Comité parlementaire permanent sur les pêches et les océans (FOPO) - Comparution de la ministre sur son mandat et ses priorités 2025
Table des matières
- A - Mot d'ouverture
- B - Vue d'ensemble du ministère
- B1 - Perspectives financières ministérielles
- B2 - Changement du portefeuille dans le but de renforcer le rôle de sûreté de la Garde côtière canadienne
- B3 - Rôle élargi proposé de la Garde côtière canadienne pour inclure un mandat de sûreté et les répercussions sur Pêches et Océans Canada (projet de loi C-2)
- C - Impacts et soutiens pour le secteur du poisson et des fruits de mer
- D - Gestion des pêches et de l'aquaculture
- D9 - Prise de décision en matière de pêche
- D10 - Reconstitution des stocks de poissons
- D11 - Examen de la Loi sur les pêches
- D12 - Application de la Loi sur les pêches
- D13 - Pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN)
- D14 - Application de la loi au régime des pêches côtières (propriétaire-exploitant)
- D15 - Plan de gestion de la morue du Nord 2025-2026
- D16 - La pêche et le commerce de la civelle au Canada
- D17 - Abondance de bars rayés dans la rivière Miramichi
- D18 - Sébaste de l'unité 1 (Golfe du Saint-Laurent)
- D19 - Saumon du Pacifique
- D20 - Modernisation des pêches commerciales de la côte Ouest
- D21 - Plan régional d'acquisition de connaissances et de développement de la pêche au homard au Québec
- D22 - Le maquereau et hareng de l'Atlantique
- D23 - Baleine noire de l'Atlantique Nord
- D24 - Phoques de l'Atlantique
- D25 - Stratégie nationale du Canada pour assurer l'avenir du saumon atlantique
- D26 - Aquaculture : Plan de transition pour les parcs en filet ouverts en Colombie-Britannique
- D27 - Aquaculture : programme de croissance au Canada atlantique
- D28 - Sciences de l'aquaculture
- E - Protection et science des écosystèmes
- E29 - Délivrance de permis en vertu de la Loi sur les pêches et soutien à la Loi Chantiers Canada
- E30 - Objectifs du Canada en matière de conservation marine
- E31 - Les Engins Fantômes
- E32 - Espèces aquatiques envahissantes
- E33 - Processus scientifiques
- E34 - Les maladies de l'huître
- E35 - Rapport du commissaire à l'environnement et au développement durable : Gestion intégrée des océans Report: Integrated Oceans Management
- E36 - Rapport du commissaire à l'environnement et au développement durable : Habitat essentiel des espèces en péril
- F - Les Droits des Peuples Autochtones et la Réconciliation
- G - Annexe
A - Mot d'ouverture
Bonjour, avant de commencer, je tiens à dire à quel point ce fut un honneur pour moi d'être reconduite dans mes fonctions de ministre des Pêches, et d'avoir la chance de diriger un ministère d'une telle importance économique, environnementale et culturelle pour les Canadiens, notre pays et le monde entier.
Monsieur le Président, comme vous le savez, notre gouvernement trace une voie audacieuse pour transformer l'économie, renforcer la prospérité, unifier notre nation, et préserver notre souveraineté.
J'ai été fière de me joindre au premier ministre à St. John's le mois dernier pour l'annonce de l'Initiative régionale de réponse tarifaire, qui aidera les entreprises de tout le Canada atlantique, y compris le secteur des fruits de mer, à faire face aux répercussions des droits de douane.
Je tiens également à souligner que nous réalisons déjà d'importants progrès en ce qui concerne le rôle du ministère dans les efforts déployés à l'échelle du gouvernement pour éliminer les formalités administratives inefficaces. Ce travail se poursuivra à mesure que nous simplifierons les processus, clarifierons les règles, et réduirons le fardeau administratif de l'industrie des produits de la mer et de tous les Canadiens.
Monsieur le Président, j'ai parcouru le pays cet été pour rencontrer des pêcheurs, des membres de la communauté et des intervenants de l'ensemble du secteur. Ces rencontres m'ont beaucoup appris sur les problèmes urgents auxquels sont confrontées les pêches et les communautés côtières du Canada.
Ces rencontres m'ont aidé à établir mes propres priorités, et j'aimerais en souligner quelques-unes ce matin.
La première est la prospérité économique. En tant que Ministre, je m'engage à stimuler la croissance économique dans les collectivités côtières, rurales et autochtones. Je veux m'assurer que les bénéfices de la pêche profitent aux gens qui la pratiquent et aux membres de leurs communautés.
En collaborant avec les provinces, les territoires, les partenaires autochtones, l'industrie et les parties prenantes, nous pouvons faire croître l'économie bleue du Canada de manière durable sur les plans économique, environnemental et social.
En juin, par exemple, j'ai annoncé une augmentation du total autorisé des captures de morue du Nord, sur la base des commentaires des partenaires et des dernières données scientifiques.
C'est une bonne nouvelle pour les communautés côtières de Terre-Neuve-et-Labrador. Cela ouvre la voie à une prospérité économique responsable pour les pêcheurs et les communautés côtières.
Les acteurs de l'industrie m'ont clairement fait comprendre à quel point le commerce et les exportations sont essentiels à la santé de l'industrie canadienne du poisson et des fruits de mer. C'est pourquoi je travaillerai avec mes homologues provinciaux pour renouveler les fonds destinés à la pêche dans le Canada atlantique, au Québec et en Colombie-Britannique, tout en lançant un nouveau Fonds des pêches de l'Arctique. Ces fonds aideront l'industrie à innover, à accéder à de nouveaux marchés et à renforcer son succès à long terme.
Les investissements stratégiques dans les Ports pour petits bateaux seront également une priorité, car ils sont essentiels à la vitalité économique de nombreuses communautés de pêcheurs.
De plus, notre gouvernement s'est engagé à bâtir une économie canadienne unie et forte en tirant parti de nos ressources naturelles et humaines, notamment trois océans et un cinquième des réserves mondiales d'eau douce.
La plus grande force du Canada reste sa population - hautement qualifiée, éduquée, innovatrice et diversifiée. En créant les bonnes opportunités et les bons systèmes de soutien, nous pouvons devenir le pays le plus prospère au monde.
À cette fin, je travaillerai avec mes collègues du Cabinet pour faire avancer rapidement, en toute sécurité et de manière responsable les grands projets d'infrastructure par l'intermédiaire du Bureau des grands projets. Je plaiderai également en faveur de politiques qui soutiennent la sécurité des couloirs de navigation, et maintiennent de solides protections environnementales à mesure que faisons croître notre économie.
La gestion responsable de l'environnement est un élément clé de mon mandat. Je travaillerai avec mes partenaires pour mettre en œuvre le Cadre mondial de la biodiversité et ratifier le Traité sur la haute mer. Des investissements stratégiques aideront également les collectivités côtières, rurales et autochtones à s'adapter aux effets des changements climatiques.
Parmi les autres priorités environnementales figurent la protection des espèces en péril et de leurs habitats, la lutte contre les espèces aquatiques envahissantes, la prévention des engins de pêche fantômes, la promotion de l'aquaculture durable, et la promotion de l'innovation.
Cela comprend également le soutien aux agents des pêches dans le cadre de l'application de la loi et de leurs démarches visant à éduquer la population. Nous avons entendu haut et fort que les gens veulent que nous garantissions l'application des règles.
Que nous tenons tout le monde responsable, et que lorsque quelqu'un pêche en violation des règles, il en subit les conséquences.
Bien sûr, tout cela repose sur un engagement ferme en faveur de la science et d'une prise de décision fondée sur les éléments de preuve.
Je m'engage également à établir des relations respectueuses et significatives avec les peuples autochtones afin de soutenir la réconciliation économique et la gestion responsable de l'environnement. Les efforts de conservation doivent s'aligner sur la réconciliation et les obligations découlant des traités.
Je travaillerai avec les Premières Nations, les Inuits et les Métis pour faire progresser leurs droits en utilisant une approche fondée sur les distinctions. Il s'agit notamment d'appuyer les processus d'autodétermination menés par les Autochtones, et de cogérer nos océans et nos ressources aquatiques au moyen de traités et d'ententes sur l'autonomie gouvernementale.
J'ai eu des réunions instructives et productives avec des membres des Premières Nations, des Inuits et des Métis, et j'ai également eu le plaisir de rencontrer les dirigeants de certaines organisations autochtones nationales le mois dernier à Iqaluit, avant la réunion annuelle des ministres canadiens des Pêches et de l'Agriculture.
En ce qui a trait aux pêches émergentes dans le Nord, je veillerai à ce que les droits des Autochtones soient respectés, à ce que les connaissances traditionnelles éclairent la prise de décision, et à ce que les priorités communautaires soient prises en compte dans le développement des infrastructures.
Ce travail s'inscrit dans le cadre de l'engagement de notre gouvernement à mettre en œuvre la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et son plan d'action.
Monsieur le Président, j'ai présenté certaines des priorités clés qui guideront mon travail au cours des mois et des années à venir.
À une époque où les Canadiens sont confrontés à l'incertitude - en ce qui concerne l'emploi, l'inflation, le commerce, les changements climatiques et les conflits mondiaux - notre gouvernement a un plan ambitieux pour faire du Canada l'économie la plus forte du G7.
Pêches et Océans Canada est au cœur de cette vision. En travaillant ensemble, nous pouvons protéger nos pêcheurs et nos pêcheries, promouvoir une croissance économique durable, et veiller à ce que nos écosystèmes marins restent sains et dynamiques pour des générations.
Ce ne sont pas seulement des objectifs, mais aussi la voie à suivre pour un Canada plus fort et plus prospère. Je me réjouis de travailler avec vous tous pour remplir ce mandat.
Merci
B - Vue d'ensemble du ministère
B1 - Perspectives financières ministérielles
- Dans le cadre du Budget principal des dépenses de 2025-2026, Pêches et Océans Canada gère un budget total prévu de 6,1 milliards de dollars, dont 222,0 millions de dollars en autorisations législatives. Cela représente une augmentation de 1,4 milliards de dollars par rapport au Budget principal des dépenses de 2024-2025.
- Le financement continuera d'être utilisé pour améliorer les relations avec les peuples autochtones et pour la réparation et l'entretien des ports pour petits bateaux du Canada.
- Un portion de ce financement a été transféré sous le portfolio de la défense, avec la Garde côtière canadienne cependant, demeure essentiel pour leur permettre de poursuivre le renouvellement de sa flotte, d'appuyer les communautés côtières et d'assurer la sécurité des eaux.
- Afin d'atteindre les objectifs fixés dans le cadre de l'Examen exhaustif des dépenses, Pêches et Océans a procédé à un examen complet et fondé sur des données probantes de tous les programmes et de toutes les régions. Nous veillons à ce que les dépenses du ministère soient durables et consacrées à des programmes et à des activités rentables, essentiels au mandat fédéral, complémentaires à d'autres programmes gouvernementaux et conformes aux priorités du gouvernement.
Question 1 : Pour atteindre l'objectif de 15 pour cent de l'Examen exhaustif des dépenses, quelle est l'incidence financière pour le ministère, en dollars ?
- Les cibles sont fixées à 7,5 pour cent, 10 pour cent et 15 pour cent et entreront en vigueur en 2026-2027.
- Grâce à l'élaboration de propositions d'économies, l'impact financier en dollars pour le ministère est le suivant :
- Pêches et Océans Canada : 144,2 millions de dollars en 2026-2027 ; 192,3 millions de dollars en 2027-2028 ; et 288,4 millions de dollars en 2028-29 et permanent.
- Les propositions de la Garde côtière canadienne cependant, demeure essentiel pour leur permettre de poursuivre et sa cible permanente de 127,6 millions de dollars sera traité séparément par l'entremise de la Défense nationale et son ministre.
Question 2 : Quelle sera l'incidence sur les programmes, les services aux Canadiens et la main-d'œuvre ?
- L'objectif est d'assurer une main-d'œuvre efficace et bien équipée pour continuer à produire des résultats et à maintenir les services essentiels pour les Canadiens.
Question 3 : Quel montant a été transféré au ministère de la Défense nationale pour la Garde côtière canadienne ?
- Cette année, après le 2 septembre 2025, Pêches et Océans Canada a transféré plus de 2,098 milliards de dollars au ministère de la Défense nationale. Le ministère devrait transférer 3 milliards de dollars supplémentaires au cours des cinq prochaines années.
Contexte
Approuvé par le Parlement, le Budget principal des dépenses énumère les ressources dont les ministères et organismes ont besoin pour l'exercice à venir afin d'exécuter les programmes dont ils sont responsables.
Le projet de loi de crédits, qui permet aux ministères d'obtenir la totalité des crédits une fois qu'ils ont été voté, a reçu la sanction royale le 26 juin 2025.
Le Budget principal des dépenses représente une somme supplémentaire de 1 367,4 millions de dollars qui est principalement attribuable à :
- 790,3 millions de dollars pour le programme de flotte de la Garde côtière canadienne ;
- 462,1 millions de dollars pour la Qikiqtani Inuit Association et d'autres programmes Autochtones; et
- 155,9 millions de dollars pour la réparation et l'entretien des ports pour petits bateaux.
Cette augmentation sera partiellement compensée par les réductions suivantes :
- (22,4 millions de dollars) modification du profil de financement prévu pour les sites contaminés fédéraux ; et
- (56,0 millions de dollars) Modification du profil de financement prévu pour le projet d'agrandissement du réseau de Trans Mountain.
L'exercice de l'Examen exhaustif des dépenses est l'occasion de réinvestir dans des domaines qui correspondent aux priorités du gouvernement, de réaffecter les ressources dans des secteurs clés, tout en soutenant la responsabilité financière. Par exemple:
- Le programme de conservation et de protection, à mesure que les exigences environnementales continuent d'évoluer.
- Les fonds des pêches du Canada afin de maintenir la durabilité et l'innovation du secteur du poisson et des fruits de mer.
B2 - Changement du portefeuille dans le but de renforcer le rôle de sûreté de la Garde côtière canadienne
- Le transfert de la Garde côtière canadienne sous l'autorité du ministre de la Défense nationale et l'élargissement de ses services à la sécurité permettront à la Garde côtière de mieux s'acquitter de ses responsabilités de sécurité maritime et d'approfondir ses relations avec ses partenaires fédéraux et internationaux en matière de sécurité.
- Ce changement sera particulièrement crucial dans l'Arctique, où le Canada peut jouer un rôle de chef de file dans une région en évolution rapide, marquée par des intérêts mondiaux croissants, une augmentation du trafic maritime et des risques de sécurité complexes.
Contexte
En réponse à l'augmentation des menaces à la sûreté maritime canadienne et à leur complexité croissante, le gouvernement du Canada propose que la Garde côtière canadienne (GCC) assume un nouveau rôle en matière de sécurité.
En juin 2025, le premier ministre a annoncé son intention d'élargir la portée, le mandat et les capacités de la GCC, en l'intégrant notamment aux cadres de défense de l'OTAN afin de renforcer la souveraineté et la surveillance maritime.
Dans le cadre du projet de loi C-2, Loi visant une sécurité rigoureuse à la frontière, on propose des modifications à la Loi sur les océans afin d'élargir officiellement le mandat de la GCC pour y inclure des activités liées à la sécurité, en mettant l'accent sur les régions éloignées et l'Arctique.
À titre d'organisme de service spécial, la GCC peut être régie par tout portefeuille qui correspond aux priorités du gouvernement. Un processus visant à transférer la responsabilité de la GCC à la Défense nationale est en cours.
La GCC demeure un organisme civil engagé à l'égard de ses services et programmes de sécurité. La transition vers le ministère de la Défense nationale ne vise pas à obtenir des pouvoirs d'application de la loi ou d'interdiction ni à transformer la GCC en organisme militaire ou d'application de la loi. Les partenaires fédéraux actuellement responsables de l'application de la loi et de la sûreté continueront d'assumer leurs fonctions d'application de la loi.
La transition a pour but de favoriser les synergies entre la GCC et le ministère de la Défense nationale, tout en préservant l'identité d'organisme civil et l'indépendance opérationnelle de la GCC.
La GCC a eu des discussions positives avec le ministère de la Défense nationale et Pêches et Océans Canada et continue de collaborer avec des collègues des différents ministères pour assurer une transition harmonieuse. Des ressources spécialisées au sein de la GCC, la Défense nationale et de Pêches et Océans collaboreront étroitement pour superviser la transition avec le concours de partenaires habilitants, comme Services partagés Canada.
B3 - Rôle élargi proposé de la Garde côtière canadienne pour inclure un mandat de sûreté et les répercussions sur Pêches et Océans Canada (projet de loi C-2)
- La responsabilité de la Garde côtière canadienne a été transférée au ministre de la Défense nationale.
- Les modifications proposées à la Loi sur les océans, présentées dans le projet de loi C-2, Loi sur la protection des frontières, visent à élargir le mandat de la Garde côtière canadienne afin d'y inclure des fonctions liées à la sécurité maritime, en appui à la défense nationale et aux partenaires chargés de l'application de la loi. Ces modifications lui accorderaient le pouvoir législatif d'effectuer des patrouilles, de mener des activités de surveillance, ainsi que de recueillir, d'analyser et de diffuser de l'information et des renseignements.
Question 1 : Comment la Garde côtière va-t-elle équilibrer son mandat élargi en matière de sécurité et ses responsabilités actuelles
- La Garde côtière continuera de fournir ses services de base aux Canadiens et établira des ententes avec Pêches et Océans Canada pour continuer d'appuyer les priorités et les programmes du ministère concernant les océans, la science, la conservation et la protection.
- Le rôle proposé en matière de sécurité s'intégrera progressivement aux fonctions existantes, et la planification opérationnelle et l'harmonisation des ressources sont en cours pour assurer le maintien des niveaux de service.
Contexte
En réponse aux menaces croissantes et de plus en plus complexes pour la sécurité maritime canadienne, le gouvernement du Canada attribue un nouveau rôle en matière de sécurité pour la Garde côtière canadienne (GCC).
A présent, en vertu de la Loi sur les océans, la GCC a pour mandat d'exécuter huit missions principales : le déglaçage, la recherche et le sauvetage, l'intervention environnementale, l'intervention auprès des navires naufragés, abandonnés ou dangereux, l'entretien des chenaux, les aides à la navigation, les services de communications et de trafic maritimes, et le soutien aux autres ministères et organismes du gouvernement du Canada par la fourniture de navires, d'aéronefs et d'autres services maritimes. Dans le contexte actuel, la GCC n'a pas de mandat explicite en matière de sécurité et n'est donc pas en mesure de consacrer des ressources et du temps de navigation à une contribution proactive aux activités de sécurité, ni à la collecte et au partage d'informations à des fins de sécurité.
La sécurité, en particulier dans l'Arctique, revêt une importance croissante pour les alliés du Canada, car la fonte des glaces ouvre de nouvelles voies de navigation et un accès à des ressources naturelles inexploitées. Les États-Unis prennent des mesures pour renforcer leurs capacités maritimes dans l'Arctique et ont demandé au Canada de renforcer la sécurité frontalière et maritime. Grâce à ce mandat de sécurité, la GCC s'alignera davantage sur les modèles de garde côtière des alliés de l'OTAN et d'autres partenaires internationaux, dont le Royaume-Uni et l'Australie.
En juin 2025, le premier ministre a annoncé son intention d'élargir la portée, le mandat et les capacités de la GCC, notamment son intégration aux cadres de défense de l'OTAN afin de renforcer la souveraineté et la surveillance maritime.
Le projet de loi C-2, Loi sur la protection des frontières, propose des modifications à la Loi sur les océans afin d'élargir officiellement le mandat de la GCC aux activités liées à la sécurité.
Le projet de loi, présenté dans le cadre d'un projet de loi omnibus sur la sécurité frontalière par le ministre de la Sécurité publique le 3 juin 2025, est actuellement en deuxième lecture à la Chambre des communes.
C - Impacts et soutiens pour le secteur du poisson et des fruits de mer
C4 - Fonds des pêches
- Le gouvernement s'est engagé à créer un nouveau Fonds des pêches de l'Arctique et à bonifier les fonds existants au Canada atlantique, au Québec et en Colombie-Britannique.
- Ces mesures feront en sorte que les pêcheurs et les transformateurs canadiens soient mieux outillés pour faire face aux répercussions des droits de douane en développant de nouveaux marchés d'exportation et en faisant la promotion des produits de la mer canadiens à l'échelle nationale.
- Mon ministère collaborera avec ses partenaires provinciaux et territoriaux au renouvellement et à l'élaboration de ces fonds des pêches.
Question 1 : Quel est le plan à long terme du gouvernement pour les fonds destinés à la pêche ?
- Le financement est alloué au programme jusqu'au 31 mars 2026, ce qui laisse aux bénéficiaires le temps de mettre pleinement en œuvre leurs projets.
- Le ministère continue de dialoguer avec ses partenaires provinciaux sur la possibilité de renouveler le programme.
Question 2 : Que fait le MPO pour soutenir les pêches touchées par les droits de douane?
- En 2024, 68 pour cent des exportations canadiennes de poisson et de fruits de mer étaient destinées aux États-Unis et 16 pour cent à la Chine.
- Les fonds des pêches sont des outils essentiels pour soutenir l'industrie du poisson et des fruits de mer, car ils permettent de développer de nouveaux marchés d'exportation et de promouvoir les produits de la mer canadiens à l'échelle nationale.
- Les fonds contribuent également à atténuer les effets négatifs des droits de douane imposés par les États-Unis et la Chine, tout en favorisant l'innovation, la productivité et la création d'emplois.
Contexte
Les fonds régionaux pour les pêches constituent le principal programme fédéral-provincial de soutien au secteur canadien des produits de la mer durables. Il s'agit du Fonds des pêches de l'Atlantique (FPA), du Fonds des pêches du Québec (FPQ) et du Fonds de restauration et d'innovation pour le saumon de la Colombie-Britannique (FRISCB), qui sont mis en œuvre par le gouvernement du Canada selon un ratio de financement fédéral-provincial de 70:30.
Le FPA a été établi en collaboration avec les provinces de l'Atlantique (Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick, Terre-Neuve-et-Labrador et Île-du-Prince-Édouard) et a reçu un financement de plus de 400 millions de dollars sur sept ans à compter de 2017.
Le FPQ a été créé en 2018 avec un financement de 42,8 millions de dollars sur cinq ans.
Le FRISCB fournit quant à lui jusqu'à 254,08 millions de dollars sur sept ans (de 2019 à 2026) pour soutenir les activités de protection et de rétablissement des stocks de saumon et de poissons sauvages prioritaires.
Cette année, la totalité des fonds sera allouée aux projets et les dépenses du programme devraient prendre fin le 31 mars 2026.
Le 20 mars 2025, la Chine, deuxième plus grand marché au monde pour les produits de la mer du Canada (exportations évaluées à 1,3 milliard de dollars en 2024), a imposé des droits de douane de 25 pour cent sur les exportations de 49 espèces aquatiques en représailles aux droits imposés par le Canada en octobre 2024 sur les véhicules électriques, l'acier et l'aluminium fabriqués en Chine.
Bien que les produits de la mer canadiens ne soient actuellement pas soumis aux droits de douane américains, puisqu'ils sont couverts par l'Accord de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique (ACEUM), ils pourraient être frappés de droits de douane américains allant jusqu'à 35 pour cent si les États-Unis décidaient de se retirer de l'ACEUM (avec un préavis de six mois).
Les répercussions des droits de douane américains potentiels et des droits de douane chinois en vigueur sont des facteurs de stress importants pour le secteur, ces deux marchés représentant environ 84 pour cent des exportations de poissons et de fruits de mer en 2024 (soit 6,8 des 8,1 milliards de dollars générés par les exportations canadiennes).
Tel que conçu actuellement, les fonds des pêches peuvent atténuer les effets des droits de douane en favorisant l'innovation et la diversification des produits, afin d'adapter l'offre aux nouveaux marchés.
C5 - Tarifs douaniers sur le Poisson et les fruits de mer Canadiens
- Le gouvernement du Canada continuera de défendre les entreprises et les travailleurs canadiens contre les effets néfastes des politiques commerciales injustes.
- Le Canada est engagé dans des dialogues constructifs avec des représentants des États-Unis et de la Chine pour discuter de leurs préoccupations commerciales.
- Le gouvernement du Canada a en place un système robuste de programmes de soutien économique pour aider les entreprises et les travailleurs directement touchés par les tarifs.
Question 1 : Quel est le progrès du Canada dans la résolution des tarifs imposés par la Chine ?
- Le 20 mars, le Canada a déposé une demande de consultations pour le règlement des différends avec la Chine auprès de l'Organisation mondiale du commerce, en réponse aux tarifs injustifiés imposés par la Chine sur l'huile de canola, le tourteau de canola et les pois Canadiens, ainsi que sur certains produits de porc, de poisson et de fruits de mer.
- Le 5 juin, le Premier ministre a exprimé ses préoccupations au Premier ministre Li concernant les mesures commerciales de la Chine affectant les exportations canadiennes. Ils ont convenu de régulariser les canaux de communication et de relancer le Comité économique et commercial conjoint Canada-Chine (CECC) en 2025, dont la dernière réunion remonte à 2017.
Question 2 : Quel est le progrès du Canada dans la résolution des tarifs imposés par les États-Unis ?
- À l'heure actuelle, les marchandises conformes à l'Accord Canada-États-Unis-Mexique demeurent exemptées des droits de douane américains. En vertu de l'Accord, il n'y a pas de droits de douane américains sur le poisson et les produits de la mer canadiens importés aux États-Unis.
- Le Canada et les États-Unis sont en train de définir un nouveau partenariat économique et sécuritaire, fondé sur le respect mutuel et basé sur des intérêts communs afin de répondre à des priorités partagées.
Contexte
Les États-Unis représentent le principal marché d'exportation du Canada pour le poisson et les fruits de mer. Les produits conformes à l'Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM), y compris les poissons et fruits de mer récoltés au Canada, sont actuellement exemptés des tarifs américains.
Le 22 août 2025, le premier ministre Carney a annoncé que le Canada supprimerait les droits de douane de rétorsion sur certains produits d'origine américaine visés par l'ACEUM, après que les États-Unis ont confirmé qu'ils n'imposeraient pas de droits de douane sur les produits conformes à l'ACEUM.
La Chine est le deuxième marché d'exportation du Canada pour le poisson et les fruits de mer. Les produits assujettis à ce nouveau tarif représentent environ 93 pour cent de la valeur des exportations canadiennes de poisson et de fruits de mer vers la Chine (1,3 milliard de dollars en 2024).
Le 20 mars 2025, la Chine a imposé des droits de douane de 25 pour cent sur certaines importations canadiennes, notamment le crabe, les crevettes, les palourdes, le homard, le concombre de mer, la panope (région du Pacifique seulement), les produits du flétan du Groenland et les huiles de hareng.
Le 5 juin 2025, le premier ministre Carney a fait part au premier ministre Li de ses préoccupations concernant les mesures commerciales de la Chine. Ils ont convenu de maintenir une communication régulière et de relancer le Comité mixte économique et commercial Canada-Chine (CMEC), dont la dernière réunion remontait à 2017. Une réunion du Groupe de travail sur le partenariat économique a eu lieu le 8 août 2025 à Beijing, et une réunion du CMEC a eu lieu le 26 août 2025 à Ottawa.
Le 23 juin 2025, l'organisme de règlement des différends de l'Organisation mondiale du commerce a convenu d'examiner les droits d'importation supplémentaires imposés par la Chine sur certains produits agricoles et halieutiques canadiens.
Le ministère collabore avec les ministères et organismes fédéraux, ainsi qu'avec l'industrie, les provinces, les territoires et les partenaires autochtones, par le biais d'engagements bilatéraux et conjoints, notamment en partageant des informations précises et opportunes sur les mesures prises et en clarifiant les impacts et les mesures de soutien.
Le 5 septembre 2025, le premier ministre Carney a annoncé un ensemble complet de nouvelles mesures pour les travailleurs et les entreprises des secteurs les plus touchés par les perturbations commerciales. Les mesures de soutien les plus pertinentes pour les entreprises canadiennes du secteur du poisson et des fruits de mer comprennent : les mesures d'assurance-emploi, l'Initiative régionale de réponse tarifaire (IRRT), le financement accru du programme Agri-marketing et l'aide immédiate aux liquidités. Le gouvernement prolongera l'exemption temporaire de la période d'attente d'une semaine de l' d'assurance-emploi afin que les travailleurs puissent recevoir des prestations pour la première semaine de chômage (investissement de 418 millions de dollars sur deux ans). De plus, le gouvernement investira 1,6 milliard de dollars sur cinq ans pour offrir temporairement aux travailleurs de longue date 20 semaines supplémentaires de soutien du revenu, jusqu'à un maximum de 65 semaines.
L'Initiative régionale en réponse aux tarifs douaniers (IRRT), dotée d'un milliard de dollars et mise en œuvre sur trois ans par l'intermédiaire d'agences de développement régional, comprend des contributions non remboursables pouvant atteindre 1 million de dollars pour permettre à davantage de petites et moyennes entreprises de croître, de se diversifier et d'innover. Le gouvernement investira 75 millions de dollars supplémentaires sur cinq ans pour renforcer le programme Agri-marketing d'Agriculture et Agroalimentaire Canada et l'étendre à des régions à forte croissance comme l'Afrique, le Moyen-Orient et la région Indo-Pacifique. Afin de soutenir les secteurs touchés par les tarifs douaniers, le gouvernement offrira un allègement immédiat des liquidités en augmentant le montant maximal des prêts de la Banque de développement du Canada de 2 millions de dollars à 5 millions de dollars.
C6 - L'accès aux marchés internationaux et l'économie bleue
- L'économie bleue du Canada est un élément important de la façon dont nous bâtirons l'économie la plus forte du G7.
- Nous défendrons toujours les intérêts du Canada et ferons ce qu'il y a de mieux pour les Canadiens et l'économie canadienne. Je m'engage à travailler en étroite collaboration avec l'industrie sur les tarifs douaniers et d'autres questions liées au commerce.
- Il est maintenant plus important que jamais pour les entreprises canadiennes d'explorer d'autres options. Le gouvernement du Canada continuera d'aider les entreprises canadiennes à diversifier et à élargir leurs marchés d'exportation.
Question 1 : Que fait le ministère pour appuyer la diversification du commerce ?
- Pêches et Océans Canada appuie les efforts des entreprises canadiennes pour diversifier et élargir leurs marchés, notamment par l'intermédiaire du Service des délégués commerciaux, d'Agri-marketing et des accords de libre-échange globaux que le Canada a mis en place.
Question 2 : Que fait le ministère pour aider le secteur à satisfaire aux exigences de l'Union européenne en matière de certification des captures ?
- Des modifications ont été apportées au règlement de l'Union européenne sur la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, ce qui a entraîné des changements à leur système de certification des captures qui entreront en vigueur le 10 janvier 2026.
- Le ministère adapte ses systèmes et ses processus actuels pour répondre à ces nouvelles exigences et continuera de collaborer avec l'industrie au moyen de séances d'information et de fournir les outils, la formation et l'orientation nécessaires pour répondre à ces nouvelles exigences.
- Le ministère harmonisera tous les éléments de données de son système national de déclaration des prises avec ceux du nouveau système de certification électronique de l'Union européenne afin de s'assurer que les exportateurs canadiens continuent de se conformer aux normes internationales tout en maintenant l'accès aux marchés et la compétitivité.
Question 3 : Le Canada respecte-t-il la Loi sur la protection des mammifères marins des États-Unis pour garantir son accès au marché américain ?
- Je suis ravi d'annoncer qu'au début du mois, la National Oceanic and Atmospheric Administration des États-Unis a confirmé que les pêches canadiennes sont d'une efficacité comparable à celle des mesures en vigueur aux États-Unis.
- Les mesures de gestion rigoureuses mises en place par le Canada demeurent essentielles pour préserver la compétitivité de nos produits de la mer et maintenir l'accès au marché américain.
Contexte
Accès aux marchés internationaux :
Pêches et Océans Canada travaille en étroite collaboration avec d'autres ministères, comme Agriculture et Agroalimentaire Canada, Affaires mondiales Canada et l'Agence des services frontaliers du Canada, pour favoriser l'accès aux marchés des produits de la mer canadiens.
L'industrie a reconnu l'importance de réduire sa dépendance à l'égard des marchés américain et chinois. Plusieurs intervenants font progresser la diversification du commerce, notamment par le biais d'activités financées par le programme Agri-marketing. Certains ont également demandé au gouvernement d'accroître son soutien à la commercialisation nationale du poisson et des fruits de mer. Le ministère, avec les connaissances du Service des commissionnaires commerciaux explore également les possibilités dans la région indo-pacifique, dans l'Union européenne (UE) et au Moyen-Orient, notamment en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis.
Certification des captures de l'UE :
Les systèmes de certification des captures, tels que celui de l'UE, exigent que toutes les importations soient accompagnées d'un certificat de capture, une attestation délivrée par le gouvernement attestant que le produit provient de pêcheries légales, déclarées et réglementées. Le document lui-même doit contenir des informations spécifiques permettant d'identifier la source du produit.
Le règlement de l'UE prévoit l'introduction de nouveaux éléments de données clés pour accroître la traçabilité. Cela signifie que notre industrie devra fournir des renseignements supplémentaires, y compris le type d'engin de pêche, un niveau de détail supplémentaire sur les navires contribuant aux captures, des renseignements sur les usines de transformation, des renseignements sur l'entreposage et des renseignements sur le transport.
On s'attend à ce que certains secteurs de l'industrie du poisson et des fruits de mer soient touchés de manière disproportionnée par les modifications apportées aux exigences de l'UE en matière de certification des captures, car ils seront tenus de soumettre des données relatives à la récolte de produits qu'ils étaient auparavant exemptés de fournir.
Loi américaine sur la loi sur la protection des mammifères marins :
Les dispositions relatives à l'importation de la loi sur la protection des mammifères marins des États-Unis entrent en vigueur le 1er janvier 2026. Les nouvelles règles établissent les conditions d'évaluation du programme réglementaire d'un pays de pêche visant à réduire la mortalité accidentelle et les blessures graves chez les mammifères marins au cours des activités de pêche commerciale et d'aquaculture.
Afin de conserver l'accès au marché américain en 2026, les pays qui pêchent le poisson et les fruits de mer doivent respecter ou dépasser les normes américaines en termes d'atténuation des prises accessoires de mammifères marins.
Les mesures de gestion rigoureuses du Canada sont essentielles pour préserver l'accès au marché américain et la compétitivité des produits de la mer.
C7 - Prochaine génération de pêcheurs
- Le secteur des pêches est vieillissant, et les enjeux liés à la relève et au recrutement sont de plus en plus préoccupants.
- Mon ministère s'est engagé à mieux comprendre les liens qui existent entre ces enjeux et à explorer les innovations qui facilitent le passage d'une génération à l'autre.
- Pêches et Océans Canada accueille favorablement les points de vue des partenaires et des intervenants sur la nécessité de former et de soutenir financièrement la prochaine génération de pêcheurs.
Question 1 : Quels sont les défis auxquels font face les nouveaux arrivants ?
- La prochaine génération de pêcheurs est confrontée à plusieurs défis lorsqu'elle intègre une pêcherie, notamment la hausse des coûts d'entrée et l'accès à des capitaux abordables, ainsi que les restrictions réglementaires et politiques existantes, notamment en matière de formation et d'admissibilité.
- La plupart des nouveaux arrivants n'ont pas les garanties ou le crédit nécessaires pour accéder au financement nécessaire aux coûts actuels, tandis que de nombreux pêcheurs existants comptent sur la valeur actuelle de leur entreprise pour leur retraite.
- Il est essentiel d'assurer l'indépendance des nouveaux propriétaires exploitants afin d'assurer la prospérité de la pêche côtière pour les générations futures. Les dispositions du Règlement sur la pêche côtière concernant les propriétaires exploitants exigent que les titulaires de permis demeurent indépendants et à l'abri du contrôle de tiers.
Contexte
Le 17 juin 2025, le FOPO a approuvé une motion visant à entreprendre une étude en cinq réunions sur la nécessité d'offrir de la formation et du soutien financier à la prochaine génération de pêcheurs, compte tenu des difficultés auxquelles sont confrontés les pêcheurs lorsqu'ils font leur entrée dans le secteur en raison du coût élevé des permis et de l'équipement.
Le secteur de la pêche est vieillissant :
- Sur la côte Est, le pourcentage de titulaires de permis de pêche côtière (c.-à-d. de propriétaires exploitants) âgés de plus de 60 ans est de 35 pour cent dans la région du Golfe, de 32 pour cent dans les Maritimes, de 50 pour cent à Terre-Neuve-et-Labrador et de 32 pour cent au Québec.
- En comparaison, les pêcheurs de moins de 40 ans représentent 18 pour cent dans la région du Golfe, 19 pour cent dans les Maritimes, 6 pour cent à Terre-Neuve-et-Labrador et 24 pour cent au Québec.
- Pour la côte Ouest, les données relatives à l'âge ne sont pas disponibles, mais les pêcheurs de plus de 55 ans représentent 49 pour cent des pêcheurs autonomes, comparativement à 19 pour cent pour les pêcheurs de moins de 35 ans. Parmi les pêcheurs salariés peu susceptibles de détenir leur propre permis, 40 pourcent sont âgés de plus de 55 ans et 27 pour cent sont âgés de moins de 35 ans.
Le Règlement sur la pêche côtière codifie les politiques relatives au propriétaire exploitant, à la séparation des flottilles et à la préservation de l'indépendance de la pêche côtière dans la flottille canadienne de l'Atlantique. Il restreint la délivrance de permis et oblige les détenteurs de permis à pêcher personnellement. Il interdit aux titulaires de permis de transférer les droits et privilèges conférés par leur permis à un tiers; limite la délivrance de permis côtiers aux titulaires qui n'ont pas transféré ces droits et privilèges; et interdit à toute personne autre que le titulaire du permis d'utiliser et de contrôler ces droits et privilèges.
Il existe des différences notables dans la manière dont les permis sont délivrés sur les côtes Est et Ouest. Bien que des efforts soient actuellement déployés pour étudier la possibilité d'instaurer des politiques sur la pêche côtière dans l'Atlantique sur la côte Ouest (p. ex. politiques de séparation de la flottille et modèle de propriétaires exploitants « made-in-BC »), les défis que doit relever la prochaine génération de pêcheurs ne sont pas les mêmes d'une côte à l'autre.
C8 - Programme des ports pour petits bateaux
- Les ports pour petits bateaux de Pêches et Océans Canada constituent une infrastructure essentielle pour de nombreuses collectivités côtières, car ils contribuent à la prospérité économique de celles-ci.
- Dans le cadre du Budget 2024, le gouvernement du Canada a annoncé un investissement de 463,3 millions de dollars sur trois ans pour la réparation et l'entretien des ports pour petits bateaux, y compris ceux endommagés par l'ouragan Fiona.
- Grâce à ces investissements, les quais et les brise-lames de Pêches et Océans Canada seront réparés selon les normes et les plus récents codes adaptés au climat, ce qui renforcera la résilience globale de nos ports et leur permettra de rester des moteurs économiques dynamiques pour les collectivités côtières canadiennes pendant de nombreuses années.
Question 1 : Comment le programme des ports pour petits bateaux établit-il les priorités en matière d'investissements dans les infrastructures ?
- Le programme Ports pour petits bateaux gère et entretient un réseau national de ports utilisés par l'industrie de la pêche commerciale. Le programme entretient ces ports afin qu'ils soient sûrs et accessibles aux pêcheurs et aux autres utilisateurs.
- Les investissements dans les infrastructures sont examinés dans le cadre d'un processus interne de hiérarchisation qui tient compte de divers facteurs, dont :
- l'état actuel des infrastructures;
- la sécurité des conditions dans les ports;
- les besoins opérationnels;
- les répercussions socioéconomiques; et
- l'affinité avec les priorités du gouvernement du Canada.
Question 2 : Pourquoi certains ports très fréquentés appartenant au ministère sont-ils barricadés, ce qui nuit à la capacité des pêcheurs de gagner leur vie ?
- Le programme a pour mandat d'exploiter et d'entretenir un réseau de ports afin d'offrir aux pêcheurs commerciaux et aux autres utilisateurs des ports un accès sécuritaire aux installations portuaires.
- Le personnel du programme travaille en étroite collaboration avec les autorités portuaires pour surveiller et évaluer l'état des ports et pour déterminer les travaux d'entretien et de réparation nécessaires.
- Au fil du temps, les infrastructures se détériorent et des problèmes de sécurité urgents peuvent survenir, obligeant à barricader des ports ou des parties de ports afin d'assurer la sécurité des utilisateurs et du public.
- Dans ces situations, le personnel du programme travaille en étroite collaboration avec les autorités portuaires concernées afin de trouver des solutions pour adapter les opérations pendant que les réparations sont envisagées.
Contexte
Les ports pour petits bateaux offrent un soutien essentiel à l'industrie de la pêche commerciale. Le programme des ports pour petits bateaux a pour mandat de maintenir en bon état les ports qui sont essentiels à l'industrie de la pêche.
Le budget régulier actuel du programme est d'environ 90 millions de dollars, dont 20 millions de dollars couvrent les frais administratifs.
En avril 2024, le gouvernement du Canada a annoncé que, dans le cadre du Budget de 2024, 463,3 millions de dollars sur trois ans seraient investis dans la réparation et l'entretien des ports pour petits bateaux, y compris ceux endommagés par l'ouragan Fiona, à compter de l'exercice 2024-2025.
Depuis 2016, notre gouvernement a annoncé plus de 1,4 milliard de dollars de nouveaux fonds pour soutenir les ports pour petits bateaux.
Le Programme des ports pour petits bateaux est responsable de 939 ports :
- 656 ports essentiels ; et
- 283 ports non-essentiels.
Environ 90 pour cent des prises de poissons au Canada sont débarquées dans des ports exploités dans le cadre du Programme des ports pour petits bateaux.
Un autre objectif clé du Programme des ports pour petits bateaux est de transférer la propriété des ports non essentiels désignés à des tiers, en particulier ceux qui ne sont pas largement utilisés par les pêcheurs ou qui sont principalement destinés à la navigation de plaisance.
D - Gestion des pêches et de l'aquaculture
D9 - Prise de décision en matière de pêche
- Je suis bien consciente de l'importance des pêches en tant que moteur économique dans nos communautés côtières, autochtones et non autochtones.
- Je m'engage à prendre des décisions fondées sur des données probantes qui font de la conservation ma priorité absolue afin de protéger les stocks de poissons pour les générations actuelles et futures des canadiens et canadiennes.
- Les points de vues des partenaires autochtones, pêcheurs et autres intervenants sont également pris en compte dans le cadre du processus officiels de consultations.
Question 1 : Qui prend les décisions ?
- La responsabilité des décisions relatives aux pêches m'incombe. Cependant, je confie de nombreuses décisions aux dirigeants régionaux, qui connaissent les intervenants et possèdent l'expertise nécessaire pour prendre des décisions éclairées à proximité du quai.
- Je m'engage à ce que les décisions soient prises à proximité du quai, dans la mesure du possible, et à assurer une mobilisation et une communication solides avec les pêcheurs, les partenaires autochtones et les autres intervenants.
Question 2 : Quels principes guident le processus décisionnel en matière de pêche ?
- Dans la prise de décisions en matière de gestion des pêches, je m'engage à promouvoir les objectifs de conservation, à respecter les droits des peuples autochtones et les droits issus de traités, à appliquer les accords juridiquement contraignants, y compris les traités internationaux sur les pêches, et à assurer la gestion ordonnée et durable des pêches.
Contexte
Le gouvernement du Canada a la compétence fédérale sur les pêches côtières et intérieures, et la Loi sur les pêches confère au ministre des Pêches le pouvoir de prendre les décisions relatives à la pêche du poisson. Le ministère a également des responsabilités internationales en matière de pêche, plus de 20 pour cent des stocks de poissons du Canada étant gérés en collaboration avec des homologues internationaux.
La ministre a le pouvoir de déterminer la quantité de poissons pêchés, qui peut pêcher et quand et comment les stocks peuvent être pêchés. La conservation est la première et principale considération dans la prise de décision, suivie des droits issus de traités des Autochtones et des Premières Nations, des accords juridiquement contraignants et de la gestion ordonnée de la pêche. Les considérations économiques sont également prises en compte dans la prise de décision. Le processus décisionnel est guidé par :
- Avis scientifique : Avis scientifiques examinés par des pairs sur l'état du stock, le total autorisé des captures (TAC) et d'autres mesures de conservation.
- Considérations socioéconomiques : Analyse des répercussions à court et à long terme des décisions relatives aux pêches sur l'industrie de la pêche et les collectivités dépendantes.
- Politiques sur les pêches : comme le Cadre pour la pêche durable, qui comprend le Cadre de l'approche de précaution ; les prises accessoires, les écosystèmes sensibles, la surveillance des pêches ; renforcé par de nouvelles obligations législatives de documenter et de publier, dans certains cas, le processus de prise de décision ; et les politiques d'octroi de licences (par exemple, propriétaire exploitant, résidence) ;
- Considérations autochtones et culturelles : Par le biais de consultations officielles et de processus de mobilisation moins officiels, y compris la prise en compte du savoir autochtone offert volontairement.
- Consultations avec les partenaires autochtones et les intervenants concernés : Un vaste ensemble de processus consultatifs impliquant les partenaires autochtones, les participants de l'industrie de la pêche, les provinces et les relations avec les groupes commerciaux, récréatifs et environnementaux.
Les autorités régionales prennent traditionnellement des décisions moins controversées ou complexes (par exemple, mesures de gestion, TAC, transferts de quotas, ouvertures/fermetures), tandis que les décisions plus controversées ou complexes (par exemple, nouvelles politiques ou écarts par rapport à la politique existante, divergences entre les avis scientifiques et les recommandations de TAC, questions politiquement sensibles, pêcheries multirégionales) sont généralement prises par la ministre.
Les décisions de gestion des pêches et les stratégies de pêche visent à promouvoir et à maintenir les stocks de poissons dans la zone saine. Dans la zone de prudence, les décisions et les stratégies favorisent le rétablissement du stock dans la zone saine. Dans la zone critique, la croissance des stocks est encouragée et les prélèvements sont maintenus au niveau le plus bas possible, et des plans de rétablissement sont requis pour les stocks prescrits en vertu des dispositions sur les stocks de poissons.
La collaboration avec les partenaires autochtones est un aspect important de nos processus décisionnels en matière de pêche et, lorsque les traités et les accords de réconciliation conclus avec les Premières Nations comprennent des engagements en matière de gouvernance collaborative, nous élaborons des structures et des processus dédiés qui appuient l'élaboration de recommandations sur les décisions relevant de la compétence du ministère.
D10 - Reconstitution des stocks de poissons
- Des stocks de poissons sains et durables sont essentiels à la prospérité économique des pêches et des communautés de pêcheurs.
- Le ministère reste déterminé à élaborer et à mettre en œuvre des plans de reconstitution rigoureux et de rétablissement des stocks de poissons, là où et quand c'est nécessaire, afin d'assurer la durabilité à long terme des stocks de poissons du Canada.
- Les dispositions de la Loi sur les pêches relatives aux stocks de poissons, entrées en vigueur en 2022, exigent que le ministère élabore des plans de rétablissement dans les délais prescrits pour les principaux stocks visés par ces dispositions, c'est-à-dire les stocks épuisés.
- Dans le budget 2024, le gouvernement a annoncé un investissement de 33 millions de dollars sur cinq ans pour réaliser des évaluations des stocks halieutiques et reconstituer les stocks épuisés, conformément aux exigences du Plan de gestion des pêches prévu dans la Loi sur les pêches.
Question 1: Quels travaux le département a-t-il réalisés à ce jour?
- Depuis 2022, date d'entrée en vigueur des dispositions, le ministère a élaboré des plans de reconstitution pour 11 des 14 stocks réglementés et prévoit de finaliser les trois autres plans d'ici octobre 2025.
- Les 11 plans initiaux ont été achevés dans les délais réglementaires, tout comme le seront les trois plans restants.
Question 2: Quels sont les projets du ministère pour faire avancer les dispositions relatives aux stocks de poissons?
- En 2022, le ministère a prescrit un premier lot de 30 stocks halieutiques importants aux dispositions relatives aux stocks de poissons.
- À l'automne 2025, le ministère prévoit de prescrire un deuxième lot de 62 stocks de poissons importants aux dispositions relatives aux stocks de poissons.
- Une fois que le deuxième lot de stocks halieutiques aura été défini par voie réglementaire, le ministère entamera le processus d'élaboration de la réglementation afin de définir un troisième lot de stocks dans le cadre des dispositions relatives aux stocks de poissons.
Contexte
En 2009, le ministère a présenté sa politique d'approche préventive, indiquant qu'il élaborerait des plans de reconstitution pour les stocks de poissons épuisés. Au cours des années suivantes, les progrès globaux dans l'élaboration de plans pour les stocks de poissons épuisés ont été lents, certains stocks faisant l'objet de plans et d'autres non.
Depuis 2022, la loi impose l'élaboration de plans de reconstitution dans un délai de 24 mois pour les stocks importants visés par les dispositions relatives aux stocks halieutiques qui sont épuisés. L'introduction de cette obligation légale a entraîné une accélération du rythme d'élaboration des plans de reconstitution des stocks halieutiques épuisés.
Sur les 30 stocks visés par les dispositions relatives aux stocks de poissons dans le premier lot en 2022, 14 sont épuisés, c'est-à-dire qu'ils se situent en dessous de leur point de référence limite (LRP) dans la zone critique. Depuis 2022, des plans de reconstitution ont été élaborés pour 11 des 14 stocks se trouvant dans la zone critique et les trois plans restants (pour les trois crevettes nordiques de la région du Québec) devraient être approuvés en octobre 2025.
Depuis 2017, plus de 158 millions de dollars ont été investis pour soutenir les efforts visant à respecter les exigences des dispositions de la Loi sur les pêches relatives aux stocks de poissons prescrits. Ces exigences comprennent l'élaboration de plans de reconstitution des stocks de poissons épuisés et la mise en œuvre de mesures visant à maintenir les stocks de poissons à des niveaux durables. Ce financement comprenait 33 millions de dollars annoncés dans le budget 2024 pour soutenir davantage les travaux scientifiques nécessaires à la mise en œuvre des dispositions relatives aux stocks de poissons, tels que l'élaboration de points de référence pour les stocks, la collecte de données sur la santé des stocks, la réalisation d'évaluations de l'état des stocks et la production d'avis scientifiques pour élaborer des plans de reconstitution.
D11 - Examen de la Loi sur les pêches
- La Loi sur les pêches a été modifiée en 2019 afin de mieux protéger le poisson et son habitat, de renforcer le rôle des peuples autochtones et de mieux soutenir la durabilité des ressources marines du Canada pour les générations futures.
- En collaboration avec les partenaires et intervenants autochtones, le ministère continue de mettre en œuvre les principaux changements prévus par la Loi modernisée de 2019, notamment la première exigence législative du Canada visant à gérer durablement les principaux stocks de poissons et à reconstituer ceux qui sont épuisés.
- Mon ministère attend avec patience les conclusions de ce comité alors que vous poursuivez votre examen de la Loi sur les pêches. On va continuer à tenir les Canadiens au courant de nos progrès.
Question 1: Le ministère mettra-t-il en œuvre les recommandations émises dans le rapport du Comité ?
- J'ai hâte de connaître les points de vue et les expériences des communautés autochtones, des organisations, des intervenants, ainsi que des provinces et territoires, alors que le Comité poursuit son examen de la Loi sur les pêches.
- Cet examen éclairera la façon dont nous continuons de protéger et de soutenir les pêches canadiennes, de maintenir le dynamisme des communautés côtières, de faire progresser la réconciliation et de promouvoir la santé à long terme de nos écosystèmes aquatiques.
Contexte
Le Comité permanent des pêches et des océans (FOPO) a lancé son examen approfondi de la Loi sur les pêches lors du Parlement précédent, en septembre 2024. En juin 2025, le FOPO a adopté une motion visant à reprendre l'étude et à produire un rapport, accompagné d'une demande de réponse du gouvernement.
Recommandations à ce jour :
L'industrie de la pêche a proposé d'inclure les connaissances des pêcheurs comme élément obligatoire du processus décisionnel du ministre et de remplacer le « pouvoir discrétionnaire absolu » du ministre par un processus décisionnel partagé transparent pour les baux et les permis de pêche.
D'autres industries (mines, énergie, foresterie et agriculture) ont proposé de recentrer la Loi sur le maintien de la capacité de production des pêches et d'inclure les considérations socioéconomiques dans le processus décisionnel du ministre.
Les organisations non gouvernementales environnementales ont suggéré d'inclure les considérations liées aux changements climatiques, les systèmes de savoir autochtones et la science occidentale dans le processus décisionnel, de renforcer la protection des stocks de poissons et de créer un régime de sanctions administratives pécuniaires.
Les partenaires et organisations autochtones ont réclamé une mise en œuvre plus poussée de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et la reconnaissance des pêches fondées sur des droits inhérents et protégés par des traités. Ils ont plaidé en faveur de l'inclusion des systèmes de savoir autochtones dans la prise de décisions.
Mise en œuvre des modifications apportées à la Loi sur les pêches en 2019 :
Plus de 500 millions de dollars ont été investis pour soutenir la mise en œuvre des dispositions actualisées de la Loi sur les pêches concernant le poisson et son habitat. Ce financement comprend le financement du Programme de participation autochtone sur les habitats qui soutient la participation des Autochtones aux consultations, à l'élaboration de politiques, aux initiatives réglementaires et aux projets de renforcement des capacités.
D12 - Application de la Loi sur les pêches
- Le gouvernement est résolu à gérer durablement les pêches tout en conservant et en protégeant le poisson et son habitat, et sa priorité est de veiller à ce que les pêches se déroulent de manière ordonnée.
- Pêches et Océans Canada gère la mise en œuvre de la Loi sur les pêches et en vérifie le respect grâce à une approche d'application fondée sur les risques et fondée sur le renseignement.
- Les agents des pêches surveillent les activités sur l'eau et hors de l'eau, et adoptent une approche progressive en matière d'application de la loi, en tenant compte des facteurs situationnels dans l'exercice de leur pouvoir discrétionnaire.
- L'approche progressive commence par l'éducation et l'émission d'avertissements, et peut aller jusqu'à l'arrestation et au dépôt d'accusations, selon les circonstances.
Question 1 : Peut-on en savoir plus sur une certaine affaire devant les tribunaux?
- Nous ne commentons pas les enquêtes en cours ni les affaires actuellement devant les tribunaux.
Question 2 : Quels sont les efforts déployés pour permettre la pêche visant à assurer une subsistance convenable?
- Mon ministère collabore avec les pêcheurs des Premières Nations afin qu'ils puissent exercer leurs droits de pêche ancestraux et issus de traités protégés par la Constitution.
- Les agents des pêches effectuent activement des patrouilles en mer, à terre et dans les airs afin de surveiller le respect des conditions de permis et de veiller à ce que les pêcheurs autochtones puissent exercer leurs activités de pêche autorisées sans entrave.
- Ces pêches comprennent les pêches à des fins alimentaires, sociales et rituelles et les pêches commerciales communautaires, de même que les ententes provisoires conclues pour pêcher à des fins de subsistance convenable.
- La vente, l'échange ou le troc de prises capturées à des fins alimentaires, sociales et rituelles ne sont pas autorisés par la Loi sur les pêches. Quiconque est pris à vendre, acheter ou offrir d'acheter ou de vendre des prises capturées à des fins alimentaires, sociales et rituelles peut être assujetti à des mesures d'application de la loi au titre de la Loi sur les pêches.
- Mon ministère a récemment mis en place de nouvelles conditions de permis de pêche à des fins alimentaires, sociales et rituelles dans le Sud-ouest de la Nouvelle-Écosse afin de gérer la pêche de façon plus ordonnée, et les agents des pêches travaillent avec les pêcheurs communautaires pour assurer le respect de ces nouvelles conditions.
- Les agents des pêches collaborent avec les pêcheurs communautaires pour assurer le respect de ces nouvelles conditions.
- Ils assurent une présence constante dans les installations de stockage de homard, sur l'eau et à quai, afin d'empêcher la vente non autorisée de homard.
Contexte
Conservation et protection (C&P) est la direction générale responsable de l'application de la loi au sein de Pêches et Océans Canada.
Les agents des pêches sont désignés en vertu de la Loi sur les pêches et sont autorisés à appliquer cette loi et la Loi sur la protection des pêches côtières.
Les agents des pêches sont également désignés comme agents d'application de la loi au titre de la Loi sur les océans et de la Loi sur les espèces en péril, et ils ont donc également des responsabilités en matière d'application de la loi au titre de ces lois.
Les agents des pêches œuvrent dans un environnement complexe, notamment en ce qui concerne leur rôle d'application de la loi et la reconnaissance des droits ancestraux et issus de traités, tout en s'acquittant de leurs fonctions d'application de la législation sur les pêches. De plus en plus, ils doivent gérer l'application de la loi dans un contexte où règnent souvent de profonds désaccords quant à la portée de ces droits.
Les infractions de nature criminelle, comme le vol, la destruction de biens ou les actes de violence, échappent à la compétence de C & P et sont donc signalées aux services de police locaux.
D13 - Pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN)
- Le Canada s'est engagé à lutter contre le défi mondial de la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) et à travailler avec ses partenaires internationaux pour mettre fin à ses effets dévastateurs sur les stocks de poissons, les écosystèmes et les économies.
Question 1 : Quels mécanismes d'application de la loi le Canada utilise-t-il pour lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée ?
- Le Canada adopte une approche intégrée pour lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée en renforçant la primauté du droit, l'application de la loi et les partenariats.
- Dans le cadre de l'opération North Pacific Guard, le Canada a accueilli des agents d'application de la loi de quatre pays à bord d'un navire canadien en haute mer dans le Pacifique, ce qui a permis de détecter 39 infractions potentielles aux règles internationales de la pêche, notamment l'enlèvement des ailerons de requin, la capture illégale de dauphins, la déclaration erronée ou inexacte des prises et des prises accessoires, et l'obstruction des inspecteurs.
- Le Canada peut également organiser des patrouilles aériennes conjointes avec d'autres pays, comme les Philippines. En 2024, les agents des pêches de Pêches et Océans Canada ont aidé les agents philippins à lutter contre la pêche illégale, non déclarée et non réglementée aux Philippines à l'aide des aéronefs de surveillance aérienne au ministère.
- Le Canada collabore avec les États du pavillon pour mener des enquêtes plus approfondies et tenir les capitaines de navires responsables par l'intermédiaire des organisations régionales internationales de gestion des pêches, et pour faire pression en faveur du renforcement des règles visant à promouvoir une pêche durable, comme l'interdiction de l'enlèvement des ailerons de requin.
- Les opérations du Canada ont donné lieu à de lourdes sanctions financières et à des interdictions de pêche pour les exploitants de navires, contribuant ainsi à dissuader la pêche illégale, non déclarée et non réglementée dans le Pacifique.
Question 2 : Comment le Canada appuie-t-il ses partenaires internationaux et quels investissements sont faits?
- Le Canada préside l'Alliance d'action contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, qui rassemble les pays et leurs partenaires pour lutter contre la pêche illégale, non déclarée et non réglementée grâce à une plus grande transparence, à l'utilisation de la technologie et à l'échange de pratiques exemplaires.
- Dans le cadre de la Stratégie indopacifique du Canada, le Fonds pour les océans partagés investit plus de 80 millions de dollars jusqu'en mars 2028 pour contribuer à la préservation d'un environnement marin sain dans la région indopacifique, notamment par le renforcement des mesures de lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée.
- Dans le cadre de ce programme, nous mettons actuellement en œuvre le programme novateur de détection des navires illégaux aux Philippines, à Taïwan, dans les îles du Pacifique et dans plusieurs pays d'Amérique latine.
- Le Fonds pour les océans partagés aide les pays à renforcer leurs capacités de gestion et de conformité des pêches afin de soutenir une pêche durable.
Question 3 : Avez-vous un exemple de mission qui a donné des résultats concrets ?
- L'opération North Pacific Guard du ministère a permis de détecter des cas d'enlèvement d'ailerons de requin et de mise à mort intentionnelle de dauphins perpétrés par un navire illégal, non déclaré et non réglementé.
- Les autorités taïwanaises enquêtent sur trois cas d'enlèvement d'ailerons de requin et de mise à mort de dauphins, signalés par le ministère.
- Le 26 avril, les médias taïwanais ont rapporté l'arrestation récente du capitaine du navire et la détention de l'équipage dans le cadre de l'enquête.
- Cette enquête met en lumière la présence et l'impact du ministère dans le cadre de la stratégie indo-pacifique du Canada pour prévenir l'enlèvement d'ailerons de requin.
Contexte
La pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN) est un terme général désignant les activités de pêche menées en violation des réglementations nationales ou internationales en matière de pêche, ou qui les compromettent. Elle peut concerner tous les aspects et toutes les étapes de la pêche et de l'exploitation des ressources halieutiques. Bien que c'est difficile à quantifier, mais on s'entend pour dire que les prises non déclarées atteint des milliards de dollars chaque année. Le Canada participe à plusieurs initiatives de lutte contre la pêche INN, qui s'articulent autour de trois piliers : la gouvernance, l'application de la loi et les partenariats.
Efforts de gouvernance :
Le Canada est actif au sein de sept organisations régionales de gestion des pêches, où il participe activement à la négociation de mesures contraignantes et exécutoires pour lutter contre la pêche INN. Il s'agit de gérer durablement les stocks de poissons, de préserver les ressources océaniques et de renforcer l'ordre international fondé sur des règles grâce à la transparence, à l'amélioration du suivi, du contrôle, de la surveillance et de l'application de la loi. Ces efforts comprennent le renforcement de la gestion des requins, l'interdiction de l'enlèvement des ailerons de requin et une meilleure gestion des activités comme le transbordement.
Efforts d'application de la loi :
Le Canada est un chef de file reconnu dans les efforts visant à améliorer le respect des règles internationales à l'échelle mondiale grâce à de solides pratiques de suivi, de contrôle, de surveillance et d'application de la loi dans le secteur des pêches. Le Canada possède l'un des plus importants organismes d'application de la loi sur les pêches au monde, par l'intermédiaire de la Direction de la conservation et de la protection de Pêches et Océans Canada (MPO). Les agents des pêches mènent des opérations d'inspection et d'application de la loi en haute mer afin de détecter et de décourager la pêche INN.
Le Canada participe à des opérations multinationales et coopératives d'application de la réglementation des pêches, notamment dans le cadre de l'Opération Garde du Pacifique Nord (Op NPG), en collaboration avec des pays partenaires pour effectuer des inspections de conformité des pêches en haute mer sur les flottes hauturières, sur l'eau, dans les airs et depuis l'espace, à l'aide de satellites de télédétection. En 2025, l'Op NPG a été la première à avoir des agents d'application de la réglementation de quatre pays (Canada, États-Unis, Japon et République de Corée) sur un seul navire. L'Op NPG est financée dans le cadre de l'Initiative de la Stratégie pour le saumon du Pacifique jusqu'à l'exercice 2025-2026.
Efforts de partenariat :
En novembre 2022, le Canada a annoncé sa Stratégie indo-pacifique (SPI), un cadre global pour l'engagement du Canada dans la région au cours de la prochaine décennie. Dans le cadre de la SPI, le MPO a créé le Fonds pour les océans partagés (FOP), qui investit plus de 80 millions de dollars pour accroître la coopération maritime, soutenir la santé des écosystèmes marins et lutter contre la pêche INN.
Les activités menées dans le cadre du SOF comprennent l'élargissement du soutien à divers États (comme les Philippines et Taïwan) pour accéder à notre plateforme de surveillance de détection des navires illégaux afin de repérer les navires de pêche illégale, le soutien aux efforts de sécurité maritime dans les eaux territoriales et le soutien aux partenaires internationaux pour renforcer la gestion et la conformité de leurs pêches par la formation et le renforcement des capacités.
En 2022, le Canada, les États-Unis et le Royaume-Uni ont lancé l'Alliance d'action contre la pêche INN (IUU-AA) afin de stimuler les efforts mondiaux de lutte contre la pêche INN grâce à une plus grande transparence, à l'utilisation de la technologie et au soutien aux partenariats étatiques et non étatiques. Les pays membres incluent le Canada, le Chili, l'Union européenne, la France au nom de ses territoires d'outre-mer, le Ghana, l'Islande, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, le Panama, la République de Corée, le Royaume-Uni et les États-Unis. Le Canada préside actuellement l'IUU-AA de 2024 à 2026 et a organisé plusieurs événements virtuels et en personne pour faire avancer les travaux du groupe.
D14 - Application de la loi au régime des pêches côtières (propriétaire-exploitant)
- Pêches et Océans Canada s'engage à promouvoir des activités viables et rentables pour les petites entreprises de pêche indépendantes.
- Mon ministère continue d'administrer la réglementation sur la pêche côtière afin de préserver les principes du propriétaire-exploitant et de la séparation des flottilles.
- Nous soutenons la durabilité et l'indépendance des pêches côtières canadiennes grâce à la réglementation sur la pêche côtière, qui garantit que les permis de pêche et les avantages qui y sont associés demeurent la propriété de propriétaires-exploitants indépendants de petits bateaux.
Question 1 : Que faites-vous pour empêcher les transformateurs d'avoir des accords de contrôle sur les titulaires de permis?
- Compte tenu des préoccupations soulevées par les pêcheurs concernant les accords de contrôle et leur potentiel à affaiblir l'objectif de la réglementation côtière, et compte tenu de l'expérience acquise par le ministère dans l'administration de la réglementation, nous étudions les possibilités de mises à jour futures de la réglementation.
- Les titulaires de permis doivent conserver le contrôle de leur permis côtier et en bénéficier directement. Entre-temps, la réglementation autorise les pêcheurs à conclure des ententes avec des tiers, comme les transformateurs.
- Lors de l'élaboration de la réglementation, l'industrie a demandé que nous maintenions l'accès au financement auprès de tiers afin de permettre aux titulaires de permis une certaine flexibilité dans l'accès au capital.
- Certains tiers ont recours à des ententes, notamment des prêts ou des accords d'approvisionnement, pour contrôler les titulaires de permis. Pour éliminer les accords de contrôle, le ministère administre la réglementation côtière, ce qui nécessite la modification de ces accords transférant l'utilisation ou le contrôle du permis de pêche à un tiers.
Question 2 : Qu'a fait votre ministère jusqu'à maintenant pour mettre en œuvre les règlements sur la pêche côtière?
- La conformité à ces exigences réglementaires est surveillée au moyen d'examens administratifs et d'application de la loi.
- Depuis l'entrée en vigueur des règlements sur la pêche côtière en avril 2021, plus de 4 100 examens administratifs ont eu lieu et, dans 1 850 cas (45 pour cent), le ministère a exigé des renseignements supplémentaires pour déterminer l'admissibilité.
- Dans 259 examens (soit 6 pour cent du total des examens effectués), une ou plusieurs ententes ont été révisées pour assurer leur conformité. Ces données sont rendues publiques et mises à jour tous les six mois sur le site Web du ministère.
Question 3 : Que fait votre ministère pour faire respecter la réglementation sur la pêche côtière ?
- Les agents des pêches utilisent diverses méthodes de surveillance et de conformité, tant en mer qu'à terre.
- Plusieurs enquêtes ont été ouvertes concernant des infractions potentielles à la réglementation sur la pêche côtière.
- Les accusations portées à ce jour ont donné lieu à dix condamnations, chacune assortie d'une amende allant de 2 500 de dollars à 4 500 de dollars et de la confiscation des prises. Dans d'autres cas, le Service des poursuites pénales du Canada a décidé de ne pas intenter de poursuites.
- L'équipe de conservation et de protection de mon ministère continue de collaborer avec le Service des poursuites pénales du Canada afin d'explorer des pistes et des options permettant d'assurer le succès des poursuites.
Contexte
En 2021, les « règlements sur la pêche côtière » a enchâssé dans le règlement des politiques clés du ministère telles que le propriétaire-exploitant, la séparation des flottilles et la préservation de l'indépendance de la flottille de pêche côtière dans l'Atlantique canadien.
L'objectif était de répondre aux préoccupations des intervenants (pêcheurs côtiers, flottilles et associations de l'industrie) selon lesquelles « les accords de contrôle compromettaient la capacité des titulaires de permis de prendre des décisions indépendantes », et de renforcer les mesures d'application de la loi du ministère. Ce règlement :
- Restreint l'émission de permis aux personnes admissibles, à leur succession, à leurs entreprises en propriété exclusive ou aux organisations qui se sont vu attribuer une allocation de poissons à capturer; et
- Exige que les titulaires de permis ou les exploitants nommés dans le permis exercent personnellement les activités autorisées en vertu du permis.
Les règlements sur la pêche côtière sont appliqués dans le cadre de processus d'examen administratif des permis et de mesures d'application de la loi par Conservation et Protection. L'émission de permis concentre ses efforts sur la détermination de l'admissibilité des titulaires de permis selon le principe qu'ils ne peuvent pas transférer les droits et privilèges associés à leur(s) permis à une tierce partie. Les mesures d'application de la loi en lien avec ces règlements permet à Pêches et Océans Canada (MPO) de poursuivre à la fois les titulaires de permis et les tierces parties.
Un processus d'examen administratif bien défini est en place. Le MPO exige que tous les titulaires de permis, lorsqu'ils paient leurs droits de permis, déclarent par l'intermédiaire du Système national d'émission de permis en ligne (SNEPL) qu'ils n'ont transféré aucun de leurs droits et privilèges. La confirmation de l'admissibilité se fait au moyen de trois types d'examens :
- Réémission : toutes les demandes de l'industrie de réémettre (communément appelé « transfert ») un permis sont examinées ;
- Ciblé : Examen initié par le MPO en réponse à des plaintes ou à des renseignements sur la non-conformité potentielle d'un titulaire de permis en particulier ; et
- Non-ciblé : Examen amorcé par le MPO lorsqu'une pêche d'intérêt est identifiée et que certains pêcheurs de cette flottille sont sélectionnés au hasard pour examen.
Dans tous les examens ciblés et non-ciblés, et dans les cas de réémission au besoin, un questionnaire est envoyé au demandeur exigeant que tous les documents et renseignements pertinents soient fournis au MPO.
Une équipe de travail nationale et une supervision exécutive sont en place pour appuyer l'examen des cas complexes et assurer l'uniformité de la prise de décisions entre les régions.
D15 - Plan de gestion de la morue du Nord 2025-2026
- Je reconnais l'importance du capelan et de la morue du Nord pour les habitants de cette province.
- Les décisions de gestion de cette année ont été éclairées par de vastes consultations auprès des intervenants qui ont présenté un éventail de points de vue.
- En prenant ces décisions, j'ai tenu compte de leurs commentaires ainsi que des plus récents conseils scientifiques, et adopté une approche responsable pour renforcer notre industrie des pêches tout en favorisant la conservation et la durabilité pour les générations futures.
Question 1 : Pourquoi le quota de morues du Nord a-t-il plus que doublé seulement deux ans après la réouverture de la pêche?
- Le total autorisé des captures est passé de 18 000 tonnes à 38 000 tonnes en fonction des dernières données scientifiques montrant que le stock est dans un état plus sain qu'on ne le pensait.
- Bien que l'on s'attend à un certain déclin au cours des prochaines années, les niveaux actuels sont parmi les plus élevés depuis des décennies, ce qui permet une augmentation responsable qui soutient les collectivités côtières de Terre-Neuve-et-Labrador.
- La réouverture de la pêche commerciale en 2024 a profité aux pêcheurs, aux membres d'équipage, aux travailleurs d'usine et aux groupes autochtones des communautés côtières.
- Depuis 2024, l'augmentation du total autorisé des prises a élargi les emplois liés à la transformation et à la pêche, permettant ainsi une augmentation des ventes de morue du Nord sur les précieux marchés européens.
Question 2 : Pourquoi n'y a-t-il eu aucun changement concernant la pêche récréative du poisson de fond cette saison?
- La santé globale des trois stocks de morues à Terre-Neuve-et-Labrador varie, les niveaux étant plus faibles sur les côtes sud et ouest. Nous reconnaissons que l'état du stock de morue du Nord s'est amélioré.
- Nous avons entendu les préoccupations des pêcheurs récréatifs de Terre-Neuve-et-Labrador concernant les mesures de gestion actuelles, notamment la limite personnelle, la limite de bateaux et la durée de la saison. Afin d'éclairer les futures décisions de gestion de la pêche récréative à la morue - que les Terre-Neuviens et les Labradoriens appellent la pêche de subsistance -, le gouvernement lancera une consultation publique cet automne afin de recueillir des commentaires et de mettre en évidence les différences dans l'état de santé des trois stocks de morue de la province. Les commentaires recueillis lors de la consultation publique éclaireront la décision de gestion pour la saison 2026.
Question 3 : Pourquoi une allocation spéciale de morue du Nord a-t-elle été accordée au Conseil communautaire de NunatuKavut en 2024 et 2025 ?
- Le ministère entretient une relation de longue date avec le Conseil communautaire de NunatuKavut, une collectivité inuite autoproclamée du sud du Labrador.
- Ce dernier est un acteur important de l'industrie de la pêche et est situé à proximité des ressources halieutiques.
- L'allocation accordée au Conseil offre des avantages aux communautés côtières, notamment aux pêcheurs, aux membres d'équipage et aux travailleurs d'usine.
Contexte
Après un moratoire de 32 ans, la pêche commerciale de la morue du Nord dans les divisions 2J3KL a rouvert en 2024, avec un total autorisé des captures (TAC) de 18 000 t.
Ce TAC a été pleinement utilisé par toutes les flottilles en 2024. La valeur au débarquement de cette pêche a été de 37,5 millions de dollars.
Une évaluation complète du stock en mars 2025 a déterminé que le stock était 2,0 fois plus élevé que le point de référence limite (PRL), comparativement à 1,2 fois en 2024.
Bien que la tendance de la biomasse du stock reproducteur (BSR) soit demeurée relativement stable depuis 2017, nous comprenons maintenant qu'au cours des années précédentes, le stock était en meilleure santé qu'on ne le croyait.
Bien que le stock devrait diminuer à court terme selon tous les scénarios évalués, y compris aucune capture pour doubler le niveau des captures de 2024, il est fort probable (plus de 96 pour cent) que le stock demeurera au-dessus du PRL en 2026.
En avril 2025, le ministère a convoqué le Comité consultatif sur le poisson de fond dans les divisions 2+3KLMNO pour obtenir des avis sur l'approche de gestion pour 2025. Les avis étaient diversifiés, les recommandations pour le TAC variant entre 8 750 t et 50 000 t. Plusieurs intervenants ont proposé des révisions au régime d'allocation de 2024.
À la suite de cette consultation, le TAC est passé de 18 000 t en 2024-2025 à 38 000 t en 2025-2026. Cette approche tient compte de l'important changement dans notre compréhension de l'état du stock depuis la décision de gestion prise en 2024, ainsi que de la très forte probabilité que le stock demeure au-dessus du PRL en 2026.
Ce stock est assujetti aux dispositions relatives aux stocks de poissons de la Loi sur les pêches. Le TAC recommandé et les mesures de gestion connexes sont conformes aux obligations énoncées au paragraphe 6.1(1) de la Loi et dans les lignes directrices du MPO à l'appui.
De nombreux Terre-Neuviens-et-Labradoriens ont vivement critiqué les mesures de gestion actuelles de la pêche récréative du poisson de fond, qui cible principalement la morue de l'Atlantique. La principale critique concerne le fait que la pêche n'est ouverte que les fins de semaine, et des inquiétudes ont également été exprimées au sujet de la limite personnelle et de la limite par bateau. En réponse, le ministère des Pêches et des Océans lancera en octobre un sondage d'opinion publique afin de mettre en évidence les différences entre les trois populations distinctes de morue de la province et de recueillir les commentaires du public, qui éclaireront la décision de gestion prévue pour 2026.
D16 - La pêche et le commerce de la civelle au Canada
- En 2025, la pêche à la civelle s'est ouverte avec de nouveaux règlements sur la possession et l'exportation, des changements à l'accès visant à accroître la participation des Premières Nations et la mise en œuvre d'un système national de suivi et de traçabilité des civelles.
- Ces nouveaux outils aident Pêches et Océans Canada à protéger la durabilité de l'anguille d'Amérique, à lutter contre la pêche illégale et à maintenir une pêche ordonnée.
- Le nouveau système de traçabilité permet au ministère de mieux suivre les civelles tout au long de la chaîne d'approvisionnement et aide à garantir la récolte et la vente légales de toutes les civelles.
Question 1: Quelles mesures d'application de la loi ont été prises contre la pêche à la civelle cette saison?
- Les agents des pêches étaient très présents en bordure de rivière afin de faire respecter la Loi sur les pêches; ils ont notamment mené des inspections des installations d'entreposage et des points d'exportation et collaboré avec les partenaires chargés de l'application de la loi.
- Moins de conflits entre les pêcheurs ont été observés et signalés au cours de cette saison; et les cas d'agression envers les agents des pêches ont été moins nombreux que lors des saisons précédentes.
- Les agents des pêches peuvent recourir à toute une série de mesures de conformité. Au cours de la saison 2025 de la pêche à la civelle, ils ont effectué 3 839 patrouilles fluviales et 1 078 inspections connexes, ainsi que 154 inspections dans les installations d'entreposage et 478 inspections dans les aéroports. Ces mesures d'application ont mené à la saisie de 253 filets et 225 kg de civelles, et à plus de 100 arrestations pour des infractions à la Loi sur les pêches et à ses règlements. d'application.
Question 2: De quelle façon avez-vous collaboré avec les provinces?
- Il existe depuis longtemps une collaboration entre le ministère et les provinces et territoires en matière d'application de la réglementation sur les pêches.
- Les provinces ont été tenues informées des changements proposés pour la pêche et du nouveau règlement portant sur la possession et l'exportation.
- En ce qui concerne cette pêche, les provinces de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick sont membres du comité consultatif sur la pêche de la civelle.
- Les agents de Conservation et Protection de la Nouvelle-Écosse collaborent avec les agents des pêches afin d'assurer l'application de la réglementation sur la pêche à la civelle.
Question 3 : Certaines Premières Nations ont déclaré publiquement qu'elles ne pêcheraient pas dotées de permis délivrés par Pêches et Océans Canada et qu'elles n'utiliseraient pas le nouveau système de traçabilité. Quelle est votre réponse à cette déclaration?
- Mon ministère s'engage à collaborer continuellement avec les Premières Nations afin de soutenir leurs intérêts dans cette pêche.
- Tous les titulaires de permis de pêche et de possession de civelles sont tenus d'utiliser le Système de surveillance et de traçabilité des civelles, qui permet de suivre en temps quasi réel le déplacement des civelles, de la récolte jusqu'à l'exportation.
- L'utilisation du système de traçabilité des civelles favorise la conservation continue de cette espèce et la gestion ordonnée de cette pêche pour les générations à venir.
Question 4 : Pourquoi le ministère n'a-t-il pas modifié le total autorisé des captures dans cette pêche depuis 2005?
- Les données scientifiques montrent que la population d'anguilles d'Amérique a diminué au Canada entre le milieu des années 1980 et les années 1990 et qu'elle est restée stable à ce niveau inférieur.
- Des rapports scientifiques localisés font état de retours positifs de la civelle en Nouvelle‑Écosse. Toutefois, une analyse plus approfondie est nécessaire pour éclairer les futures décisions relatives au total autorisé des captures.
- Compte tenu des niveaux récents de pêche non autorisée de civelles, une approche de précaution a été adoptée pour établir le total autorisé des captures dans la pêche.
Question 5 : Le ministère effectue un examen de l'anguille d'Amérique dans le but de présenter un avis quant à son inscription possible au titre de la Loi sur les espèces en péril. Quel est l'état de cet examen?
- La décision d'ajouter ou non une espèce à l'annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril repose sur l'analyse rigoureuse de nombreux facteurs. Les facteurs à considérer comprennent les résultats des consultations, les avis scientifiques, les répercussions socioéconomiques et les autres options de gestion.
- Le processus décisionnel prend du temps en raison de nombreux facteurs, notamment l'étendue de l'aire de répartition géographique et des habitats occupés par l'anguille d'Amérique au Canada, ainsi qu'un engagement important auprès d'un vaste éventail de parties prenantes et de partenaires autochtones qui pourraient être touchés par une décision d'inscription.
- L'avis quant à l'inscription de l'anguille d'Amérique se trouve aux dernières étapes du processus d'inscription et continue de progresser vers une décision définitive bientôt.
Question 6 : L'Union européenne a soumis une proposition visant à répertorier toutes les espèces d'anguilles au niveau international. Cette proposition fera l'objet d'un vote en novembre prochain, lors de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction. Qu'est-ce que cela signifie pour le Canada?
- Si cette proposition est adoptée, les exportateurs d'anguilles et de civelles devront demander un permis d'exportation auprès de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction pour pouvoir exporter des anguilles.
- Les importations au Canada devront être accompagnées d'un permis d'exportation du pays d'origine.
- L'obligation pour les pays de délivrer des permis d'exportation n'entrerait probablement pas en vigueur avant 2027.
- Le gouvernement du Canada procède à une analyse rigoureuse de l'incidence que ce permis d'exportation aurait sur l'industrie nationale de l'anguille et de la civelle.
- Pêches et Océans Canada consulte les pêcheurs, les collectivités autochtones, les parties prenantes et les partenaires internationaux pour savoir ce que ce changement signifierait pour eux, afin d'éclairer la position officielle du Canada sur la proposition.
Contexte
Pêche, possession et exportation de civelles :
La pêche à la civelle a été fermée au début de l'année 2023 et l'est restée en 2024 en raison de niveaux élevés de pêche non autorisée, ce qui a entraîné des risques pour la conservation et la sécurité. L'ouverture de la saison en 2025 prévoyait la réaffectation de 50 pour cent du total autorisé des captures dans la pêche afin d'accroître la participation des Premières Nations, de même que la mise à jour des conditions de permis de pêche et la délivrance de deux nouveaux permis (possession et exportation), assortis de l'obligation de rendre compte au moyen d'un nouveau système de suivi et de traçabilité des civelles. La pêche non autorisée s'est poursuivie en 2025, mais on a observé une augmentation du respect des règles et une pêche plus ordonnée.
Loi sur les espèces en péril (LEP) :
En 2015-2016, Pêches et Océans Canada a mené des consultations sur l'inscription éventuelle de l'anguille d'Amérique au titre de la Loi sur les espèces en péril, et un suivi visant à confirmer ce qui a été entendu au cours de ces consultations a été effectué en 2024. La décision d'inscrire ou non une espèce à l'annexe 1 de cette loi tient compte des résultats des consultations, des avis scientifiques, des répercussions socioéconomiques et des autres options de gestion. Le processus décisionnel prend du temps en raison de nombreux facteurs, notamment l'étendue de l'aire de répartition géographique et des habitats occupés par l'anguille d'Amérique au Canada, ainsi qu'un engagement important auprès d'un vaste éventail de parties prenantes et de partenaires autochtones qui pourraient être touchés par une décision d'inscription. La décision d'inscrire ou non l'anguille d'Amérique est en cours de finalisation, mais l'échéancier pour la prise de décision n'a pas encore été établi.
Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES) :
La prochaine conférence des parties de la CITES aura lieu à la fin de novembre 2025. L'Union européenne a proposé d'inscrire les anguilles, y compris l'anguille d'Amérique, à l'annexe II de la Convention. Si cette proposition est adoptée, les anguilles commercialisées devront désormais être accompagnées de permis d'exportation délivrés par les pays d'accueil. Pêches et Océans Canada et Environnement et Changement climatique Canada prennent en compte les commentaires issus des consultations et des processus de mobilisation et proposeront une position officielle du gouvernement sur cette proposition.
D17 - Abondance de bars rayés dans la rivière Miramichi
- Pêches et Océans Canada a pris des mesures pour gérer ce stock avec prudence en accordant un accès progressif à la pêche autochtone à des fins alimentaires, sociales et rituelles, à une pêcherie commerciale autochtone, ainsi qu'à la pêche récréative au cours des dernières années.
- Bien que la population de bars rayés ait connu une augmentation ces dernières années, les fluctuations annuelles nécessitent une gestion prudente. La rivière Miramichi est le seul site de reproduction connu et fiable pour le bar rayé dans le sud du golfe du Saint-Laurent.
- Étant donné que le stock demeure dans la zone de prudence, toute augmentation supplémentaire de l'accès sera soigneusement évaluée afin de ne pas compromettre la durabilité à long terme.
- Mon ministère continue de surveiller le stock et applique une approche de gestion adaptative. La durabilité à long terme de la pêche au bar rayé est une priorité, compte tenu de sa popularité croissante et de sa valeur socio-économique.
Question 1 : Quelles mesures le ministère a-t-il prises pour gérer et soutenir la pêche au bar rayé dans la région du Golfe?
- En 2024, en réponse au regain d'abondance de l'espèce, le ministère a augmenté la limite quotidienne de possession de trois à quatre poissons dans la pêche récréative dans la région du Golfe.
- L'année dernière, Pêches et Océans Canada a annoncé l'attribution d'une allocation pouvant atteindre 175 000 bars rayés aux Premières Nations de la région du Golfe pour l'établissement d'une pêcherie commerciale communautaire.
Question 2 : Comment le ministère gère-t-il les prises accessoires de bar rayé?
- En réponse à la demande de l'industrie, un projet pilote a été mis en œuvre dans la zone de pêche au homard 25 en 2024, autorisant la rétention des prises accessoires de bar rayé. Le projet pilote a été étendu à toutes les zones de pêche au homard de la région du Golfe en 2025 afin d'améliorer la collecte de données sur les prises accessoires.
- La fraie tardive du bar rayé en 2025 a coïncidé avec la pêche au gaspareau dans l'est du Nouveau-Brunswick. Pour gérer la situation des prises accessoires, un arrêté de gestion des pêches a été émis pour autoriser la rétention des bars rayés de taille légale (de 50 à 65 cm) capturés dans les filets gaspareau.
Contexte
Le bar rayé (Morone saxatilis) dans le sud du golfe du Saint-Laurent est un poisson anadrome qui fraie exclusivement dans la portion nord-ouest de la rivière Miramichi, au Nouveau-Brunswick.
La population de bars rayés du sud du golfe du Saint-Laurent s'est rétablie après avoir atteint des niveaux extrêmement bas dans les années 1990, ce qui a entraîné la fermeture de la pêche commerciale en 1996 et la fermeture de la pêche récréative et alimentaire, sociale et rituelle en 2000.
Une mise à jour récente des indicateurs de l'état du stock a été effectuée en 2024 sous l'égide du Secrétariat consultatif canadien des sciences. L'abondance du bar rayé continue de fluctuer, et la population se trouvait encore dans la zone de prudence du Cadre d'approche de précaution en 2023 et 2024. Elle n'a atteint la zone saine qu'une seule fois, en 2017.
Le ministère a progressivement augmenté l'accès au bar rayé ces dernières années. En 2024, les limites quotidiennes de prises et de possession sont passées de trois à quatre dans la pêche récréative. La pêche commerciale communautaire, établie en 2018, a vu son allocation passer de 50 000 à 175 000 poissons en 2025. Un projet pilote dans la pêche au homard visant à retenir les prises accessoires de bar rayé a été mené en 2024 et 2025.
Les pêcheurs de gaspareau de l'est du Nouveau-Brunswick ont fait part de leurs préoccupations, par l'intermédiaire de l'Union des pêcheurs maritimes, concernant l'augmentation apparente des prises accessoires de bar rayé dans leurs filets. À la fin du mois de juin, un arrêté de gestion des pêches a été émis pour retenir des prises accessoires de bar rayé de taille légale (50-65 cm) dans la pêche au gaspareau.
Des études récentes sur les interactions entre le bar rayé et le saumon de l'Atlantique dans la rivière Miramichi montrent que la prédation par le bar rayé n'est pas la principale cause du déclin du saumon. Bien que le bar rayé se nourrisse de saumoneaux pendant une courte période de chevauchement au printemps, les populations de saumons sont en déclin dans l'ensemble de leur aire de répartition.
D18 - Sébaste de l'unité 1 (Golfe du Saint-Laurent)
- La pêche commerciale du sébaste de l'unité 1 a été rouverte en 2024 après près de 30 ans de moratoire, avec un quota de 60 000 tonnes (t). Environ 5 pour cent a été débarqué.
- Pour soutenir la viabilité économique et encourager la participation, le ministère a assoupli les mesures de gestion en 2025, tout en maintenant une surveillance rigoureuse afin de protéger les stocks de poissons de fond épuisés.
- Le ministère ne prévoit pas tenir de nouvelles consultations sur le partage des allocations pour le moment et entend maintenir l'approche actuelle à long terme.
Question 1: Pourquoi seulement 5 pour cent du quota de 60 000 tonnes a-t-il été débarqué en 2024?
- Les faibles débarquements pourraient s'expliquer par un marché émergent, une capacité de transformation limitée, la petite taille du sébaste, la faible valeur au débarquement, le temps de préparation des pêcheurs (équipement, plans d'affaires), ainsi que des mesures de gestion restrictives visant à limiter et surveiller les prises accessoires.
Question 2: Pourquoi le ministère ne poursuit-il pas les consultations sur le partage des allocations?
- Cette décision repose sur une faible participation aux consultations, des captures limitées et un appui général au modèle actuel.
- Compte tenu du déclin naturel attendu du stock, l'incertitude des marchés et la complexité associée à la mise en place de nouveaux modèles d'allocation, une révision du partage est jugée peu utile pour le moment.
- L'engagement se poursuivra via le Comité consultatif sur le sébaste, et le ministère reste ouvert à adapter son approche selon l'intérêt futur.
Contexte
Structure et état du stock de sébaste :
Deux espèces de sébaste, Sebastes mentella et Sebastes fasciatus, sont gérées comme un seul stock biologique réparti en deux unités : l'unité 1 (golfe du Saint-Laurent) et l'unité 2 (chenal Laurentien). Les stocks de sébaste de l'unité 1 ont connu une croissance importante de la biomasse grâce à des événements de recrutement (jeunes poissons) exceptionnels en 2011, 2012 et 2013. Le recrutement du sébaste étant irrégulier et imprévisible, aucun nouveau recrutement significatif n'a été observé depuis. En 2025, S. mentella demeure dans la zone saine selon le cadre de l'approche de précaution, tandis que S. fasciatus est probablement dans la zone saine, mais proche de la zone de prudence, avec une certaine incertitude. L'évaluation de 2025 indique également une croissance limitée de la taille des poissons, une mortalité naturelle élevée et une baisse prévue de la population au cours de la prochaine décennie, même en l'absence de pêche.
Réouverture de la pêche :
Après près de 30 ans de moratoire commercial (1995-2024), la réouverture de la pêche au sébaste de l'unité 1 a été annoncée le 26 janvier 2024. Une clé d'allocation modernisée a été mise en place pour favoriser l'accès des communautés autochtones et des différents secteurs de flottille. Le 31 mai 2024, un quota de 60 000 t et un plan de gestion ont été annoncés pour la saison 2024, incluant une formule temporaire de partage des allocations pour 2024 et 2025. Malgré ce quota, seulement environ 5 pour cent a été débarqué, principalement par la flottille côtière. Les intervenants ont soulevé des préoccupations liées aux coûts opérationnels élevés, à la faible valeur marchande du sébaste et aux mesures de gestion jugées trop restrictives. Ils ont demandé un assouplissement des mesures de gestion afin de soutenir le développement de la pêche. En 2025, le quota a été maintenu à 60 000 t et les mesures de gestion ont été assouplies pour favoriser une plus grande participation.
Mesures de conservation :
L'unité 1 chevauche cinq stocks de poissons de fond actuellement dans la zone critique, visés par des plans de rétablissement en vertu de la Loi sur les pêches. Pour protéger ces stocks vulnérables, le ministère surveille étroitement les activités de pêche et applique des limites strictes sur les prises accessoires. En 2024, aucun seuil n'a été atteint en raison de la faible activité de pêche. En 2025, les mesures de gestion ont été assouplies pour encourager la participation, tout en maintenant une surveillance rigoureuse afin de garantir que les niveaux de prises accessoires demeurent dans les limites établies.
Partage des allocations et approche future :
Des consultations étaient initialement prévues pour orienter le partage des allocations à long terme, avec une mise en œuvre envisagée en 2026. Toutefois, en raison d'une faible participation aux consultations précédentes et d'un appuie général au modèle actuel, le ministère ne prévoit pas poursuivre ces consultations pour le moment. Le modèle actuel de partage des allocations sera maintenu, avec un accès compétitif pour les communautés autochtones et les parts existantes pour les autres secteurs de flottille. L'engagement se poursuivra via le Comité consultatif sur le sébaste, et le ministère demeure ouvert à adapter son approche selon l'intérêt futur.
D19 - Saumon du Pacifique
- Les populations de saumon du Pacifique sont en grave déclin en raison des répercussions des changements climatiques, des polluants, des changements dans l'utilisation des terres et de l'eau, et de la pêche illégale.
- Pour relever ces défis, le gouvernement a investi 686 millions de dollars sur cinq ans en vue de prendre des mesures décisives dans le cadre de l'Initiative de la Stratégie relative au saumon du Pacifique.
- Les mesures ciblées prises à ce jour comprennent : la restauration de plus de 18,5 millions de mètres carrés d'habitat du saumon du Pacifique, le retrait de plus de 400 permis dans le cadre du Programme de retrait des permis commerciaux pour le saumon du Pacifique, la mise en œuvre d'un vaste programme de modernisation des infrastructures des écloseries et le soutien des pratiques de pêche durables, tout en réduisant les répercussions sur les stocks vulnérables.
Question 1 : Quels résultats ont été obtenus à ce jour dans le cadre de l'Initiative de la Stratégie relative au saumon du Pacifique?
- En date du 11 août 2025, le ministère a investi 396,6 millions de dollars dans des mesures ciblées pour lutter contre le déclin du saumon du Pacifique, dont 166,9 millions ont été versés par des partenaires.
- Des progrès importants ont été réalisés, notamment le retrait de 473 permis de pêche au saumon, la restauration de plus de 18,5 millions de mètres carrés d'habitat du saumon et le financement de 73 projets par l'entremise du Fonds de restauration et d'innovation pour le saumon de la Colombie-Britannique.
- Le ministère fait progresser les pêches sélectives par marquage, accroît la capacité de ses écloseries et collabore avec des partenaires autochtones pour adopter des méthodes de pêche plus sélectives et améliorer la surveillance des pêches.
Question 2 : Quelle est la situation actuelle en ce qui concerne le saumon du Yukon et les interceptions en Alaska?
- En 2024, le Canada et l'Alaska ont ratifié un accord de sept ans pour collaborer à des mesures visant à conserver et à rétablir les populations de saumons chinooks du fleuve Yukon.
- Cet accord engage l'Alaska à réduire les prises de saumons chinooks du fleuve Yukon et les prises accessoires dans les zones marines, et il suspend la pêche commerciale et récréative dans les zones ciblées.
- Le ministère, de concert avec les partenaires du gouvernement des Premières Nations du Yukon, a collaboré activement avec l'État de l'Alaska à l'élaboration d'une stratégie de rétablissement du saumon du fleuve Yukon.
- L'objectif de la stratégie est de définir des mesures à mettre en œuvre dans l'ensemble du bassin hydrographique du fleuve Yukon afin de faciliter le rétablissement à long terme des stocks de saumon d'origine canadienne.
Question 3 : Comment les stocks de saumon chinook sont-ils gérés et évalués?
- Les décisions de gestion de la pêche au saumon quinnat s'appuient sur des avis scientifiques provenant d'évaluations des stocks et sont cohérentes avec les priorités d'allocation du saumon, les données culturelles et économiques, ainsi que les considérations opérationnelles.
- Les investissements récents dans la science améliorent les programmes de surveillance et de recherche afin de mieux comprendre les causes du déclin du saumon grâce à une surveillance accrue des impacts sur l'écosystème, la pêche et les écloseries.
Question 4 : Quelle est la situation en ce qui concerne le saumon rouge du fleuve Fraser?
- Les prévisions de pré-saison pour le saumon rouge du Fraser prévoyaient une faible abondance et des possibilités de pêche limitées en 2025.
- Les estimations d'abondance du saumon rouge du Fraser en cours de saison ont dépassé les prévisions de pré-saison pour certains stocks, mais pas pour tous.
- L'augmentation de l'abondance a augmenté les attentes en matière de possibilités de pêche pour les pêcheurs commerciaux, récréatifs et certains membres des Premières Nations. Cependant, la nécessité de conserver les stocks Co migrants préoccupants, moins abondants, a considérablement limité les possibilités de pêche.
- Le ministère collabore avec les représentants canadiens et américains, conformément aux dispositions du Traité sur le saumon du Pacifique, afin d'administrer les possibilités de pêche de manière à assurer une gestion durable du saumon rouge et du saumon rose du fleuve Fraser.
- Grâce à ces rendements plus élevés que prévu, le Comité bilatéral du fleuve Fraser a pu offrir des possibilités de pêche aux populations autochtones, commerciales et récréatives, tout en respectant les objectifs de conservation.
- Mon ministère continuera de privilégier l'utilisation durable des ressources, qui concilie les objectifs de conservation à long terme, l'accès prioritaire aux pêches autochtones à des fins alimentaires, sociales et rituelles, ainsi que les possibilités récréatives et commerciales.
Question 5 : Pouvez-vous faire le point concernant le Traité sur le saumon du Pacifique entre les États-Unis et le Canada?
- Le Traité sur le saumon du Pacifique constitue le mécanisme de coopération essentiel à l'atteinte de nos objectifs de conservation et à la répartition équitable des bénéfices de la pêche entre le Canada et les États-Unis.
- Pêches et Océans Canada est responsable du Traité canado-américain sur le saumon du Pacifique, grâce à de solides partenariats avec les Premières Nations et les intervenants.
- Le ministère se prépare à la renégociation de plusieurs chapitres du Traité sur la pêche, qui expireront le 31 décembre 2028, tout en poursuivant la mise en œuvre de l'accord actuel.
Contexte
L'Initiative de la Stratégie pour le saumon du Pacifique (ISSP) a été annoncée dans le budget de 2021. Son objectif est d'enrayer le déclin important et continu des stocks clés de saumon du Pacifique sur la côte Ouest du Canada et de les rétablir à un niveau durable pour les écosystèmes et les générations futures de Canadiens. Le gouvernement a investi plus de 686 millions de dollars sur cinq ans pour mettre en œuvre l'ISSP.
L'ISSP vise trois objectifs clés : 1) restaurer les populations vulnérables de saumon du Pacifique et leur habitat ; 2) soutenir les possibilités de pêche durable et réduire les impacts sur les stocks vulnérables ; et 3) renforcer les capacités et poursuivre la collaboration avec les partenaires afin d'obtenir de meilleurs résultats pour le saumon du Pacifique.
Les résultats de l'ISSP à ce jour comprennent :
- Le retrait de 473 permis de pêche commerciale au saumon du Pacifique (Programme de retrait des permis de pêche commerciale au saumon du Pacifique), ce qui a réduit de 35,7 pour cent le nombre total de titulaires de permis de pêche au saumon admissibles.
- La restauration de plus de 18,5 millions de mètres carrés d'habitat du saumon et la création de plus de 1 400 emplois liés à la restauration de l'habitat.
- L'octroi de 128,55 millions de dollars à 73 projets par l'entremise du Fonds de restauration et d'innovation pour le saumon de la Colombie-Britannique (phase 2) afin de protéger et de restaurer les habitats du saumon du Pacifique et d'autres stocks de poissons sauvages prioritaires.
- La mise à l'essai de six pêches sélectives au marquage et l'augmentation de la capacité des écloseries gérées par Pêches et Océans Canada.
- Collaboration avec plus de 40 Premières Nations et organisations de pêche autochtones sur plus de 60 projets de partenariat de transformation des pêches autochtones visant à faire évoluer les pêches vers des méthodes de pêche plus sélectives et à améliorer la surveillance des pêches, tout en réduisant les impacts sur les stocks de saumon vulnérables.
- Au cours de l'été 2024, le ministère a collaboré avec 60 partenaires dans 75 régions de la Colombie-Britannique pour répondre aux problèmes immédiats liés à la sécheresse, financer des projets d'urgence et aider les poissons à atteindre les frayères grâce à des projets de restauration essentiels.
- En juin 2024, le ministère, les Premières Nations de la Colombie-Britannique et la province de la Colombie-Britannique ont signé un nouvel accord trilatéral visant à coordonner et à harmoniser les efforts de conservation et de restauration afin d'améliorer les résultats pour le saumon du Pacifique.
Des efforts ciblés sont déployés au Yukon, notamment des investissements dans la transition des pêches au saumon des Premières Nations, des activités d'intendance et de surveillance, ainsi que la planification intégrée du rétablissement.
Au 11 août 2025, le ministère avait investi 2,4 millions de dollars en subventions et contributions pour les partenaires des Premières Nations et d'autres intervenants du Yukon.
Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada a évalué 43 populations de saumon du Pacifique comme étant en péril (en voie de disparition, menacées ou préoccupantes). L'inscription de ces populations sur la liste de la Loi sur les espèces en péril est à l'étude.
D20 - Modernisation des pêches commerciales de la côte Ouest
- Le ministère a mobilisé les intervenants du secteur des pêches pour moderniser les pêches commerciales de la côte Ouest en 2024 et 2025.
- L'initiative de modernisation des pêches commerciales de la côte Ouest vise à répondre à diverses préoccupations des intervenants, notamment en faveur d'une représentation plus inclusive au sein des conseils consultatifs des pêches, d'une plus grande transparence des permis et des quotas détenus, et de données socioéconomiques améliorées.
- Dans le cadre de cette initiative, le ministère étudie l'applicabilité ou l'adaptation des politiques de pêche côtière de l'Atlantique, comme les exigences relatives au « propriétaire-exploitant » et à la « séparation des flottilles ».
- Les prochaines étapes consisteront à analyser les conclusions de ces consultations et à tenir des consultations spécifiques aux pêches prioritaires afin d'élaborer des options stratégiques en collaboration avec les intervenants du secteur.
Question 1 : Quelles ressources en personnel ont été affectées à la modernisation des pêches commerciales de la côte Ouest?
- Le ministère a consacré des capacités à l'avancement du dossier de modernisation des pêches commerciales de la côte Ouest, en embauchant des experts en la matière basés au siège et dans les régions pour faire avancer cet important travail.
Question 2 : Quels progrès ont été réalisés à cet égard depuis la publication du plus récent rapport sur les investissements étrangers et la concentration des entreprises?
- Je tiens à remercier le Comité pour son travail et les recommandations formulées dans ses rapports de 2023 et de 2020 sur ces enjeux complexes et importants.
- Le ministère a exploré des options techniques pour créer un registre des permis et des quotas et recueille des données au moyen de nouvelles enquêtes en collaboration avec l'industrie de la pêche commerciale.
- Le ministère mobilise les principaux intervenants dans le cadre de l'initiative de modernisation des pêches commerciales de la côte Ouest. Des réunions ont eu lieu avec des organisations des Premières Nations et des groupes autochtones, des titulaires de permis, des transformateurs et des pêcheurs, en plus d'ateliers organisés en février 2025.
- Le ministère analyse actuellement ce qui a été entendu au cours de ces consultations, élabore des options stratégiques fondées sur ces informations et continuera d'inciter les participants aux pêches à envisager des approches propres à la Colombie-Britannique pour répondre aux préoccupations soulevées.
Si on insiste sur la propriété étrangère (pour les deux côtes)
- Sur la côte Ouest, le ministère a mobilisé les participants afin d'éclairer les futures approches en matière de changements de politiques dans le cadre de la modernisation des pêches commerciales de la côte Ouest.
- Sur la côte Est, les détenteurs de permis doivent déjà être détenus à 51 pour cent par des Canadiens. Le ministère collabore avec les ministères provinciaux responsables de la délivrance des permis aux transformateurs et aux acheteurs de poisson afin d'explorer plus en détail leurs préoccupations et celles de l'industrie, et d'envisager des solutions possibles.
Contexte
Une réponse du gouvernement au rapport de 2023 du Comité permanent des pêches et des océans (FOPO) intitulé « Investissements étrangers et concentration des entreprises en matière de permis et de quotas de pêche » a été publiée le 11 avril 2024. Parmi les 19 recommandations du rapport, il y avait un appel à limiter la propriété étrangère dans les pêches où il n'y en a pas actuellement. Dans le cadre de la réponse du gouvernement au rapport de 2023, le ministère s'est engagé à consulter les intervenants par l'intermédiaire de l'initiative de modernisation des pêches commerciales de la côte Ouest et ses homologues provinciaux au sein des tribunes fédérales-provinciales existantes pour discuter des préoccupations liées à la propriété étrangère dans la chaîne d'approvisionnement des pêches en respectant les compétences respectives de chaque gouvernement.
L'élaboration d'une voie à suivre est bien avancée pour les sujets qui ont reçu un appui général (p. ex. inclusivité au sein des conseils consultatifs, davantage de données socioéconomiques pour appuyer la prise de décisions, transparence des permis et des quotas détenus).
En ce qui concerne les questions de politique plus importantes, comme l'applicabilité possible sur la côte Ouest de politiques semblables à celles qui s'appliquent à la pêche côtière dans l'Atlantique (p. ex. dispositions relatives aux propriétaires-exploitants, séparation des flottilles), le ministère a entendu des points de vue très divergents au sujet de la faisabilité dans le contexte de la côte Ouest. Une mobilisation continue et approfondie est nécessaire, avec des données et des analyses supplémentaires propres à chaque pêche, pour élaborer des conseils stratégiques complets et solides qui soient appropriés, compte tenu des caractéristiques uniques des pêches de la côte Ouest.
D21 - Plan régional d'acquisition de connaissances et de développement de la pêche au homard au Québec
- Pêches et Océans Canada a émis de nouveaux permis de pêche exploratoire au homard dans les zones peu exploitées de l'estuaire et du nord du golfe du Saint-Laurent incluant l'île d'Anticosti.
- Ces permis ont pour objectif d'évaluer si les stocks sont capables de soutenir des prélèvements supplémentaires de manière durable et de créer des retombées économiques importantes pour les régions côtières au Québec.
Question 1 : Pourquoi le ministère n'a pas priorisé les pêcheurs des flottilles en difficulté lors de l'octroi des permis ?
- Les critères pour l'attribution des permis ont fait l'objet d'un processus de consultation transparent et rigoureux. L'ensemble des intervenants de l'industrie et des Premières-Nations ont fait part de leurs recommandations.
- Les pêcheurs admissibles devaient être appartenir à une flottille en situation précaire et les titulaires de permis lucratifs et en bonne situation ont été exclus.
Question 2 : Comment le ministère s'est assuré que les prélèvements additionnels de homards ne nuiront pas aux pêcheurs commerciaux déjà en activité.
- Le plan de développement de la pêche au homard repose sur une approche prudente et progressive par phase qui respecte la Politique sur les nouvelles pêches.
- Un suivi rigoureux des activités de pêches et une documentation détaillée des captures permettront au MPO de s'assurer que les nouveaux permis n'ont pas d'impacts négatifs sur l'abondance de la ressource.
Contexte
Depuis quelques années, les indicateurs d'abondance du homard sont généralement en hausse au Québec, ce qui suggère qu'un potentiel d'exploitation additionnel serait disponible. Le réchauffement des eaux pourrait jouer un rôle important dans cette augmentation. Toutefois, le manque de connaissances impose une approche prudente .
Dans ce contexte, le MPO a approuvé en 2024 un Plan régional d'acquisition de connaissances et de développement de la pêche au homard au Québec qui prévoit la délivrance de permis de pêche exploratoire en plusieurs phases.
Le plan a pour objectif de développer la pêche au homard dans les zones sous-exploitées, afin de permettre aux pêcheurs d'autres flottilles en difficulté de se diversifier, de permettre à la relève d'accéder au métier de pêcheur et d'assurer une intégration équitable des communautés autochtones dans la pêche au homard.
Le ministère a procédé à des consultations auprès des Premières Nations et de l'industrie de la capture des trois secteurs maritimes du Québec. À la lumière de ces consultations, une mise en œuvre graduelle dans les sous-zones commerciales a été développée afin de minimiser le risque relié à l'ajout d'un trop grand nombre de nouveaux permis dès 2025. L'industrie a également exprimé le souhait de réduire le nombre de casiers par permis afin d'augmenter le nombre de participants, notamment pour soutenir les flottilles en difficulté.
Au total c'est 74 permis exploratoires qui ont été émis en 2025 pour la première phase du plan. Dépendamment des résultats un maximum de 30 permis additionnel pourrait être ajouté dans les années subséquentes (phase II et phase III du plan).
L'approche d'attribution des permis de pêche exploratoire accorde la priorité aux Premières Nations. L'attribution des permis exploratoires aux pêcheurs non autochtones est basée sur des critères transparents, objectifs et équitables.
La liste des flottilles en difficulté considérées pour l'émission des permis a été identifiée en collaboration avec l'industrie. Les pêcheurs ayant maintenu un niveau d'activité malgré les défis ont été priorisés afin de reconnaître leur résilience et leur engagement dans les pêches. Des critères de contiguïté ont été appliqués et une attention a été accordée à la relève dans la pêche.
Les pêcheurs qui détenaient déjà des permis de pêche au homard ou des contingents importants de crabe des neiges ainsi que les compagnies détenues par des actionnaires et qui n'ont pas l'obligation d'exploiter eux-mêmes leurs permis n'étaient pas admissibles.
Les résultats préliminaires de l'année 2025 sont très encourageants dans certains secteurs. Les fonctionnaires poursuivent les analyses et feront des recommandations cet hiver pour la saison 2026.
D22 - Le maquereau et hareng de l'Atlantique
- Je reconnais l'importance du maquereau et hareng pour l'industrie de la pêche au Canada atlantique et du Québec, et je m'engage à gérer cette pêche afin d'assurer la durabilité à long terme du stock pour les générations futures.
- La conservation reste une priorité car ces stocks jouent un rôle clé dans la chaîne alimentaire marine et leur santé affecte directement les espèces et les pêches qui en dépendent.
- Pêches et Océans Canada valorise les points de vue et les observations des pêcheurs et continue de collaborer avec eux afin de recueillir des données, afin de s'assurer que nous disposons des meilleures données scientifiques possibles pour éclairer les décisions futures.
Si l'on insiste sur les décisions relatives aux quotas de hareng de l'Atlantique :
- J'ai révisé le total autorisé des prises pour la pêche au hareng de l'Atlantique dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse et la baie de Fundy, le faisant passer de 16 000 à 20 000 tonnes pour la saison de pêche 2025, actuellement en cours. J'ai fixé le même total autorisé des captures pour la saison 2026 après avoir examiné toutes les données disponibles.
- Les décisions de gestion des pêches sont fondées sur les meilleures données scientifiques disponibles et tiennent compte des commentaires des groupes autochtones, des pêcheurs, des transformateurs, des organisations non gouvernementales environnementales et des provinces.
- Je reconnais les défis économiques posés par le déclin des stocks, mais nous continuerons de collaborer avec les pêcheurs et les membres des communautés pour promouvoir une gestion durable de la ressource.
Contexte
Maquereau de l'Atlantique :
Le stock est dans la zone critique du cadre de l'approche de précaution (AP) depuis 2011 et est soumis aux dispositions sur les stocks de poissons de la Loi sur les pêches, qui obligent le Pêches et Océans Canada (MPO) à rétablir le stock et à promouvoir la durabilité.
La pêche commerciale et d'appât ont été fermées en 2022, mais la pêche d'appât a été rouverte en 2024.
L'évaluation du stock de 2025 a révélé que si le TAC pour le maquereau est maintenu à 500 t ou moins, il y a une forte probabilité (75 pour cent) que la biomasse du stock reproducteur - un indicateur clé de la santé de la population - soit plus élevée en 2027 qu'en 2025.
Le ministère a évalué la pression exercée par divers prédateurs sur le maquereau dans les eaux canadiennes et américaines en 2023. Les résultats indiquent une augmentation de la mortalité du maquereau due à la prédation, avec une forte variabilité annuelle.
Le ministère a mené des études supplémentaires sur les œufs et les larves de 2021 à 2024 indiquant que l'activité de frai était faible dans l'ouest de Terre-Neuve et quasi inexistante dans le sud de Terre-Neuve .La pêche américaine reste ouverte avec un quota commercial limité, montrant une reconnaissance bilatéral de la nécessité de rétablir les stocks.
Composante de printemps du stock de hareng :
Le stock est dans la zone critique du cadre de l'AP depuis 2001 et est soumis aux dispositions sur les stocks de poissons de la Loi sur les pêches, qui obligent le MPO à rétablir le stock et à promouvoir la durabilité. Les pêches commerciales et d'appâts de ce stock sont fermées depuis 2022.
L'évaluation du stock de 2024 a indiqué que même en l'absence de prélèvements de pêche, il est probable (> probabilité de 84,7pour cent) que le stock restera dans la zone critique jusqu'en 2029.
Composante de sud-ouest de la Nouvelle-Écosse et de la baie de Fundy du stock de hareng :
Ce stock se trouve dans la zone critique du cadre de l'AP depuis 2018. Il a été recommandé comme stock de deuxième lot et devra faire un plan de rétablissement s'il reste dans la zone critique.
Le TAC annuel pour ce stock a été fixé à 16 000 t pour les années 2024 à 2027. Cette décision était conforme aux demandes de l'industrie et des intervenants qui souhaitaient une plus de prévisibilité et une plus de stabilité globale dans la pêche.
Les membres de l'industrie ont recommandé un TAC de 21 000 t qui devrait également avoir une forte probabilité de croissance, mais qui devait être réduit à 10 000 t en 2027 pour permettre la reprise. Nous sommes conscients que les membres de l'industrie ont été intéressés à discuter de la voie à suivre pour ce stock, et le ministère travaillera avec le Comité consultatif sur le hareng Scotia-Fundy plus tard cet automne.
D23 - Baleine noire de l'Atlantique Nord
- La baleine noire de l'Atlantique Nord est inscrite comme espèce en voie de disparition en vertu de la Loi sur les espèces en péril. Sa survie est menacée par les collisions avec les navires et les enchevêtrements dans les engins de pêche.
- Depuis 2018, le Canada a investi 167,4 millions de dollars sur cinq ans pour protéger les baleines en péril. Le Budget 2023 a ajouté 151,9 millions de dollars sur trois ans.
- Mon ministère continu de travailler avec les pêcheurs, les communautés autochtones, les scientifiques et les partenaires internationaux pour adapter les mesures de protection, développer des outils novateurs afin de prévenir les enchevêtrements et maintenir la compétitivité des produits de la mer canadiens.
Question 1: Quel est l'état de la Stratégie sur les engins sécuritaires pour les baleines?
- Mon ministère collabore avec les pêcheurs et des experts afin d'intégrer des technologies et pratiques « baleine-sécuritaires » adaptées aux conditions de chaque pêche.
- Cette stratégie a été soutenue par des projets pilotes portant sur des technologies novatrices d'engins de pêche sécuritaires pour les baleines dans des pêcheries comme le homard et le crabe.
- La Stratégie quinquennale sera finalisée en 2025 et inclura une feuille de route pour l'utilisation d'engins de pêche à déclenchement à la demande (on-demand).
Question 2 : Comment le ministère a-t-il collaboré avec les pêcheurs pour promouvoir l'avancement de la Stratégie sur les engins sécuritaires pour les baleines ?
- Mon ministère collabore avec les pêcheurs et d'autres experts concernés pour intégrer les technologies et les pratiques sécuritaires pour les baleines à leurs activités, en identifiant les options les plus adaptées et les plus sécuritaires aux conditions de chaque pêche.
- Les pêcheries canadiennes de crabe des neiges sont des chefs de file mondiaux dans les essais d'engins de pêche à la demande dans le golfe du Saint-Laurent depuis 2018.
- En 2024 et 2025, mon ministère a collaboré étroitement avec les pêcheries de homard de la baie de Fundy et des eaux peu profondes du Canada atlantique et du Québec afin de tester des mesures visant à réduire les lignes verticales dans l'eau et à tester des cordages à faible résistance à la rupture pour faciliter la libération spontanée des grandes baleines.
Question 3: Quel est l'impact des enchevêtrements sur la conformité à la Loi américaine sur la protection des mammifères marins et l'accès au marché des États-Unis?
- Je suis très heureuse d'annoncer qu'au début du mois, la National Oceanic and Atmospheric Administration des États-Unis a confirmé que les pêcheries canadiennes sont d'une efficacité comparable à celle des mesures en vigueur aux États-Unis.
- Les mesures de gestion rigoureuses du Canada sont essentielles pour préserver l'accès au marché américain et la compétitivité des produits de la mer.
Contexte
La baleine noire de l'Atlantique Nord est inscrite comme espèce en voie de disparition en vertu de la Loi sur les espèces en péril depuis 2005. Le gouvernement du Canada s'est engagé à protéger les espèces marines en péril, y compris la baleine noire de l'Atlantique Nord, en prenant des mesures fortes, fondées sur la science, pour prévenir les enchevêtrements dans les engins de pêche.
Le Pêches et Océans Canada (MPO) met en œuvre des mesures de gestion adaptative des pêches de calibre mondial axées sur la prévention de l'empêtrement dans les engins de pêche, notamment en harmonisant l'ouverture des pêches printanières lorsque l'on soupçonne que le nombre de baleines noires est faible dans les eaux canadiennes, en fermant les zones de pêche où et quand des baleines sont détectées, en maintenant un régime de surveillance scientifique rigoureux, en mettant en œuvre des technologies d'engins de pêche plus sécuritaires pour les baleines et en prenant des mesures contre les engins fantômes. Cette approche est mise en œuvre en collaboration avec les pêcheurs, les communautés autochtones, les scientifiques et les partenaires internationaux. Ces mesures reflètent l'engagement du Canada en vertu de la Loi sur les espèces en péril et sont essentielles pour continuer à respecter les exigences d'importation de la loi américaine sur la protection des mammifères marins, protégeant ainsi l'accès au marché des produits de la mer et la compétitivité.
Le ministère collabore avec les pêcheurs dans les pêches concernées afin d'intégrer des technologies et pratiques sécuritaires pour les baleines, adaptées aux conditions de chaque pêcherie. Il s'agit notamment d'initiatives pilotes visant à protéger les baleines, actuellement mises en œuvre dans certaines pêcheries de homard et en eaux peu profondes dans l'est du Canada.
La Stratégie sur les engins sécuritaires pour les baleines, fondée sur une vaste mobilisation des intervenants et des partenaires, guidera la mise en œuvre d'engins de pêche novateurs dans les pêches commerciales canadiennes afin de réduire les impacts des empêtrements de baleines, tout en soutenant des pêches modernes et durables. Cette stratégie guidera les efforts visant à mettre en œuvre des innovations en matière d'engins qui préviennent les enchevêtrements (p. ex., systèmes d'engins à la demande) ainsi que des modifications d'engins qui atténuent les impacts des empêtrements éventuels (p. ex., engins à faible résistance à la rupture). La publication de la stratégie est très attendue.
En 2025, deux baleines noires ont été observées dans les eaux canadiennes en train d'interagir avec des engins de pêche.
La baleine noire empêtrée 5132 a été observée à nouveau en mai près des Escoumins, puis en juin près de l'Île-du-Prince-Édouard ; les tentatives visant à la rélocaliser afin de la libérer ont échoué. Cette baleine avait été observée pour la première fois empêtrée en décembre 2024 dans les eaux américaines. En mai, le ministère a publié une analyse des engins de pêche concluant que ceux photographiés lors de l'empêtrement de décembre provenaient probablement de la zone de pêche au homard 38 (baie de Fundy). En août 2025, la baleine noire 4146 a été observée piégée mais nageant librement dans un barrage au large de Grand Manan, en Nouvelle-Écosse. La baleine a été libérée avec succès grâce à l'intervention du pêcheur, de Conservation et Protection et du partenaire du PIMM, l'équipe de sauvetage des baleines de Campobello.
D24 - Phoques de l'Atlantique
- Le gouvernment du Canada soutient une chasse aux phoques durable, humaine et bien réglementée, qui appuie les communautés autochtones, rurales et éloignées du pays.
- La gestion des phoques repose sur la science et veille à ce que les populations demeurent au-dessus du niveau de référence de précaution.
- Les récoltes commerciales de phoques du Groenland et de phoques gris demeurent bien en dessous des niveaux jugés durables par Pêches et Océans Canada.
Question 1: Quelle est l'approche du ministère en matière de gestion des phoques?
- Le ministère gère les populations de phoques conformément à la Loi sur les pêches et au Règlement sur les mammifères marins, et applique les principes de l'approche de précaution.
- Il n'existe actuellement aucune préoccupation imminente en matière de durabilité liée à la récolte commerciale des phoques dans les régions de l'Atlantique et du Québec.
Question 2: Comment le gouvernement soutient-il l'industrie du phoque?
- Le gouvernement a demandé à l'Union européenne d'abroger son interdiction, en soulignant ses répercussions sur les communautés autochtones et côtières. Le Canada est prêt à collaborer avec l'Union européenne pour améliorer le cadre réglementaire existant concernant les phoques.
- Le gouvernement continue de rechercher de nouvelles occasions commerciales pour les produits du phoque. Pêches et Océans Canada collabore étroitement avec Affaires mondiales Canada, ainsi qu'Agriculture et Agroalimentaire Canada pour aider le secteur à développer les marchés internationaux grâce à des programmes tels que le Service des délégués commerciaux.
Contexte
Pêches et Océans Canada (MPO) gère les récoltes commerciales de phoques gris, à capuchon et du Groenland dans la région de l'Atlantique. Il n'existe actuellement aucune pêche commerciale de phoques ou d'otaries dans la région du Pacifique, mais une récolte à des fins alimentaires, sociales et cérémonielles y est pratiquée.
La récolte du phoque du Groenland a lieu principalement de la fin mars à mai sur le « Front » au large du nord de Terre-Neuve, et dans une moindre mesure dans le golfe du Saint-Laurent. Les phoques à capuchon sont également récoltés pendant cette période à Terre-Neuve-et-Labrador, mais ne constituent pas une cible principale. Le phoque gris est récolté principalement autour des Îles-de-la-Madeleine entre la fin janvier et le début février.
Pour minimiser la visibilité publique de la récolte, et compte tenu des faibles niveaux actuels, le ministère n'a pas fixé de totaux autorisés de capture (TAC) pour les phoques de l'Atlantique depuis 2016, préférant surveiller les récoltes en fonction des avis scientifiques.
La gestion repose sur la science. Le MPO dispose de chercheurs spécialisés qui réalisent des relevés et évaluations pour estimer l'abondance, les tendances et la répartition des populations de phoques.
Les récoltes récentes restent bien en dessous des niveaux durables, en partie en raison de l'accès limité aux marchés et des mauvaises conditions de glace limitant l'accès aux phoques. En 2025, seulement 7 pour cent (16 902) du quota durable de phoques du Groenland et 1 pour cent (1 158) du quota de phoques gris ont été récoltés.
L'accès au marché des produits dérivés des phoques est restreint depuis 1972 par la Marine Mammal Protection Act (MMPA) des États-Unis, et limité davantage depuis l'interdiction de l'Union européenne (UE) en 2009, malgré des exemptions pour les récoltes autochtones et l'usage personnel.
En août 2024, le Canada a soumis une lettre ministérielle conjointe à l'UE demandant l'abrogation du Règlement sur le commerce des produits de phoque; un résumé de la consultation a été publié en octobre, et un rapport final est attendu avant la fin de 2025. Le MPO et Affaires mondiales Canada suivent de près ces développements.
Les récolteurs de phoques bénéficient d'un financement via le Fonds canadien des opportunités pour les produits de la mer (FCOPS) à travers deux projets avec l'industrie de la chasse au phoque, totalisant 4,5 millions de dollars, visant à renforcer le secteur et les conditions de marché des produits canadiens, tant au pays qu'à l'étranger.
Les promoteurs de l'industrie de la chasse au phoque sont également admissibles à des financements via le Fonds des pêches de l'Atlantique (FPA) et le Fonds des pêches du Québec (FPQ). Ces fonds ont investi au total 1,3 million de dollars dans huit projets liés au développement de produits, à la modernisation d'équipements de transformation et au renforcement des capacités professionnelles dans l'industrie en Atlantique et au Québec.
D25 - Stratégie nationale du Canada pour assurer l'avenir du saumon atlantique
- Pêches et Océans Canada reconnaît le déclin du saumon de l'Atlantique et répond aux appels pressants des communautés autochtones, des partenaires, et des intervenants à la prise de mesures pour conserver cette espèce importante.
- La Stratégie, une première pour le saumon atlantique au Canada, a été publiée en mars 2025. Elle répond à « ce que nous avons entendu » durant le processus de mobilisation et s'appuie sur un vaste ensemble de travaux consacrés au saumon de l'Atlantique au cours de la dernière décennie.
Question 1 : Comment le ministère fait-il progresser la mise en œuvre de la Stratégie pour le saumon de l'Atlantique?
- Le ministère a investi 6,1 millions de dollars dans des projets visant à renforcer la mise en œuvre rapide de la stratégie en stimulant la collaboration avec les intervenants, les partenaires, les gouvernements provinciaux et les organisations autochtones.
- Un montant supplémentaire de 1 million de dollars a été annoncé pour l'exercice 2025-26 afin de soutenir de nouveaux projets cherchant à atteindre les objectifs définis dans la Stratégie.
- De nouveaux investissements visant à protéger et à restaurer le saumon atlantique sauvage pourraient être guidés par la stratégie. Le gouvernement du Canada est déterminé à assurer la conservation des populations de saumon atlantique sauvage et continuera de rechercher des occasions de soutenir cette espèce.
Question 2 : Que prévoit faire la Stratégie afin de réduire le déclin alarmant des populations de saumon atlantique dans le fleuve Miramichi, ainsi que d'autres cours d'eau importants pour cette espèce?
- La Stratégie pour le saumon atlantique fournit des conseils sur l'espèce à l'échelle nationale; elle ne prévoit donc des mesures pour aucun des cours d'eau.
- Elle fournit plutôt un cadre propre à chaque cours d'eau pour la restauration du saumon atlantique; celui-ci atténue les menaces auxquelles le saumon fait face.
- Cette approche a été élaborée de manière à ce que sa mise en œuvre se fasse avec les peuples autochtones, les partenaires et les intervenants sur le terrain, dans le but de répondre aux besoins locaux des cours d'eau prioritaires comme le Miramichi.
Contexte
Face au déclin continu des populations de saumon atlantique au Canada, le ministère a élaboré une stratégie de conservation pour cette espèce. Cette stratégie contribue au respect de l'engagement pris par le gouvernement en 2021 de « travailler en étroite collaboration afin de réaliser de nouveaux investissements et d'élaborer une stratégie de conservation pour restaurer les populations de saumon de l'Atlantique et leur habitat ».
La Stratégie a été publiée en mars 2025. Elle a été élaborée en étroite collaboration avec les peuples autochtones, les gouvernements provinciaux et les intervenants. Elle a pour but de fournir des conseils sur tous les aspects liés aux activités restauratives, scientifiques, politiques et gestionnaires.
Parallèlement à sa publication en mars 2025, le gouvernement a annoncé un investissement de 1 million de dollars pour répondre aux priorités immédiates de la Stratégie. Le MPO a utilisé une approche d'appel de propositions ciblé pour veiller à ce que les priorités immédiates puissent être traitées au cours de l'exercice 2025-2026. Les candidats sélectionnés ont été choisis pour leur capacité à entreprendre des projets qui bénéficient à l'ensemble de l'aire de répartition de l'espèce, ainsi que pour leur capacité à répondre aux priorités immédiates qui soutiendront les initiatives futures et la mise en œuvre à long terme de la Stratégie.
D26 - Aquaculture : Plan de transition pour les parcs en filet ouverts en Colombie-Britannique
- Le gouvernement du Canada s'est engagé à soutenir la résilience du secteur canadien du poisson et des fruits de mer, y compris l'aquaculture, qui est l'un des fondements de la prospérité et de la sécurité alimentaire de nombreuses communautés côtières et autochtones.
- Pour appuyer la transition, un groupe de travail interministériel dirige la mobilisation entourant la rédaction de l'ébauche du plan de transition pour la salmoniculture. Le groupe de travail est dirigé par Innovation, Sciences et Développement économique Canada.
Question 1 : Quel travail le ministère a-t-il accompli à ce jour?
- Depuis la publication de l'ébauche du plan de transition pour la salmoniculture en septembre 2024, mon ministère, de concert avec un groupe de travail interministériel dirigé par Innovation, Sciences et Développement économique Canada, a tenu plus de 120 séances de mobilisation avec des Premières Nations et des intervenants.
- Les travaux du groupe de travail à ce jour ont été productifs, ce qui a permis de réaliser une analyse des répercussions potentielles sur le secteur de la salmoniculture et d'acquérir une meilleure compréhension des Premières Nations, des travailleurs et des communautés qui seraient touchés. Ces travaux ont également favorisé l'examen d'incitatifs possibles à l'adoption de technologies novatrices.
- Le groupe de travail interministériel examine actuellement les différents points de vue entendus, ce qui éclairera les prochaines étapes.
Contexte
Le 19 juin 2024, la ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne de l'époque, accompagnée de Taleeb Noormohamed, député de Vancouver Granville, a annoncé la politique du gouvernement du Canada visant à interdire la salmoniculture en parcs en filet ouverts dans les eaux côtières de la Colombie-Britannique, d'ici le 30 juin 2029.
Les permis ont été renouvelés pour cinq ans, à compter du 1er juillet 2024. Ces permis renouvelés sont assortis de conditions plus strictes, notamment une meilleure gestion des poux du poisson sur les poissons d'élevage, des exigences de déclaration rigoureuses pour l'industrie et une surveillance supplémentaire des interactions avec les mammifères marins.
L'ébauche du plan de transition pour la salmoniculture en C.-B. a été publiée en septembre 2024.
Pêches et Océans Canada collabore avec Innovation, Sciences et Développement économique Canada et d'autres ministères au sein d'une équipe interministérielle et a discuté directement avec les communautés des Premières Nations afin de tenir compte de leur situation, de leurs besoins, des possibilités et des défis qui leur sont propres, ainsi qu'avec les autres communautés touchées par la transition. Ce plan de transition s'inscrit dans le cadre général des efforts collaboratifs du gouvernement du Canada visant à conserver et à rétablir les populations de saumon sauvage du Pacifique.
D27 - Aquaculture : programme de croissance au Canada atlantique
- L'aquaculture est un secteur important au Canada atlantique. Pour soutenir le développement durable de l'aquaculture, nous devons attirer l'innovation et les investissements dans ce secteur à l'échelle nationale.
- Le secteur des technologies océaniques est en pleine croissance sur la côte est du Canada, et mon ministère souhaite collaborer avec nos partenaires, y compris les agences de développement régional, afin de soutenir l'accélération de l'innovation et des investissements dans les technologies durables liées à l'aquaculture.
- Cela contribuera à positionner le Canada comme un chef de file en développement durable de l'aquaculture durable d'un océan à l'autre - un avenir où nous serons des chef de file en innovation, et où le Canada nourrira le monde avec des produits de la mer sains et cultivés de manière durable.
Question 1 : Quel est l'impact du Plan de transition de l'aquaculture du saumon en Colombie-Britannique sur le développement de l'aquaculture au Canada atlantique ?
- Dans le Canada atlantique, les provinces sont les principaux organismes de réglementation des activités aquacoles, à l'exception de l'Île-du-Prince-Édouard.
- Mon ministère respecte pleinement l'autorité des provinces en matière de gestion des activités aquacoles.
- Le Plan de transition de l'aquaculture proposé s'applique uniquement à la Colombie-Britannique.
Contexte
La gestion de l'aquaculture au Canada est une responsabilité partagée entre le gouvernement fédéral et les provinces. À l'exception de l'Île-du-Prince-Édouard, les provinces de l'Est sont les principaux organismes de règlementation, responsables des opérations quotidiennes et de la surveillance des activités aquacoles. Plusieurs provinces de l'Est ont mis en place des stratégies pour développer le secteur.
Les provinces de l'Atlantique demandent au gouvernement fédéral de réaffirmer publiquement la compétence provinciale en matière d'aquaculture au Canada atlantique et d'envoyer un message clair et cohérent en faveur du développement durable du secteur. Elles ont réitéré leurs préoccupations quant au fait que les décisions fédérales prises pour la Colombie-Britannique ont nui à la confiance des investisseurs dans l'Est du Canada, ont créé des messages contradictoires pour les Canadiens et ont mis en évidence le besoin d'un champion fédéral pour promouvoir l'aquaculture tant au niveau national qu'international.
Le Québec a indiqué qu'en raison du déclin des stocks de poissons sauvages, la province a besoin d'un soutien financier spécifique du gouvernement fédéral pour développer l'aquaculture.
D28 - Sciences de l'aquaculture
- Pêches et Océans Canada mène des recherches et fournit des conseils scientifiques pour soutenir la gestion durable de l'aquaculture.
- Le ministère compte sur des données scientifiques internes, des collaborations, des résultats de recherche externes examinés par des pairs et un processus d'examen par les pairs rigoureux pour fournir des avis scientifiques sur les interactions et les effets potentiels de l'aquaculture sur les espèces sauvages et les écosystèmes.
- Le ministère fait appel à une série d'experts pour ses travaux scientifiques, notamment dans le cadre de son processus d'évaluation par les pairs. Il s'agit de scientifiques du ministère, d'universitaires, de scientifiques d'autres ministères ou d'autres pays, ainsi que de détenteurs de savoirs locaux et autochtones.
Question 1 : Quel avis scientifique a été rendu sur l'impact des poissons d'élevage échappés parmi les populations de saumon sauvage de l'Atlantique sur la côte est du Canada?
- Le ministère a entrepris une évaluation des risques afin de mieux comprendre les interactions entre les poissons d'élevage et les poissons sauvages sur la côte est, et plus particulièrement les risques pour l'abondance et les caractéristiques génétiques de la population de saumons atlantiques sauvages au Canada atlantique. L'avis scientifique a été publié en mars 2024.
- Le rapport a révélé que, selon divers scénarios de taux d'évasion, les niveaux de risque associés au croisement qui pèsent sur les saumons atlantiques sauvages varient à l'échelle des populations examinées. Le risque est plus grand pour les populations à proximité d'exploitations aquacoles et pour les populations sauvages de petite taille ou en déclin.
- Le ministère travaille en étroite collaboration avec les autorités provinciales de l'Atlantique, qui sont les principaux organismes de réglementation, pour veiller à ce que les activités de salmoniculture soient gérées de manière durable.
Question 2 : Quels sont les travaux entrepris sur le pou du poisson?
- Afin de mieux comprendre les interactions entre le saumon d'élevage et le saumon sauvage en Colombie-Britannique, le ministère prépare un rapport sur l'état des connaissances concernant l'impact du pou du poisson provenant des élevages de saumon de l'Atlantique en parcs en filet sur le saumon sauvage du Pacifique en Colombie-Britannique.
- L'examen sera réalisé dans le cadre d'une série de réunions du Secrétariat canadien de consultation scientifique auxquelles participeront des experts externes.
- La première réunion s'est tenue en novembre 2024 et a donné lieu à un rapport consultatif scientifique ainsi qu'à une publication dans une revue spécialisée.
- La prochaine réunion est prévue en octobre 2025 et la dernière en 2026-2027.
Question 3 : Quels sont les travaux entrepris sur les incidences de l'aquaculture?
- Le ministère procède actuellement à un examen et à une mise à jour de son avis scientifique de 2009 sur les différents effets potentiels de l'aquaculture sur l'écosystème (séquences des effets).
- Ces travaux permettront de mettre à jour l'état des connaissances et devraient mettre en évidence les orientations futures des recherches qui aideront à orienter nos priorités du programme scientifique sur l'aquaculture.
- Ce travail sera réalisé dans le cadre de trois réunions du Secrétariat canadien de consultation scientifique qui se tiendront à l'automne 2025.
Contexte
Pêches et Océans Canada (MPO) génère des résultats de recherche, fournit des avis scientifiques et effectue une surveillance environnementale afin de soutenir les décisions réglementaires, politiques et de gestion.
La recherche en aquaculture est menée pour éclairer les décisions relatives aux interactions entre l'aquaculture et l'écosystème et aux impacts tels que les effets des ravageurs et des pathogènes et les traitements et la gestion potentiels de la santé des poissons; les interactions entre les poissons d'élevage et les poissons sauvages; le rejet de matières organiques et de médicaments par les exploitations agricoles; et les impacts potentiels sur l'habitat.
De nouvelles découvertes scientifiques sont générées par des projets de recherche que les scientifiques du ministère entreprennent dans le cadre de projets financés à l'interne et de collaborations avec des organisations externes et le milieu universitaire.
Les avis scientifiques sont fournis par le Secrétariat canadien des avis scientifiques (SCAS) du MPO. Ce processus d'examen complet comprend l'examen par des experts de la recherche en aquaculture. Les avis scientifiques sont générés par consensus et les synthèses de recherche et les avis qui en résultent sont publiés sur le site Web du SCAS.
E - Protection et science des écosystèmes
E29 - Délivrance de permis en vertu de la Loi sur les pêches et soutien à la Loi Chantiers Canada
- Le mandat de Pêches et Océans Canada est de protéger et de conserver le poisson et son habitat, et à ce titre, mon ministère a un rôle important à jouer dans l'édification d'une économie canadienne grâce à un processus de réglementation efficace et axé sur les services.
- Mon ministère collabore avec d'autres ministères et organismes fédéraux pour continuer d'améliorer l'efficacité de la réglementation dans l'ensemble du gouvernement. Cela comprend la mise en œuvre de la Loi Chantiers Canada, ainsi que les efforts continus pour soutenir le développement de projets de croissance propre au Canada.
Question 1 : Comment le ministère collaborera-t-il avec le nouveau Bureau des grands projets ?
- Pêches et Océans Canada collaborera étroitement avec le Bureau des grands projets pour faire avancer les projets dans l'intérêt national.
- Le ministère fournira des conseils d'experts basés sur les meilleures données scientifiques disponibles, les objectifs de gestion des pêches, les effets cumulatifs et les connaissances autochtones, le cas échéant.
Question 2 : Comment le ministère compte-t-il s'y prendre pour faire progresser l'examen des autres projets jugés non d'intérêt national ?
- Mon ministère simplifie son processus réglementaire pour les centaines de projets qu'il examine chaque année.
- Ce travail comprend l'élaboration de politiques et de lignes directrices nouvelles et actualisées visant à réduire, voire à éliminer, la nécessité d'examiner les projets courants et à faible risque. Nous apporterons des modifications réglementaires afin de simplifier les exigences en fonction du niveau de risque pour le poisson et son habitat.
Question 3 : Qu'est-ce qui prolonge les délais d'autorisation de certains projets par le ministère ?
- Le processus d'autorisation prévu par la Loi sur les pêches est assorti de normes de service pour assurer l'examen rapide des projets.
- Au cours de l'exercice 2023-2024, mon ministère a atteint un taux de conformité de 100 pour cent aux normes de service établies dans notre règlement pour le traitement des demandes d'autorisation complètes.
- Des retards surviennent souvent en raison de demandes incomplètes ou parce que nous travaillons à garantir la tenue de consultations adéquates.
Question 4 : Quelles mesures le ministère prend-il pour améliorer l'efficacité de la réglementation ?
- Le gouvernement du Canada s'est récemment engagé à prendre des décisions réglementaires sur les projets dans un délai de deux ans.
- Pêches et Océans Canada contribue à cet engagement par des mesures qui accéléreront la prise de décision du ministère :
- Fournir des lignes directrices plus claires aux promoteurs ;
- Réduire les inefficacités dans les demandes d'information ;
- Collaborer avec les promoteurs pour valider les meilleures pratiques de l'industrie afin de simplifier les exigences relatives aux travaux courants à faible risque ; et
- Promouvoir les meilleures pratiques en matière de collaboration avec les partenaires autochtones.
- Le ministère s'est engagé à mettre en œuvre des approches simplifiées pour les projets à faible risque et les projets courants, ainsi qu'à rationaliser l'approche pour les projets à risque élevé et les projets majeurs.
- Ces mesures permettront de fournir des conseils rapides sur les projets, de mettre en œuvre des approches fondées sur les risques et d'améliorer le niveau de service aux promoteurs, tout en respectant les droits des Autochtones et en protégeant l'environnement.
Contexte
En vertu de la Loi sur les pêches et de la Loi sur les espèces en péril, le ministère fournit des conseils et réglemente les travaux, les entreprises et les activités qui se déroulent près de l'eau (eau douce et marine) et qui pourraient avoir une incidence sur le poisson et son habitat. Le ministère reçoit plus de 5 000 renvois par année et délivre environ 200 autorisations en vertu de la Loi sur les pêches réparties dans tous les secteurs industriels du Canada.
Le ministère est également un important expert fédéral qui fournit des conseils sur le poisson et son habitat dans le contexte des évaluations d'impact fédérales menées par l'Agence d'évaluation d'impact du Canada.
Depuis plusieurs années, le ministère élabore de nouveaux outils pour rendre le processus réglementaire plus prévisible et transparent tout en renforçant la conservation et la protection du poisson et de son habitat.
En juin 2024, le gouvernement du Canada a publié le Plan d'action « Bâtir un avenir propre au Canada » et, en juillet 2024, la Directive du Cabinet sur l'efficacité de la réglementation et de la délivrance de permis pour les projets de croissance propre. Ensemble, ces documents contiennent des mesures qui réduiront les chevauchements, amélioreront la prévisibilité et augmenteront l'efficacité globale de notre système de réglementation. De concert avec d'autres entités fédérales concernées, le MPO travaille à la mise en œuvre de la Directive du Cabinet et du Plan d'action.
La Loi Chantiers Canada a été adoptée en juin 2025. Grâce à la Loi, le gouvernement accélérera les projets jugés d'intérêt national en simplifiant les processus d'examen et d'approbation fédéraux afin d'accroître la certitude réglementaire tout en respectant les droits des Autochtones et en protégeant l'environnement. La Loi permettra de bâtir des projets d'intérêt national en mettant l'accent sur un petit nombre de projets exécutables et en déplaçant l'attention des examens fédéraux de la « question de savoir s'il faut » construire ces projets à la « meilleure façon » de les faire progresser. Le ministère collabore avec le Bureau du Conseil privé et d'autres ministères et organismes fédéraux pour appuyer la mise en œuvre de la Loi.
Le ministère a fait des progrès dans l'amélioration de l'efficacité de la réglementation en fournissant des directives nouvelles et améliorées aux promoteurs, comme de nouveaux codes de pratiques et de nouvelles normes qui fournissent des directives sur la façon d'éviter ou d'atténuer les impacts sur le poisson et son habitat, afin qu'ils n'aient pas à demander au ministère d'examiner les projets.
Le ministère étudie actuellement des mesures supplémentaires pour simplifier l'examen des projets, tout en respectant les droits des Autochtones et en protégeant l'environnement.
E30 - Objectifs du Canada en matière de conservation marine
- Le gouvernement du Canada a investi plus d'un milliard de dollars dans la création et la gestion d'aires protégées et conservées, dont 800 millions de dollars pour soutenir la conservation menée par les Autochtones grâce à des accords de financement de projets pour la permanence.
- Ces efforts s'inscrivent dans le cadre de l'engagement du gouvernement à conserver 30 pour cent des zones marines et côtières d'ici 2030.
- Par ces investissements sans précédent, nous continuerons de soutenir la création et la gestion de zones protégées et conservées, en collaboration avec les peuples Autochtones.
- À l'heure actuelle, le Canada conserve 15,55 pour cent de ses océans au moyen d'aires marines protégées et conservées qui soutiennent des communautés côtières fortes et dynamiques pour les générations futures.
Question 1 : Comment le ministère répond-il aux préoccupations de l'industrie de la pêche concernant le déplacement des moyens de subsistance?
- L'établissement d'aires marines protégées et conservées fait partie intégrante des efforts déployés par le Canada pour protéger les océans, les espèces et les habitats. Le processus tient compte des facteurs socio-économiques et d'objectifs écologiques pour favoriser à la fois des océans sains et des moyens de subsistance durables.
- Mon ministère sait que l'industrie de la pêche est importante pour les communautés côtières et l'économie nationale. C'est pourquoi nous collaborons étroitement avec les intervenants susceptibles d'être touchés, dont les représentants de l'industrie, pour réduire autant que possible les impacts sur l'économie.
- Le leadership de l'industrie de la pêche fut essentiel envers l'atteinte de l'objectif canadien de conservation marine de 10 pour cent en 2020. Cette collaboration étroite avec l'industrie se poursuit pour atteindre la cible fixée pour 2030.
Question 2 : En quoi consiste le processus d'établissement de zones de protection marine?
- Mon ministère travaille en étroite collaboration avec les autres ministères fédéraux, ainsi que les gouvernements provinciaux, territoriaux et autochtones tout au long du processus de création de zones de protection marine. Il mène de vastes consultations auprès d'un large éventail d'intervenants, y compris l'industrie, pour s'assurer que les efforts de protection marine concordent avec les principes de l'utilisation durable, y compris les facteurs socio-économiques.
- La définition, la conception et la gestion continue des zones marines protégées et conservées reposent à la fois sur les données scientifiques, les données socio-économiques, le savoir autochtone et les perspectives locales.
Contexte
Le ministère a établi 14 zones de protection marine (ZPM) en vertu de la Loi sur les océans et a reconnu 61 refuges marins en vertu de la Loi sur les pêches.
En mars 2025, trois refuges marins, couvrant 466 km2, ont été reconnus: G̱aw Ḵáahlii (baie Masset), X̲aana K̲aahlii (bras Skidegate) et île Banks.
La ZPM Tang.ɢ̱wan - ḥačxwiqak - Tsig̱is (TḥT) a été désignée le 19 juin 2024, contribuant 2,3 pour cent à l'objectif de conservation marine.
En février 2025, le gouvernement du Canada, la Qikiqtani Inuit Association, le Pew Charitable Trusts et la Aajuraq Conservation Fund Society ont annoncé la signature de l'accord de SINAA. Le plan de conservation lié à l'accord énonce des mesures qui pourraient permettre de conserver 3,68 pour cent additionnel.
En juin 2024, le Canada, la C.-B., et 17 Premières Nations ont annoncé la signature de l'accord de financement de projets pour la permanence du projet de la mer de Great Bear. Le plan de conservation lié à l'accord énonce des mesures qui pourraient permettre de conserver 0,3 pour cent additionnel.
En 2023, de nouveaux détails sur la norme de protection des AMP de 2019 ont été annoncés. La norme s'applique à la plupart des nouvelles AMP fédérales, où le gouvernement prévoit d'interdire: l'exploration, l'exploitation et la production de pétrole et de gaz; l'exploration et l'exploitation minières; le rejet en mer de déchets et d'autres matières; le déversement de remblais; le rejet de médicaments et de pesticides nocifs; et l'utilisation d'engins de chalut de fond.
Le ministère appuie la mise à l'essai et la mise en œuvre de nouvelles technologies d'engins de pêche afin d'accroître les possibilités économiques dans les zones protégées et conservées tout en respectant les objectifs de conservation des sites. L'innovation en matière d'engins de pêche peut contribuer à combler le fossé entre les nouvelles mesures de conservation et les restrictions imposées à nos partenaires et aux pêcheurs.
Le ministère a travaillé en étroite collaboration avec la Première Nation Mamalilikulla pour créer le refuge marin Gwa̲xdlala/Nala̲xdlala (baie Lull et baie Hoeya) et le soutenir en tant qu'aire protégée et de conservation autochtone. Il s'agit d'une initiative de conservation menée par les Autochtones qui reflète les objectifs et les besoins de la Première Nation.
Le secteur des sciences du ministère continue de fournir les données probantes pour l'établissement et la gestion des zones de conservation en identifiant des zones susceptibles d'être importantes, uniques ou vulnérables sur le plan écologique; en fournissant de renseignements et des conseils sur les objectifs de conservation, les limites et les plans de gestion des sites; et en entreprenant des activités de surveillance et de recherche écologiques.
L'industrie de la pêche a exprimé des préoccupations concernant les impacts cumulatifs de la conservation particulièrement en lien avec l'initiative des fjords de la côte sud en Terre-Neuve menée par Parcs Canada et les sites proposés dans la biorégion du plateau Nord en C.-B. Le ministère consulte ses partenaires et intervenants, incluant le secteur maritime, tout au long du processus d'établissement pour atténuer les impacts socio-économiques lorsque possible.
E31 - Les engins fantômes
- Grâce au Programme d'engins fantômes, créé en 2019, le Canada est un leader mondial dans la lutte contre les engins de pêche abandonnés, perdus ou rejetés, connus comme engins fantômes.
- Avec l'aide de nos partenaires, plus de 41 300 unités représentant plus de 2 400 tonnes d'engins ainsi que plus de 940 km de corde ont été retirés des eaux canadiennes.
- Le récent 2e Sommet international sur l'innovation des engins de pêche qui s'est tenu à Moncton, au Nouveau-Brunswick, en février 2025 a réuni des experts mondiaux pour discuter de l'importance de la lutte contre les engins fantômes, et nous continuerons de travailler avec les pêcheurs et les experts pour réduire les engins fantômes.
- Nous continuerons également à travailler avec nos partenaires et les intervenants au Canada pour élaborer et mettre en œuvre un plan d'action canadien sur les engins fantômes. Le plan sera achevé en 2027 et décrira les outils réglementaires et des pratiques de gestion d'engins afin de lutter contre les engins fantômes à l'avenir.
Contexte
Le terme « engin fantôme » désigne tout engin de pêche abandonné, perdu ou rejeté (EPAPR) (p. ex., les filets, les lignes, de la corde, les pièges, les casiers et les bouées). Cette pollution marine constitue l'un des types de débris les plus nocifs présents dans nos océans; elle peut être mortelle pour les poissons, les mammifères marins et d'autres formes de vie marine, présente un risque pour la navigation et se décompose en d'autres formes de pollution comme les microplastiques.
Le gouvernement du Canada, en collaboration avec des partenaires et des intervenants, a réalisé d'importants progrès dans la lutte contre la perte d'engins de pêche, connus sous le nom d'engins fantômes, au Canada et à l'étranger grâce au Programme d'engins fantômes.
Le Canada a été à l'avant-garde de la résolution de ce problème en s'inscrivant à la Global Ghost Gear Initiative en 2018, en établissant un programme d'engins fantômes en 2019, en rendant obligatoire la déclaration des engins perdus en 2020, en créant en ligne un système de déclaration des engins de pêche pour faciliter le respect des exigences en matière de déclaration, et en partageant les données de déclaration des engins perdus avec le portail de données de la Global Ghost Gear Initiative en 2022 et de nouveau en 2025.
Dans le cadre du programme, des périodes de financement spécifiques ont été créées dans le cadre du Fond pour les engins fantômes pour soutenir des projets axés sur la récupération des engins fantômes, l'élimination responsable, les progrès technologiques et le leadership international (2020-2025).
Depuis 2020, le Fonds pour les engins fantômes a versé un total de 58,4 millions de dollars à 144 projets. Depuis le lancement des travaux en 2020, le ministère a soutenu la récupération de plus de 41 300 unités, représentant plus de 2 481 tonnes d'engins, ainsi que plus de 946 km de cordage dans nos eaux. Plus de 3 503 sorties dédiées à la récupération d'engins ont été effectuées grâce au programme.
Nous remercions nos partenaires qui ont participé à des projets au cours de ces périodes de financement pour aider à garder nos eaux propres contre les débris d'engins de pêche.
Pêches et Océans Canada travaille à la composition d'un plan d'action canadien sur les engins fantômes afin de prévenir la perte d'engins de pêche à l'avenir. Nous continuerons d'appuyer nos partenaires dans leurs efforts pour garder nos eaux exemptes de débris d'engins de pêche.
E32 - Espèces aquatiques envahissantes
- Mon ministère travaille en étroite collaboration avec ses homologues fédéraux, provinciaux et territoriaux, en mettant l'accent sur la prévention de la propagation d'espèces aquatiques envahissantes au Canada.
- En cas de détection de nouvelles espèces aquatiques envahissantes, mon ministère évalue la situation et intervient adéquatement, comme dans le cas de la carpe de roseau récemment détectée dans le bassin des Grands Lacs.
Question 1 : Que fait le ministère pour empêcher l'introduction d'espèces aquatiques envahissantes à la frontière internationale?
- Mon ministère travaille étroitement avec l'Agence des services frontaliers du Canada et les gouvernements provinciaux pour appliquer le Règlement sur les espèces aquatiques envahissantes aux frontaliers internationales.
- Le ministère travaille en étroite collaboration avec la province du Manitoba et l'Agence des services frontaliers du Canada en ce qui concerne l'inspection et la décontamination des embarcations afin d'empêcher que des espèces aquatiques envahissantes ne « passagèrent clandestinement » avec les visiteurs dans cette province.
- De plus, mon ministère dirige les travaux dans l'Est et soutient les efforts de prévention et de détection précoce des moules envahissantes dans les provinces de l'Ouest en produisant des avis scientifiques, en effectuant des évaluations des risques, et en mettant en œuvre et en soutenant des mesures d'application de la loi.
Question 2 : Que fait le ministère pour lutter contre le crabe vert envahissant sur les côtes canadiennes?
- Mon ministère explore une approche prudente et par étapes pour l'utilisation du crabe vert envahissant aux endroits où l'espèce s'est établie.
- L'approche du ministère pourrait permettre de créer des possibilités économiques modestes pour compenser les coûts d'élimination; cependant, la prévention de l'introduction demeure l'objectif principal.
Question 3 : Que fait le Ministère pour lutter contre la lamproie marine envahissante dans les Grands Lacs canadiens ?
- Mon ministère est responsable de la mise en œuvre du volet canadien de l'effort binational de lutte contre la lamproie marine dans les Grands Lacs.
- La Commission des pêches des Grands Lacs, en collaboration avec Pêches et Océans Canada et le Service de la pêche et de la faune des États-Unis, met en œuvre un programme de lutte binational à l'échelle du bassin. Les efforts combinés de ce programme ont permis de réduire les populations de lamproies marines de 90 pour cent par rapport aux niveaux antérieurs aux mesures de lutte, protégeant ainsi les pêches des Grands Lacs et favorisant le rétablissement des espèces d'eau douce.
Contexte
L'énoncé économique de l'automne de 2022 a octroyé 36,6 millions de dollars sur cinq ans pour la lutte contre les espèces aquatiques envahissantes au Canada. Sur ce montant, 8,75 millions de dollars en financement de contribution pour lancer le Fonds de prévention des espèces aquatiques envahissantes afin de créer de nouveaux partenariats et de faciliter les actions préventives sur le terrain.
Le budget 2022 a fourni un montant supplémentaire de 45 millions de dollars sur cinq ans, et 9 millions de dollars en permanence pour permettre au ministère et à la Commission des pêches des Grands Lacs (CPGL) d'accroître les efforts de lutte contre la lamproie marine, de faciliter davantage la gestion collaborative des pêches et de fournir un soutien supplémentaire à la recherche sur les Grands Lacs.
Frontières internationales
À la suite du rapport de 2019 du commissaire à l'environnement et au développement durable, Pêches et Océans Canada collabore étroitement avec l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) afin d'élaborer de nouveaux protocoles, outils et procédures pour l'application du Règlement sur les espèces aquatiques envahissantes aux frontières internationales.
Depuis 2022, le ministère travaille avec l'ASFC et la province du Manitoba à l'exploitation d'un poste d'inspection et de décontamination des embarcations au point d'entrée d'Emerson, au Manitoba. Des inspections ciblées sont menées à la frontière entre le Manitoba et l'Ontario lors de fins de semaine stratégiques. Le Ministère appuie les activités d'inspection du Programme de défense contre les moules envahissantes de la Colombie-Britannique.
Crabe vert
Le crabe vert est une espèce marine envahissante qui se nourrit de ou compétitionne avec des espèces indigènes telles que les crustacés, les crabes et le homard, et endommage les habitats estuariens tels que la zostère et les marais salés.
En 2010, une pêche commerciale du crabe vert a été établie dans la région des Maritimes afin de permettre l'utilisation de cette espèce comme appât pour le homard. La décision de soutenir l'utilisation des espèces aquatiques envahissantes n'a pas pour but de créer une pêche durable. Le ministère prépare des projets pilotes régionaux concernant l'utilisation de la langoustine géante, qui serviront à l'élaboration d'un cadre national cohérent pour l'utilisation des espèces marines envahissantes.
En 2024, le Conseil canadien des ministres des pêches et de l'aquaculture n'a pas appuyé l'élaboration d'un ensemble de principes directeurs nationaux sur l'utilisation des EAE. Le ministère consultera donc les provinces et les territoires de façon bilatérale lorsqu'il y aura un intérêt mutuel.
E33 - Processus scientifiques
- Le ministère garantit des normes élevées d'excellence scientifique, d'impartialité et de transparence dans ses activités scientifiques, y compris l'évaluation scientifique par les pairs et la sauvegarde de l'intégrité, de la crédibilité et de la sécurité des données de recherche scientifique.
- Les scientifiques du ministère travaillent avec un ensemble de partenaires et d'experts externes pour recueillir des données et mener des recherches afin de comprendre les enjeux importants, comme les pêches durables et les effets des changements climatiques sur l'environnement marin.
- Le ministère fournit également des avis scientifiques visant à éclairer la prise de décisions et publie ses constatations.
- Pêches et Océans Canada fait appel aux connaissances d'un vaste éventail d'experts et continue de prendre des mesures concrètes afin de renforcer sa fonction scientifique et de fournir aux décideurs des avis scientifiques et des examens par les pairs transparents, impartiaux et fondés sur des données probantes.
Question 1 : Comment les sciences halieutiques ont-elles renforcé les décisions en matière de gestion des pêches?
- La science joue un rôle de premier plan dans le cadre du processus décisionnel, particulièrement dans le Cadre pour la pêche durable, la mise en œuvre de l'approche de précaution et l'orientation des décisions en matière de gestion des pêches et d'allocation des ressources.
- Le ministère recueille et analyse les données qui nous aident à comprendre l'abondance des stocks, et les facteurs pouvant influencer l'abondance, notamment les conséquences des décisions et des événements sur les stocks.
- Par l'intermédiaire du Secrétariat canadien des avis scientifiques, des experts qui possèdent diverses expertises et différents points de vue examinent les renseignements pertinents et génèrent des avis scientifiques fondés sur des données scientifiques.
- Les avis scientifiques sont affichés sur le site Web du ministère et sont pris en compte avec d'autres sources d'information dans les décisions de gestion des pêches.
Question 2 : Que fait le ministère pour assurer un processus scientifique impartial et transparent?
- Les scientifiques de Pêches et Océans Canada sont des professionnels respectés qui travaillent dans tout le pays, dans des laboratoires, des bureaux et sur l'eau pour produire les données scientifiques dont nous avons besoin pour conserver nos océans et nos écosystèmes aquatiques.
- Les meilleures données scientifiques disponibles sont utilisées pour éclairer les décisions du ministère - et les avis scientifiques produits par Pêches et Océans Canada tiennent compte des travaux effectués à l'interne ainsi que par des collaborateurs et des experts au Canada et dans le monde entier.
- Le ministère révise continuellement ses processus scientifiques pour s'assurer qu'ils sont objectifs, impartiaux et fondés sur des preuves.
Contexte
Le Secteur des sciences de Pêches et Océans fournit des renseignements, des analyses et des avis sur des domaines d'importance à l'appui de la prise de décisions, y compris la pêche durable, la protection et le rétablissement des espèces, les répercussions de l'aquaculture sur les écosystèmes, les évaluations environnementales et des risques, la gestion des océans et les interventions d'urgence.
Les scientifiques du ministère mènent des recherches pour produire la base de données probantes qui éclairera les décisions de gestion.
Les programmes de surveillance ministériels fournissent des données à long terme pour aider à comprendre les changements dans l'eau et à y réagir.
Le Secrétariat canadien des avis scientifiques (SCAS) fournit un processus systématique pour la prestation d'avis scientifiques examinés par des pairs au ministère. Le SCAS assure un processus scientifique inclusif et transparent auquel participent des experts du ministère, d'autres organisations (comme les organisations non gouvernementales environnementales, etc.), des intervenants (comme des membres de l'industrie de la pêche, de l'industrie maritime, de l'industrie pétrolière et gazière, etc.), les groupes autochtones et le milieu universitaire. Ces experts sont assujettis aux politiques du ministère, y compris celles concernant la gestion des conflits d'intérêts.
Dans le cadre des processus du SCAS, les experts examinent l'ensemble des travaux scientifiques pertinents et passent en revue les données et analyses existantes afin de produire des avis scientifiques fondés sur des données probantes pour éclairer la prise de décisions pertinentes au mandat du ministère.
Afin d'élargir le groupe d'experts pouvant être sollicités pour ses processus d'évaluation par les pairs, le ministère a mis sur pied un comité d'identification des experts externes. Ce comité aide à identifier des experts externes pour élargir le réseau existant du ministère et apporte une expertise qui appuie les avis scientifiques évalués par les pairs.
En tant que ministère à vocation scientifique, l'intégrité scientifique est essentielle au travail du ministère et de ses employés. Elle est cruciale pour le processus décisionnel, depuis la planification et la réalisation de la recherche jusqu'à la production d'avis et leur application aux processus décisionnels.
La Politique sur l'intégrité scientifique du ministère reconnaît l'importance d'une science de haute qualité, exempte de toute ingérence politique ou commerciale ou de la part de clients, ainsi que l'importance de cette dernière dans les processus décisionnels utilisés par le ministère.
E34 - Les maladies de l'huître
- Notre ministère comprend l'importance de protéger la santé des ressources aquatiques du Canada et le marché d'exportation du poisson et des produits de la mer d'une valeur de plusieurs milliards de dollars.
- Les maladie de l'huitre, connue sous le nom de MSX et de Dermo, ne présentent aucun risque pour la santé humaine ou la salubrité des aliments, mais ce sont des maladies graves qui peuvent entraîner une mortalité importante chez les huîtres cultivées et les huîtres sauvages.
- Le ministère poursuivra sa collaboration avec l'Agence canadienne d'inspection des aliments, qui est le ministère fédéral responsable, ainsi qu'avec les provinces et l'industrie pour atténuer les répercussions de MSX et de Dermo et répondre aux priorités de l'industrie liées à ces maladies.
Question 1 : Quelles sont les mesures prises pour limiter la propagation de la MSX?
- Le ministère demeure déterminé à poursuivre la collaboration avec toutes les parties pour atténuer les répercussions changeantes de MSX et de Dermo.
- Le ministère continue de collaborer avec les provinces par l'intermédiaire des comités des introductions et des transferts sur la nécessité d'autoriser le rejet et le transfert délibéré d'huîtres vivantes, tandis que l'Agence canadienne d'inspection des aliments fournit une expertise technique sur le MSX et le Dermo dans un rôle consultatif auprès de ces comités.
Question 2 : Que fait le ministère pour appuyer la recherche sur la MSX?
- Le ministère fournira plus de 850 000 $ de financement à des experts externes au cours des deux prochaines années pour soutenir la recherche scientifique visant à combler les lacunes dans notre compréhension de MSX.
- Les 13 et 14 novembre 2024, le ministère a coprésidé, avec la province de l'Île-du-Prince-Édouard, un sommet scientifique sur le MSX qui a réuni experts et partenaires pour discuter de ce que nous savons sur le MSX ainsi que de domaines prioritaires pour d'autres recherches.
Si l'on insiste au sujet de la maladie Dermo chez les huîtres :
- L'Agence canadienne d'inspection des aliments a confirmé la détection de Dermo chez des huîtres américaines d'élevage au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse en novembre 2024 (selon des tests diagnostiques réglementaires effectués dans le Système national de laboratoires de santé des animaux aquatiques de mon ministère).
- Bien que le Dermo ne présente aucun risque pour la santé humaine ni pour la salubrité des aliments, elle constitue une maladie grave pour les huîtres américaines.
- Il s'agit de la première détection de Dermo au Canada. Depuis avril 2025, les laboratoires de Pêches et Océans Canada ont mené des tests pour détecter la présence de Dermo dans l'ensemble des provinces de l'Atlantique.
- Mon ministère, l'Agence canadienne d'inspection des aliments, les provinces, l'industrie, les transformateurs, les pêcheurs et les établissements universitaires collaborent étroitement pour coordonner la réponse et la gestion des deux maladies.
Contexte
Le Programme national sur la santé des animaux aquatiques du Canada, mis en œuvre conjointement par l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) et Pêches et Océans Canada (MPO), est chargé de prévenir l'introduction ou la propagation de maladies importantes chez les poissons, les mollusques et les crustacés.
L'ACIA est l'agence principale dotée d'une autorité législative en vertu de la Loi sur la santé des animaux fédérale. L'Agence est chargée d'appliquer les règlements régissant l'importation et l'exportation, la gestion des maladies et les activités de surveillance. Le MPO fournit, à la demande de l'ACIA, des services de tests de diagnostic, un soutien à la recherche et des avis scientifiques.
Depuis le premier cas confirmé de MSX en juillet 2024 et la première détection de Dermo au Canada en novembre 2024, le MPO a effectué plus de 17 000 tests diagnostiques sur les huîtres. Ces travaux ont appuyé les stratégies de prise de décision et de confinement de l'ACIA, et la réponse globale pendant l'éclosion a fait état d'un effort fédéral important marqué par une mobilisation efficace, une capacité d'analyse vigoureuse et un état de préparation amélioré pour les futures urgences liées à la santé des animaux aquatiques.
En date du 2 septembre 2025, l'ACIA a déclaré les eaux de l'est du Canada (c'est-à-dire le Nouveau-Brunswick, Terre-Neuve-et-Labrador, la Nouvelle-Écosse, l'Île-du-Prince-Édouard et le Québec) comme des zones où la MSX et la maladie Dermo sont toutes deux présentes ou très susceptibles d'être présentes. Cela signifie que le déplacement des huîtres qui ne sont pas encore prêtes pour la vente en commerce à des fins de consommation humaine sera géré conformément au Programme de contrôle des déplacements en territoire canadien de l'ACIA.
Sur la côte est du Canada, le MPO réglemente le déplacement des huîtres au moyen de permis d'introduction et de transfert aux termes du Règlement de pêche (dispositions générales), par l'intermédiaire du Programme de délivrance de permis pour les introductions et les transferts. Les permis autorisent le rejet ou le transfert délibéré d'organismes aquatiques vivants dans des eaux où vivent des poissons et des installations d'élevage de poissons lorsque le transfert proposé présente des risques écologiques, génétiques et de maladie faibles.
Les risques associés à chaque déplacement, y compris ceux des mollusques et crustacés destinés à l'aquaculture, sont évalués par des comités fédéral-provinciaux/territoriaux des introductions et des transferts, qui comptent des représentants du MPO et des gouvernements provinciaux/territoriaux.
Maladie de la sphère multinucléée inconnue (MSX)
La MSX chez les huîtres est causée par le parasite Haplosporidium nelsoni. Il s'agit d'une maladie grave qui peut causer une mortalité importante des huîtres d'élevage et des huîtres sauvages (Crassostrea virginica).
Au Canada, elle a été détectée pour la première fois dans le lac Bras d'Or, en Nouvelle-Écosse, en 2001, et plus récemment dans les eaux de l'Île-du-Prince-Édouard en juillet 2024. Depuis, on l'a découverte au Québec et dans la plupart des provinces de l'Atlantique, à l'exception de Terre-Neuve-et-Labrador.
Maladie Dermo
La maladie Dermo (ou perkinsose) est une maladie des huîtres causée par le parasite Perkinsus marinus. Il s'agit d'une maladie grave qui peut causer une mortalité importante des huîtres d'élevage et des huîtres sauvages (Crassostrea virginica).
À la suite des tests effectués au laboratoire de santé des animaux aquatiques du MPO à Moncton, l'ACIA a confirmé la détection de Dermo au Nouveau-Brunswick en novembre 2024. Depuis lors, le Dermo a été détectée à l'Île-du-Prince-Édouard, en Nouvelle-Écosse, au Québec et sur l'île de Terre-Neuve. Aucune mortalité anormale n'a été observée à ces endroits.
Il s'agissait des premières détections au Canada. Par conséquent, l'ACIA a informé l'Organisation mondiale de la santé animale (OMS) de l'éclosion.
E35 - Rapport du commissaire à l'environnement et au développement durable : Gestion intégrée des océans
- Pêches et Océans Canada accueille favorablement les recommandations du commissaire à l'environnement et au développement durable et s'engage à renforcer la protection des écosystèmes aquatiques et la durabilité des ressources marines.
- Le Canada a fait de grands progrès dans l'utilisation de la planification spatiale marine pour gérer ses océans en collaboration avec d'autres ministères fédéraux, des gouvernements provinciaux, des partenaires autochtones et d'autres intervenants. Cette collaboration a permis de mieux comprendre et de mieux coordonner où, quand et comment nous utilisons et gérons les océans et leurs ressources en vue d'atteindre les objectifs écologiques, économiques, sociaux et culturels.
- Des progrès sont réalisés par rapport aux objectifs de conservation marine du Canada, et des outils de planification spatiale marine, comme l'Atlas de la planification marine du Canada, restent accessibles pour appuyer la prise de décision. Mon ministère continuera de recueillir et d'analyser des données et de l'information sur les océans, et il continuera de collaborer et à mobiliser les partenaires et les intervenants au cours des prochaines années.
Question 1 : Quelle est la réponse du ministère concernant les critiques sur la mise en œuvre de la planification de la gestion intégrée des océans?
- Les objectifs de mon ministère pour la planification spatiale marine ont été décrits dans le Guide national pour la planification spatiale marine. Celui-ci repose sur les conseils internationaux de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO).
- Le Guide national pour la planification spatiale marine propose une approche progressive pour la planification spatiale marine au Canada. Elle met l'accent sur la collaboration entre les gouvernements fédéral, provinciaux/territoriaux et autochtones, ainsi qu'avec les parties prenantes, en s'appuyant sur la science et les savoirs autochtones.
- Nous avons réalisé la planification spatiale marine dans cinq régions : le sud de la Colombie-Britannique, la côte nord du Pacifique, les plateaux de Terre-Neuve-et-Labrador, l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent, ainsi que le plateau néo-écossais - baie de Fundy.
- Mon ministère a fait le suivi des progrès dans l'élaboration des plans pour s'assurer qu'ils étaient conformes au Guide national. Nous continuerons de tirer parti des travaux antérieurs et des leçons apprises avec nos partenaires, et nous utiliserons les plans existants, s'il y a lieu.
Contexte
Le 10 juin 2025, le commissaire à l'environnement et au développement durable (CEDD) a déposé à la Chambre des communes les rapports d'audits de performance du printemps 2025. Dans le rapport sur la gestion intégrée des océans (GIO), qui comprend la planification spatiale marine (PSM), on reproche au ministère des Pêches et des Océans (MPO) de ne pas mettre en œuvre efficacement une approche de GIO ni de définir des mesures concrètes dans ses plans.
D'après les conclusions de l'audit du CEDD, le ministère n'a pas réussi à diriger et à faciliter l'élaboration et la mise en œuvre d'une approche de GIO pour la conservation des écosystèmes, l'utilisation durable des ressources marines et l'utilisation partagée des espaces océaniques. Plus précisément, l'audit a révélé que la mise en œuvre des plans de GIO n'était pas efficace, que les plans spatiaux marins de première génération n'étaient pas conçus pour être immédiatement mis en œuvre, et que le Canada n'est pas encore en mesure de gérer toutes les zones marines d'une manière intégrée. L'audit a également mis en évidence les défis liés au suivi des dépenses de la PSM.
Ce rapport contient deux recommandations principales, qui invitent le ministère : 1) à améliorer la valeur de ses plans en fournissant plus de détails sur les mesures concrètes et en définissant les responsabilités; 2) à améliorer le suivi et les rapports concernant la mise en œuvre des plans.
L'article 31 de la Loi sur les océans confère à la ministre des Pêches et des Océans - en collaboration avec d'autres ministères fédéraux, les gouvernements provinciaux et territoriaux, les groupes autochtones et les intervenants - le mandat de diriger et de faciliter l'élaboration et la mise en œuvre de plans pour la gestion intégrée de toutes les activités ou mesures qui s'exercent ou qui ont un effet dans les estuaires et les eaux côtières et marines du Canada. Au Canada, les plans de gestion intégrée des océans et les plans de planification spatiale marine ne visent pas à remplacer les mécanismes de gestion, les politiques et les règlements existants, mais plutôt à rassembler les processus existants et ceux qui en sont responsables pour faire progresser les travaux.
La publication des plans spatiaux marins de première génération a marqué une étape importante dans l'engagement du Canada à l'égard de la planification spatiale marine, mais il était prévu de poursuivre la mise en œuvre de ces plans lors d'une phase ultérieure. Le ministère demeure déterminé à faire progresser la GIO et à tirer parti des progrès réalisés.
Pour aider de préciser les priorités et les responsabilités, la Feuille de route réglementaire sur l'économie bleue prévoit l'élaboration d'un exposé de principe d'ici 2026-2027 et d'une politique générale pangouvernementale d'ici 2030‑2031. Le MPO mettra de l'avant ces mesures stratégiques qui décrivent les modalités des processus de GIO, l'utilisation des plans qui en découlent, ainsi que les rôles et responsabilités de tous les partenaires concernés. Cette démarche vise à faciliter la progression coordonnée de la GIO tout en respectant les autorités existantes afin de soutenir le potentiel économique des océans du Canada.
E36 - Rapport du commissaire à l'environnement et au développement durable : Habitat essentiel des espèces en péril
- Mon ministère s'engage à protéger l'habitat essentiel des espèces aquatiques en péril.
- Mes fonctionnaires prennent des mesures en réponse aux conclusions de la vérification et mettront davantage l'accent sur les études essentielles à l'identification des habitats essentiels et au rétablissement des espèces aquatiques en péril.
- Pêches et Océans Canada évaluera également l'efficacité globale des mesures de compensation visant à minimiser les impacts sur l'habitat essentiel afin d'éclairer ses travaux futurs.
- Mon ministère continuera de collaborer avec Environnement et Changement climatique Canada et Parcs Canada pour élaborer et mettre en œuvre des modifications aux politiques, lignes directrices et outils afin de donner suite aux recommandations de la vérification.
Contexte
Un audit de performance axé sur les habitats essentiels des espèces en péril a été réalisé par le commissaire à l'environnement et au développement durable et déposé à la Chambre des communes le 10 juin 2025.
Pêches et Océans Canada (MPO), Environnement et Changement climatique Canada et l'Agence Parcs Canada sont visées par l'audit.
L'audit a révélé que l'habitat essentiel avait été désigné dans la mesure du possible, mais que les lacunes en matière d'information avaient empêché la désignation complète de l'habitat essentiel et la protection des espèces en péril. Il a également conclu que le MPO n'avait pas surveillé la mise en œuvre de toutes les mesures de conservation de l'habitat essentiel et qu'il ne savait pas si les mesures compensatoires visant à minimiser les effets négatifs sur l'habitat essentiel étaient efficaces.
Le ministère prend des mesures en réponse aux constatations de l'audit. Pour donner suite à l'observation de l'audit selon laquelle les lacunes en matière d'information ont limité la désignation complète de l'habitat essentiel, le MPO s'efforce d'établir l'ordre de priorité et d'appuyer les études qui contribuent directement à la réalisation de ces travaux pour les espèces aquatiques en péril.
Le MPO a mis à jour ses lignes directrices internes pertinentes afin de mettre davantage l'accent sur les études essentielles à la désignation de l'habitat essentiel, plutôt que sur celles axées sur le raffinement des limites existantes. Cette approche plus ciblée aidera à prioriser les ressources vers les études qui offrent le plus d'avantages pour la désignation de l'habitat essentiel et le rétablissement des espèces. Le MPO s'engage également à améliorer la façon dont il suit et rend compte des mesures de conservation prises par ses partenaires.
Le MPO exige que les promoteurs de projets soumettent des plans visant à éviter, atténuer et compenser les impacts sur l'habitat essentiel avant de délivrer des permis pour les travaux pouvant impacter la protection du poisson et de son habitat. Le MPO collabore avec les promoteurs afin de s'assurer que leurs mesures de compensation sont efficaces et continuera d'examiner tous les rapports de suivi soumis par ces derniers.
F - Les droits des peuples autochtones et la reconciliation
F37 - Pêches à des fins alimentaires, sociales et rituelles
- Je reconnais l'importance des pratiques Pêche à des fins alimentaires, sociales et rituelles pour les communautés autochtones, car elles leur permettent de préserver leur identité culturelle, de renforcer les liens communautaires et de maintenir les liens ancestraux grâce aux connaissances traditionnelles.
- Mon ministère délivre des permis de pêche des fins alimentaires, sociales ou rituelles aux communautés autochtones pour appuyer la mise en œuvre de ce droit. Cela est éclairé par la consultation des communautés autochtones.
- La pêche des fins alimentaires, sociales ou rituelles varie d'une communauté à l'autre tout au long de l'année et n'est pas toujours harmonisée avec les saisons ou les zones de pêche commerciale.
- Les agents des pêches et les gardiens travaillent avec les communautés autochtones pour s'assurer que la pêche des fins alimentaires, sociales ou rituelles se fait conformément aux conditions des permis et au Règlement sur les permis de pêche communautaires Autochtones.
Question 1: Que fait-on pour lutter contre la vente des fins alimentaires, sociales ou rituelles?
- Le poisson pêché à des fins alimentaires, sociales ou rituelles ne peut être vendu, troqué ou échangé. Mon ministère collabore avec les communautés autochtones à la surveillance et à l'établissement de rapports sur la pêche aux fins alimentaires, sociales ou rituelles.
- Les agents des pêches de l'ensemble du ministère surveillent les activités sur l'eau et hors de l'eau et utilisent diverses méthodes d'application de la loi, y compris la sensibilisation, les avertissements verbaux ou écrits et, lorsque cela est justifié, l'arrestation et/ou le dépôt d'accusations.
- Le ministère a consulté plusieurs Premières Nations du Canada atlantique au sujet de mesures de gestion des prises de pêcher à des fins alimentaires, sociales ou rituelles visant à soutenir le droit autochtone de pêcher à des fins alimentaires, sociales ou rituelles de manière durable et ordonnée tout en empêchant la commercialisation du homard en dehors des saisons de pêche commerciale.
Question 2 : Comment le ministère met-il en œuvre de la pêcher à des fins alimentaires, sociales ou rituelles?
- Le ministère consulte continuellement les communautés autochtones et collabore avec elles au sujet de leurs intérêts de pêcher à des fins alimentaires, sociales ou rituelles, qu'il s'agisse de demandes de nouvel accès ou de mesures de gestion des pêches à des fins alimentaires, sociales ou rituelles.
- Les contributions financières de la Stratégie relatives aux pêches autochtones appuient le développement de la capacité communautaire de gérer et de surveiller la récolte de pêcher à des fins alimentaires, sociales ou rituelles et de collaborer avec le Ministère dans le cadre de travaux techniques, scientifiques ou de conformité connexes, y compris par les gardiens des pêches autochtones.
- Mon ministère a également entrepris un examen de sa politique sur la pêche à des fins alimentaires, sociales ou rituelles (la « Politique de gestion de la pêche autochtone ») dans le contexte de l'engagement de notre gouvernement à l'égard de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, et du Plan d'action 36 en particulier, qui vise à examiner les politiques sur les pêches dans le contexte de la Déclaration.
Contexte
Diverses décisions judiciaires, en particulier la décision Sparrow de la Cour suprême du Canada en 1990, ont conclu que certains groupes autochtones ont le droit de pêcher à des fins alimentaires, sociales et rituelles (ASR). Bien que les cours n'aient confirmé ce droit que pour certains groupes autochtones, à la suite de l'arrêt Sparrow, le ministère des Pêches et des Océans (MPO) a établi une politique visant à fournir un accès général aux pêches à des fins ASR aux groupes autochtones de tout le pays. Cela inclut à la fois les détenteurs de droits en vertu de l'article 35 ainsi que certaines autres organisations autochtones.
En règle générale, les permis de pêche à des fins ASR sont délivrés à la suite de consultations avec les communautés autochtones, et les conditions du permis sont basées sur des considérations spécifiques soulevées par chaque communauté. Dans de nombreux cas, la collaboration entre le ministère et les communautés autochtones en matière de gestion des prises ASR est élevée et, le ministère fournit des fonds pour soutenir la participation des Autochtones à la gestion de ce type de prises. Dans autres cas, les relations entre le ministère et les communautés sont difficiles, et, dans ces cas, la consultation ou la gestion collaborative est une caractéristique moins importante.
La Stratégie relative aux pêches autochtones et le Programme de gestion des ressources aquatiques et océaniques autochtones offrent une plateforme pour la collaboration continue et le renforcement des capacités alors que les communautés et les organisations autochtones gèrent les récoltes à des fins alimentaires, sociales et rituelles (ASR) et apportent leurs connaissances et leur expertise technique à la gestion des pêches, de l'habitat et des écosystèmes aquatiques.
De nombreuses communautés autochtones demandent au ministère d'accorder des rôles plus importants aux communautés autochtones dans la gestion des pêches, y compris des rôles définis dans la prise de décisions sur les pêches à des fins ASR. Conformément aux fonctions législatives actuelles du ministre des Pêches et à ses responsabilités pour permettre l'exercice des droits de pêche, le ministère continue de collaborer avec les communautés afin d'explorer les possibilités de participation accrue des autochtones à la gestion des pêches à des fins ASR.
Récemment, dans la région des Maritimes, le ministère a consulté deux communautés des Premières Nations au sujet de nouvelles conditions de permis afin de promouvoir l'objectif prévu de la pêche au poisson et d'aider à dissuader la commercialisation du homard pêché à des fins ASR. Des permis de pêche à des fins ASR modifiés ont été délivrés en août 2025, et le ministère continuera de consulter d'autres communautés au sujet des conditions de permis mises à jour.
Depuis 2022, le ministère s'efforce d'améliorer la gestion du homard ASR dans la région des Maritimes, y compris la consultation des Premières Nations concernées. En réponse à des préoccupations particulières en matière de gestion ordonnée et de commercialisation au cours des dernières années, le ministère s'est davantage concentré sur la consultation de quelques Premières Nations en 2025. Cette consultation renouvelée visait à promouvoir l'objectif de la pêche ASR et à décourager la commercialisation du homard ASR en harmonisant mieux les conditions de permis avec les intérêts de l'ASR tout en améliorant les exigences en matière de traçabilité et de déclaration des prises. À la suite de consultations, certains permis d'ASR ont été modifiés pour mettre en œuvre des changements et le ministère continuera de consulter d'autres collectivités au sujet de l'amélioration des conditions de permis, au besoin.
Le ministère procède actuellement à un examen des politiques sur les pêches afin de s'assurer que ces politiques sont conformes à l'intention et à l'esprit de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et de la législation fédérale qui confirme l'application de la Déclaration dans le droit canadien. Le plus directement lié aux pêches ASR est un examen continu, en collaboration avec des organisations autochtones régionales, de la Politique pour la gestion des pêches autochtones (souvent appelée officieusement la « Politique de 1993 »).
F38 - Pêches autochtones pour une subsistance convenable
- Dans les arrêts Marshall rendus en 1999, la Cour suprême du Canada a confirmé le droit de pêcher pour assurer une subsistance convenable conféré par les traités de paix et d'amitié de 1760-1761.
- Pêches et Océans Canada continue de travailler avec les nations signataires de traités pour renforcer la capacité de pêcher des collectivités autochtones et de mettre en œuvre ce droit dans le cadre de divers programmes autochtones et mandats de négociation.
- Le gouvernement du Canada poursuit ses efforts pour mettre en œuvre le droit de pêcher pour assurer une subsistance convenable. Nous continuerons de travailler à la mise en œuvre de ce droit d'une manière qui reflète les intérêts des collectivités autochtones et qui soit compatible avec la responsabilité de gérer les pêches de manière durable.
Question 1 : Comment le gouvernement veillera-t-il à ce que les Autochtones aient les permis de pêche (« accès ») nécessaires pour exercer leurs droits?
- L'augmentation du financement dans le cadre du volet de «l'Initiative d'acquisition d'accès communautaire » de l'Initiative des pêches commerciales intégrées de l'Atlantique aidera les nations signataires du traité à accroître et à diversifier leur participation à la pêche.
- L'approche de vente de « gré à gré» demeure l'approche privilégiée par le ministère pour obtenir l'accès à la pêche fondée sur les droits.
Contexte
La Cour suprême du Canada a reconnu officiellement le droit des Autochtones des provinces maritimes et de la Gaspésie, au Québec, de chasser et de pêcher pour assurer une subsistance convenable dans les arrêts Marshall de 1999. Ce droit issu de traités s'applique à 35 collectivités autochtones : Premières Nations Mi'kmaq et Wolastoqiyik du Nouveau-Brunswick, de l'Île-du-Prince-Édouard, de la Nouvelle-Écosse et de la Gaspésie, au Québec, ainsi que la Nation Peskotomuhkati de Skutik, au Nouveau-Brunswick (collectivement appelées « nations signataires de traités »).
Depuis l'année 2000, Pêches et Océans Canada (MPO) a investi plus d'un milliard de dollars pour l'acquisition de permis de pêche, de navires et d'engins, et pour la formation afin d'accroître et de diversifier la participation aux pêches commerciales pour les nations signataires de traités et de poursuivre la mise en œuvre du droit de pêcher à des fins de subsistance convenable. Cela comprend le financement continu des programmes jusqu'en 2027.
Ces investissements se sont traduits par des avantages économiques significatifs qui continuent d'augmenter d'année en année. La valeur annuelle des débarquements des pêches commerciales des nations signataires d'un traité est passée de 3 millions de dollars en 1999 à 208,5 millions de dollars en 2021.
En 2017, le MPO a lancé le processus des ententes de réconciliation et de reconnaissance des droits (ERRD), avec pour mandat de négocier une gestion collaborative des pêches, la gouvernance des pêches et un accès accru aux pêches, tout en reconnaissant le droit de pêcher pour assurer une subsistance convenable, sans le définir. Le mandat des ERRD a pris fin en avril 2023, alors que le MPO avait conclu sept ERRD avec 15 Premières Nations (représentant 42 pour cent de la population totale des nations signataires du traité).
En 2024, le MPO a lancé une approche renouvelée pour poursuivre la mise en œuvre de ce droit. Cette approche est appuyée par un financement de 259,4 millions de dollars sur trois ans à compter de 2024-2025, dont 244,3 millions de dollars pour l'initiative d'acquisition d'accès communautaire. L'Initiative s'appuie sur les programmes existants du MPO et peut être utilisée par les nations signataires de traités comme principale méthode d'acquisition d'accès par l'intermédiaire de transactions de gré à gré sur le marché libre. Aucun accord officiel n'est requis pour recevoir du financement.
Le ministère continue de tenir des réunions régulières et fréquentes à divers niveaux avec les représentants de l'industrie de la pêche pour répondre aux questions concernant la pêche à des fins de subsistance convenable et donner à l'industrie l'occasion de partager ses points de vue.
Certains intervenants de l'industrie ont critiqué le fait d'être exclus des discussions avec les nations signataires de traités et estiment qu'il y a un manque de transparence au sujet de l'approche à long terme du Canada en matière de pêche fondée sur les droits.
F39 - Négociation de traités et d'ententes de réconciliation en Colombie-Britannique
- Le gouvernement du Canada poursuit sa collaboration avec des peuples autochtones pour explorer de nouvelles façons souples de mettre en œuvre les droits autochtones et l'autodétermination au moyen d'une variété de mesures, y compris la négociation d'ententes de réconciliation et de traités, conformément à la politique sur la reconnaissance et la réconciliation des droits pour les négociations des traités en Colombie-Britannique.
- La conclusion des négociations aux tables de négociation de traités en Colombie-Britannique au cours des prochaines années constituerait un jalon important. Cela permettrait de renforcer les relations entre les Premières Nations de la Colombie-Britannique et le gouvernement du Canada, et de procurer des avantages durables aux communautés autochtones et aux régions environnantes.
- De plus, mon ministère s'engage à mettre en œuvre les traités et les ententes de réconciliation déjà conclus afin de faire progresser la réconciliation, de soutenir les résultats économiques et de promouvoir l'utilisation durable des ressources dans l'intérêt de tous.
Question 1 : Quelle est l'incidence du nombre croissant d'accords de pêche conclus avec les Premières Nations sur les pêches commerciales et récréatives?
- Guidé par la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, le ministère s'est engagé à établir une relation renouvelée avec les peuples autochtones, fondée sur la reconnaissance des droits, le respect, la coopération et le partenariat.
- Lorsque les accords conclus avec les Premières Nations de la Colombie-Britannique augmentent l'accès des Autochtones à la pêche, le ministère utilise une approche de renonciation volontaire aux permis, soit la vente de gré à gré, pour compenser le nouvel accès sans augmenter l'effort de pêche.
- La vente de gré à gré est l'approche privilégiée du ministère pour obtenir l'accès à la pêche fondée sur les droits, car elle favorise la conservation, la transparence et la stabilité de la pêche. Dans certains cas, les communautés autochtones se procurent l'accès directement auprès d'autres pêcheurs commerciaux.
Si l'on insiste sur la décision de la Cour suprême de la Colombie-Britannique dans le litige relatif aux Cowichan :
- La Cour suprême de la Colombie-Britannique a reconnu le titre autochtone des Premières Nations Cowichan, Stz'uminus, Penelakut et Halalt sur une partie du territoire revendiqué, ainsi que leur droit de pêcher pour se nourrir dans le bras sud du fleuve Fraser.
- Le gouvernement du Canada a interjeté appel de certaines parties de cette décision.
- Puisque l'affaire est devant les tribunaux, le Canada n'est pas en mesure de commenter davantage la procédure pour le moment.
Contexte
Pêches et Océans Canada (MPO) participe à la négociation de multiples traités et ententes de réconciliation et tente de conclure les négociations à un certain nombre de tables au cours de la prochaine année. En Colombie-Britannique, le ministère collabore avec des Premières Nations afin d'explorer de nouvelles façons de travailler ensemble pour faire progresser la reconnaissance des droits autochtones et l'autodétermination à une quarantaine de tables de négociation.
Le MPO donne la priorité à la conclusion des négociations de plusieurs traités et ententes de réconciliation en Colombie-Britannique au cours des prochaines années en réglant les principaux problèmes liés aux poissons et en veillant à ce que les traités avancés soient ratifiés par toutes les parties. Parmi ces traités figurent ceux conclus avec les Premières Nations de Kitselas, Kitsumkalum et K'όmoks, qui ont été paraphés par toutes les parties en 2024.
Traités modernes
Les traités modernes suivants dans la région du Pacifique contiennent des dispositions sur les pêches :
- L'Accord-cadre définitif entre le gouvernement du Canada, le conseil des indiens du Yukon et le gouvernement du Yukon (1993) constitue le cadre des ententes subséquentes :
- Entente définitive de la Première Nation de Carcross/Tagish (2005)
- Entente définitive des Premières Nations de Champagne et de Aishihik (1993)
- Entente définitive de la Première Nation de Kluane (2003)
- Entente définitive de la Première Nation des Kwanlin Dun (2005)
- Entente définitive de la Première Nation de Little Salmon/Carmacks (1997)
- Entente définitive de la Première Nation des Nacho Nyak Dun (1993)
- Entente définitive de la Première Nation de Selkirk (1997)
- Entente définitive du conseil des Ta'an Kwach'an (2002)
- Entente définitive du conseil des Tlingits de Teslin (1993)
- Entente définitive des Tr'ondëk Hwëch'in (1998)
- Entente définitive de la Première Nation des Gwitchin Vuntut (1993)
- Entente définitive des Nisga'as (entrée en vigueur le 11 mai 2000)
- Accord définitif de la Première Nation de Tsawwassen (entré en vigueur le 3 avril 2009)
- Accord définitif des Premières Nations Maa-nulth (t̓uk̓ʷaaʔatḥ [Nation Toquaht], Première Nation Huu-ay-aht, Première Nation Ka:'yu:'k't'h'/Che:k'tles7et'h, Tribu Uchucklesaht et Yuułuʔiłʔatḥ [Première Nation Ucluelet] [entré en vigueur le 1er avril 2011])
- Accord définitif des Tla'amins (entré en vigueur le 5 avril 2016)
Des chapitres sur les pêches des traités modernes en Colombie-Britannique décrivent les droits de pêche des nations, y compris le droit de récolter du poisson et des plantes aquatiques à des fins domestiques dans leurs zones de pêche conformément à leurs traités, présentent les allocations de pêche et déterminent les processus de participation, de gouvernance collaborative et de prise de décision partagée en ce qui concerne les pêches par l'intermédiaire des comités mixtes des pêches. Les traités sont protégés par la Constitution.
En plus des traités modernes, les traités historiques suivants passés en Colombie-Britannique contiennent des dispositions sur les pêches : Traités Douglas (1850-1852) et Traité no 8 (1899)
Le processus de reconnaissance des droits autochtones et de l'autodétermination (RDAA) permet au Canada et aux communautés autochtones à l'échelle du pays de négocier des ententes visant à reconnaître et à mettre en œuvre les droits autochtones et à appuyer l'autodétermination de manière à refléter les droits, les besoins et les priorités spécifiques de chaque communauté. Contrairement aux traités modernes, les ententes sur la RDAA (soit les ententes de réconciliation) sont limitées dans le temps, ne définissent pas de droits et ne sont pas protégées par la Constitution.
G - Annexe
G40 - Règlement sur la pêche récréative
- La gestion de la pêche récréative relève de la responsabilité partagée des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux.
- Mon ministère surveille l'évolution des intérêts des pêcheurs et des communautés côtières dans le domaine de la pêche à des fins récréatives et personnelles.
- Mon ministère est responsable de plus de 30 espèces marines pêchées à des fins récréatives et personnelles.
- La Loi sur les pêches et les règlements connexes établissent des règles telles que les limites de prises et les restrictions relatives aux engins de pêche, qui varient selon les espèces et les régions.
Question 1: Que fait le gouvernement pour soutenir la pêche pour usage personnel à Terre-Neuve-et-Labrador, et la ministre est-elle au courant des préoccupations soulevées dans le projet de loi d'initiative parlementaire présenté par le député de Terra Nova-The Peninsulas?
- Je tiens à remercier le député de Terra Nova-The Peninsulas d'avoir présenté ce projet de loi et d'avoir mis en lumière une question aussi importante. En tant que Terre-Neuvienne, je comprends à quel point la pêche pour usage personnel est essentielle à notre culture et à notre identité.
- Le projet de loi propose de modifier la Loi sur les pêches afin de prévoir des mesures de gestion des pêches de poissons de fond de l'Atlantique, y compris l'harmonisation des périodes de fermeture.
- Notre gouvernement est à l'écoute des préoccupations des communautés côtières de Terre-Neuve-et-Labrador, et je me réjouis du dialogue et de la collaboration continus avec les députés, les groupes autochtones, les pêcheurs et les communautés locales.
- De nombreux facteurs doivent être soigneusement pris en compte, en particulier pour les espèces déjà pêchées à des fins commerciales et dans le cadre de pêches fondées sur des droits. Afin de faire avancer certains de ces travaux, un processus de consultation sur la pêche récréative du poisson de fond à Terre-Neuve-et-Labrador sera lancé cet automne.
Contexte
La pêche récréative en mer et dans les eaux de marée contribuent de manière significative à la vie et aux moyens de subsistance des Canadiens et des communautés côtières. La gestion de ces pêches est une responsabilité partagée entre les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux. En général, le gouvernement fédéral est responsable de toutes les espèces marines. Les gouvernements provinciaux et territoriaux sont responsables des espèces d'eau douce, à l'exception de la gestion du saumon en Colombie-Britannique, qui relève de la compétence fédérale.
Plus de 30 espèces marines sont pêchées à des fins récréatives et personnelles, pour lesquelles les permis, les règlements, la surveillance et les rapports en vertu de la Loi sur les pêches et de ses règlements varient selon les espèces et les régions. Dans la région du Pacifique, toutes les pêches récréatives marines sont gérées sous un seul permis, où les conditions, les restrictions et les exigences de déclaration obligatoire sont adaptées au besoin. La région de l'Arctique suit un modèle similaire, où un permis de pêche sportive permet de pêcher dans toutes les eaux des Territoires du Nord-Ouest ou du Nunavut, sous réserve de conditions ou de restrictions spécifiques.
Dans le Canada atlantique et au Québec, il n'existe pas de permis global et seules quelques espèces sont soumises à une obligation d'obtention de permis. Dans certains cas où aucun permis n'est requis, des règlements fixant des limites de capture, des restrictions relatives aux engins de pêche, des restrictions géographiques et des obligations de déclaration peuvent être en vigueur, selon les espèces.
Des membres des communautés côtières et d'autres Canadiens ont fait part de leurs préoccupations concernant l'incohérence des exigences régionales en matière de pêche à des fins récréatives, sportives ou personnelles. Dans le cadre de la pêche récréative au poisson de fond dans le Canada atlantique, la pêche récréative à Terre-Neuve-et-Labrador est limitée aux fins de semaine, tandis que dans les Maritimes, aucune restriction de ce type n'existe. Au Canada, on observe un intérêt croissant pour que Pêches et Océans Canada (MPO) améliore ou crée des accès à la pêche récréative pour usage personnel. Par exemple, les communautés côtières de la région du Québec appuient l'accès récréatif au homard avec des limites de prise quotidiennes.
Le ministère surveille l'évolution des intérêts des pêcheurs et des communautés côtières dans le domaine de la pêche à des fins récréatives et personnelles, et évalue les possibilités de répondre à leurs attentes. Ce travail nécessite du temps et des capacités pour examiner attentivement de nombreux facteurs, en particulier pour les espèces déjà pêchées à des fins commerciales et dans le cadre de pêches fondées sur des droits. Ces facteurs peuvent inclure la durabilité des stocks, la disponibilité des données et les exigences en matière de déclaration, les pratiques de pêche sûres et éthiques, ainsi que les opportunités socio-économiques. L'importance culturelle ou la signification des espèces pour les peuples autochtones est également une considération fondamentale.
En ce qui concerne la pêche récréative du poisson de fond à Terre-Neuve-et-Labrador, le ministère tiendra des consultations cet automne afin d'étudier les différences entre l'état de santé des populations de morue de la province sur les côtes sud et ouest, par rapport à la morue du Nord, ainsi que les limites quotidiennes, les dates de pêche et d'autres mesures. Les résultats de ces consultations serviront à éclairer les décisions de l'année prochaine concernant l'accès récréatif à la pêche.
Le projet de loi d'initiative parlementaire (C-237) a été présenté à la Chambre des communes le 22 septembre 2025. Le projet de loi propose de modifier la Loi sur les pêches (la Loi) afin de prévoir des mesures pour la gestion des pêches au poisson de fond de l'Atlantique, y compris l'harmonisation des périodes de fermeture. S'il est adopté, les modifications élargiraient les obligations de la ministre en matière de rapports; ajouteraient une nouvelle exigence de publication pour les règlements du gouverneur en conseil et prescriraient un délai de préavis pour les ordonnances de modification et les avis concernant les périodes de fermeture ou les quotas; exigeraient la mise en place d'un système de surveillance des prises de poisson; et élargiraient les exigences en matière de tenue de registres pour les pêcheurs.
G41 - Exportation de cétacés
- Le Canada prend très au sérieux son rôle dans la protection des mammifères marins.
- J'ai pris la décision de refuser la demande de Marineland visant à obtenir des permis pour exporter 30 bélugas vers le parc à thème Chimelong Ocean Kingdom en Chine, car cela n'était pas dans l'intérêt des animaux.
- Cette décision de ne pas autoriser l'exportation de ces mammifères est conforme aux modifications apportées en 2019 à la Loi sur les pêches et au Code criminel concernant les cétacés en captivité, qui visent à protéger les mammifères marins contre l'exploitation et la reproduction en captivité.
Si l'on insiste sur la possibilité de relocaliser les cétacés dans un sanctuaire
- Mon ministère est conscient des efforts mondiaux visant à établir des sanctuaires marins pour accueillir des cétacés anciennement gardés en captivité.
- Ces initiatives sont à différents stades de développement, notamment le projet de sanctuaire pour baleines en Nouvelle-Écosse.
- Nous continuerons à suivre leur évolution au fur et à mesure de l'avancement de la planification.
Si l'on insiste sur le financement
- Marineland a tiré des profits importants de ces animaux au fil des années et détient encore des actifs considérables.
- Ils ont la responsabilité de prendre soin de ces animaux.
Contexte
Décision récente concernant Marineland
La ministre des Pêches a refusé la demande de Marineland visant à obtenir des permis pour exporter 30 bélugas vers le parc à thème Chimelong Ocean Kingdom en Chine. L'installation de destination proposée ne répondait pas à l'exigence politique de s'engager à ne pas reproduire les animaux. De plus, les bélugas, s'ils étaient exportés, auraient probablement été utilisés à des fins de divertissement public. C'est sur cette base que la demande a été rejetée.
Une récente couverture médiatique a intensifié les préoccupations du public concernant le bien-être futur des cétacés à Marineland, notamment des reportages sur le changement de propriétaire de Marineland, leur intention de relocaliser les mammifères marins actuellement détenus dans leurs installations, ainsi que le décès récent d'un béluga et d'un phoque commun à Marineland. Marineland est le seul aquarium au Canada qui détient actuellement des cétacés.
Bien que certains groupes de défense des droits des animaux aient interpellé le gouvernement fédéral, la compétence en matière de cétacés en captivité est partagée, puisque les parcs aquatiques et les zoos, les soins aux animaux et la propriété privée des animaux relèvent de la compétence provinciale au Canada.
Bien que le projet de sanctuaire pour baleines en Nouvelle-Écosse soit encore en phase de développement et de planification, les groupes de défense des droits des animaux ont exprimé leur souhait de voir les gouvernements fédéral et provinciaux soutenir et accélérer la création de sanctuaires afin de permettre le transfert des bélugas de Marineland. À l'échelle mondiale, les sanctuaires pour baleines ont connu un succès limité.
Législation canadienne visant à mettre fin à la captivité des cétacés
En juin 2019, la Loi sur les pêches et le Code criminel ont été modifiés afin, entre autres, de mettre fin à la pratique de la captivité des cétacés au Canada.
En termes simples, les modifications apportées au Code criminel en 2019 ont créé des infractions relatives aux cétacés en captivité, notamment (entre autres) le fait de garder des cétacés en captivité, de les reproduire en captivité et de les utiliser à des fins de divertissement, sauf autorisation contraire.
Les modifications de 2019 au Code criminel comprenaient une clause de droits acquis selon laquelle il n'est pas interdit à une personne de garder un cétacé en captivité si elle le détenait déjà à la date d'entrée en vigueur des modifications.
Processus de demande de permis d'exportation d'un cétacé vivant
La ministre peut délivrer un permis d'exportation d'un cétacé vivant en vertu du paragraphe 23.2(2) de la Loi sur les pêches uniquement si l'exportation est a) destinée à la recherche scientifique ; ou b) destinée à garder le cétacé en captivité si cela est dans le meilleur intérêt du bien-être du cétacé.
La politique du MPO concernant l'obtention d'un permis ministériel autorisant l'importation ou l'exportation d'un cétacé vivant indique que toute demande doit, entre autres, être appuyée par des engagements de l'installation de destination à respecter des pratiques de bien-être animal conformes aux valeurs et aux intérêts du Canada, comme l'engagement à ne pas reproduire ou féconder le cétacé exporté du Canada.
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