêtrée à nouveau en mai près des Escoumins, puis en juin près de l'Île-du-Prince-Édouard ; les tentatives visant à la relocaliser afin de la libérer ont échoué. Cette baleine avait été observée pour la première fois empêtrée en décembre 2024 dans les eaux américaines. En mai, le MPO a publié une analyse des engins de pêche concluant que ceux photographiés lors de l’empêtrement de décembre provenaient probablement de la zone de pêche au homard 38 (baie de Fundy). En août 2025, la baleine noire 4146 a été observée piégée mais nageant librement dans un barrage au large de Grand Manan, en Nouvelle-Écosse. La baleine a été libérée avec succès grâce à l'intervention du pêcheur, de Conservation et Protection et un partenaire du Programme d’intervention auprès des mammifères marins , l'équipe de sauvetage des baleines de Campobello.

D24 – Phoques de l'Atlantique

Question 1 : Quelle est l’approche de gestion des sceaux du ministère ?

Question 2 : Comment le gouvernement soutient-il l’industrie du phoque ?

Question 3 : Quel est l’impact de la prédation des phoques sur la morue du Nord et d’autres stocks de poissons ?

Si on insiste sur les impacts spécifiques à chaque espèce

Contexte

Pêches et Océans Canada (MPO) gère les récoltes commerciales pour les phoques gris, à capuchon et des phoques du Groenland dans la région de l’Atlantique. Il n’existe actuellement aucune pêche pour phoques ou otaries dans la région du Pacifique ; cependant, il y a une récolte alimentaire, sociale et cérémonielle.

La récolte du phoque du Grolandt a principalement lieu de fin mars à mai sur le « Front » au large du nord de Terre-Neuve, et dans une moindre mesure dans le golfe du Saint-Laurent. Les phoques à capuchon sont capturés durant cette période à Terre-Neuve-et-Labrador mais ne constituent pas une cible principale. Les phoques gris sont principalement récoltés autour des îles Madeleine de fin janvier à début février.

Pour minimiser la visibilité publique de la récolte et compte tenu des faibles niveaux actuels, le Département n’a pas fixé de prises totales autorisées pour les phoques de l’Atlantique depuis 2016, préférant surveiller les prises selon les avis scientifiques.

La gestion est informée par la science et le MPO dispose de scientifiques spécialisés en phoques qui réalisent des enquêtes et des évaluations pour déterminer l’abondance des phoques, les tendances des populations et la répartition.

Les récoltes récentes restent bien en dessous des niveaux durables, en partie à cause de l’accès au marché et des mauvaises conditions de glace qui limitent l’accès aux phoques. En 2025, seulement sept pour cent (17 569) de la récolte durable de phoques du Groenland et deux pour cent (1 233) de la récolte de phoques cendres ont été prélevés.

L’accès au marché des produits de phoque est restreint depuis 1972 par la Loi américaine sur la protection des mammifères marins et encore limité par l’interdiction de l’Union européenne (UE) en 2009, malgré des exemptions pour l’usage autochtone et personnel.

En août 2024, le Canada a soumis une lettre ministérielle conjointe à l’UE appelant à l’abrogation du Règlement sur le commerce des produits du phoque. Un résumé de la consultation a été publié en octobre, avec un rapport final attendu d’ici la fin de 2025. Le MPO et Affaires mondiales Canada suivent de près les développements.

Les chasseurs de phoques reçoivent des financements du Fonds canadien pour les opportunités liées à la pêche et aux fruits de mer et à travers deux projets avec l’industrie du phoque, totalisant 4,5 millions de dollars, dans le but de renforcer le secteur et les conditions de marché des produits du phoque canadiens sur les marchés nationaux et internationaux.

Les partisans de l’industrie de la chasse au phoque sont éligibles au financement de projets dans le cadre du Fonds pour les pêches de l’Atlantique et du Fonds pour les pêches du Québec. Au total, ces fonds ont investi 1,3 million de dollars dans huit projets avec l’industrie du scellement au Canada atlantique et au Québec, liés au développement de produits, à la mise à niveau des équipements de transformation et au renforcement des capacités professionnelles.

D25 – Stratégie de conservation du saumon atlantique sauvage

Question 1 : Comment le ministère fait-il progresser la mise en œuvre de la Stratégie pour le saumon de l’Atlantique ?

Question 2 : Que prévoit faire la Stratégie afin de réduire le déclin alarmant des populations de saumon atlantique dans le fleuve Miramichi, ainsi que d’autres cours d’eau importants pour cette espèce ?

Contexte

Face au déclin continu des populations de saumon atlantique au Canada, le ministère a élaboré une stratégie de conservation pour cette espèce. Cette stratégie contribue au respect de l’engagement pris par le gouvernement en 2021 de « travailler en étroite collaboration afin de réaliser de nouveaux investissements et d’élaborer une stratégie de conservation pour restaurer et reconstruire les populations de saumons atlantique sauvages et leur habitat ».

La Stratégie a été publiée en mars 2025. Elle a été élaborée en étroite collaboration avec les peuples autochtones, les gouvernements provinciaux et les intervenants. Elle a pour but de fournir des conseils sur tous les aspects liés aux activités liées à la restauration, à la science, aux politiques et à la gestion du saumon atlantique.

Parallèlement à sa publication en mars 2025, le gouvernement a annoncé un investissement de 1 million de dollars pour répondre aux priorités immédiates de la Stratégie. Le MPO a utilisé une approche d’appel de propositions ciblé pour veiller à ce que les priorités immédiates puissent être traitées au cours de l’exercice 2025-2026. Les candidats sélectionnés ont été choisis pour leur capacité à entreprendre des projets qui bénéficient à l’ensemble de l’aire de répartition de l’espèce, ainsi que pour leur capacité à répondre aux priorités immédiates qui soutiendront les initiatives futures et la mise en œuvre à long terme de la Stratégie.

D26 – Saumon du Pacifique

Question 1 : Quels résultats ont été obtenus dans le cadre de l’Initiative de la Stratégie relative au saumon du Pacifique ?

Question 2 : Quelle est la situation actuelle des saumons du Yukon et de leur interception en Alaska ?

Question 3 : Comment les stocks de saumons chinooks sont-ils gérés et évalués ?

Question 4 : Quelle est la situation du saumon rouge du fleuve Fraser? Pourquoi les prévisions changent-elles ?

Question 5 : Pouvez-vous faire le point sur le Traité sur le saumon du Pacifique conclu entre les États-Unis et le Canada ?

Contexte

L’Initiative de la Stratégie relative au saumon du Pacifique (ISSP), qui a été annoncée dans le budget de 2021, vise à enrayer le déclin marqué et continu des principaux stocks de saumons du Pacifique présents dans les eaux côtières de l’Ouest du Canada et à ramener ces stocks à un niveau durable pour les écosystèmes et les générations futures. Le gouvernement a investi plus de 686 millions de dollars sur cinq ans pour la mise en œuvre de l’initiative.

L’ISSP vise à obtenir trois résultats clés : 1) le rétablissement des populations de saumons du Pacifique vulnérables et la restauration de leur habitat; 2) l’appui aux occasions de pêche durable et la réduction des effets de la pêche sur les stocks vulnérables; 3) le renforcement des capacités et la collaboration continue avec les partenaires visant à obtenir de meilleurs résultats pour le saumon du Pacifique.

Jusqu’à maintenant, l’ISSP a obtenu les résultats suivants :

Des efforts ciblés sont également déployés au Yukon, notamment la réalisation d’investissements dans la transition de la pêche du saumon par les Premières Nations, la réalisation d’activités d’intendance et de surveillance, ainsi que la planification intégrée du rétablissement des stocks.

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada a évalué que 43 populations de saumons du Pacifique étaient en péril (en voie de disparition, menacées ou préoccupantes). Il est envisagé d’inscrire ces populations sur la liste de la Loi sur les espèces en péril.

D27 – Aquaculture : Programme de croissance au Canada atlantique

Question 1 : Quel est l’impact du Plan de transition de l’aquaculture du saumon en Colombie-Britannique sur le développement de l’aquaculture au Canada atlantique ?

Contexte

La gestion de l’aquaculture au Canada est une responsabilité partagée entre le gouvernement fédéral et les provinces. À l’exception de l’Île-du-Prince-Édouard, les provinces de l’Est sont les principaux organismes de règlementation, responsables des opérations quotidiennes et de la surveillance des activités aquacoles. Plusieurs provinces de l’Est ont mis en place des stratégies pour développer le secteur.

Les provinces de l’Atlantique demandent au gouvernement fédéral de réaffirmer publiquement la compétence provinciale en matière d’aquaculture au Canada atlantique et d’envoyer un message clair et cohérent en faveur du développement durable du secteur. Elles ont réitéré leurs préoccupations quant au fait que les décisions fédérales prises pour la Colombie-Britannique ont nui à la confiance des investisseurs dans l’Est du Canada, ont créé des messages contradictoires pour les Canadiens et ont mis en évidence le besoin d’un champion fédéral pour promouvoir l’aquaculture tant au niveau national qu’international.

Le Québec a indiqué qu’en raison du déclin des stocks de poissons sauvages, la province a besoin d’un soutien financier spécifique du gouvernement fédéral pour développer l’aquaculture.

D28 – Aquaculture : Plan de transition de l’aquaculture en parcs en filet ouverts en Colombie-Britannique

Question 1 : Quel travail a été effectué jusqu’à présent ?

Contexte

Le 19 juin 2024, la ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne de l’époque, accompagnée de Taleeb Noormohamed, député de Vancouver Granville, a annoncé la politique du gouvernement du Canada visant à interdire la salmoniculture en parcs en filet ouverts dans les eaux côtières de la Colombie-Britannique, d’ici le 30 juin 2029.

Les permis ont été renouvelés pour cinq ans, à compter du 1er juillet 2024. Ces permis renouvelés sont assortis de conditions plus strictes, notamment l’amélioration de la gestion du pou du poisson dans les fermes d’élevage, des exigences rigoureuses en matière de rapports pour l’industrie et une surveillance supplémentaire des interactions avec les mammifères marins.

L’ébauche du plan de transition de la salmoniculture en Colombie-Britannique a été publiée en septembre 2024.

Pêches et Océans Canada travaille de concert avec Innovation, Sciences et Développement économique Canada et d’autres ministères dans le cadre d’un groupe de travail interministériel et s’entretient directement avec les collectivités des Premières Nations pour examiner leurs situations, besoins, possibilités et défis particuliers, ainsi qu’avec d’autres collectivités et intervenants.

D29 – Sciences de l'aquaculture

Question 1 : Quel avis scientifique a été rendu au sujet des répercussions que les poissons d’élevage échappés ont sur les saumons atlantiques sauvages sur la côte est du Canada ?

Question 2 : Quels sont les travaux entrepris sur le pou du poisson ?

Question 3 : Quels sont les travaux entrepris sur les répercussions de l’aquaculture?

Contexte

Pêches et Océans Canada (MPO) génère des résultats de recherche, fournit des avis scientifiques et assure un suivi environnemental sur lesquels il fonde ses décisions en matière de réglementation, de politiques et de gestion.

La recherche en aquaculture vise à éclairer les décisions sur les interactions entre l’aquaculture et l’écosystème et leurs répercussions, telles que les effets des espèces indésirables et des agents pathogènes ainsi que les mesures de traitement et de gestion possibles pour assurer la santé des poissons; les interactions entre les poissons d’élevage et les poissons sauvages; le rejet de matières organiques et de médicaments par les fermes d’élevage; et les effets potentiels sur l’habitat.

De nouvelles découvertes scientifiques sont générées par des projets de recherche que des scientifiques du ministère entreprennent dans le cadre de projets financés à l’interne et de collaborations avec des organisations externes et universitaires

Les avis scientifiques sont fournis par le Secrétariat canadien des avis scientifiques (SCAS) du MPO. Un processus d’examen par les pairs complet comprend un examen mené par des experts de la recherche en aquaculture. Les avis scientifiques découlent d’un consensus, et les synthèses des recherches et les avis qui en résultent sont publiés sur le site Web du SCAS.

D30 – Modernisation des pêches commerciales de la côte Ouest

Question 1 : Quelles ressources en personnel ont été affectées à la modernisation des pêches commerciales de la côte Ouest ?

Question 2 : Quels progrès ont été réalisés depuis les rapports « Investissements étrangers et concentration des entreprises en matière de permis et de quotas de pêche » de 2023 et « Les pêches sur la côte Ouest : partager les risques et les retombées » de 2020 du FOPO ?

Si on insiste sur la propriété étrangère (pour les deux côtes)

Contexte

Une réponse du gouvernement au rapport de 2023 du Comité permanent des pêches et des océans (FOPO) intitulé « Investissements étrangers et concentration des entreprises en matière de permis et de quotas de pêche » a été publiée le 11 avril 2024. Parmi les 19 recommandations du rapport, il y avait un appel à limiter la propriété étrangère dans les pêches où il n’y en a pas actuellement. Dans le cadre de la réponse du gouvernement le ministère s’est engagé à consulter les intervenants par l’intermédiaire de l’initiative de modernisation des pêches commerciales de la côte Ouest et ses homologues provinciaux au sein des tribunes fédérales-provinciales existantes pour discuter des préoccupations liées à la propriété étrangère dans la chaîne d’approvisionnement des pêches en respectant les compétences respectives de chaque gouvernement.

L’élaboration d’une voie à suivre est bien avancée pour les sujets qui ont reçu un appui général (p. ex. inclusivité au sein des conseils consultatifs, davantage de données socioéconomiques pour appuyer la prise de décisions, transparence des permis et des quotas détenus).

E – Ecosystem Protection and Science

E31 – Espèces aquatiques envahissantes

Question 1 : Que fait le ministère pour arrêter l’introduction d’espèces aquatiques envahissantes aux frontières internationales ?

Question 2 : Que fait le ministère pour lutter contre le crabe vert envahissant sur les côtes canadiennes ?

Question 3 : Que fait le ministère pour lutter contre la lamproie marine envahissante dans les Grands Lacs du Canada ?

Question 4 : Que fait le ministère pour gérer les espèces aquatiques envahissantes en Colombie-Britannique ?

Contexte

L’Énoncé économique de l’automne de 2022 a prévu un financement de 36,6 millions de dollars sur cinq ans pour lutter contre les espèces aquatiques envahissantes au Canada. Ce montant comprenait une contribution de 8,75 millions de dollars pour lancer le Fonds de prévention des espèces aquatiques envahissantes afin de créer de nouveaux partenariats et faciliter les mesures préventives sur le terrain.

Le budget de 2022 prévoyait un montant supplémentaire de 45 millions de dollars sur cinq ans et un montant permanent de 9 millions de dollars pour permettre au ministère et à la Commission des pêcheries des Grands Lacs d’accroître les efforts de lutte contre la lamproie marine, de faciliter encore plus la gestion concertée des pêches et de fournir un soutien additionnel pour la recherche sur les Grands Lacs.

Frontières internationales

À la suite du rapport de 2019 du commissaire à l’environnement et au développement durable, Pêches et Océans Canada (MPO) a travaillé en étroite collaboration avec l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) afin d’élaborer de nouveaux protocoles et outils ainsi que de nouvelles procédures pour faire appliquer le Règlement sur les espèces aquatiques envahissantes aux frontières internationales.

Depuis 2022, le MPO collabore avec l’ASFC et la province du Manitoba pour gérer une station d’inspection et de décontamination des embarcations au point d’entrée d’Emerson, au Manitoba. Des inspections éclairs sont également menées à la frontière entre le Manitoba et l’Ontario lors de fins de semaine stratégiques. Le ministère soutient également les activités d’inspection du programme de lutte contre les moules envahissantes de la Colombie-Britannique.

Crabe vert

Le crabe vert est une espèce aquatique envahissante qui consomme des espèces indigènes telles que les mollusques, les crustacés, les crabes et les homards, ou leur font concurrence, et qui perturbe les habitats estuariens comme les zostères et les marais salés.

En 2010, la pêche commerciale du crabe vert a été pratiquée dans la région des Maritimes afin de permettre l’utilisation de cette espèce comme appât pour le homard. La décision de soutenir l’utilisation des espèces aquatiques envahissantes n’a pas pour but de créer une pêche durable. Le ministère prépare des cas d’essai régionaux pour l’utilisation du crabe vert, qui serviront à élaborer un cadre national cohérent pour l’utilisation des espèces aquatiques envahissantes.

En 2024, le Conseil canadien des ministres des pêches et de l’aquaculture n’appuyait pas l’élaboration d’une série de principes directeurs nationaux sur l’utilisation des espèces aquatiques envahissantes. Le MPO collaborera donc avec les provinces et les territoires de manière bilatérale en cas d’intérêt commun.

E32 – Objectifs de conservation du milieu marin du Canada et rapports du commissaire à l’environnement et au développement durables

Question 1 : Comment le ministère répond-il aux préoccupations de l’industrie de la pêche concernant le déplacement des moyens de subsistance ?

Question 2 : En quoi consiste le processus d’établissement de zones de protection marine ?

Question 3 : Comment le ministère répond-il aux recommandations des deux audits réalisés par le commissaire à l’environnement et au développement durable ?

Question 4 : Les objectifs de conservation du Canada sont-ils atteignables? Quels sont les obstacles qui ont entravé les progrès réalisés pour conserver 25 pour cent des aires marines et côtières du Canada d’ici décembre 2025, et quelles sont les mesures prises pour conserver 30 pour cent de ces aires d’ici 2030 ?

Question 5 : Que fait le ministère pour répondre aux préoccupations de l’industrie de la pêche concernant l’aire marine nationale de conservation des fjords de la côte sud?

Contexte

Le ministère travaille en collaboration avec Parcs Canada, Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) et d’autres ministères fédéraux pour atteindre l’objectif de conservation marine qui consiste à conserver 30 pour cent des zones marines et côtières d’ici 2030. Le Canada a réalisé des progrès considérables, passant de moins de 1 pour cent des zones marines et côtières conservées en 2015 à 15,55 pourcent aujourd’hui, soit une superficie supérieure à celle de la France et du Royaume-Uni réunis.

L’approche reste guidée par trois principes fondamentaux : la prise de décision fondée sur des données scientifiques, la transparence qui offre des possibilités véritables de contribution depuis la désignation du site jusqu’à son établissement, et le soutien à la réconciliation avec les peuples autochtones du Canada.

Pêches et Océans Canada a établi 14 zones de protection marine (ZPM) en vertu de la Loi sur les océans et reconnu 61 refuges marins en vertu de la Loi sur les pêches.

Ces dernières années, plusieurs nouvelles aires protégées et de conservation ont été créées :

De nouveaux partenariats ont été formés avec les peuples autochtones, et des possibilités novatrices de financement ont été exploitées pour soutenir les initiatives de conservation et de bien-être communautaire dirigées par les Autochtones. Par exemple, en février 2025, le gouvernement du Canada, la Qikiqtani Inuit Association, le Pew Charitable Trusts et l’Aajuraq Conservation Fund Society ont annoncé la signature de l’accord de financement de projet pour la permanence SINAA. En juin 2024, le Canada, la Colombie-Britannique et 17 Premières Nations ont annoncé la signature de l’accord de financement de projets pour la permanence du projet de la mer Great Bear. Les plans de conservation liés à ces accords proposent de nouvelles aires protégées et de conservation qui pourraient contribuer à hauteur de 3,68 pour cent et de 0,3 pour cent, respectivement, à l’objectif de conservation marine.

Le Canada est reconnu dans le monde entier pour son excellence dans l’établissement d’aires protégées et dans la gestion de ces aires de manière à ce qu’elles atteignent efficacement leurs objectifs de conservation. Par exemple, le Canada met en œuvre la Norme de protection des aires marines protégées (AMP), qui fournit une protection de base dans la plupart des nouvelles AMP fédérales. Plus précisément, cette norme vise à interdire l’exploration, l’exploitation et la production de pétrole et de gaz, l’exploration et l’exploitation minières, le rejet en mer de déchets et d’autres matières, le déversement de remblais, le déversement de remblais, le rejet de médicaments et de pesticides nocifs, ainsi que l’utilisation d’engins de chalutage par le fond.

Questions soulevées par les intervenants de l’industrie

Le secteur de la pêche est préoccupé par les effets socioéconomiques cumulés des initiatives de conservation. Les acteurs du secteur se sont particulièrement opposés au projet d’aire marine nationale de conservation des fjords de la côte sud de Terre-Neuve-et-Labrador, proposée par Parcs Canada, ainsi qu’aux sites proposés dans la biorégion du plateau Nord de la Colombie-Britannique. Le ministère consulte largement ses partenaires et intervenants, incluant le secteur maritime, tout au long du processus d’établissement de site, afin d’atténuer les répercussions socioéconomiques dans la mesure du possible.

Audits du commissaire à l’environnement et au développement durable

Le 6 novembre 2025, le commissaire à l’environnement et au développement durable (CEDD) a déposé à la Chambre des communes les rapports d’audits de rendement de l’automne 2025, y compris deux audits qui concernent le MPO.

Le rapport sur l’établissement d’aires marines protégées et de conservation fait état des progrès accomplis en matière de conservation marine, mais souligne que le Canada n’est pas sur la bonne voie pour atteindre son objectif de conservation de 25 pour cent des zones marines et côtières d’ici 2025. Il demande une mise à jour du cadre de collaboration fédéral, des directives claires sur la manière d’appliquer la norme sur la protection des AMP et un meilleur accès aux données publiques sur les zones protégées et de conservation.

Le rapport sur les aires protégées gérées en collaboration entre le gouvernement fédéral et les Autochtones (gestion menée par Parcs Canada) reconnaît l’étroite collaboration entre Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans, Environnement et Changement climatique Canada et les partenaires autochtones pour faire progresser la réconciliation au moyen de la cogestion des aires protégées. Il souligne toutefois les risques qui pèsent sur ces progrès en l’absence d’un financement durable et invite le MPO à renforcer la consultation des Autochtones, notamment en ce qui concerne la résolution des problèmes et le recrutement pour les postes clés du MPO au sein des conseils de gestion coopérative.

E33 – Autorisations en vertu de la Loi sur les pêches et soutien à la Loi sur Chantiers Canada et aux projets d’intérêt national

Question 1 : Comment est-ce Pêches et Océans Canada collaborera-t-il avec le nouveau Bureau des grands projets ?

Question 2 : Comment le ministère va-t-il s'y prendre pour faire avancer l'examen des autres projets qui ne sont pas jugés d'intérêt national ?

Question 3 : Qu'est-ce qui explique les délais plus longs pour l'autorisation de certains projets par le ministère ?

Question 4 : Quelles mesures le ministère prend-il pour améliorer l'efficacité réglementaire ?

Contexte

En vertu de la Loi sur les pêches et de la Loi sur les espèces en péril, le ministère fournit des avis et réglemente les travaux, les entreprises et les activités menés à proximité des eaux (douces et marines) qui pourraient avoir un impact sur les poissons et leur habitat. Le ministère reçoit plus de 5 000 demandes par an et délivre environ 200 autorisations en vertu de la Loi sur les pêches dans tous les secteurs industriels du Canada.

Pêches et Océans Canada (MPO) est un ministère expert fédéral important qui fournit des avis sur les poissons et leur habitat dans le cadre des évaluations d'impact fédérales menées par l'Agence d'évaluation d'impact du Canada.

Depuis plusieurs années, le ministère élabore de nouveaux outils visant à rendre le processus réglementaire plus prévisible et transparent, tout en renforçant la conservation et la protection des poissons et de leur habitat.

Les progrès réalisés comprennent l’élaboration de nouveaux documents guides améliorés aux promoteurs, tels que de nouveaux codes de pratique et standards, qui fournissent des conseils sur la manière d'éviter ou d'atténuer les impacts sur les poissons et leur habitat afin qu'ils n'aient pas à demander au ministère d'examiner leur projet.

La Loi visant à bâtir le Canada a été adoptée en juin 2025, et un nouveau Bureau des grands projets a été créé et annoncé en août 2025. Grâce à cette loi, le gouvernement fera réaliser des projets d'intérêt national en se concentrant sur un petit nombre de projets réalisables et en réorientant les examens fédéraux, qui ne porteront plus sur la question de savoir « s'il faut » réaliser ces projets, mais plutôt « comment » les réaliser. Le ministère collabore avec le Bureau du Conseil privé et d'autres ministères et organismes fédéraux afin de soutenir la mise en œuvre de la Loi.

Pour les projets d'intérêt national, le Bureau des grands projets sera chargé d'établir un ensemble uniforme de conditions pour les promoteurs. Ces conditions seront fondées sur les avis des ministères règlementaires, y compris le MPO.

Le 5 septembre 2025, le MPO a publié son rapport d'étape sur l'examen du fardeau administratif, en réponse à l'appel lancé par le gouvernement à tous les ministres afin qu'ils examinent les règlements relevant de leur portefeuille et proposent des mesures visant à éliminer le fardeau administratif, notamment en supprimant les règlements obsolètes, en réduisant les duplications avec les règles provinciales et en facilitant l'accès aux services et leur prestation. Dans ce rapport, le MPO s'est engagé à prendre des mesures pour :

Ces mesures permettront de fournir des conseils opportuns sur les projets, de mettre en œuvre des approches fondées sur les risques et d'améliorer le niveau de service offert aux promoteurs grâce à des modifications apportées aux politiques, aux directives et à la réglementation.

E34 – Engins fantôme

Contexte

Le terme « engin fantôme » désigne tout engin de pêche abandonné, perdu ou rejeté (EPAPR) (p. ex., les filets, les lignes, de la corde, les pièges, les casiers et les bouées). Cette pollution marine constitue l'un des types de débris les plus nocifs présents dans nos océans; elle peut être mortelle pour les poissons, les mammifères marins et d'autres formes de vie marine, présente un risque pour la navigation et se décompose en d'autres formes de pollution comme les microplastiques.

Le gouvernement du Canada, en collaboration avec des partenaires et des intervenants, a réalisé d'importants progrès dans la lutte contre la perte d'engins de pêche, connus sous le nom d'engins fantômes, au Canada et à l'étranger grâce au Programme d'engins fantômes.

Le Canada a été à l'avant-garde de la résolution de ce problème en s’inscrivant à la Global Ghost Gear Initiative en 2018, en établissant un programme d'engins fantômes en 2019, en rendant obligatoire la déclaration des engins perdus en 2020, en créant en ligne un système de déclaration des engins de pêche pour faciliter le respect des exigences en matière de déclaration, et en partageant les données de déclaration des engins perdus avec le portail de données de la Global Ghost Gear Initiative en 2022 et de nouveau en 2025.

Dans le cadre du programme, des périodes de financement spécifiques ont été créées dans le cadre du Fond pour les engins fantômes pour soutenir des projets axés sur la récupération des engins fantômes, l'élimination responsable, les progrès technologiques et le leadership international (2020-2025).

Depuis 2020, le Fonds pour les engins fantômes a versé un total de 58,4 millions de dollars à 144 projets. Depuis le lancement des travaux en 2020, le ministère a soutenu la récupération de plus de 41 300 unités, représentant plus de 2 481 tonnes d'engins, ainsi que plus de 940 km de cordage dans nos eaux. Plus de 3 503 sorties dédiées à la récupération d’engins ont été effectuées grâce au programme.

Pêches et Océans Canada travaille à la composition d'un plan d'action canadien sur les engins fantômes afin de prévenir la perte d'engins de pêche à l'avenir. Nous continuerons d'appuyer nos partenaires dans leurs efforts pour garder nos eaux exemptes de débris d'engins de pêche.

E35 – Processus scientifiques

Question 1 : Comment les sciences halieutiques sont-elles intégrées dans les décisions liées à la gestion des pêches?

Question 2 : Que fait le ministère pour garantir l’impartialité et la transparence de sa démarche scientifique?

Question 3 : Que fait le ministère pour répondre aux préoccupations relatives à la sécurité de la recherche?

Contexte

Le Secteur des sciences de Pêches et Océans Canada (MPO) fournit des renseignements, des analyses et des conseils dans des domaines clés à l’appui de la prise de décisions, y compris la pêche durable, la protection et le rétablissement des espèces, les effets de l’aquaculture sur les écosystèmes, les évaluations environnementales et les évaluations des risques, la gestion des océans et les interventions d’urgence.

Les scientifiques du ministère mènent des recherches axées sur le mandat de l’organisation afin d’éclairer les décisions de gestion.

Les programmes de surveillance ministériels fournissent des données à long terme qui aident à comprendre les changements liés à l’eau et à y réagir.

Le Secrétariat canadien des avis scientifiques (SCAS) offre un processus cohérent et systématique pour la formulation d’avis scientifiques évalués par les pairs à l’intention du MPO. Le SCAS veille à ce que le processus scientifique soit inclusif et transparent et peut faire appel à des experts du MPO, d’autres organisations (p. ex. organisations non gouvernementales environnementales), des intervenants (industrie de la pêche, industrie du transport maritime, industrie pétrolière et gazière, etc.), des groupes autochtones et des universitaires. Ces experts sont assujettis aux politiques du MPO, notamment en ce qui concerne la gestion des conflits d’intérêts.

Dans le cadre des processus du SCAS, les experts examinent l’ensemble des travaux scientifiques pertinents et passent en revue les données et analyses existantes afin de produire des avis scientifiques fondés sur des données probantes en vue d’éclairer la prise de décisions pertinentes pour le mandat du MPO.

Afin d’élargir l’éventail d’experts auquel il peut faire appel pour ses processus d’examen par les pairs, le ministère a mis sur pied un comité de sélection des experts externes. Le comité aide à trouver des experts externes pour élargir le réseau existant du ministère et offre une expertise à l’appui des avis scientifiques évalués par les pairs.

Les experts externes complètent les capacités scientifiques internes en diversifiant les points de vue et l’expertise, ce qui renforce la rigueur des avis examinés par les pairs. Comme le veut la pratique courante au sein des organisations scientifiques internationales, le MPO peut rembourser les frais de déplacement des experts n’appartenant pas au gouvernement du Canada qui assistent en personne aux réunions du SCAS.

En tant que ministère à vocation scientifique, l’intégrité scientifique est essentielle au travail du MPO et de ses employés. Cette intégrité est indispensable au processus décisionnel, depuis la planification et l’exécution de la recherche jusqu’à la formulation d’avis et leur mise en application dans le cadre des processus décisionnels ministériels.

La Politique sur l’intégrité scientifique du ministère souligne l’importance de mener des activités scientifiques de haute qualité, exemptes de toute ingérence politique et commerciale et libres de l’influence des clients, ainsi que l’importance que revêtent de telles activités dans les processus décisionnels du ministère.

E36 – Maladies des huîtres

Question 1 : Quelles sont les mesures prises pour limiter la propagation des maladies MSX et Dermo?

Question 2 : Que fait le ministère pour appuyer la recherche sur la maladie MSX?

Question 3 : Quelles sont les ressources à la disposition des pêcheurs touchés par la maladie MSX?

Contexte

Le Programme national sur la santé des animaux aquatiques du Canada, mis en œuvre conjointement par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) et Pêches et Océans Canada (MPO), est chargé de prévenir l’introduction et/ou la propagation de maladies importantes chez les poissons à nageoires, les mollusques et les crustacés.

L’ACIA est l’agence responsable qui est dotée d’une autorité législative en vertu de la Loi sur la santé des animaux fédérale. Elle est chargée d’appliquer les règlements régissant l’importation et l’exportation, la gestion des maladies et les activités de surveillance. Le MPO fournit, à la demande de l’ACIA, des services de tests de diagnostic, un soutien à la recherche et des avis scientifiques.

Depuis la confirmation du premier cas de maladie de la sphère X multinucléée (MSX) en juillet 2024 et la première détection de la maladie Dermo en novembre 2024 au Canada, le MPO a effectué plus de 17 000 tests diagnostiques sur des huîtres. Ces efforts ont appuyé les stratégies de prise de décision et de confinement de l’ACIA, et la réaction globale à l’éclosion a reflété un effort fédéral important marqué par une mobilisation efficace, une capacité de dépistage solide et un état de préparation amélioré pour les futures urgences sanitaires liées à la santé des animaux aquatiques.

Bien que les maladies MSX et Dermo ne posent aucun risque pour la santé humaine ou la sécurité alimentaire, il s’agit de maladies graves pour l’huître américaine.

Le 2 septembre 2025, l’ACIA a déclaré que les maladies MSX et Dermo étaient présentes ou très susceptibles de l’être dans les eaux de l’est du Canada (c’est-à-dire celles du Nouveau-Brunswick, de Terre-Neuve-et-Labrador, de la Nouvelle-Écosse, de l’Île-du-Prince-Édouard et du Québec). Par conséquent, les déplacements d’huîtres destinées à la consommation humaine qui ne sont pas encore prêtes pour la vente en commerce seront gérés conformément au Programme de contrôle des déplacements en territoire canadien de l’ACIA.

Sur la côte est du Canada, le MPO régit les déplacements d’huîtres au moyen de permis d’introduction et de transfert émis dans le cadre du Programme des introductions et des transferts, conformément au Règlement de pêche (dispositions générales). Les permis autorisent le rejet ou le transfert délibéré d’organismes aquatiques vivants dans des eaux où vivent des poissons ou dans des installations d’élevage de poissons lorsque le transfert proposé présente des risques faibles sur les plans écologiques, sanitaires génétiques.

Les risques associés à tous les déplacements, notamment les déplacements de mollusques et de crustacés destinés à l’aquaculture, sont évalués par des comités fédéraux-provinciaux/territoriaux d’introduction et de transfert auxquels participent des représentants du MPO et des gouvernements provinciaux ou territoriaux concernés.

En novembre 2025, le premier ministre a rencontré l’honorable Rob Lantz, premier ministre de l’Île-du-Prince-Édouard, pour discuter des répercussions des maladies MSX et Dermo sur l’industrie ostréicole. Le premier ministre a demandé que le gouvernement fédéral s’associe au gouvernement provincial dans le cadre d’un programme de stabilisation pour soutenir l’industrie ostréicole.

Maladie MSX

C’est le parasite Haplosporidium nelsoni qui cause la maladie MSX chez l’huître. Il s’agit d’une maladie grave qui peut causer une mortalité importante chez l’huître américaine (Crassostrea virginica) d’élevage et sauvage.

Au Canada, la maladie a été détectée pour la première fois dans le lac Bras d’Or, en Nouvelle-Écosse, en 2001, et plus récemment dans les eaux de l’Île-du-Prince-Édouard en juillet 2024. Depuis, elle a été trouvée au Québec et dans la plupart des provinces de l’Atlantique, à l’exception de Terre-Neuve-et-Labrador.

Maladie Dermo

C’est le parasite Perkinsus marinus qui cause la maladie Dermo (aussi appelée perkinsose) chez l’huître. Il s’agit d’une maladie grave qui peut causer une mortalité importante chez l’huître américaine (Crassostrea virginica) d’élevage et sauvage.

À la suite des tests effectués au laboratoire pour la santé des animaux aquatiques du MPO situé à Moncton, l’ACIA a confirmé la détection de la maladie Dermo au Nouveau-Brunswick en novembre 2024. Depuis, elle a été détectée à l’Île-du-Prince-Édouard, en Nouvelle-Écosse, au Québec et sur l’île de Terre-Neuve. Aucune mortalité anormale n’a été observée à ces endroits.

Il s’agissait des premières détections au Canada. Par conséquent, l’ACIA a informé l’Organisation mondiale de la santé animale de l’éclosion.

Projets financés par le Fonds des pêches de l’Atlantique (FPA)

Le FPA a directement soutenu des projets ciblant les maladies MSX et Dermo, en plus de 17 projets réalisés dans le cadre d’initiatives de tiers, notamment :

E37 – Commission des pêcheries des Grands Lacs et programme de lutte contre la lamproie marine

Question 1 : Le décret donne l’impression qu’il s’agit d’un transfert complet à Affaires mondiales. Pourquoi Pêches et Océans a-t-il reçu des fonds ?

Question 2 : Comment peut-on s’assurer que Pêches et

Océans n’utilise pas les fonds destinés à la lutte contre la lamproie marine à d’autres fins ?

Question 3 : Pourquoi le programme de lutte contre la lamproie marine et tous les fonds ne peuvent-ils pas être transférés à Affaires mondiales ?

Contexte

La Commission des pêcheries des Grands Lacs a été créée dans le cadre de la Convention sur les pêcheries des Grands Lacs instaurée en 1954 entre les États-Unis et le Canada dans le but de protéger la pêche dans les Grands Lacs et d’en assurer la durabilité, notamment en luttant contre la lamproie marine envahissante, en effectuant de la recherche scientifique et en facilitant la gestion collaborative des pêches entre les organismes de gestion fédéraux, provinciaux, autochtones et des États au moyen du Plan stratégique conjoint pour la gestion des pêches des Grands Lacs (1992).

La Commission des pêcheries des Grands Lacs est formée de huit commissaires, dont quatre sont nommés par les États-Unis et quatre par le Canada. Elle reçoit un soutien financier des deux pays à titre de parties contractantes. La Commission nomme un secrétaire exécutif et le secrétaire exécutif nomme le personnel (Secrétariat). Le secrétaire exécutif appuie les Parties dans les travaux courants de la Commission. Les commissaires fournissent des directives au Secrétariat, notamment sur les mesures à prendre pour protéger et rétablir la pêche et pour réduire la présence de la lamproie marine, une espèce aquatique envahissante.

La mise en œuvre d’un programme binational de lutte contre la lamproie marine repose sur une étroite collaboration et sur la reconnaissance commune de l’importance de lutter contre les espèces aquatiques envahissantes pour protéger cette pêche de grande valeur pour les deux pays. La Commission des pêcheries des Grands Lacs mène à bien son mandat relatif au programme de lutte en travaillant avec les organismes des États-Unis et du Canada, à savoir le Fish and Wildlife Service des États-Unis et Pêches et Océans Canada (MPO). La Commission a choisi le MPO comme organisme de mise en œuvre au Canada dès le début et elle est satisfaite de la façon dont le programme est exécuté dans la région.

Lors du budget de 2022, le financement canadien de la Commission a été augmenté à 19,6 millions de dollars par année. Grâce à cette augmentation, le Canada respecte ses obligations financières envers la Commission. En octobre 2024, la responsabilité ministérielle du dossier de la Commission des pêcheries des Grands Lacs a été transférée du MPO à Affaires mondiales Canada (AMC). L’appareil gouvernemental n’a pas transféré le contrôle de tous les fonds pour cette commission parce que la Commission des pêcheries des Grands Lacs a choisi le MPO comme organisme d’exécution canadien et qu’en vertu de la Loi sur la gestion des finances publiques, un ministère ne peut pas avoir de financement pour un programme et du personnel dans un autre ministère. Le Secrétariat de la Commission et certains commissaires canadiens continuent de faire pression pour que tous les fonds soient transférés à AMC en raison de leurs préoccupations continues sur la façon dont le MPO a géré les fonds dans le passé.

En 2025-2026, le Parlement a affecté 8,5 millions de dollars du montant total de 19,6 millions de dollars au MPO pour la mise en œuvre du programme de lutte contre la lamproie marine. AMC a reçu le reste du financement (11,1 millions de dollars) et transfère 734 534 $ au MPO pour compenser la différence entre ce qui a été fourni au MPO et les 9,2 millions de dollars que la Commission a approuvés pour que le MPO exécute le programme en 2025-2026.

Au Canada, la province de l’Ontario réglemente les pêches commerciales et récréatives, ce qui exige une étroite collaboration entre les deux ordres de gouvernement.

E38 – MSC Baltic III

Contexte

Le 15 février 2025, le navire de charge MSC Baltic III a perdu toute puissance de propulsion et s’est échoué à 12 milles marins de l’entrée de la baie des Îles, à Terre-Neuve-et-Labrador. Les 20 membres d’équipage ont été évacués du navire par voie aérienne avec succès par les Forces armées canadiennes.

Au moment de l’incident, le navire transportait environ 1,5 million de litres de combustible lourd et de diesel marin, ainsi que 471 conteneurs d’expédition. À l’heure actuelle, il y a 65 conteneurs submergés ou partiellement submergés sur le navire, ainsi qu’environ 50 m3 d’huile mélangée à l’eau et 13,5 m3 de mazout lourd résiduel, qui continuent d’être surveillés pour qu’aucun dommage environnemental ne se produise et que le public ne soit pas exposé à des risques excessifs.

La Garde côtière canadienne (GCC) surveillera le MSC Baltic III pendant les mois d’hiver. De l’eau de ballast a été ajoutée au navire pour améliorer sa stabilité; les écoutilles et les portes seront scellées pour empêcher l’eau de se répandre dans tout le navire.

L’incident a suscité beaucoup d’attention médiatique et de préoccupations formulées par des intervenants issus notamment de la province, de la municipalité et de la Première Nation Qalipu, ainsi que des représentants de l’industrie, notamment de la Food and Allied Workers Union, qui s’inquiètent du risque de rejet de polluants dans l’environnement et des répercussions possibles sur les pêches dans la région.

Rôles et responsabilités du gouvernement fédéral

La GCC est l’organisme responsable de superviser l’intervention opérationnelle relative à l’échouement du MSC Baltic III, y compris la coordination de toutes les mesures d’urgence prises dans le cadre du Système de commandement d’intervention, la stabilisation du navire pour empêcher des dommages supplémentaires, la gestion du contrôle de la pollution et de la rétention des déversements, et la prise de mesures pour assurer la sécurité de la navigation. De plus, la GCC mobilise des intervenants, comme les autorités provinciales et des communautés autochtones, afin d’assurer la transparence et la sécurité tout au long de l’incident.

Environnement et Changement climatique Canada est l’autorité responsable des interventions en matière de pollution environnementale dans le cadre de l’incident du MSC Baltic III. Son rôle consiste notamment à fournir une expertise sur la modélisation de la trajectoire de la pollution, à surveiller la qualité de l’eau et les répercussions sur la faune, et à fournir des conseils sur les mesures d’atténuation visant à protéger les écosystèmes sensibles.

Pêches et Océans Canada fournit un soutien scientifique et réglementaire spécialisé ciblant la protection des écosystèmes marins et la réduction au minimum des répercussions socioéconomiques, en particulier sur les pêches et les collectivités côtières. Ce soutien comprend la détermination des zones marines sensibles et des données sur les pêches, la formulation de conseils sur les mesures d’atténuation et l’évaluation des répercussions possibles sur le poisson et son habitat.

F – Droits autochtones et réconciliation

F39 – Pêche à des fins alimentaires, sociales et rituelles (ASR)

Question 1 : Que fait-on pour lutter contre la vente de la pêche à des fins alimentaires, sociales ou rituelles ?

Question 2 : Comment le ministère met-il en œuvre la pêche à des fins alimentaires, sociales et rituelles?

Contexte

Diverses décisions judiciaires, en particulier la décision Sparrow de la Cour suprême du Canada en 1990, ont conclu que certains groupes autochtones ont le droit de pêcher à des fins alimentaires, sociales et rituelles (ASR). Bien que les cours n’aient confirmé ce droit que pour certains groupes autochtones, à la suite de l’arrêt Sparrow, le ministère des Pêches et des Océans (MPO) a établi une politique visant à fournir un accès général aux pêches à des fins ASR aux groupes autochtones de tout le pays. Cela inclut à la fois les détenteurs de droits en vertu de l’article 35 ainsi que certaines autres organisations autochtones.

En règle générale, les permis de pêche à des fins ASR sont délivrés à la suite de consultations avec les communautés autochtones, et les conditions du permis sont basées sur des considérations spécifiques soulevées par chaque communauté. Dans de nombreux cas, la collaboration entre le ministère et les communautés autochtones en matière de gestion des prises ASR est élevée et le ministère fournit des fonds pour soutenir la participation des Autochtones à la gestion de ce type de prises. Dans autres cas, les relations entre le ministère et les communautés sont difficiles, et, dans ces cas, la consultation ou la gestion collaborative est une caractéristique moins importante.

La Stratégie relative aux pêches autochtones et le Programme de gestion des ressources aquatiques et océaniques autochtones offrent une plateforme pour la collaboration continue et le renforcement des capacités alors que les communautés et les organisations autochtones gèrent les récoltes à des fins ASR et apportent leurs connaissances et leur expertise technique à la gestion des pêches, de l’habitat et des écosystèmes aquatiques.

De nombreuses communautés autochtones demandent au ministère d’accorder des rôles plus importants aux communautés autochtones dans la gestion des pêches, y compris des rôles définis dans la prise de décisions sur les pêches à des fins ASR. Conformément aux fonctions législatives actuelles du ministre des Pêches et à ses responsabilités pour permettre l’exercice des droits de pêche, le ministère continue de collaborer avec les communautés afin d’explorer les possibilités de participation accrue des autochtones à la gestion des pêches à des fins ASR.

Récemment, dans la région des Maritimes, le ministère a consulté deux communautés des Premières Nations au sujet de nouvelles conditions de permis afin de promouvoir l’objectif prévu de la pêche au poisson et d’aider à dissuader la commercialisation du homard pêché à des fins ASR. Des permis de pêche à des fins ASR modifiés ont été délivrés en août 2025, et le ministère continuera de consulter d’autres communautés au sujet des conditions de permis mises à jour.

Depuis 2022, le ministère s'efforce d'améliorer la gestion du homard ASR dans la région des Maritimes, y compris la consultation des Premières Nations concernées. En réponse à des préoccupations particulières en matière de gestion ordonnée et de commercialisation au cours des dernières années, le ministère s'est davantage concentré sur la consultation de quelques Premières Nations en 2025. Cette consultation renouvelée visait à promouvoir l'objectif de la pêche ASR et à décourager la commercialisation du homard ASR en harmonisant mieux les conditions de permis avec les intérêts de la pêche ASR tout en améliorant les exigences en matière de traçabilité et de déclaration des prises. À la suite de consultations, certains permis ASR ont été modifiés pour mettre en œuvre des changements et le ministère continuera de consulter d'autres collectivités au sujet de l'amélioration des conditions de permis, au besoin.

F40 – Pêches autochtones pour une subsistance convenable

Question 1 : Comment le gouvernement veillera-t-il à ce que les autochtones aient les permis de pêche (« accès ») nécessaires pour exercer leurs droits ?

Contexte

La Cour suprême du Canada a reconnu officiellement le droit des Autochtones des provinces maritimes et de la Gaspésie, au Québec, de chasser et de pêcher pour assurer une subsistance convenable dans les arrêts Marshall de 1999. Ce droit issu de traités s’applique à 35 collectivités autochtones : Premières Nations Mi’kmaq et Wolastoqiyik du Nouveau-Brunswick, de l’Île-du-Prince-Édouard, de la Nouvelle-Écosse et de la Gaspésie, au Québec, ainsi que la Nation Peskotomuhkati de Skutik, au Nouveau-Brunswick (collectivement appelées « nations signataires de traités »).

Depuis l’année 2000, Pêches et Océans Canada (MPO) a investi plus d’un milliard de dollars pour l’acquisition de permis de pêche, de navires et d’engins, et pour la formation afin d’accroître et de diversifier la participation aux pêches commerciales pour les nations signataires de traités et de poursuivre la mise en œuvre du droit de pêcher à des fins de subsistance convenable. Cela comprend le financement continu des programmes jusqu’en 2027.

Ces investissements se sont traduits par des avantages économiques significatifs qui continuent d’augmenter d’année en année. La valeur annuelle des débarquements des pêches commerciales des nations signataires d’un traité est passée de 3 millions de dollars en 1999 à 208,5 millions de dollars en 2021.

En 2017, le MPO a lancé le processus des ententes de réconciliation et de reconnaissance des droits (ERRD), avec pour mandat de négocier une gestion collaborative des pêches, la gouvernance des pêches et un accès accru aux pêches, tout en reconnaissant le droit de pêcher pour assurer une subsistance convenable, sans le définir. Le mandat des ERRD a pris fin en avril 2023, alors que le MPO avait conclu sept ERRD avec 15 Premières Nations (représentant 42 % de la population totale des nations signataires du traité).

En 2024, le MPO a lancé une approche renouvelée pour poursuivre la mise en œuvre de ce droit. Cette approche est appuyée par un financement de 259,4 millions de dollars sur trois ans à compter de 2024-2025, dont 244,3 millions de dollars pour l’initiative d’acquisition d’accès communautaire. L’Initiative s’appuie sur les programmes existants du MPO et peut être utilisée par les nations signataires de traités comme principale méthode d’acquisition d’accès par l’intermédiaire de transactions de gré à gré sur le marché libre. Aucun accord officiel n’est requis pour recevoir du financement.

Le ministère continue de tenir des réunions régulières et fréquentes à divers niveaux avec les représentants de l’industrie de la pêche pour répondre aux questions concernant la pêche à des fins de subsistance convenable et donner à l’industrie l’occasion de partager ses points de vue. Certains intervenants de l’industrie ont critiqué le fait d’être exclus des discussions avec les nations signataires de traités et estiment qu’il y a un manque de transparence au sujet de l’approche à long terme du Canada en matière de pêche fondée sur les droits.

F41 – Accords de réconciliation en matière de pêche en Colombie-Britannique

Question 1 : Quelle sera l’incidence des accords de réconciliation sur les pêches sur les stocks de poissons ?

Question 2 : Quelle est l’incidence des accords de pêche conclus avec les Premières Nations sur les pêches commerciales et récréatives ?

Contexte

Par le passé, la Politique générale sur les revendications territoriales et la Politique sur le droit inhérent du gouvernement fédéral ont été les principaux outils de négociation pour traiter les questions en suspens relatives aux droits et titres ancestraux dans le cadre de la conclusion de traités avec les communautés autochtones.

Depuis 2015, le Canada travaille avec un grand nombre de ses partenaires de négociation pour explorer de nouvelles approches et de nouveaux moyens de conclure des accords avec des discussions sur la reconnaissance des droits autochtones et de l’autodétermination (RDAA). Le processus de RDAA permet au Canada et aux communautés autochtones de négocier des ententes visant à reconnaître et à mettre en œuvre les droits autochtones et à appuyer l’autodétermination de manière à refléter les droits, les besoins et les priorités propres à chaque communauté. Contrairement aux traités modernes, les accords sur la RDAA (soit les accords de réconciliation) sont limités dans le temps, ne définissent pas de droits et ne sont pas protégés par la Constitution.

En outre, en 2019, la Politique sur la reconnaissance et la réconciliation des droits pour les négociations des traités en Colombie-Britannique a été élaborée conjointement par les gouvernements du Canada et de la Colombie-Britannique et le Sommet des Premières Nations. Elle repose sur l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982 et sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. La nouvelle politique remplace officiellement la Politique générale sur les revendications territoriales et la Politique sur le droit inhérent pour les négociations de traités en Colombie-Britannique, et permet d’adopter des approches progressives, flexibles, innovantes et collaboratives pour la négociation de traités et d’autres accords, y compris les accords de réconciliation sur les pêches avec des Premières Nations de la Colombie-Britannique.

À ce jour, quatre accords de réconciliation liés aux pêches ont été conclus en Colombie-Britannique avec 20 Premières Nations : l’accord de réconciliation sur les ressources halieutiques des Premières Nations côtières (2021), l’entente sur la voie à suivre Gwets'en Nilt'i de la Nation Tsilhqot'in (2019 et renouvelée en 2024), l’accord progressif Heiltsuk Hailcistut du poteau de maison (2019) et l’accord de réconciliation progressif sur les ressources halieutiques avec les Nations Ahousaht, Ehattesaht/Chinekint, Hesquiaht, Mowachaht/Muchalaht et Tla'o'qui'aht (2024).

Les nouveaux fonds demandés dans le cadre du Budget supplémentaire des dépenses B de 2025-2026 seront utilisés pour mettre en œuvre neuf autres accords de réconciliation sur les pêches avec treize Premières Nations de la Colombie-Britannique. Ces accords devraient renforcer les relations de nation à nation entre le MPO et les treize communautés concernées, favoriser une plus grande autodétermination des Premières Nations dans la gestion des pêches, améliorer les résultats socioéconomiques de ces communautés en augmentant leur accès aux ressources halieutiques et en favorisant une plus grande participation aux activités de gestion des pêches et de prise de décisions (notamment par la création d’emplois et les possibilités de formation). De plus, les accords devraient favoriser une stabilité et une prévisibilité accrues dans le secteur des pêches.

La conclusion d’accords de réconciliation sur les pêches appuie l’engagement du Canada d’accroître la richesse, la prospérité et la sécurité alimentaire à long terme des Autochtones et de faire progresser leur autodétermination. Ces accords s’alignent sur la mesure 37 dirigée par le MPO du Plan d’action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones qui stipule que le Canada « d’une manière mesurable, améliorera les outils, les accords et les approches transparentes axés sur la collaboration pour mieux assurer la conception, la promotion, la prestation et la gestion collaboratives des activités liées aux pêches, ainsi que la conservation et la protection de l’habitat du poisson ». Le MPO et Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada continueront de poursuivre la recherche de possibilités de gouvernance collaborative en matière de pêches grâce à des négociations de nation à nation, entre les Inuits et la Couronne et de gouvernement à gouvernement.

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