Comparution ministérielle sur Budget supplémentaire des dépenses (B) Règlement de la Chambre des communes Comité des pêches et des océans (FOPO)
Le 6 mars 2024
Table des matières
- Mot d’ouverture
- Budget supplémentaire des dépenses (B)
- Réductions des dépenses du gouvernement
- Énoncé économique de l’automne
- Tableau ministériel
- Budget supplémentaire des dépenses (B)
- Navires polyvalents
- Programme du poisson et de son habitat
- Report de fonds liés aux accords de réconciliation
- Stratégie pour l’Indo-Pacifique
- Recentrer les dépenses gouvernementales
- Renouvellement de la flotte
- Navires abandonnés et épaves
- Processus d’autorisation pour une croissance propre
- Zones marines protégées
- Les sciences au ministère des Pêches et des Océans
- Stock de morue du Nord (2J3KL)
- Ports pour petits bateaux
- Baleines noires de l’Atlantique Nord
- Contrôle des captures dans les pêcheries marines
- Fermeture de la pêche au maquereau de l’Atlantique
- Rapport sur la pêche pour assurer une subsistance convernable « Paix sur l’eau »
- Propriété étrangère des permis de pêche
- La Commission des pêcheries des Grand Lacs
- Pêche non autorisée en Nouvelle-Écosse
- L’énergie marémotrice
- Pêche commerciale à la civelle
- Clapet à marée de la rivière Avon / Élargissement à quatre voies de la route 101
- Fonds des pêches de l’Atlantique
- Plan de transition de l’aquaculture en parcs en filet ouverts
- Rapport sur les pêches de la côte Ouest
- Initiative de la Stratégie relative au saumon du Pacifique
- Présence de la Garde côtière canadienne dans l’Arctique
- Établissement de la région de l’Arctique
- Crise des pêches à la crevette et au sébaste dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent
- Récolte des algues au Québec
- Fonds des pêches du Québec
- Budget supplémentaire des dépenses (B)
- Deck de Breffage
- Annexes
- Note de breffage - Budget supplémentaire des dépenses (B)
- Sommaire des postes du Budget supplémentaire des dépenses (B)
- Navires polyvalents
- Programme du poisson et de son habitat
- Report de fonds liés aux accords de réconciliation
- Stratégie pour l’Indo-Pacifique
- Notes de breffage – général
- Recentrer les dépenses gouvernementales
- Renouvellement de la flotte
- Navires abandonnés et épaves
- Processus d’autorisation pour une croissance propre
- Zones marines protégées
- Les sciences au ministère des Pêches et des Océans
- Stock de morue du Nord (2J3KL)
- Ports pour petits bateaux
- Baleines noires de l’Atlantique Nord
- Contrôle des captures dans les pêcheries marines
- Fermeture de la pêche au maquereau de l’Atlantique
- Rapport sur la pêche pour assurer une subsistance convernable « Paix sur l’eau »
- Propriété étrangère des permis de pêche
- La Commission des pêcheries des Grand Lacs
- Notes de breffage - région des Maritimes
- Pêche non autorisée en Nouvelle-Écosse
- L’énergie marémotrice
- Pêche commerciale à la civelle
- Clapet à marée de la rivière Avon / Élargissement à quatre voies de la route 101
- Fonds des pêches de l’Atlantique
- Notes de breffage - région du Pacifique
- Plan de transition de l’aquaculture en parcs en filet ouverts
- Rapport sur les pêches de la côte Ouest
- Initiative de la Stratégie relative au saumon du Pacifique
- Notes de breffage – région de l’Arctique
- Notes de breffage – région du Québec
- Crise des pêches à la crevette et au sébaste dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent
- Récolte des algues au Québec
- Fonds des pêches du Québec
- Annexe – Décisions en matière de gestion des pêches
Mot d’ouverture
Bonjour, Monsieur le Président.
Je souhaiterais commencer en reconnaissant que nous sommes réunis sur le territoire traditionnel du peuple algonquin Anishinaabeg, et que nous sommes reconnaissants de l’occasion qui nous est donnée de le faire.
Voici les collègues qui sont ici aujourd’hui avec moi :
- Chris Henderson, sous-commissaire, Opérations de la Garde côtière canadienne
- Richard Goodyear, dirigeant principal des finances et sous-ministre adjoint
- Adam Burns, sous-ministre adjoint, Gestion des pêches et des ports
Sitôt mon allocution, nous serons heureux de répondre à toutes vos questions concernant le Budget supplémentaire des dépenses (B) de notre ministère pour 2023-2024.
Budget supplémentaire des dépenses (B)
Monsieur le Président, au nom de la ministre Lebouthillier, Pêches et Océans Canada et la Garde côtière canadienne demandent 356,4 millions de dollars dans le cadre du Budget supplémentaire des dépenses (B) pour 2023-2024. Ce montant comprend 340,5 millions de dollars de crédits votés et 15,9 millions de dollars de crédits législatifs. La somme de ces crédits représente une augmentation de 8 % de nos dépenses prévues dans le budget pour l’exercice en cours.
L’augmentation de 340,5 millions de dollars des crédits votés peut être principalement attribuée aux domaines suivants :
- 133,3 millions de dollars pour faire progresser la réconciliation à l’égard des droits des Autochtones et des questions de pêche
- 49,4 millions de dollars pour continuer à mettre en œuvre les dispositions de la Loi sur les pêches qui concernent la protection du poisson et de son habitat
- 42,1 millions de dollars pour le projet de navires polyvalents de la Garde côtière canadienne
- 24,7 millions de dollars pour continuer à protéger les espèces en péril
Un montant supplémentaire de 91 millions de dollars est requis pour 20 autres postes dont les besoins de financement sont moindres, ainsi que pour des ajustements techniques comme des transferts vers et depuis d’autres ministères fédéraux.
En ce qui concerne les 15,9 millions de dollars de crédits législatifs, ce montant est nécessaire pour actualiser les prévisions en matière de rémunération et d’avantages sociaux de nos employés.
Les fonds demandés dans le cadre du Budget supplémentaire des dépenses (B) pour 2023-2024 aideront Pêches et Océans Canada et la Garde côtière canadienne à remplir son mandat, tout en continuant à fournir les nombreux services essentiels aux Canadiens.
Réductions des dépenses du gouvernement
Monsieur le Président, j’aimerais profiter de l’occasion pour faire le point sur les récentes réductions de dépenses qui ont été relevées dans l’ensemble de notre ministère.
Comme vous le savez, lorsque le budget de 2023 a été déposé en avril dernier, il comprenait des plans visant à réduire les dépenses du gouvernement fédéral. À l’époque, on s’attendait à ce que les économies générées par l’Initiative de recentrage des dépenses gouvernementales s’élèvent au total à 15,4 milliards de dollars sur cinq ans, dont 4,5 milliards de dollars par la suite.
Le 9 novembre, la présidente du Conseil du Trésor a déposé le Budget supplémentaire des dépenses (B) pour 2023-2024 à la Chambre des communes. Le Budget des dépenses comprenait la première mise à jour sur la façon dont le gouvernement du Canada réduit ses dépenses prévues. Plus précisément, il a détaillé comment 500 millions de dollars de fonds relatifs aux frais de déplacement, aux services de conseil et aux services professionnels ont été recentrés et retirés des budgets pour 2023-2024 de 68 ministères.
Pêches et Océans Canada et la Garde côtière canadienne ont contribué à cet exercice, et je peux annoncer que plus de 25,7 millions de dollars de dépenses ont été gelés dans l’ensemble de notre ministère.
Étant donné qu’il ne s’agit que de la première tranche d’un effort pluriannuel visant à réduire les dépenses du gouvernement, nous nous tournons déjà vers l’avenir pour déterminer où des économies supplémentaires peuvent être réalisées dans l’ensemble de notre ministère au cours des prochaines années.
En fin de compte, ce travail nous aidera à recentrer nos dépenses sur les priorités qui comptent le plus pour les Canadiens. Entre-temps, Pêches et Océans Canada et la Garde côtière canadienne restent déterminés à dépenser efficacement et prudemment l’argent des contribuables, et à faire preuve de responsabilité et de transparence dans les rapports continus présentés aux Canadiens et aux parlementaires.
Énoncé économique de l’automne
Avant de conclure, je voudrais mentionner brièvement l’Énoncé économique de l’automne récemment publié du gouvernement du Canada, et son incidence sur notre ministère. Je tiens à souligner plus particulièrement que quatre semaines supplémentaires de prestations régulières d’assurance-emploi seront offertes aux travailleurs saisonniers admissibles. Les demandes de règlement établies entre septembre 2023 et septembre 2024 seront admissibles à cette couverture, qui coûtera environ 69,8 millions de dollars sur trois ans. Les travailleurs du secteur des pêches sont les principaux bénéficiaires du régime saisonnier d’assurance-emploi.
Monsieur le Président, je vous remercie de me donner l’occasion de présenter le Budget supplémentaire des dépenses (B) du Ministère. Mes collègues et moi-même serons ravis de répondre à toutes vos questions concernant ces initiatives.
Merci
Tableau ministériel
Budget supplémentaire des dépenses (B)
Ce Budget supplémentaire des dépenses est le deuxième de trois exercices supplémentaires planifiés pour 2023-2024.
356,4 millions de dollars est présenté, celui-ci étant composé de 340,5 millions de dollars en crédits votés et 15,9 millions de dollars en crédits législatifs.
Le montant de 340,5 millions de dollars en crédits votés est principalement destiné à faire progresser la réconciliation concernant les questions relatives aux droits ancestraux et aux pêches; poursuivre la mise en œuvre du Programme de protection du poisson et de son habitat; au projet des navires polyvalents; ainsi que poursuivre les efforts de protection des espèces en péril.
Les autorités législatives de 15,9 millions de dollars représentent les mises à jour au régime d’avantages sociaux des employés.
Navires polyvalents
En 2019, le premier ministre a annoncé l’octroi de 15,7 milliards de dollars pour le renouvellement de la flotte de la Garde côtière canadienne (GCC), notamment deux navires de patrouille extracôtiers et de l’Arctique, et jusqu’à 16 navires polyvalents.
Les navires polyvalents formeront la majorité de la flotte des grands navires de la GCC et assureront la prestation de la plupart des programmes et des services de la GCC.
L’approche multimissions sera une caractéristique essentielle de la nouvelle classe de navires. Les travaux de conception des navires sont en cours à Vancouver Shipyards en vue du début des travaux de génie construction et de l’approvisionnement en matériel, qui devraient commencer au présent exercice.
Programme du poisson et de son habitat
Le budget supplémentaire des dépenses (B) prévoyait 107,7 millions de dollars sur deux ans (2023-2024, 2024-2025) pour le Ministère afin de soutenir la conservation et la protection continues du poisson et de son habitat, une prise de décision fondée sur des données probantes, l’amélioration de la transparence et de l’application de la loi, ainsi que la collaboration.
Nous devons conserver et protéger le poisson et son habitat au Canada pour les générations futures.
À cette fin, le gouvernement continue de tenir sa promesse de mettre en œuvre une Loi sur les pêches modernisée qui favorise des pêches durables, stables et prospères.
Report de fonds liés aux accords de réconciliation
Pêches et Océans Canada a investi environ 400 millions de dollars depuis 2019 pour soutenir la mise en œuvre des droits et intérêts de pêche autochtones et l’établissement de nouvelles structures de co-gouvernance des pêches, par la conclusion et la mise en œuvre de traités et d’accords de réconciliation.
Le budget supplémentaire B de cette année comprend des fonds pour mettre en œuvre les traités et les accords de réconciliation existants et prévus pour lesquels des mandats de négociation et des autorisations sont en place.
Le gouvernement reste déterminé à faire respecter les droits de pêche des peuples autochtones, notamment en continuant à mettre en œuvre le droit des Premières nations atlantiques de pêcher pour assurer une subsistance convenable.
Stratégie pour l’Indo-Pacifique
Dans le cadre de la Stratégie pour l’Indo-Pacifique, Pêches et Océans Canada a créé le Fonds commun pour les océans, un fonds d’investissement de 82 millions de dollars sur cinq ans pour lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée.
Les fonds seront consacrés à la gouvernance, à l’application des règles et aux activités de mise en œuvre de partenariats internationaux efficaces.
Le Ministère a récemment signé un accord de cinq ans avec les Philippines, évalué à 15 millions de dollars, afin de lui fournir le système de détection des navires clandestins du Canada, et lui permettre de lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée dans ses eaux territoriales.
Recentrer les dépenses gouvernementales
Le Budget 2023 a annoncé la réduction des dépenses gouvernementales au niveau des voyages et des services professionnels, ainsi qu’une réduction des dépenses en fonctionnement et en paiement de transfert à travers tout organismes fédéraux afin d’assister à la réalisation d’économie de 15,4 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années.
Au cours de la première année, 25,7 millions de dollars en autorité du Ministère ont été bloqué. Cette réduction a été réalisé par l’entremise d’amélioration en planification de voyage et la priorisation des services professionnels.
Afin d’atteindre les réductions ciblés, le MPO a mis l’accent sur :
- Une approche équilibrée à travers l’administration centrale et les régions ;
- Une assurance que les opérations essentielles sont maintenus ; et
- Mettre l’accent sur l’attrition et la mutation des employés à des activités plus prioritaires afin de réduire les effectifs.
Renouvellement de la flotte
Il est essentiel que la GCC dispose des navires dont elle a besoin pour assurer les services essentiels de navigation maritime, de recherche et de sauvetage, ainsi que d’autres services de sécurité. Des progrès importants ont été réalisés à cet égard.
Depuis 2005, le Canada s’est engagé à verser plus de 35 milliards de dollars pour poursuivre le renouvellement de la flotte de la Garde côtière canadienne et soutenir les opérations jusqu’à l’arrivée des nouveaux navires.
Depuis 2015, la Garde côtière canadienne a pris livraison de trois grands navires et de 18 petits navires dans le cadre de la Stratégie nationale de construction navale ainsi que de 23 hélicoptères et de quatre brise-glaces provisoires.
Navires abandonnés et épaves
Le gouvernement du Canada s’efforce de réduire le nombre de navires dangereux dans les eaux canadiennes et de réduire au minimum leurs répercussions sur les collectivités côtières, l’environnement et le public.
La prochaine phase du Plan de protection des océans comprend une enveloppe de financement pour l’assainissement des navires dangereux de 34,4 millions de dollars sur cinq ans afin de permettre la poursuite des mesures à l’égard des navires dangereux prioritaires.
Le Programme d’élimination des épaves et des navires abandonnés de Ports pour petits bateaux du ministère des Pêches et des Océans dispose d’un financement sous forme de subventions et de contributions de $2,17 millions de dollars sur neuf ans dans le cadre du Plan de protection des océans renouvelé (lancé en 2022).
La création d’un fonds d’assainissement concernant les bâtiments financé par les propriétaires a été annoncée dans le cadre du budget de 2023. Ce fonds devrait être opérationnel en 2025 et octroyer un financement durable pour gérer les navires dangereux.
Processus d’autorisation pour une croissance propre
Dans le cadre de la Loi sur les pêches et de la Loi sur les espèces en péril, le Ministère réglemente les ouvrages, entreprises et activités réalisés près de l’eau (eaux douces et marines) qui sont susceptibles d’avoir une incidence sur le poisson et son habitat et les espèces aquatiques en péril, et fournit des conseils à ce sujet.
Pour donner suite à l’engagement du gouvernement de stimuler l’économie propre et d’atteindre la carboneutralité, le Ministère améliore la prévisibilité et la transparence de son cadre réglementaire pour appuyer l’élaboration de projets de croissance propre.
Zones marines protégées
Pêches et Océans Canada s’est engagé à établir des aires marines protégées et d’autres mesures efficaces de conservation par zone dans le cadre des objectifs de conservation marine du Canada.
Le Canada protège actuellement 14,66 % de ses océans au moyen d’aires marines protégées et d’autres mesures efficaces de conservation par zone afin de soutenir des communautés côtières fortes et dynamiques pour les générations futures.
Le budget 2021 a annoncé 976,8 millions de dollars sur cinq ans pour gérer les sites existants et respecter l’engagement du Canada de protéger 25 % de ses océans d’ici 2025.
Les sciences au ministère des Pêches et des Océans
Le ministère mène des activités scientifiques de grande qualité, en collaboration avec des partenaires, afin d’éclairer la prise de décisions au profit des Canadiens.
Les scientifiques du ministère recueillent des données et mènent des recherches qui portent sur des sujets importants, tels que la pêche durable et l’impact des changements climatiques sur l’environnement marin.
Le ministère s’engage à communiquer les résultats de ses recherches aux Canadiens afin qu’ils soient bien informés des enjeux concernant les océans.
Stock de morue du Nord (2J3KL)
Le modèle d’évaluation et le point de référence limite pour le stock ont été mis à jour lors d’une réunion d’examen par les pairs tenue en octobre 2023.
Après l’application du modèle et du point de référence limite actualisés, la taille du stock estimée pour 2021 se trouve désormais dans la zone de prudence, alors qu’on estimait auparavant qu’elle se trouvait dans la zone critique.
Bien que ces changements soient positifs, nous ne connaîtrons pas l’état actuel du stock de morue du Nord avant l’évaluation de ce stock en mars 2024.
Ports pour petits bateaux
Les ports pour petits bateaux sont l’une de mes grandes priorités. Ils constituent des infrastructures essentielles contribuant grandement à la prospérité économique des communautés côtières du Canada.
C’est pourquoi Pêches et Océans Canada prend des mesures concrètes pour investir dans les ports afin qu’ils puissent mieux résister aux impacts des changements climatiques et soutenir les communautés côtières.
Depuis 2016, le gouvernement a annoncé plus de 855 millions de dollars en nouveau financement pour soutenir les ports pour petits bateaux, où 90% des prises des pêches commerciales canadiennes sont débarquées.
Pêches et Océans Canada prend des mesures concrètes pour investir dans les ports afin qu’ils puissent mieux résister aux impacts des changements climatiques et soutenir les communautés côtières.
Baleines noires de l’Atlantique Nord
Je remercie le Comité permanent pour son rapport et ses recommandations réfléchies concernant la protection des baleines noires.
Le budget 2023 comprend 151,9 millions de dollars sur trois ans pour poursuivre les efforts du Canada visant à protéger les baleines en péril, y compris les baleines noires.
Le gouvernement continue de prendre des mesures concrètes pour s’assurer que les baleines noires sont protégées contre les empêtrements dans les engins de pêche, notamment grâce à des protocoles adaptatifs de fermeture des pêche, et contre les collisions avec des navires.
Contrôle des captures dans les pêcheries marines
Mon ministère s’est engagé à gérer les pêcheries canadiennes de manière responsable afin de promouvoir la santé des stocks de poissons et la productivité des écosystèmes.
Mon ministère continue de prendre des mesures concrètes pour garantir que des informations fiables, opportunes et accessibles alimentent la gestion durable des pêcheries. Nous accélérons la mise en œuvre de la politique de contrôle des pêches, la modernisation des systèmes de gestion de l’information sur les pêches, l’examen des programmes d’observation par des tiers et l’élaboration d’un cadre de rôles et de responsabilités pour les programmes de contrôle par des tiers.
De nombreuses actions sont déjà en cours pour répondre aux recommandations du rapport 2023 du commissaire à l’environnement et au développement durable, et d’autres seront mises en œuvre au cours des cinq prochaines années pour garantir que mon ministère gère de manière durable l’exploitation des pêcheries maritimes commerciales pour les générations futures.
Fermeture de la pêche au maquereau de l’Atlantique
La décision de maintenir la fermeture de la pêche commerciale et de la pêche a l’appât du maquereau de l’Atlantique a été prise sur la base de l’évaluation du stock canadien de 2023, qui a révèle que le stock de maquereau était à un niveau historiquement bas.
En 2021 et 2022, des relevés supplémentaires ont été menée à Terre-Neuve, les données suggèrent que le sud du golfe du Saint-Laurent est l’habitat de frai dominant et que l’indice du relevé des œufs est un indicateur valable de l’état du stock.
Ceci continue de renforcer notre confiance dans l’évaluation de l’état du stock.
Rapport sur la pêche pour assurer une subsistance convernable « Paix sur l’eau »
L’objectif principal du Ministère est d’assurer une pêche sécuritaire, ordonnée et durable.
Nous demeurons fermement déterminés à travailler avec les nations signataires de traités afin de poursuivre la mise en œuvre de leurs droits de pêche.
Il n’y a pas d’approche unique en matière de mise en œuvre des droits. Le gouvernement du Canada continuera de consulter les collectivités autochtones en vue de mieux concrétiser leur vision des pêches et d’assurer des pêches sécuritaires et durables au profit de tous.
Ces efforts s’harmonisent également avec l’application continue de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, y compris l’ébauche du Plan d’action.
Propriété étrangère des permis de pêche
Les résultats du Sondage sur la propriété effective ont été publiés en septembre 2023. L’enquête a montré que 2 % des répondants avaient un certain degré de propriété étrangère au sein de leur structure d’entreprise.
Pêches et Océans Canada consultera les parties prenantes sur les résultats de ce sondage et identifiera d’autres moyens d’examiner le contrôle étranger, tels que la location et la concentration de l’accès.
La Commission des pêcheries des Grand Lacs
Le budget 2022 a fourni 19,6 millions de dollars par année à la Commission des pêcheries des Grands Lacs afin de garantir le succès continu de l’organisation.
Les efforts de la Commission des pêcheries des Grands Lacs sont essentiels pour contrôler l’abondance de la lamproie marine, mener des recherches scientifiques et maintenir la collaboration entre les organismes canadiens et américains pour gérer et maintenir les pêcheries transfrontalières dans les Grands Lacs.
Le gouvernement s’engage à préserver nos ressources d’eau douce et à protéger les Grands Lacs contre les espèces envahissantes.
Pêche non autorisée en Nouvelle-Écosse
L’objectif principal du ministère est d’assurer une pêche au homard sûre, ordonnée et durable.
Le ministère travaille activement avec toutes les parties impliquées dans la pêche pour veiller à ce que les pêcheurs autochtones puissent exercer leur droit protégé par la Constitution de pêcher à des fins alimentaires, sociales et rituelles et leur droit issu de traités de pêcher dans la poursuite d’une subsistance convenable; et que la pêche pratiquée est conforme à la Loi sur les pêches.
Nos agents des pêches appliquent la Loi sur les pêches, ce qui comprend la prise de mesures d’application de la loi lorsque des personnes pêchent sans autorisation délivrée par Pêches et Océans Canada. Nos agents travaillent avec la Gendarmerie royale du Canada ou la police compétente lorsque des infractions allant au-delà des pouvoirs légaux de Conservation et Protection sont identifiées.
Depuis le 17 juillet, les agents des pêches ont arrêté 15 personnes et saisi trois navires et un total de 1 173 casiers dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, dans les zones de pêche au homard 33 et 34, pour des infractions à la loi sur les pêches. Grâce à ces efforts, des milliers de homards ont été relâchés vivants dans l’océan.
Des enquêtes sont menées sur ces infractions, et les agents des pêches continueront de surveiller le respect et l’application de la Loi sur les pêches.
L’énergie marémotrice
Le ministère s’est engagé à collaborer avec l’industrie et ses partenaires fédéraux et provinciaux pour faire progresser le développement responsable de l’énergie marine renouvelable, y compris l’énergie marémotrice.
C’est pourquoi le gouvernement a récemment mis sur pied un groupe de travail sur l’énergie marémotrice durable pour examiner les enjeux et les possibilités associés au déploiement des projets d’énergie marémotrice dans la baie de Fundy.
Ce groupe de travail facilite la collaboration entre le gouvernement fédéral, la province de la Nouvelle Écosse, les membres de l’industrie de l’énergie marémotrice, et la communauté de recherche sur l’énergie marémotrice, et j’ai hâte de présenter le rapport final sur les progrès réalisés avant la fin de l’année.
Pêche commerciale à la civelle
La valeur de la pêche commerciale à la civelle a connu une croissance exponentielle au cours de la dernière décennie et ses coûts d’accès sont considérablement moins élevés que ceux d’autres pêches.
Cette pêche représente une occasion d’accroître la participation des Autochtones aux pêches commerciales. Pour les saisons de 2022 et de 2023, 1 200 kg du total autorisé des captures ont été réattribués afin de soutenir la participation accrue des Autochtones à la pêche commerciale à la civelle. Cette pêche pose un défi pour Pêches et Océans Canada, qui doit assurer le respect des règles.
Dans le cadre de son engagement permanent en faveur de pêches durables, ordonnées et sécuritaires pour tous les participants, le Ministère procède à un examen de la pêche à la civelle afin de répondre aux préoccupations en matière de gestion en vue de la prochaine saison.
Clapet à marée de la rivière Avon / Élargissement à quatre voies de la route 101
Le ministère travaille depuis 2019 avec la province de la Nouvelle-Écosse sur sa demande d’application de la Loi sur les pêches pour l’élargissement à quatre voies de la route 101, qui comprend le remplacement du clapet à marée de la rivière Avon.
Le ministère attend des données de la province de Nouvelle-Écosse sur la conception du projet pour répondre aux normes réglementaires. Avec ces nouvelles données, le ministère continuera d’étudier le projet et de consulter les Mi’kmaq de la Nouvelle-Écosse.
Le ministère collabore aussi avec la province de Nouvelle-Écosse pour mettre le clapet à marée en conformité avec la législation fédérale.
Fonds des pêches de l’Atlantique
Le gouvernement du Canada s’engage à soutenir l’innovation et la durabilité dans le secteur canadien du poisson et des fruits de mer. C’est pourquoi il investit plus de 400 millions de dollars par l’intermédiaire du Fonds des pêches de l’Atlantique, en partenariat avec les quatre gouvernements des provinces de l’Atlantique.
Depuis 2017, soixante-dix-huit pour cent des fonds du programme ont été attribués à plus de 1 123 projets approuvés et à 4,6 millions de dollars supplémentaires, en attente d’approbation.
Plan de transition de l’aquaculture en parcs en filet ouverts
L’engagement du mandat fourni à mon prédécesseur s’engageait à travailler avec la province de la Colombie-Britannique et les communautés autochtones sur un plan responsable de transition de l’élevage du saumon en parcs en filet ouverts dans les eaux côtières de la Colombie-Britannique d’ici 2025.
La vision du plan de transition est de faire progresser l’innovation et la croissance dans l’aquaculture durable en Colombie-Britannique afin de minimiser ou d’éliminer progressivement les interactions entre le saumon d’élevage et le saumon sauvage, tout en tenant également compte des objectifs sociaux, culturels et économiques.
Le gouvernement du Canada veille à ce que la transition soit entreprise d’une manière qui respecte les droits et les intérêts des peuples autochtones et soutient les communautés et les travailleurs.
Rapport sur les pêches de la côte Ouest
Le gouvernement du Canada a répondu en 2020 au rapport de 2019 du Comité «Les pêches de la côte Ouest: partage des risques et des avantages» et a pris de nombreuses mesures pour résoudre les problèmes soulevés dans le rapport.
Le Ministère reconnaît l’importance de ces questions pour les participants à la pêche commerciale et s’engage à les engager dans des consultations sur ces questions.
Initiative de la Stratégie relative au saumon du Pacifique
Les populations de saumons du Pacifique sont en sérieux déclin en raison des répercussions des changements climatiques, des polluants, des changements dans l’utilisation des terres et de l’eau, et de la pêche illégale et non réglementée. Voilà pourquoi le gouvernement prend des mesures décisives dans le cadre de l’Initiative de la Stratégie relative au saumon du Pacifique.
Pour l’exercice en cours, on prévoit des dépenses de 73,2 millions de dollars sous forme de subventions et de contributions, y compris le Programme de retrait des permis de pêche commerciale du saumon du Pacifique récemment lancé et la prolongation du Fonds de restauration et d’innovation pour le saumon de la Colombie-Britannique.
Au cours des trois années restantes, des investissements continueront d’être réalisés dans les quatre piliers de l’Initiative de la Stratégie relative au saumon du Pacifique.
Présence de la Garde côtière canadienne dans l’Arctique
En 2021, le gouvernement du Canada a annoncé la construction de deux brise-glaces polaires dans le cadre de la Stratégie nationale de construction navale, la livraison du premier des brise-glaces étant prévue pour 2030. Ces brise-glaces polaires plus grands et plus puissants permettront à la Garde côtière canadienne de mener des opérations toute l’année dans l’Arctique canadien pour soutenir les Autochtones et les habitants du Nord, de renforcer la souveraineté dans l’Arctique, de faire progresser la science dans l’Extrême-Arctique et de mieux répondre aux urgences maritimes.
Depuis la création de la région de l’Arctique, la Garde côtière a renforcé sa présence physique dans le Nord en accroissant ses moyens, son personnel et ses partenariats.
Établissement de la région de l’Arctique
En octobre 2018, le gouvernement du Canada a annoncé la création de régions autonomes de l’Arctique pour Pêches et Océans Canada et la Garde côtière canadienne.
Un vaste engagement avec les partenaires externes - en particulier les gouvernements et les organisations inuits, des Premières Nations et métis - a eu lieu pour s’assurer que les limites, les programmes et les services de la région fournis reflètent les besoins et les priorités des collectivités que Pêches et Océans et la Garde côtière desservent.
Cette structure régionale appuie les engagements du Canada et du Ministère à l’égard de la réconciliation avec les peuples autochtones ; la coopération avec les partenaires nationaux et internationaux ; l’innovation axée sur le Nord ; et un milieu de travail diversifié, équitable et inclusif.
Grâce à une capacité de planification dévouée et continue, le Ministère offre des programmes et des services essentiels qui reflètent les besoins uniques des collectivités du Nord et qui y répondent. La prise de décisions et la mise en œuvre des politiques sont entreprises par le Nord, pour le Nord et dans le Nord.
Crise des pêches à la crevette et au sébaste dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent
La diminution marquée de l’abondance de la crevette de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent est préoccupante pour l’avenir de cette pêche commerciale.
Le ministère a devancé le processus de recommandation en vue de la saison 2024 en procédant exceptionnellement à l’évaluation des stocks dès la fin octobre et en tenant le comité consultatif les 31 octobre et 1er novembre.
Je souhaite annoncer ma décision au plus tard en janvier.
Récolte des algues au Québec
Les forêts d’algues ont un rôle écosystémique essentiel pour de nombreuses espèces marines du Saint-Laurent, une approche de gestion prudente est appliquée.
Au Québec, les conditions de permis en place ont pour principal objectif de favoriser le renouvellement des forêts d’algues, tout en permettant un certain niveau de récolte.
Pêches et Océans continuera d’analyser l’efficacité de ses mesures de gestion sur la base des meilleures informations scientifiques disponibles.
Fonds des pêches du Québec
Le Fonds des pêches du Québec est un fonds de contribution de plus de 40 millions de dollars, sur cinq ans (2019 à 2024). Le coût est partagé avec les partenaires provinciaux, répartis à 70 pour cent au niveau fédéral et à 30 pour cent au niveau provincial, pendant la durée du programme.
Le programme est conçu pour soutenir l’innovation et la durabilité dans le secteur du poisson et des fruits de mer.
Plus de 60 pour cent du budget de contribution disponible a été ou est en voie d’être engagé dans 152 projets.
L’intérêt pour le programme du Fonds des pêches du Québec demeure élevé, avec une vingtaine de projets (recherchant un financement de près de 3 millions de dollars) en cours d’évaluation.
Budget supplémentaire des dépenses (B)
Deck de Breffage
Budget supplémentaire des dépenses (B) 2023-2024 – Aperçu
- Les budgets supplémentaires des dépenses ont deux objectifs principaux:
- Obtenir l’autorisation du Parlement pour réviser les niveaux de dépenses du Ministère;
- Fournir au Parlement l‘information sur les changements des dépenses prévues.
- Cet exercice est le deuxième des exercices du Budget supplémentaire des dépenses qui devraient être déposés en 2023-2024.
- Le budget supplémentaire des dépenses (A) a eu lieu au printemps mais le MPO a soumis aucune exigence au cours de cet exercice.
- Le Budget supplémentaire des dépenses (B) a été déposé le 9 novembre 2023, et la Sanction royale sera déterminée conformément au calendrier de la Chambre des communes.
Budget supplémentaire des dépenses (B) 2023-2024 – État actuel
Budget supplémentaire des dépenses (B) 2023-2024 – 356,4 millions de dollars (incluant postes législatifs)
vingt-quatre (24) postes
97,4 millions de dollars Crédit 1
50,6 millions de dollars Crédit 5
192,4 millions de dollars Crédit 10
15,9 millions de dollars Postes législatifs
Budget supplémentaire des dépenses (B) 2023-2024 - Autorisations réviséesa (en dollars)
| Dépenses budgétaires | Budgets des dépenses précédents à ce jour | Budget supplémentaire des dépenses (B) | Autorisations proposées à ce jour |
|---|---|---|---|
| Dépenses de fonctionnement Crédit 1 | 2 067 104 098 |
97 431 658 |
2 164 535 756 |
| Dépenses en capital Crédit 5 | 1 659 383 365 |
50 642 476 |
1 710 025 841 |
| Subventions et contributions Crédit 10 | 532 401 762 |
192 377 963 |
724 779 725 |
| Total des crédits | 4 258 889 225 |
340 452 097 |
4 599 341 322 |
| Total des postes législatifs | 186 343 086 |
15 920 898 |
202 263 984 |
| Total des dépenses budgétaires | 4 445 232 311 |
356 372 995 |
4 801 605 306 |
a. Représentent tout le financement, voté ou anticipé, incluant les affectations bloquées (par ex. financement à même les niveaux de référence du MPO, mais qui ne peut être dépensé sans l’approbation du SCT).
Budget supplémentaire des dépenses (B) 2023-2024 – Postes les plus importants
- 133,3 millions de dollars pour faire progresser la réconciliation concernant les questions relatives aux droits ancestraux et aux pêches(reporté de l’année précédente)
- Le MPO a reçu du financement significatif au cours des dernières années pour avancer la réconciliation. Ce report souligne les défis associés avec l’obtention d’ententes finales. Par l’entremise de ce financement, nous demeurons engagé d’atteindre les ententes de reconnaissance des droits et les ententes-cadre avec les Premières Nations.
- Les mandats liés à l’Atlantique et C.-B. sont impliqués par ces ententes et inclus l’accès au navires et apparaux de pêche, la mise en œuvre et gouvernance. Ces fonds n’impliquent pas la subsistance convenable.
- 49,4 millions de dollars pour poursuivre la mise en œuvre des dispositions de la Loi sur les pêches concernant le Programme de protection du poisson et de son habitat (Budget 2023)
- Ce nouveau financement vise à continuer d’administrer et mettre en œuvre les dispositions relatives à la protection du poisson et de son habitat de la Loi sur les pêches, et les dispositions pertinentes de la Loi sur les espèces en péril.
- 42,1 millions de dollars pour le projet de navires polyvalents (Budget 2019)
- L’approvisionnement des nouveaux navires pour la GCC, incluant les navires polyvalents, est une priorité du gouvernement et s’aligne avec votre lettre de mandat. Ce financement permettra à la Garde côtière de continuer les travaux prévus sous le contrat auxiliaire existant pour faire progresser le projet.
- 24,7 millions de dollars pour poursuivre les efforts de protection des espèces en péril (Budget 2023)
- Ce financement représente un renouvellement partiel du Budget 2018 pour l’initiative du Patrimoine naturel. Celui-ci couvre les fonctions de base du MPO reliées à ses responsabilités législatives sous la Loi sur les espèces en péril, incluant la surveillance, la protection et la promotion du rétablissement des espèces en péril.
Remarque: Tous les montants excluent le RASE, SPC et les frais d’hébergement
Budget supplémentaire des dépenses (B) 2023-2024 – Postes
[Les renseignements ont été retranchés, conformément à la Loi sur l’accès à l’information.] / Nouveau fonds (10 postes) – 170,9 millions de dollars
- 49,4 millions de dollars pour poursuivre la mise en œuvre des dispositions de la Loi sur les pêches concernant le Programme de protection du poisson et de son habitat (budget de 2023)
- 42,1 millions de dollars pour le projet de navires polyvalents
- 24,7 millions de dollars pour poursuivre les efforts de protection des espèces en péril (budget de 2023) (poste horizontal)
- 12,9 millions de dollars pour la mise en œuvre de la Stratégie du Canada pour l’Indo-Pacifique (poste horizontal)
- 11,6 millions de dollars pour les opérations et à l’entretien de la flotte d’hélicoptères de la Garde côtière canadienne (budget de 2023)
- 10,1 millions de dollars pour le renouvellement du programme de planification spatiale marine (budget de 2023) (poste horizontal)
- 8,0 millions de dollars pour le projet de navire hauturier de science océanographique
- 5,5 millions de dollars pour la politique de surveillance des pêches
- 4,7 millions de dollars pour renouveler et à faire progresser des mesures d’appui aux technologies propres (budget de 2023)
- 2,0 millions de dollars pour l’initiative des pêches commerciales intégrées de l’Atlantique
Transferts avec d’autres ministères (6 postes) – 1,9 millions de dollars
- 1,2 millions de dollars du ministère de l’Environnement au ministère des Pêches et des Océans pour le Plan d’action des Grands Lacs VIII
- 0,6 millions de dollars du Secrétariat du Conseil du Trésor à diverses organisations pour appuyer les projets qui permettront de réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant des activités du gouvernement fédéral
- 0,3 millions de dollars du ministère de la Défense nationale à diverses organisations pour financer le Programme canadien pour la sûreté et la sécurité
- (0,03) millions de dollars du ministère des Pêches et des Océans, du ministère des Ressources naturelles, et du ministère des Transports à l’Agence canadienne de développement économique du Nord pour faciliter un cadre de consultation avec la Première nation de White River
- (0,1) millions de dollars de diverses organisations à la Gendarmerie royale du Canada pour les vérifications des dossiers relatifs à l’application de la loi
- (0,1) millions de dollars de diverses organisations au Service canadien du renseignement de sécurité pour le Centre intégré d’évaluation du terrorisme
Reports de fonds (5 postes) – 165,5 millions de dollars
- 133,3 millions de dollars pour faire progresser la réconciliation concernant les questions relatives aux droits ancestraux et aux pêches
- 19,3 millions de dollars pour le Fonds de restauration de l’habitat aquatique
- 7,0 millions de dollars pour le Fonds de restauration et d’innovation pour le saumon de la Colombie-Britannique
- 4,1 millions de dollars pour renforcer la protection de l’environnement et à répondre aux préoccupations soulevées par les groupes autochtones concernant le projet d’agrandissement du réseau de Trans Mountain
- 1,8 millions de dollars pour améliorer la gestion de l’aquaculture
Autres rajustements techniques (3 postes) – 2,6 millions de dollars
- 1,7 millions de dollars réinvestissement des redevances sur les propriétés intellectuelles
- 0,5 millions de dollars réinvestissement des recettes versées par des pollueurs ou de la Caisse d’indemnisation des dommages dus à la pollution par les hydrocarbures causée par les navires
- Réaffectation à l’interne du crédit 10 de contributions aux subventions (336 483$) afin de compléter le dessaisissement du port Michipicoten
Remarque: Tous les montants excluent le RASE, SPC et les frais d’hébergement
| [Les renseignements ont été retranchés, conformément à la Loi sur l’accès à l’information.] | Crédit 1 - Fonctionnement | Crédit 5 - Capital | Crédit 10 - Subventions et contributions | Total |
|---|---|---|---|---|
Fonds destinés à poursuivre la mise en oeuvre des dispositions de la Loi sur les pêches concernant le Programme de protection du poisson et de son habitat (budget fédéral de 2023) |
45 479 630 |
304 000 |
3 570 000 |
49 353 630 |
Fonds destinés au projet de navires polyvalents |
0 |
42 089 126 |
0 |
42 089 126 |
Fonds destinés à poursuivre les efforts de protection des espèces en péril (budget fédéral de 2023) (poste horizontal) |
12 739 282 |
0 |
11 968 420 |
24 707 702 |
Fonds destinés à la mise en oeuvre de la Stratégie du Canada pour l’Indo-Pacifique (poste horizontal) |
11 191 764 |
0 |
1 750 000 |
12 941 764 |
Fonds destinés aux opérations et à l’entretien de la flotte d’hélicoptères de la Garde côtière canadienne (budget fédéral de 2023) |
11 592 262 |
0 |
0 |
11 592 262 |
Fonds destinés au renouvellement du programme de planification spatiale marine (budget fédéral de 2023) (poste horizontal) |
7 592 881 |
0 |
2 463 000 |
10 055 881 |
Fonds destinés au projet de navire hauturier de science océanographique |
0 |
7 955 050 |
0 |
7 955 050 |
Fonds destinés à la politique de surveillance des pêches |
4 026 388 |
294 300 |
1 150 000 |
5 470 688 |
Fonds destinés à renouveler et à faire progresser des mesures d’appui aux technologies propres (budget fédéral de 2023) |
740 968 |
0 |
3 983 480 |
4 724 448 |
Fonds destinés à l’Initiative des pêches commerciales intégrées de l’Atlantique |
0 |
0 |
2 000 000 |
2 000 000 |
Transferts |
||||
Transfert du ministère de l’Environnement au ministère des Pêches et des Océans pour le Plan d’action des Grands Lacs VIII |
1 200 000 |
0 |
0 |
1 200 000 |
Transfert du Secrétariat du Conseil du Trésor à diverses organisations pour appuyer les projets qui permettront de réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant des activités du gouvernement fédéral |
590 000 |
0 |
0 |
590 000 |
Transfert du ministère de la Défense nationale à diverses organisations pour financer le Programme canadien pour la sûreté et la sécurité |
264 000 |
0 |
0 |
264 000 |
Transfert du ministère des Pêches et des Océans, du ministère des Ressources naturelles, et du ministère des Transports à l’Agence canadienne de développement économique du Nord pour faciliter un cadre de consultation avec la Première nation de White River |
(25 000) |
0 |
0 |
(25 000) |
Transfert de diverses organisations à la Gendarmerie royale du Canada pour les vérifications des dossiers relatifs à l’application de la loi |
(51 000) |
0 |
0 |
(51 000) |
Transfert de diverses organisations au Service canadien du renseignement de sécurité pour le Centre intégré d’évaluation du terrorisme |
(64 800) |
0 |
0 |
(64 800) |
Reports de fonds |
||||
Fonds destinés à faire progresser la réconciliation concernant les questions relatives aux droits ancestraux et aux pêches |
0 |
0 |
133 320 068 |
133 320 068 |
Financement destiné au Fonds de restauration de l’habitat aquatique |
0 |
0 |
19 350 904 |
19 350 904 |
Financement destiné au Fonds de restauration et d’innovation pour le saumon de la Colombie-Britannique |
0 |
0 |
6 995 910 |
6 995 910 |
Fonds destinés à renforcer la protection de l’environnement et à répondre aux préoccupations soulevées par les groupes autochtones concernant le projet d’agrandissement du réseau de Trans Mountain |
0 |
0 |
4 059 338 |
4 059 338 |
Fonds destinés à améliorer la gestion de l’aquaculture |
0 |
0 |
1 766 843 |
1 766 843 |
Autres |
||||
Réinvestissement des redevances sur les propriétés intellectuelles |
1 658 554 |
0 |
0 |
1 658 554 |
Réinvestissement des recettes versées par des pollueurs ou de la Caisse d’indemnisation des dommages dûs à la pollution par les hydrocarbures causée par les navires |
496 729 |
0 |
0 |
496 729 |
Réaffectation à l’intene du crédit 10 de contributions aux subventions (336 483$) afin de compléter le déssaisissement du port Michipicoten |
0 |
0 |
0 |
0 |
Autorisations budgétaires totales |
||||
Montants totaux |
97 431 658 |
50 642 476 |
192 377 963 |
340 452 097 |
Prochaines étapes
- Les épreuves de la dernière page ont été reçues le 16 octobre 2023, avec l’approbation et la signature du DPF envoyé au SCT le 23 octobre 2023.
- Le Budget supplémentaire des dépenses (B) a été déposé le 9 novembre 2023 et la Sanction royale sera déterminé conformément au calendrier de la Chambre des communes.
Annexes
Annexe A – Budget supplémentaire des dépenses (B) 2023-2024 par responsabilité essentielle (en dollars)
| Responsabilité essentielle | Crédit 1 | Crédit 5 | Crédit 10 | Autorisations budgétaires | RASE | Autorisations totales |
|---|---|---|---|---|---|---|
Pêches |
24 076 714 |
294 300 |
150 966 301 |
175 337 315 |
3 053 929 |
178 391 244 |
Écosystèmes aquatiques |
49 021 630 |
304 000 |
41 411 662 |
90 737 292 |
10 723 226 |
101 460 518 |
Opérations maritimes et intervention |
12 124 191 |
50 044 176 |
0 |
62 168 367 |
660 693 |
62 829 060 |
Services internes |
9 796 569 |
0 |
0 |
9 796 569 |
1 483 050 |
11 279 619 |
Navigation maritime |
2 412 554 |
0 |
0 |
2 412 554 |
0 |
2 412 554 |
Total |
97 431 658 |
50 642 476 |
192 377 963 |
340 452 097 |
15 920 898 |
356 372 995 |
Annexe B – Budget supplémentaire des dépenses (B) 2023-2024 par article courant de dépense (en dollars)
| Fonctionnement et capital | Article courant | Montant |
|---|---|---|
Personnel a |
(1) |
74 826 090 |
Transports et communications |
(2) |
2 776 490 |
Information |
(3) |
0 |
Services professionnels et spéciaux |
(4) |
68 512 435 |
Location |
(5) |
0 |
Achat de services de réparation et d’entretien |
(6) |
13 027 097 |
Services publics, fournitures et approvisionnements |
(7) |
2 331 376 |
Acquisition de terrains de bâtiments et d’ouvrages |
(8) |
0 |
Acquisitions de machines et de matériels |
(9) |
830 340 |
Service de la dette publique |
(11) |
0 |
Autres subventions et paiements |
(12) |
1 691 204 |
Total fonctionnement et capital |
- |
163 995 032 |
Total paiements de transferts |
(10) |
192 377 963 |
Total |
- |
356 372 995 |
a. Incluant RASE
Annexe C – Budget supplémentaire des dépenses (B) 2023-2024 par programme de paiements de transfert (en dollars)
| Programme de paiements de transfert | Montant |
|---|---|
Subventions en appui aux accords de réconciliation avec les Autochtones |
2 589 380 |
Subventions à l’appui de la programmation d’aliénation des actifs |
336 483 |
Total Subventions |
2 925 863 |
Contributions en appui aux accords de réconciliation avec les Autochtones |
130 730 688 |
Contributions à l’appui des espèces et l’habitat aquatiques |
41 411 662 |
Contributions à l’appui du cadre de gestion intégrée pour les programmes du secteur des produits de la pêche |
6 995 910 |
Contributions à l’appui de la gestion durable des pêches du Canada |
5 733 480 |
Contributions à l’appui du cadre de gestion intégrée pour les programmes de contributions Autochtones |
4 916 843 |
Contributions à l’appui du Programme de contributions globales des ports pour petits bateaux |
( 336 483) |
Total Contributions |
189 452 100 |
Total programme de paiements de transfert |
192 377 963 |
Note de breffage - Budget supplémentaire des dépenses (B)
- Ce Budget supplémentaire des dépenses est le deuxième de trois exercices supplémentaires planifiés pour 2023-2024.
- 356,4 millions de dollars est présenté, celui-ci étant composé de 340,5 millions de dollars en crédits votés et 15,9 millions de dollars en crédits législatifs.
- Le montant de 340,5 millions de dollars en crédits votés est principalement destiné à faire progresser la réconciliation concernant les questions relatives aux droits ancestraux et aux pêches; poursuivre la mise en œuvre du Programme de protection du poisson et de son habitat; au projet des navires polyvalents; ainsi que poursuivre les efforts de protection des espèces en péril.
- Les autorités législatives de 15,9 millions de dollars représentent les mises à jour au régime d’avantages sociaux des employés.
Contexte
- Le Budget supplémentaire des dépenses (B) représente une somme supplémentaire de 356,4 millions de dollars, dont 340,5 millions de dollars et 15,9 millions de dollars, respectivement, visent les crédits votés et législatifs.
- L’augmentation de 340,5 millions de dollars en crédit voté est principalement attribuable à :
- 133,3 millions de dollars pour faire progresser la réconciliation concernant les questions relatives aux droits ancestraux et aux pêches;
- 49,4 millions de dollars à poursuivre la mise en œuvre des dispositions de la Loi sur les pêches concernant le Programme de protection du poisson et de son habitat;
- 42,1 millions de dollars pour le projet de navires polyvalents;
- 24,7 millions de dollars à poursuivre les efforts de protection des espèces en péril.
- En plus de ces augmentations principales, ce Budget supplémentaires compte un autre vingt postes pour une valeur de 91,0 millions de dollars pour d’autres initiatives avec des exigences de financement plus petites, ainsi que des ajustements techniques tel que les transferts aux autres ministères du gouvernement .
- En tout, la somme de tous les postes représente une augmentation à nos niveaux de dépense, en outre de ce qui a été approuvé dans le Budget principal des dépenses.
Contexte additionnel pour les postes les plus importants :
- 133,3 millions de dollars pour faire progresser la réconciliation concernant les questions relatives aux droits ancestraux et aux pêches(reporté de l’année précédente)
- Le MPO a reçu du financement significatif au cours des dernières années pour avancer la réconciliation. Ce report souligne les défis associés avec l’obtention d’ententes finales. Par l’entremise de ce financement, nous demeurons engagé d’atteindre les ententes de reconnaissance des droits et les ententes-cadre avec les Premières Nations.
- Les mandats liés à l’Atlantique et C.-B. sont impliqués par ces ententes et inclus l’accès au navires et apparaux de pêche, la mise en œuvre et gouvernance. Ces fonds n’impliquent pas la subsistance convenable.
- 49,4 millions de dollars pour poursuivre la mise en œuvre des dispositions de la Loi sur les pêches concernant le Programme de protection du poisson et de son habitat (Budget 2023)
- Ce nouveau financement vise à continuer d’administrer et mettre en œuvre les dispositions relatives à la protection du poisson et de son habitat de la Loi sur les pêches, et les dispositions pertinentes de la Loi sur les espèces en péril.
- 42,1 millions de dollars pour le projet de navires polyvalents (Budget 2019)
- L’approvisionnement des nouveaux navires pour la GCC, incluant les navires polyvalents, est une priorité du gouvernement et s’aligne avec votre lettre de mandat. Ce financement permettra à la Garde côtière de continuer les travaux prévus sous le contrat auxiliaire existant pour faire progresser le projet.
- 24,7 millions de dollars pour poursuivre les efforts de protection des espèces en péril (Budget 2023)
- Ce financement représente un renouvellement partiel du Budget 2018 pour l’initiative du Patrimoine naturel. Celui-ci couvre les fonctions de base du MPO reliées à ses responsabilités législatives sous la Loi sur les espèces en péril, incluant la surveillance, la protection et la promotion du rétablissement des espèces en péril.
Sommaire des postes du Budget supplémentaire des dépenses (B)
Nouveaux fonds
| Nom de l’initiative | Description et résultats attendus | Financement ** |
|---|---|---|
Financement pour poursuivre la mise en œuvre des dispositions de la Loi sur les pêches concernant le Programme de protection du poisson et de son habitat (budget de 2023) |
|
Supplémentaire des dépenses (B) 2023-2024 |
Financement pour le projet de navires polyvalents |
|
Supplémentaire des dépenses (B) 2023-2024 |
Financement pour poursuivre les efforts de protection des espèces en péril (budget de 2023 ; poste horizontal) |
|
Supplémentaire des dépenses (B) 2023-2024 |
Financement pour la mise en œuvre de la Stratégie du Canada pour l’Indo-Pacifique (poste horizontal) |
|
Supplémentaire des dépenses (B) 2023-2024 |
Financement pour le renouvellement du programme de planification spatiale marine (budget de 2023 ; poste horizontal) |
|
Supplémentaire des dépenses (B) 2023-2024 |
Financement pour les opérations et à l’entretien de la flotte d’hélicoptères de la Garde côtière canadienne (budget de 2023) |
|
Supplémentaire des dépenses (B) 2023-2024 |
Financement pour le projet de navire hauturier de science océanographique |
[Les renseignements ont été retranchés, conformément à la Loi sur l’accès à l’information.] | Supplémentaire des dépenses (B) 2023-2024 |
Financement pour la politique de surveillance des pêches |
|
Supplémentaire des dépenses (B) 2023-20242023-24: $5.5M |
Financement pour renouveler et à faire progresser des mesures d’appui aux technologies propres (budget de 2023) |
|
Supplémentaire des dépenses (B) 2023-2024 |
Financement pour l’initiative des pêches commerciales intégrées de l’Atlantique |
|
Supplémentaire des dépenses (B) 2023-2024 |
Reports de fonds - Représente le mouvement de fonds entre 2022-2023 et les années futures
| Nom de l’initiative | Description et résultats attendus | Financement |
|---|---|---|
Financement pour faire progresser la réconciliation concernant les questions relatives aux droits ancestraux et aux pêches |
|
Supplémentaire des dépenses (B) 2023-2024 |
Financement pour le Fonds de restauration de l’habitat aquatique |
|
Supplémentaire des dépenses (B) 2023-2024 |
Financement pour le Fonds de restauration et d’innovation pour le saumon de la Colombie-Britannique |
|
Supplémentaire des dépenses (B) 2023-2024 |
Financement pour renforcer la protection de l’environnement et à répondre aux préoccupations soulevées par les groupes autochtones concernant le projet d’agrandissement du réseau de Trans Mountain |
|
Supps (B) 2023-24 |
Financement pour améliorer la gestion de l’aquaculture |
|
Supplémentaire des dépenses (B) 2023-2024 |
Transferts - Représente un transfert de ressources entre deux ou plusieurs ministères fédéraux afin de rencontrer les objectifs du gouvernement canadien
| Nom de l’initiative | Description et résultats attendus | Financement |
|---|---|---|
Transfert du ministère de l’Environnement au ministère des Pêches et des Océans pour le Plan d’action des Grands Lacs VIII |
|
Supplémentaire des dépenses (B) 2023-2024 |
Transfert du Secrétariat du Conseil du Trésor à diverses organisations pour appuyer les projets qui permettront de réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant des activités du gouvernement fédéral |
1) Mener un projet pilote d’évaluation des nouveaux systèmes d’alimentation, d’énergie et de commande renouvelables et hybrides dans des sites éloignés des Services de communications et de trafic maritimes exploités par la Garde côtière canadienne. 2) Soutenir le coût supplémentaire de l’approvisionnement en carburants des navires marins à faible teneur en carbone.the additional cost of procuring low-carbon marine fuels. |
Supplémentaire des dépenses (B) 2023-2024 |
Transfert du ministère de la Défense nationale à diverses organisations pour financer le Programme canadien pour la sûreté et la sécurité |
|
Supplémentaire des dépenses (B) 2023-2024 |
Transfert du ministère des Pêches et des Océans, du ministère des Ressources naturelles, et du ministère des Transports à l’Agence canadienne de développement économique du Nord pour faciliter un cadre de consultation avec la Première nation de White River |
|
Supplémentaire des dépenses (B) 2023-2024 |
Transfert de diverses organisations à la Gendarmerie royale du Canada pour les vérifications des dossiers relatifs à l’application de la loi |
|
Supplémentaire des dépenses (B) 2023-2024 |
Transfert de diverses organisations au Service canadien du renseignement de sécurité pour le Centre intégré d’évaluation du terrorisme |
|
Supplémentaire des dépenses (B) 2023-2024 |
Navires polyvalents
- En 2019, le premier ministre a annoncé l’octroi de 15,7 milliards de dollars pour le renouvellement de la flotte de la Garde côtière canadienne (GCC), notamment deux navires de patrouille extracôtiers et de l’Arctique, et jusqu’à 16 navires polyvalents.
- Les navires polyvalents formeront la majorité de la flotte des grands navires de la GCC et assureront la prestation de la plupart des programmes et des services de la GCC.
- L’approche multimissions sera une caractéristique essentielle de la nouvelle classe de navires. Les travaux de conception des navires sont en cours à Vancouver Shipyards en vue du début des travaux de génie construction et de l’approvisionnement en matériel, qui devraient commencer au présent exercice.
Question 1 : La garde-côte est-elle en bonne voie de commencer les travaux de génie dans les délais prévus?
- Vancouver Shipyards et la GCC négocient actuellement les travaux de génie et l’approvisionnement en matériel.
- Une fois qu’un accord sera conclu avec le chantier naval, des contrats seront attribués en vue du début des travaux requis.
Question 2 : Le budget actuel est-il suffisant pour la construction des navires polyvalents?
- Les projets de construction navale sont plus coûteux que les prévisions initiales en raison du contexte économique changeant depuis l’établissement du budget pour les navires polyvalents.
- Des travaux sont en cours avec le chantier naval et des collègues de Services publics et Approvisionnement Canada afin d’améliorer la gestion des coûts et de les limiter, et ainsi d’optimiser les ressources pour la population canadienne.
Contexte
- Le 22 mai 2019, le premier ministre a annoncé le renouvellement de la flotte de la Garde côtière canadienne, qui comprendra jusqu’à 18 nouveaux grands navires construits dans des chantiers navals du Canada, pour aider la Garde côtière à maintenir la prestation de ses services essentiels et permettre la création de bons emplois pour la classe moyenne au pays.
- Le financement total des 18 grands navires est de 15,7 milliards de dollars, ce qui correspond aux premières estimations des budgets du projet, notamment les coûts de construction, de logistique et de soutien, les imprévus, et les coûts de gestion de projet et d’infrastructure. Les coûts pour chaque classe de navire seront annoncés après les négociations contractuelles.
- Irving Shipbuilding construit deux navires de patrouille extracôtiers et de l’Arctique non destinés au combat.
- Vancouver Shipyards construira jusqu’à 16 navires polyvalents qui serviront à un éventail de missions, y compris le déglaçage léger, les aides à la navigation, l’intervention environnementale, et la recherche et le sauvetage en haute mer.
- Vancouver Shipyards a entamé les travaux sur les navires polyvalents. En août 2020, on a attribué le contrat auxiliaire initial pour le début des travaux de conception requis.
- Les travaux avant la construction, à savoir le génie construction et l’achat d’articles à long délai de livraison pour la première série de six navires polyvalents, devraient commencer sous peu.
- En juin 2023, le Ministère a demandé un financement supplémentaire de 44,2 millions de dollars (taxes comprises) dans le cadre du Budget supplémentaire des dépenses B pour permettre la poursuite des travaux du projet en fonction du contrat auxiliaire existant jusqu’à ce qu’on soit prêt à commencer les activités du projet préalables à la construction. À ce jour, le financement du projet a été porté à environ 125,1 millions de dollars (taxes comprises).
Programme du poisson et de son habitat
- Le budget supplémentaire des dépenses (B) prévoyait 107,7 millions de dollars sur deux ans (2023-2024, 2024-2025) pour le Ministère afin de soutenir la conservation et la protection continues du poisson et de son habitat, une prise de décision fondée sur des données probantes, l’amélioration de la transparence et de l’application de la loi, ainsi que la collaboration.
- Nous devons conserver et protéger le poisson et son habitat au Canada pour les générations futures.
- À cette fin, le gouvernement continue de tenir sa promesse de mettre en œuvre une Loi sur les pêches modernisée qui favorise des pêches durables, stables et prospères.
Question 1: Quels progrès ont été accomplis?
- Depuis 2018, le financement de Pêches et Océansa été revitalisé afin de tenir compte des répercussions sur l’ensemble du poisson et de son habitat.
- Les décisions réglementaires du Ministère sont étayées par des preuves scientifiques et une conformité et une application améliorées.
- Pêches et Océans collabore également avec des partenaires pour promouvoir des mesures de conservation et de protection du poisson et de son habitat pour tous les Canadiens, et rend compte ouvertement et de manière transparente de ses activités aux Canadiens.
- La réconciliation avec les peuples autochtones est un principe clé qui sous-tend toutes ces activités.
Contexte
- Dans la lettre de mandat de 2021, on demande à la ministre de travailler pour soutenir des pêches durables, stables et prospères par la mise en œuvre continue de la Loi sur les pêches modernisée, qui rétablit les protections perdues et les populations de poissons et intègre des mesures de protection modernes afin que le poisson et son habitat soient protégés pour les générations futures et que les pêches du Canada puissent continuer à faire croître l’économie et à soutenir toutes les communautés, y compris celles sur les côtes.
- Les activités d’engagement importantes se poursuivent au cours de la troisième année avec les peuples autochtones, les partenaires, les intervenants et d’autres parties intéressées à l’élaboration de politiques, de cadres, d’instruments et d’orientations. De nouvelles consultations sur la mise en œuvre de la Loi sur les pêches portent sur la Politique sur les mesures de compensation, les Lignes directrices sur les réserves d’habitats et d’autres normes et codes de pratique.
- Parmi les outils et instruments élaborés à ce jour, on peut citer des codes de pratique et des propositions de règlement visant à rationaliser l’efficacité de la réglementation, un cadre pour l’établissement de zones d’importance écologique, des mises à jour des énoncés de position expliquant comment le Ministère interprétera certaines interdictions de la Loi et une ébauche de cadre pour déterminer les priorités en matière de restauration de l’habitat du poisson.
- En 2018, le MPO a reçu 284,2 millions de dollars sur cinq ans (de 2018-2019 à 2022-2023) pour mettre en œuvre les modifications apportées à la Loi sur les pêches. Une partie de ce financement comprenait un nouveau programme de subventions et de contributions de 50 millions de dollars, le Programme pour la participation autochtone sur les habitats (PPAH), couvrant la même période qui prévoyait une participation accrue des peuples autochtones à la conservation et à la protection du poisson et de son habitat. Le PPAH appuie la participation des Autochtones aux consultations sur les décisions d’autorisation de projets en vertu de la Loi sur les pêches, la participation à l’élaboration d’initiatives politiques et réglementaires, ainsi que les projets de collaboration et le renforcement des capacités des communautés.
- Le budget de 2023 prévoyait 135,5 millions de dollars (dont 107,7 millions pour le MPO) sur deux ans (2023-2024, 2024-2025) afin d’assurer le financement continu lié à la Loi sur les pêches, c’est-à-dire le Programme de protection du poisson et de son habitat, le Secteur des sciences des écosystèmes et des océans et la Direction de la conservation et de la protection. Ces fonds ont été mis à la disposition du Ministère par le budget supplémentaire des dépenses (B).
- Les besoins continus en ressources sont en cours d’évaluation afin de continuer à accomplir ce travail essentiel, qui est un engagement du mandat. Avant l’attribution du financement renouvelé, un report de près de 9 millions de dollars du financement de 2022-2023 à 2023-2024 a été approuvé afin d’appuyer la mise en œuvre continue du PPAH et d’assurer un financement ininterrompu pour que les peuples autochtones puissent participer aux consultations, à l’engagement, au renforcement de leurs capacités et à la mise en œuvre d’autres initiatives qui soutiennent le poisson et son habitat.
Report de fonds liés aux accords de réconciliation
- Pêches et Océans Canada a investi environ 400 millions de dollars depuis 2019 pour soutenir la mise en œuvre des droits et intérêts de pêche autochtones et l’établissement de nouvelles structures de co-gouvernance des pêches, par la conclusion et la mise en œuvre de traités et d’accords de réconciliation.
- Le budget supplémentaire B de cette année comprend des fonds pour mettre en œuvre les traités et les accords de réconciliation existants et prévus pour lesquels des mandats de négociation et des autorisations sont en place.
- Le gouvernement reste déterminé à faire respecter les droits de pêche des peuples autochtones, notamment en continuant à mettre en œuvre le droit des Premières nations atlantiques de pêcher pour assurer une subsistance convenable.
Question 1 : Quels travaux le Ministère entreprend-il pour faire avancer la réconciliation?
- Le ministère travaille avec les Premières nations à travers le pays sur un large éventail de rôles liés à la gestion collaborative des pêches, de l’aquaculture et de leurs habitats.
- Le Ministère a conclu quatre nouveaux accords de réconciliation et de reconnaissance des droits avec les Premières nations du Canada atlantique au cours de cet exercice. Les fonds nécessaires à la mise en œuvre de ces accords sont inclus dans le présent budget des dépenses.
- Ces accords permettront de faire progresser considérablement la mise en œuvre des droits de pêche, des accords de gestion collaboratifs et des priorités connexes avec nos partenaires autochtones.
- Pêches et Océans Canada reconnaît l’importance historique de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et l’effet transformateur qu’elle aura sur notre travail et sur la façon dont nous nous engageons auprès des communautés autochtones.
- Le ministère est actuellement désigné comme chef de file pour 11 mesures contenues dans le plan d’action, y compris les engagements suivants : soutenir l’autodétermination et la mise en œuvre et l’exercice significatifs des droits de pêche autochtones; améliorer les outils de collaboration et les approches transparentes pour mieux assurer la conception, le développement, la prestation et la gestion des pêches en collaboration; faire progresser les aires marines protégées et de conservation autochtones, entre autres.
Contexte
- Les dépenses consacrées à la mise en œuvre des traités et autres accords de réconciliation constructifs varient d’une année à l’autre, selon le stade des négociations, le calendrier des paiements uniques et d’autres facteurs. Pêches et Océans Canada (MPO) s’est engagé à mettre en place ces arrangements par le biais de consultations et de négociations et, par conséquent, la conclusion d’accords peut prendre du temps.
- Les dépenses prévues pour la mise en œuvre des traités et d’autres accords de réconciliation constructifs sont généralement incluses dans le Budget principal des dépenses une fois que les mandats de négociation et les autorisations financières ont été obtenus, au cours de la première année où le financement devrait être nécessaire. Ceci est important pour s’assurer que le financement est disponible en cas de besoin. Le financement est ensuite reporté sur les années futures si les négociations prennent plus de temps pour bien faire les choses.
- Cette pratique consistant à inclure des montants dans les dépenses prévues la première année où ils pourraient être nécessaires, puis à les reporter d’une année à l’autre, a entraîné des diminutions apparentes des dépenses prévues au cours des dernières années à mesure que les fonds sont dépensés et que le reste est reporté à l’année suivante.
- Par exemple, en 2020-2021, un financement de 598 millions de dollars lié aux accords de réconciliation a été reporté en 2021-2022. En 2021-2022, 103 millions de dollars ont été reportés en 2022-2023 à temps pour être reflétés dans le Budget principal des dépenses 2022-2023, avec des fonds supplémentaires de 194 millions de dollars reportés en 2022-23 à la fin de l’année.
- Depuis le début de l’année 2023-24, quatre nouveaux accords de réconciliation et de reconnaissance de droits (ARRD) et un addenda à un ARRD existant ont été signés avec les Premières nations du Canada atlantique et du Québec. Ces accords nouveaux et modifiés comprennent :
- la Nation Micmac de Gespeg & Micmacs of Gesgapegiag
- Mi’gmawe’l Tplu’taqnn Inc
- la Nation Peskotomuhkati à Skutik
- la Première nation d’Abegweit, et
- un addenda de gestion collaborative à l’accord existant avec les Premières nations d’Elsipogtog et d’Esgenoopetj.
- Le financement de contribution pour d’autres programmes autochtones, en particulier les initiatives de pêche commerciale intégrée de l’Atlantique, du Pacifique et du Nord, ainsi que la Stratégie relative aux pêches autochtones et la programme autochtone de gestion des ressources aquatiques et océaniques, s’élève à environ 100 millions de dollars par an et soutient les relations continues de gestion des pêches commerciales et collaboratives avec plus de 300 communautés ou organisations autochtones et des Premières nations à travers le pays. Ce financement est stable, continu et entièrement utilisé chaque année fiscale.
Stratégie pour l’Indo-Pacifique
- Dans le cadre de la Stratégie pour l’Indo-Pacifique, Pêches et Océans Canada a créé le Fonds commun pour les océans, un fonds d’investissement de 82 millions de dollars sur cinq ans pour lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée.
- Les fonds seront consacrés à la gouvernance, à l’application des règles et aux activités de mise en œuvre de partenariats internationaux efficaces.
- Le Ministère a récemment signé un accord de cinq ans avec les Philippines, évalué à 15 millions de dollars, afin de lui fournir le système de détection des navires clandestins du Canada, et lui permettre de lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée dans ses eaux territoriales.
Question 1 : Comment le Fonds commun pour les océans appuie-t-il les efforts visant à bâtir un avenir durable et vert?
- Ce financement contribuera à protéger les stocks de poissons et à faire progresser la conservation des écosystèmes grâce au renforcement et à l’application de l’ordre fondé sur des règles dans la région de l’Indo-Pacifique. Il s’agit notamment de la réglementation des pêches et des activités de pêche, de la réduction des dispositifs de concentration de poissons en plastique et de règles strictes liées au suivi, au contrôle et à la surveillance, qui visent à décourager la pêche illicite, non déclarée et non réglementée.
Question 2 : Que fait le Ministère pour s’attaquer à la pêche internationale illicite, non déclarée et non réglementée?
- Pêches et Océans Canada travaille en collaboration avec des partenaires internationaux pour élaborer et renforcer des mesures de gestion et de conformité des pêches qui réglementent les activités de pêche en haute mer, qui luttent contre la pêche illégale, et qui sont liées à une surveillance, à un contrôle et à un suivi rigoureux.
- Un investissement de 6,5 millions de dollars s’inscrivant dans le Fonds commun pour les océans a récemment été annoncé et a comme objectif d’appuyer l’initiative de collaboration Joint Analytical Cell. Il s’agit d’une organisation conçue pour exploiter les capacités complémentaires de collecte d’information et d’analyse ; les bases de données et les outils associés aux renseignements sur les pêches, et les partenariats internationaux afin de lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée.
Contexte
- Englobant 40 économies, plus de quatre milliards d’habitants et une activité économique de 47 T$, la région indo-pacifique connaît la croissance la plus rapide au monde et compte six des principaux partenaires commerciaux du Canada. Cette région représente d’importantes possibilités de croissance pour l’économie canadienne. La Stratégie pour l’Indo-Pacifique lancera une série de missions commerciales dans la région auxquelles participeront des entreprises, des provinces et des territoires canadiens ainsi que d’autres organisations et partenaires pertinents. Le gouvernement ouvrira également un Bureau de l’agriculture et de l’agroalimentaire à Manille, aux Philippines, pour aider les agriculteurs et les producteurs canadiens à diversifier leurs marchés d’exportation et à faire du Canada un fournisseur privilégié. Les éléments liés au commerce de la Stratégie pour l’Indo-Pacifique sont menés par la ministre de la Promotion des exportations, du Commerce international et du Développement économique.
- La région indo-pacifique constitue un marché important pour le poisson et les produits de la mer canadiens, dont les exportations ont totalisé près de 2 G$ en 2022. La majorité des exportations canadiennes de produits de la mer vers la région sont destinées à la Chine (1,29 G$), notamment des produits comme le homard, la crevette nordique et le crabe. Les exportateurs canadiens ont manifesté un intérêt pour les grandes économies de la région, comme le Japon, la Corée du Sud et Singapour, mais aussi pour les marchés en pleine croissance, comme l’Indonésie, le Vietnam et la Thaïlande.
- En 2022, le Canada a lancé la Stratégie pour l’Indo-Pacifique, une feuille de route complète visant à consolider son engagement dans la région au cours de la prochaine décennie.
- Dans le cadre de cette stratégie, le nouveau Fonds commun pour les océans a été créé et doté de 84,3 M$ sur cinq ans afin de contribuer à l’accroissement de la coopération maritime et à la création d’un environnement marin sain dans la région indo-pacifique. Le Fonds commun appuie également les mesures de lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée. Au moyen de cette initiative, le Canada cherchera à renforcer et à appliquer l’ordre fondé sur des règles dans la région indo-pacifique afin de réglementer les pêches et les activités de pêche, de protéger les stocks de poissons, de faire progresser la conservation des écosystèmes, de réduire l’utilisation de dispositifs de concentration de poissons en plastique et de mettre en place de solides règles de suivi, de contrôle et de surveillance en ce qui concerne la pêche illicite, non déclarée et non réglementée.
- Lors de l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre 2023, le premier ministre a annoncé un investissement de 6,5 M$ (CAD) s’inscrivant dans le Fonds commun pour les océans, qui vise à lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée dans la région indo-pacifique. Ce financement appuiera l’initiative de collaboration Joint Analytical Cell, une organisation conçue pour exploiter les capacités complémentaires de collecte d’information et d’analyse, les bases de données et les outils associés aux renseignements sur les pêches, et les partenariats internationaux afin de lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée. En octobre 2023, le Ministère a signé une entente de 15 millions de dollars sur cinq ans avec les Philippines dans le but de déployer le système de détection des navires clandestins et d’ainsi lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée dans leurs eaux territoriales.
Notes de breffage – général
Recentrer les dépenses gouvernementales
- Le Budget 2023 a annoncé la réduction des dépenses gouvernementales au niveau des voyages et des services professionnels, ainsi qu’une réduction des dépenses en fonctionnement et en paiement de transfert à travers tout organismes fédéraux afin d’assister à la réalisation d’économie de 15,4 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années.
- Au cours de la première année, 25,7 millions de dollars en autorité du Ministère ont été bloqué. Cette réduction a été réalisé par l’entremise d’amélioration en planification de voyage et la priorisation des services professionnels.
- Afin d’atteindre les réductions ciblés, le MPO a mis l’accent sur :
- Une approche équilibrée à travers l’administration centrale et les régions ;
- Une assurance que les opérations essentielles sont maintenus ; et
- Mettre l’accent sur l’attrition et la mutation des employés à des activités plus prioritaires afin de réduire les effectifs.
Comment le ministère atteindra-t-il ses objectifs de réduction sans affecter les services offerts aux Canadiens ?
- Le ministère s’engage à gérer l’argent des contribuables Canadiens de façon responsable en assurant que les opérations et les programmes sont efficaces et orientés vers les priorités.
- Le ministère a défini une série de propositions afin d’atteindre la réduction ciblée, tout en limitant les répercussions sur les services aux Canadiens et en continuant à faire avancer les priorités du gouvernement.
- [Les renseignements ont été retranchés, conformément à la Loi sur l’accès à l’information.]
Comment le ministère évitera-t-il de nuire aux employés ?
- Les réductions liées aux services professionnels et aux voyages n’affecteront pas les emplois.
- Celles reliées aux dépenses de fonctionnement seront échelonnées sur trois ans et ne devraient pas entrainer de perte d’emploi en dehors des départs naturels ou la mutation d’employés vers des activités plus prioritaires.
- En outre, le ministère mettra l’accent sur l’utilisation des bassins de talents existants pour capitaliser sur les talents existants afin de pourvoir les postes vacants et priorisera les embauches selon l’équité en matière d’emploi là où des exigences de dotation existent afin d’aligner les activités de dotation sur les pratiques de diversité et d’inclusion.
Contexte
- Le Budget 2023 comprenait un engagement pour ramener l’accroissement des dépenses gouvernementales vers un niveau et cheminement prépandémie.
- À cet effet, la réduction générale des dépenses gouvernementales au niveau des voyages et services professionnels, ainsi qu’une réduction de trois pourcent des dépenses en fonctionnement et en paiement de transfert à travers tout organismes fédéraux a été annoncé.
- L’ensemble des réductions aidera à atteindre des économies de 15,4 milliards de dollars sur une période de cinq ans (2023-2024 à 2027-2028) et 4,1 milliards de dollars annuellement de façon permanente.
- Les économies provenant des dépenses gouvernementales sous-utilisées seront déplacé aux priorités tels que les soins de santé et l’économie propre.
- Les cibles d’économie ont été établis par le Secrétariat du Conseil du Trésor et sont basé sur le budget de fonctionnement et paiements de transfert, ainsi que les dépenses planifiées pour les services professionnels, sauf les exclusions pour les postes non compris dans l’étendue (p. ex. : transferts directs aux provinces ou paiements directs aux individus).
- En outre du MPO, 80 ministères, organismes et sociétés de la Couronne ont été demandé de réaliser ces cibles d’économie de coûts. Les agents du Parlement et les organisations de petite taille ont été exclus de cette révision.
- De plus, l’Énoncé économique de l’automne de 2023 annonce que le gouvernement prolongera et étendra les efforts annoncés dans le budget de 2023 en vue de recentrer les dépenses publiques, de sorte que les ministères et les organismes réaliseront des économies supplémentaires de 345,6 millions de dollars en 2025-2026, et de 691 millions de dollars par année par la suite. Lorsqu’elles s’ajoutent aux dépenses recentrées de 15,4 milliards de dollars présentées dans le budget de 2023, ces économies permettront au gouvernement d’épargner 4,8 milliards de dollars par année en 2026-2027 et de ramener la fonction publique plus près de sa trajectoire de croissance d’avant la pandémie.
- De plus amples détails et lignes directrices n’ont pas encore été partagé avec les ministères.
Renouvellement de la flotte
- Il est essentiel que la GCC dispose des navires dont elle a besoin pour assurer les services essentiels de navigation maritime, de recherche et de sauvetage, ainsi que d’autres services de sécurité. Des progrès importants ont été réalisés à cet égard.
- Depuis 2005, le Canada s’est engagé à verser plus de 35 milliards de dollars pour poursuivre le renouvellement de la flotte de la Garde côtière canadienne et soutenir les opérations jusqu’à l’arrivée des nouveaux navires.
- Depuis 2015, la Garde côtière canadienne a pris livraison de trois grands navires et de 18 petits navires dans le cadre de la Stratégie nationale de construction navale ainsi que de 23 hélicoptères et de quatre brise-glaces provisoires.
Question 1 : Comment la Garde côtière canadienne continuera-t-elle de maintenir ses services?
- La Garde côtière canadienne a un ensemble complet de mesures provisoires pour assurer la prestation ininterrompue des services essentiels jusqu’à l’arrivée des nouveaux navires. Cela comprend :
- la modernisation de ses navires pour prolonger leur durée de vie opérationnelle le plus longtemps possible;
- l’achat de quatre brise-glaces commerciaux pour fournir une capacité provisoire;
- la mise en place d’« affrètements ponctuels » pour répondre aux augmentations temporaires des demandes de services.
- Grâce à ces mesures, la population canadienne et l’industrie peuvent compter sur une transition harmonieuse vers la nouvelle flotte de la Garde côtière canadienne.
Question 2 : Pourquoi les budgets des projets continuent-ils d’augmenter?
- Nos projets de construction navale sont plus coûteux que les prévisions initiales.
- Bon nombre des hypothèses utilisées dans nos estimations antérieures ne sont plus valides en raison de divers facteurs imprévisibles à l’époque. Parmi ces facteurs, il y a les répercussions durables de la pandémie sur la disponibilité de la main-d’œuvre et sur les chaînes d’approvisionnement à l’échelle mondiale, ainsi que l’inflation élevée.
- Le Ministère travaille avec le chantier naval et Services publics et Approvisionnement Canada afin d’améliorer la gestion du calendrier des projets et de limiter les coûts, et ainsi d’optimiser les ressources pour la population canadienne.
Contexte
- Le renouvellement de la flotte de la Garde côtière canadienne (GCC) est en cours. Des plans de remplacement financés sont actuellement en place pour la flotte de grands navires, y compris les suivants :
- Trois navires hauturiers de sciences halieutiques, qui ont été livrés en 2019 et 2020 par Vancouver Shipyards;
- Un navire hauturier de science océanographique (NHSO);
- Deux brise-glaces polaires;
- Jusqu’à 16 navires polyvalents;
- Deux navires de patrouille extracôtiers et de l’Arctique (NPEA) [variantes de la GCC];
- Jusqu’à six brise-glaces destinés aux programmes.
- À Vancouver Shipyards, la construction du NHSO avance bien, et la consolidation de tous les blocs de navires est prévue pour le 15 novembre 2023.. Les travaux de conception des navires polyvalents sont en cours, en préparation pour le début de l’ingénierie de construction et l’approvisionnement en matériel. Le 31 mai 2023, la construction d’un bloc prototype du brise-glace polaire a commencé. Il s’agit d’une étape importante vers l’accroissement de la présence du Canada dans l’Arctique pour appuyer la population canadienne dans le Nord et affirmer notre souveraineté.
- Chantier Davie a été officiellement annoncé comme le troisième grand chantier naval de la Stratégie nationale de construction navale (SNCN) avec la signature d’un accord-cadre le 4 avril 2023. Des discussions pour faire progresser la construction du brise-glace destiné aux programmes ont été entamées.
- Chez Irving Shipbuilding, les travaux sont en cours pour les deux NPEA de la GCC. La construction a commencé le 8 août 2023.
- La GCC renouvelle également sa flotte de petits navires. Le 25 mai 2023, le Canada a annoncé un investissement d’une valeur de 2,5 milliards de dollars pour terminer le renouvellement de la flotte de petits navires de la GCC, pour un maximum de 61 navires. À ce jour, 30 petits navires ont été livrés à la GCC. Cela comprend un total de 18 navires livrés dans le cadre de la SNCN (16 embarcations de recherche et sauvetage (la plus récente, le NGCC Baie des Chaleurs, a été acceptée par le Canada le 30 octobre 2023) et 2 navires hydrographiques et de sondage de chenal), ainsi que 9 patrouilleurs semi-hauturiers et 3 navires semi-hauturiers de recherche halieutique qui datent d’avant la SNCN.
- La GCC a terminé le renouvellement de sa flotte d’hélicoptères avec la livraison de 16 nouveaux hélicoptères de transport léger et de 7 nouveaux hélicoptères de transport moyen. De nouveaux fonds ont également été alloués dans le budget de 2023 présenté récemment pour remplacer l’un des hélicoptères de transport léger de la GCC qui a été endommagé lors d’un accident en septembre 2022.
- La GCC poursuit la mise en œuvre des mesures provisoires afin d’assurer une prestation continue des services essentiels jusqu’à ce que les nouveaux navires soient livrés. Ces mesures comprennent un programme complet de prolongation de la durée de vie des navires afin de maintenir la capacité opérationnelle de la flotte jusqu’à ce que les nouveaux navires soient construits, et l’acquisition de trois brise-glaces moyens provisoires et d’un brise-glace léger.
Navires abandonnés et épaves
- Le gouvernement du Canada s’efforce de réduire le nombre de navires dangereux dans les eaux canadiennes et de réduire au minimum leurs répercussions sur les collectivités côtières, l’environnement et le public.
- La prochaine phase du Plan de protection des océans comprend une enveloppe de financement pour l’assainissement des navires dangereux de 34,4 millions de dollars sur cinq ans afin de permettre la poursuite des mesures à l’égard des navires dangereux prioritaires.
- Le Programme d’élimination des épaves et des navires abandonnés de Ports pour petits bateaux du ministère des Pêches et des Océans dispose d’un financement sous forme de subventions et de contributions de $2,17 millions de dollars sur neuf ans dans le cadre du Plan de protection des océans renouvelé (lancé en 2022).
- La création d’un fonds d’assainissement concernant les bâtiments financé par les propriétaires a été annoncée dans le cadre du budget de 2023. Ce fonds devrait être opérationnel en 2025 et octroyer un financement durable pour gérer les navires dangereux.
Question 1 : Combien de navires le gouvernement du Canada a-t-il enlevés?
- La Garde côtière canadienne cible les navires qui présentent les plus grands dangers potentiels et procède à des évaluations des risques pour chaque navire qui pose problème afin de classer par ordre de priorité les mesures d’assainissement à prendre à l’égard des navires présentant un risque plus élevé.
- La Garde côtière canadienne tient un inventaire national des épaves, des navires abandonnés ou dangereux accessible au public.
- Depuis 2016, dans le cadre du Plan de protection des océans, le gouvernement du Canada a financé près de 500 projets visant à retirer et éliminer des navires abandonnés au Canada et il a rendu illégal l’abandon de navire dans les eaux canadiennes. [471 au total – GCC (78), MPO (157), Programme de protection de la navigation de TC (69), Programme des bateaux abandonnés de TC (167)].
Question 2 : Combien de navires dangereux ont été relevés?
- Plus de 2 101 navires ont été signalés à la Garde côtière canadienne à ce jour. Environ 1 500 navires demeurent dans l’inventaire public national à la suite du retrait de plus de 500 navires.
Question 3 : Comment la Garde côtière et Transports Canada collaborent-ils dans le dossier des épaves et bâtiments abandonnés ou dangereux?
- Dans le cadre de la Loi sur les épaves et les bâtiments abandonnés ou dangereux, la Garde côtière canadienne et Transports Canada travaillent en étroite collaboration pour traiter les dangers que posent les navires préoccupants.
- Transports Canada administre les dispositions de la Loi sur les épaves et les bâtiments abandonnés ou dangereux qui portent sur la gestion irresponsable des navires, y compris les navires qui finissent abandonnés.
- La Loi confère à la Garde côtière le pouvoir de s’occuper des navires préoccupants plus grands et plus complexes qui sont dangereux pour l’environnement, la santé et la sécurité publiques, l’économie ou d’autres aspects du bien-être des collectivités locales qui sont touchées.
Contexte
- La Loi sur les épaves et les bâtiments abandonnés ou dangereux (LEBAD), entrée en vigueur en 2019, renforce la responsabilité et les obligations des propriétaires à l’égard des navires, rend illégal l’abandon d’un navire, et confère davantage de pouvoirs au gouvernement fédéral pour prendre des mesures à l’égard des navires qui posent problème, avant que les problèmes s’aggravent et fassent grimper les coûts.
- La Garde côtière canadienne (GCC) travaillera avec le propriétaire pour s’assurer que le danger est éliminé. Si le propriétaire est introuvable ou s’il ne peut ou ne veut pas régler le problème, le gouvernement du Canada peut prendre des mesures directes et immédiates pour prévenir, atténuer ou éliminer les risques que présentent les navires dangereux.
- La GCC se concentre sur l’évaluation des risques associés à chacun des navires signalés afin d’établir un ordre de priorité des mesures visant à assainir les navires à haut risque. Les facteurs de risque pour les navires qui posent problème peuvent consister en des risques environnementaux, des risques pour la sécurité publique, des risques socioculturels et économiques. Il ne s’agit pas d’enlever tous les navires préoccupants, mais d’atténuer le risque que pose chacun d’eux.
- Dans le cadre du renouvellement du Plan de protection des océans (PPO) lancé en 2022, la GCC et Transports Canada font progresser la prochaine phase de la stratégie globale visant à traiter les épaves et les navires abandonnés et dangereux en mettant en œuvre des mesures à long terme qui comprennent : des relevés côtiers pour détecter d’autres navires dangereux; la sensibilisation des propriétaires de navires à leurs responsabilités au titre de la LEBAD; des évaluations des risques et des évaluations techniques des navires figurant l’Inventaire national; et l’assainissement des navires dangereux à l’échelle nationale.
- Dans le cadre du budget de 2023, le gouvernement du Canada a annoncé la création d’un fonds d’assainissement concernant les bâtiments financé par les propriétaires. On s’attend à ce que l’entrée en vigueur de la redevance réglementaire pour financer le fonds en question se fasse en 2025, à la suite d’une mobilisation externe pour établir la redevance réglementaire et de la prise en temps opportun d’un décret par le gouverneur en conseil pour permettre l’entrée en vigueur du Fonds d’assainissement.
- Le fonds aidera également la GCC et Transports Canada à évaluer ou à traiter les navires dans les cas où les propriétaires sont inconnus, où les propriétaires sont connus mais ne peuvent pas être localisés, ou encore où les propriétaires ne peuvent pas ou ne veulent pas s’occuper de leurs navires eux-mêmes.
- Dans le cadre du financement du Plan de protection des océans renouvelé, depuis 2022, le Programme des bateaux abandonnés de Transports Canada dispose d’un financement sous forme de subventions et de contributions de 4,3 millions de dollars sur trois ans.
Processus d’autorisation pour une croissance propre
- Dans le cadre de la Loi sur les pêches et de la Loi sur les espèces en péril, le Ministère fournit des conseils et réglemente les ouvrages, entreprises et activités réalisés près de l’eau qui sont susceptibles d’avoir des impacts sur le poisson et son habitat et sur les espèces aquatiques en péril.
- Conformément à l’engagement pris par le gouvernement de développer l’économie propre et de respecter les engagements en matière d’émissions nettes zéro, Pêches et Océans améliore la prévisibilité et la transparence de son cadre réglementaire afin de soutenir le développement de projets de croissance propre.
Question 1 : Pourquoi le MPO prend il autant de temps pour autoriser certains projets?
- Le processus d’autorisation en vertu de la Loi sur les pêches est assorti d’échéances pour assurer un examen rapide des projets soumis au Ministère. Le Ministère dispose de 90 jours pour traiter une demande pour traiter une demande complète d’autorisation en vertu de la Loi sur les pêches.
- Les promoteurs peuvent aider à accélérer le processus d’examen, en fournissant tous les renseignements requis pour la demande d’autorisation et en consultant dès le début les groupes autochtones susceptibles d’être touchées par des impacts du projet sur le poisson et son habitat.
Question 2 : La croissance propre signifie t’elle des normes de protection moins élevées pour le poisson et son habitat?
- La Loi sur les pêches et la Loi sur les espèces en péril continuent de s’appliquer de la même manière pour tous les projets, notamment les projets de croissance propre.
- La croissance propre est une occasion pour le Ministère de clarifier son processus réglementaire et d’améliorer l’efficacité de son processus réglementaire, tout en offrant la même protection robuste au poisson, à son habitat et aux espèces aquatiques en péril.
Contexte
- Le 28 août 2019, les nouvelles dispositions sur la protection du poisson et de son habitat et des mesures de protection plus solides sont entrées en vigueur afin d’appuyer la durabilité des ressources marines et d’eau douce du Canada pour les générations futures.
- Dans le cadre de la mise en œuvre de ces modifications, le Ministère élabore de nouveaux outils pour rendre le processus réglementaire plus prévisible et transparent, tout en renforçant la conservation et la protection du poisson et de son habitat.
- Dans le cadre de la Loi sur les pêches et de la Loi sur les espèces en péril, le Ministère des pêches et des océans (MPO) réglemente les ouvrages, entreprises et activités réalisés près de l’eau (eaux douces et marines) qui sont susceptibles d’avoir une incidence sur le poisson et son habitat. Le Ministère reçoit environ 5 000 soumissions par année et délivre près de 200 autorisations au titre de la Loi sur les pêches pour chaque secteur industriel du Canada.
- Le MPO est un expert fédéral important qui fournit des conseils sur le poisson et son habitat dans le contexte des évaluations d’impact fédérales dirigées par l’Agence d’évaluation d’impact du Canada.
- Le budget de 2023 annonce que, « d’ici la fin de 2023, le gouvernement présentera un plan concret visant à accroître l’efficacité des processus d’évaluation des répercussions environnementales et d’autorisation pour les grands projets, y compris en venant préciser les échéances et réduire les délais, remédier aux pratiques inefficaces et renforcer la conservation et les partenariats. »
- Ce plan doit appuyer les objectifs ambitieux du gouvernement en matière d’énergie, d’économie et de climat pour 2030, 2035 et 2050, qui reposent sur un ensemble d’initiatives, de stratégies et de cadres qui répondent aux objectifs des secteurs du climat, de l’énergie et de l’économie.
- Le Ministère s’affaire également à faire avancer la Stratégie de l’économie bleue pour appuyer la transition vers une économie bleue durable.
- En Septembre 2023, le Premier ministre a annoncé la création d’un nouveau groupe de travail ministériel portant sur l’efficacité réglementaire des projets de croissance propre. Le groupe de travail assure la coordination des efforts déployés par le gouvernement pour développer l’économie propre et respecter les engagements en matière de carboneutralité en veillant à la mise en place d’un cadre réglementaire efficace pour soutenir l’élaboration de projets de croissance propre. Le ministre des pêches, des océans et de la garde côtière est membre du groupe de travail.
Zones marines protégées
- Pêches et Océans Canada s’est engagé à établir des aires marines protégées et d’autres mesures efficaces de conservation par zone dans le cadre des objectifs de conservation marine du Canada.
- Le Canada protège actuellement 14,66 % de ses océans au moyen d’aires marines protégées et d’autres mesures efficaces de conservation par zone afin de soutenir des communautés côtières fortes et dynamiques pour les générations futures.
- Le budget 2021 a annoncé 976,8 millions de dollars sur cinq ans pour gérer les sites existants et respecter l’engagement du Canada de protéger 25 % de ses océans d’ici 2025.
Question 1 : Quels sont les progrès réalisés par le Canada pour atteindre l’objectif de conservation marine de 25 % d’ici 2025 ?
- Le Canada a conservé 14,66 % des océans du pays, dont 14 zones de protection marine en vertu de la Loi sur les océans et 60 autres mesures efficaces de conservation par zone.
- La zone d’intérêt Tang.ɢwan - ḥačxwiqak - Tsig̱is a fait l’objet d’une publication préalable dans la Gazette du Canada, Partie 1, le 18 février 2023, afin de recueillir les commentaires du public. Une fois établi, ce site devrait contribuer à hauteur de 2,31 % aux objectifs de conservation marine.
- Le ministère continue de travailler avec ses partenaires et les parties prenantes pour faire progresser l’établissement de nouvelles zones protégées.
Question 2 : Que fait le Canada en ce qui concerne les aires marines protégées et le changement climatique ?
- La lettre de mandat 2021 du ministre des pêches, des océans et de la garde côtière canadienne cite le mandat de modernisation de la Loi sur les océans afin de prendre en compte de manière explicite les impacts du changement climatique sur les écosystèmes marins.
- Au cours du processus d’établissement, les considérations relatives au changement climatique sont intégrées dans le processus d’aperçu biophysique et écologique pour l’établissement de nouveaux sites.
Contexte
- Le 22 juillet 2021, le gouvernement du Canada a annoncé un investissement historique dans la conservation marine en fournissant un financement de 976,8 millions de dollars sur cinq ans pour gérer les aires protégées et rencontrer l’engagement du gouvernement du Canada de conserver 25 pour cent des océans du Canada d’ici 2025.
- Le Canada conserve actuellement 14,66 pour cent de ses zones marines et côtières, y compris 14 zones de protections marine (ZPM) établies par Pêches et Océans Canada (MPO) au titre de la Loi sur les océans et 60 refuges marins.
- En février 2023, lors du cinquième Congrès international des aires marines protégées (IMPAC5), le Canada a publié de nouveaux détails sur les zones clés qu’il explore à l’appui de l’objectif de 2025.
- Lors de l’IMPAC5, de nouveaux détails sur les activités soumises à la norme de protection des aires marine protégées (AMP) de 2019 ont été annoncés. Le gouvernement prévoit d’appliquer cette norme à la plupart des nouvelles AMP fédérales, en interdisant : l’exploration, le développement et la production de pétrole et de gaz ; l’exploration et l’exploitation minières ; le rejet en mer de déchets et d’autres matières ; le déversement de remblais ; le rejet de médicaments et de pesticides nocifs ; et les engins mobiles de chalutage. Transport Canada est à l’origine de propositions réglementaires visant à renforcer les restrictions sur les rejets de certains navires dans les AMP.
- En décembre 2022, le MPO a publié les Directives concernant les autre mesure de conservation efficace par zone (AMCEZ) marine du gouvernement du Canada qui s’alignent sur les directives volontaires de la Convention internationale sur la diversité biologique des Nations Unies (CDB) et mettent en œuvre la norme de protection de l’AMCEZ du Canada de 2019.
- Aussi en décembre 2022, les nations membres de la CDB, réuni à Montréal, ont convenu d’un cadre historique pour sauvegarder la nature, ainsi que d’arrêter et inverser la perte de biodiversité. Ce cadre s’aligne sur les principaux objectifs du Canada, à savoir protéger 30 pour cent des terres et des eaux d’ici 2030, respecter les droits des peuples autochtones et s’attaquer aux principaux facteurs de perte de biodiversité, comme la pollution et la surexploitation de la nature.
- Le premier ministre a annoncé en durant la CDB un investissement pouvant atteindre 800 millions de dollars sur sept ans, à partir de 2023-2024, pour soutenir jusqu’à quatre initiatives de conservation dirigées par les Peuples Autochtones. Cet investissement permettra de réunir les organisations autochtones, les gouvernements et la communauté philanthropique afin de définir des objectifs communs de protection de la nature et, à terme, d’enrayer la perte de biodiversité. Le gouvernement reconnaît le leadership communautaire et le travail des organisations philanthropiques qui soutiennent ce travail important.
- Les accords de Financement de projets pour la permanence soutiendront la création de zones protégées grâce à un modèle de financement innovant basé sur nos partenariats dans le cadre de quatre initiatives en Colombie-Britannique, dans les Territoires du Nord-Ouest, au Nunavut et en Ontario.
Les sciences au ministère des Pêches et des Océans
- Le ministère mène des activités scientifiques de grande qualité, en collaboration avec des partenaires, afin d’éclairer la prise de décisions au profit des Canadiens.
- Les scientifiques du ministère recueillent des données et mènent des recherches qui portent sur des sujets importants, tels que la pêche durable et l’impact des changements climatiques sur l’environnement marin.
- Le ministère s’engage à communiquer les résultats de ses recherches aux Canadiens afin qu’ils soient bien informés des enjeux concernant les océans.
Question 1 : Que fait le ministère pour assurer que sa démarche scientifique est impartiale et transparente? Quelles sont les mesures de suivi de l’étude du Comité sur les sciences?
- Les scientifiques du ministère des Pêches et des Océans sont des professionnels respectés qui qui travaillent partout au pays dans des laboratoires, des bureaux et sur l’eau pour produire les connaissances scientifiques dont nous avons besoin pour conserver nos océans et nos écosystèmes aquatiques.
- Les meilleures données scientifiques disponibles sont utilisées pour éclairer les décisions du Ministère - et les avis scientifiques générés par Pêches et Océans tiennent compte du travail effectué à l’interne et par des collaborateurs et des experts au Canada et dans le monde.
- Le ministère continue de renforcer ses fonctions scientifiques - en réunissant des experts, en recueillant l’éventail de points de vue et en prenant des mesures pour partager ses données. Un exemple est le Registre des experts scientifiques externes récemment annoncé, qui crée une voie permettant aux experts externes de contribuer à l’élaboration des politiques gouvernementales et à la prise de décision grâce à la production d’avis scientifiques d’experts.
Contexte
- Le secteur des sciences de Pêches et Océans Canada (MPO) effectue des recherches et des activités de surveillance, produit et diffuse des données scientifiques, crée des produits et des services de données et fournit des conseils scientifiques pour appuyer la prise de décisions fondées sur des données probantes.
- Comme le MPO est un ministère axé sur la science, l’intégrité scientifique est un aspect essentiel de nos travaux et de ceux de nos employés. Cette intégrité est indispensable au processus décisionnel, du moment de la planification et de l’exécution de la recherche jusqu’à la formulation de conseils, à la prise en considération des conseils dans le cadre des processus décisionnels ministériels.
- La Politique sur l’intégrité scientifique du MPO reconnaît l’importance d’activités scientifiques de haute qualité, exemptes de toute ingérence politique et commerciale et libres de l’influence des clients, ainsi que l’importance de telles activités dans les processus décisionnels du Ministère.
- Le Secrétariat canadien des avis scientifiques (SCAS) coordonne la production d’avis scientifiques examinés par des pairs à l’intention du MPO. Les avis scientifiques sont préparés à l’échelle nationale et par l’intermédiaire des bureaux régionaux du MPO.
- Le SCAS offre un processus systématique pour fournir des avis scientifiques aux décideurs du ministère. Ces avis peuvent porter sur l’état d’un écosystème ou des ressources aquatiques, sur les répercussions d’une activité humaine, l’efficacité d’une stratégie d’atténuation ou de nombreux autres domaines relevant du mandat du MPO.
Stock de morue du Nord (2J3KL)
- Le modèle d’évaluation et le point de référence limite pour le stock ont été mis à jour lors d’une réunion d’examen par les pairs tenue en octobre 2023.
- Après l’application du modèle et du point de référence limite actualisés, la taille du stock estimée pour 2021 se trouve désormais dans la zone de prudence, alors qu’on estimait auparavant qu’elle se trouvait dans la zone critique.
- Bien que ces changements soient positifs, nous ne connaîtrons pas l’état actuel du stock de morue du Nord avant l’évaluation de ce stock en mars 2024.
Question 1 : Quelle sera l’incidence sur les décisions relatives à la gestion des pêches?
- Comme pour toutes les décisions relatives à la gestion des pêches, la décision concernant la gestion de la morue du Nord pour 2024 tiendra compte des meilleurs avis scientifiques disponibles et des commentaires reçus des partenaires autochtones, des pêcheurs, du gouvernement provincial et d’autres intervenants de l’industrie. Cette décision sera prise à la suite de l’évaluation du stock de morue du Nord et du processus consultatif prévus en mars 2024.
Question 2 : Le nouveau modèle tient-il compte de la prédation par les phoques? (préapprouvé – oct. 2023)
- Les recherches et les données sur le phoque du Groenland ont été prises en compte indirectement dans le modèle d’évaluation c’est à dire dans le cadre des estimations de la mortalité naturelle. Ces dernières ont été discutées en détail à la réunion d’examen par les pairs d’octobre 2023. .
Question 3 : Pourquoi le modèle d’évaluation et le point de référence limite ont-ils été modifiés ? (préapprouvé – oct. 2023)
- La dernière réunion consacrée à l’examen du cadre d’évaluation du stock de morue du Nord s’est tenue en 2015. Un processus relatif au cadre était nécessaire pour apporter de nouvelles révisions à l’évaluation du stock. Ensuite, les progrès de la recherche ont permis l’adoption d’un nouveau modèle d’évaluation qui inclut les données historiques de 1954 à 1982, ainsi que les données relatives au capelan. On a ainsi pu avoir une nouvelle perspective de la productivité du stock et réviser le point de référence de la limite.
Question 4 : Que signifient ces changements pour le plan de rétablissement?
- Aucun plan de rétablissement n’est requis pour le moment puisque le stock est maintenant considéré dans la zone de prudence suite à l’examen par les pairs d’octobre 2023.
- Un plan de rétablissement de la morue du Nord sera nécessaire si l’évaluation à venir indique que le stock se trouve dans la zone critique.
Question 5 : Pourquoi avez-vous créé un nouveau cadre et quelles sont les nouvelles données?
- Un nouveau cadre était nécessaire afin de tenir compte de nos nouvelles connaissances sur les tendances antérieures du stock et sur la relation entre les morues juvéniles et les morues adultes.
- Les données de marquage et les données sur les débarquements recueillies depuis les années 1950, les données sur le capelan et les données sur les morues juvéniles sont maintenant incluses dans le modèle.
- Le relevé d’automne est en cours et progresse comme prévu. Les données recueillies cet automne seront utilisées dans la prochaine évaluation des stocks qui sera réalisée au printemps 2024 pour ce stock.
Contexte
- Le stock de morue des divisions 2J3KL est un stock chevauchant. Il est présent à la fois dans les eaux intérieures canadiennes et dans les eaux internationales au-delà de la limite des 200 milles.
- Ce stock se trouve dans les divisions 2J3KL de l’Organisation des pêches de l’Atlantique nord-ouest (OPANO) et comprend les eaux côtières et hauturières qui s’étendent du milieu du Labrador à l’est de Terre-Neuve, y compris le Grand Banc.
- Le stock de morue du Nord a été fermé à la pêche commerciale directe en juillet 1992. Depuis 2006, il est exploité dans le cadre de la pêche côtière d’intendance et de la pêche récréative.
- En mars 2021, Pêches et Océans (MPO) a procédé à une évaluation du stock de morue du Nord dans le cadre d’un examen par les pairs afin d’évaluer l’état de ce stock. Des scientifiques et des gestionnaires de ressources du MPO, des universitaires, des représentants de la province de Terre-Neuve-et-Labrador, de l’industrie et des groupes autochtones, ainsi que des organisations non gouvernementales ont pris part à cette réunion.
- Les résultats indiquent que le stock de morue du Nord est resté dans la zone critique, la biomasse du stock reproducteur se situant à 52 % du point de référence limite (PRL).
- Le relevé annuel au chalut de fond était incomplet à l’automne 2021, ce qui nous a empêchés de réaliser une évaluation des stocks en 2022.
- Une pêche comparative a été effectuée à l’automne 2022 au lieu du relevé annuel sur le stock. Cela nous a empêchés de faire une évaluation des stocks en 2023, mais a permis de maintenir la comparabilité dans la série chronologique du relevé.
- Le Secteur des sciences du MPO a récemment mis au point un nouveau cadre d’évaluation (la réunion s’est tenue du 16 au 20 octobre 2023) dans lequel des améliorations ont été apportées aux estimations de la mortalité naturelle et du recrutement. En outre, le modèle remonte maintenant jusqu’aux données des années 1950 pour donner un plus vaste contexte historique au stock et aux points de référence.
- Le relevé de l’automne 2023 à Terre-Neuve-et-Labrador est bien avancé. Il a débuté le 17 septembre et devrait se poursuivre jusqu’au 16 décembre de cette année. La collecte des données se déroule comme prévu, et le Ministère est en bonne voie pour disposer d’une nouvelle évaluation du stock de morue du Nord en mars 2024.
- La morue du Nord a été prescrite en vertu des dispositions relatives aux stocks de poissons (DRSP) le 4 avril 2022. L’application du modèle et du PRL actualisés indique que le stock est supérieur au PRL avec une probabilité de 71 pour cent. Si l’évaluation de mars 2024 indique que le stock est inférieur au PRL, le plan de rétablissement devra être mis à jour pour se conformer aux nouvelles exigences des DRSP.
Ports pour petits bateaux
- Les ports pour petits bateaux sont l’une de mes grandes priorités. Ils constituent des infrastructures essentielles contribuant grandement à la prospérité économique des communautés côtières du Canada.
- C’est pourquoi Pêches et Océans Canada prend des mesures concrètes pour investir dans les ports afin qu’ils puissent mieux résister aux impacts des changements climatiques et soutenir les communautés côtières.
- Depuis 2016, le gouvernement a annoncé plus de 855 millions de dollars en nouveau financement pour soutenir les ports pour petits bateaux, où 90% des prises des pêches commerciales canadiennes sont débarquées.
- Pêches et Océans Canada prend des mesures concrètes pour investir dans les ports afin qu’ils puissent mieux résister aux impacts des changements climatiques et soutenir les communautés côtières.
Question 1 : Quel est l’état d’avancement des travaux de réparation des ports touchés par l’ouragan Fiona en 2022?
- Une portion de 70 million de dollars du Fonds de rétablissement de l’ouragan Fiona a été affectée à Pêches et Océans Canada pour les réparations initiales des ports pour petits bateaux endommagés par l’ouragan.
- Dans les jours qui ont suivi la tempête du 24 septembre 2022, nous avons constaté que 142 ports avaient été touchés par Fiona. Après les activités initiales de nettoyage, de dragage et de réparations mineures, les impacts ont été remédiés pour 62 ports. Il a été déterminé que des impacts liés à l’infrastructure et au dragage étaient toujours présents dans environ 80 ports répartis dans les régions du programme des ports pour petits bateaux.
- Pêches et Océans Canada continue de planifier des réparations à plus long terme dans les ports touchés.
Question 2 : Que faites-vous pour garantir que le programme des ports pour petits bateaux travaille en étroite collaboration avec les administrations portuaires et les pêcheurs dans la lutte contre les changements climatiques ?
- Grâce à un engagement significatif, nous continuerons de collaborer pour garantir que les investissements portuaires soient mutuellement bénéfiques à long terme, malgré les impacts du changement climatique.
Contexte
- Après le passage de Fiona, le MPO a identifié 142 ports touchés par la tempête.
- Après des évaluations plus approfondies, il a été déterminé que 80 de ces 142 ports nécessitaient des interventions importantes. Au total, 235 projets ont été nécessaires pour réparer tous les dommages causés aux ports touchés par Fiona (plusieurs projets sont nécessaires à certains endroits). À ce jour, 113 d’entre eux ont été complétés.
- Le 17 octobre 2022, l’ancienne ministre (ministre Murray) et la ministre Petitpas Taylor ont confirmé l’octroi de 70 millions de dollars au Programme des ports pour petits bateaux (PPB) pour le dragage, le nettoyage, l’évaluation, les réparations mineures et la conception d’infrastructures résistantes au climat dans les ports pour petits bateaux du Canada atlantique et de l’est du Québec touchés par l’ouragan Fiona.
- Le nettoyage initial et les réparations mineures ont été effectués dans la plupart des ports touchés. Des travaux de dragage ont été effectués dans les ports où les sédiments nuisaient aux opérations portuaires.
- À ce jour, PPB a dépensé 18 des 70 millions de dollars et, au 26 octobre, les responsables du programme prévoyaient que les fonds restants seraient dépensés d’ici la fin de l’exercice financier. Les responsables de SCH surveillent de près l’évolution de ces projets. Le ministère prévoit que les fonds restants seraient dépensés d’ici la fin de l’année fiscale. Les responsables des PPB suivent de près la progression de ces projets.
- Tous les pêcheurs situés dans les ports touchés ont été accommodés pendant les saisons de pêche de 2023 dans l’ensemble des régions.
- Des travaux sont en cours pour planifier et exécuter des réparations à plus long terme dans les ports touchés. Il s’agit notamment de travailler avec des consultants et les administrations portuaires pour déterminer l’étendue des travaux et les coûts associés. En fonction de l’ampleur et de la complexité des projets individuels, la réparation de tous les dommages causés par Fiona pourrait prendre jusqu’à cinq ans.
- Le programme des PPB intègre régulièrement des facteurs de résilience climatique lors de la planification et de la réalisation de travaux d’infrastructure, afin que les structures soient capables de résister à des conditions météorologiques extrêmes. Ces facteurs sont basées sur l’évolution des codes de construction et sur les informations provenant d’études côtières et de l’indice national de la vulnérabilité des infrastructures côtières du MPO.
- Le personnel des PPB a conclu que les ports où des travaux récents d’entretien ou de modernisation avaient été effectués ont mieux résisté aux impacts de Fiona comparativement aux ports où aucune intervention récente n’avait eu lieu.
Baleines noires de l’Atlantique Nord
- Je remercie le Comité permanent pour son rapport et ses recommandations réfléchies concernant la protection des baleines noires.
- Le budget 2023 comprend 151,9 millions de dollars sur trois ans pour poursuivre les efforts du Canada visant à protéger les baleines en péril, y compris les baleines noires.
- Le gouvernement continue de prendre des mesures concrètes pour s’assurer que les baleines noires sont protégées contre les empêtrements dans les engins de pêche, notamment grâce à des protocoles adaptatifs de fermeture des pêche, et contre les collisions avec des navires.
Question 1 : Comment le ministère aborde-t-il les impacts économiques sur les pêcheurs?
- Le ministère collabore et écoute les partenaires autochtones, les pêcheurs et les parties prenantes pour s’assurer que les mesures de gestion permettent des pêches prospères.
- Les mesures robustes et adaptatives de protection des baleines noires du Canada sont essentielles à la durabilité des exportations canadiennes de produits de la mer.
Question 2 : Quels sont les progrès réalisés pour réduire les risques d’empêtrement tout en autorisant la pêche?
- Le ministère travaille avec les pêcheurs pour soutenir la transition aux engins de pêche sécuritaires pour les baleines, y compris les engins sans corde.
- Le ministère continuera à adapter les mesures de gestion pour protéger les baleines, informées par les contributions des pêcheurs et de la meilleure science disponible.
Contexte
- En avril 2023, le Comité permanent des pêches et des océans a publié un rapport sur la protection et la coexistence des baleines noires de l’Atlantique Nord, qui contient une série de recommandations relatives à la gestion, à la science et à la protection des baleines noires.
- En septembre 2023, le gouvernement a répondu à ce rapport, remerciant le Comité pour ses recommandations. La réponse réitère l’importance d’une approche de précaution continue pour protéger les baleines noires, pour soutenir le rétablissement de l’espèce en vertu de la Loi sur les espèces en péril et pour assurer l’accès continu des produits de la mer canadiens au marché américain en vertu des dispositions d’importation de la Loi américaine sur la protection des mammifères marins.
- En 2023, trois baleines noires de l’Atlantique Nord ont été désempêtrées par des experts en intervention auprès des mammifères marins aux États-Unis, dont il a été confirmé qu’ils étaient empêtrés dans les engins de pêche canadiens.
- Jusqu’à présent, en 2023, aucune mortalité de BNAN n’a été signalée, mais deux nouveaux empêtrement a été observés dans le golfe du St-Laurent en juillet 2023.
- Le 23 octobre 2023, le North Atlantic Right Whale Consortium a publié l’estimation la plus récente de la population, soit 356 baleines, ce qui indique un ralentissement du déclin. L’estimation de 2021 de 340 baleines a été révisée à 365.
- Le ministère des Pêches et des Océans (MPO) continue d’appliquer des mesures adaptatives pour prévenir les empêtrements d’engins de pêche, telles que : des modifications des dates d’ouverture et de fermeture des pêcheries ; des protocoles de fermeture dynamique et saisonnière, des dispositions spéciales de fermeture pour les eaux moins profondes que 20 brasses ; une surveillance ciblée à l’aide de la technologie acoustique sous-marine (hydrophones), d’aéronefs et de navires pour confirmer la présence de baleines ; la poursuite de la récupération des engins fantômes ; et la collaboration avec Transports Canada et la Garde côtière canadienne pour faire face aux menaces potentielles liées aux collisions avec les navires.
- En avril 2023, la ministre précédente a annoncé l’élaboration d’une stratégie nationale sur les engins de pêche sécuritaires pour les baleines afin d’orienter la mise en œuvre de systèmes d’engins de pêche à faible résistance à la rupture et à la demande pour lutter contre le risque d’empêtrement des baleines. L’engagement sur cette stratégie commence à l’automne 2023 et sera finalisé en 2024.
Contrôle des captures dans les pêcheries marines
- Mon ministère s’est engagé à gérer les pêcheries canadiennes de manière responsable afin de promouvoir la santé des stocks de poissons et la productivité des écosystèmes.
- Mon ministère continue de prendre des mesures concrètes pour garantir que des informations fiables, opportunes et accessibles alimentent la gestion durable des pêcheries. Nous accélérons la mise en œuvre de la politique de contrôle des pêches, la modernisation des systèmes de gestion de l’information sur les pêches, l’examen des programmes d’observation par des tiers et l’élaboration d’un cadre de rôles et de responsabilités pour les programmes de contrôle par des tiers.
- De nombreuses actions sont déjà en cours pour répondre aux recommandations du rapport 2023 du commissaire à l’environnement et au développement durable, et d’autres seront mises en œuvre au cours des cinq prochaines années pour garantir que mon ministère gère de manière durable l’exploitation des pêcheries maritimes commerciales pour les générations futures.
Question 1: Pourquoi le ministère n’a-t-il pas été en mesure de mettre en œuvre la politique de contrôle des pêches?
- Lorsque la politique a été établie, aucun financement n’a été recherché à l’époque et aucun financement interne n’a été réaffecté. Les ressources existantes en équivalents temps plein (ETP) avaient déjà des mandats importants et ne disposaient pas d’une capacité suffisante pour mettre en œuvre la politique.
- Notre gouvernement a investi $30,9 millions de dollars sur cinq ans, dont $5,1 millions de dollars en cours, pour mettre en œuvre la politique de contrôle des pêches. C’est la première fois que cette politique bénéficie d’un financement spécifique.
- Mon département s’est engagé à accélérer la mise en œuvre de la politique et sera désormais en mesure de recruter le personnel nécessaire pour garantir que les pêcheries produisent des informations fiables, opportunes et accessibles sur les captures, qui peuvent être utilisées pour éclairer les mesures de gestion.
- Afin de maximiser les fonds disponibles, le MPO a donné la priorité à un ensemble de stocks, en se concentrant, par exemple, sur les stocks qui sont très en vue, liés à des objectifs ou à des mesures identifiés dans les plans de reconstitution, à des éléments clés connus de l’écosystème, etc.
Question 2: Comment le département s’assure-t-il que ses systèmes d’information sur la pêche sont modernisés en temps voulu?
- Mon ministère travaille à l’élaboration d’un plan de mise en œuvre accélérée du système canadien d’information sur la pêche afin d’accélérer la mise à disposition de capacités essentielles de collecte de données et de gestion de l’information pour le contrôle des pêches.
- Les capacités informatiques modernisées qui soutiennent les décisions de contrôle des captures, telles que l’extension de la couverture du journal de bord électronique, seront fournies progressivement et achevées d’ici à 2027.
Question 3: Que fait le ministère pour examiner ses programmes d’observation par des tiers et la capacité de ces programmes à fournir des informations sur le contrôle des captures comme il se doit?
- Mon ministère poursuivra l’examen du programme de contrôle par des tiers, qui comprend les programmes d’observation en mer et de contrôle à quai. Cet examen visera à moderniser les programmes de contrôle par des tiers et à remédier aux lacunes potentielles du modèle actuel à fournisseurs multiples.
- Cet examen tentera d’identifier toute lacune dans la réglementation ou le modèle de mise en œuvre du programme qui empêche le département et les entreprises de surveillance tierces de collaborer pour assurer une surveillance efficace et effective des stocks de poissons.
- Les mesures spécifiques prises au cours de l’examen comprendront l’alignement formel des politiques des programmes d’observation en mer et de contrôle à quai en un seul document, le renforcement des protocoles de gestion des conflits d’intérêts, la mise en place d’un groupe de travail interne pour clarifier les rôles et responsabilités du secteur en ce qui concerne le programme de contrôle par une tierce partie.
- Outre cet examen, mon département étudiera la faisabilité d’une approche cohérente au niveau national pour l’intégration et la soumission de données électroniques par des sociétés de surveillance tierces, ce qui améliorera l’accès aux données utilisées pour prendre des décisions en matière de gestion de la pêche et renforcera la confiance dans ces données.
Contexte
- La vérification de gestion du Commissaire à l’environnement et au développement durable (CEDD) intitulée "Surveillance des prises de la pêche maritime" vise à déterminer si Pêches et Océans Canada (MPO) a obtenu des informations fiables et opportunes sur la surveillance des prises de pêche et si le ministère a utilisé ces informations à l’appui de ses décisions visant à gérer de manière durable l’exploitation des pêches maritimes commerciales.
- Dans l’ensemble, le rapport a constaté que le MPO n’était toujours pas en mesure de collecter des données fiables et opportunes et a formulé quatre recommandations à l’intention du MPO. Ces recommandations visent à rationaliser la mise en œuvre de la politique de surveillance des pêches, à accélérer la mise en place d’un système national intégré d’information sur les pêches, à achever l’examen des programmes d’observation par des tiers, ainsi qu’à élaborer et à mettre en œuvre une procédure cohérente à l’échelle nationale pour vérifier systématiquement si les observateurs tiers fournissent des informations sur la surveillance des captures conformément aux exigences en matière de couverture, d’actualité et de qualité des données.
- Le MPO accepte les recommandations de l’audit de performance et continue d’apporter des améliorations à la gestion de nos pêcheries sur la base des meilleures preuves scientifiques disponibles.
Fermeture de la pêche au maquereau de l’Atlantique
- La décision de maintenir la fermeture de la pêche commerciale et de la pêche a l’appât du maquereau de l’Atlantique a été prise sur la base de l’évaluation du stock canadien de 2023, qui a révèle que le stock de maquereau était à un niveau historiquement bas.
- En 2021 et 2022, des relevés supplémentaires ont été menée à Terre-Neuve, les données suggèrent que le sud du golfe du Saint-Laurent est l’habitat de frai dominant et que l’indice du relevé des œufs est un indicateur valable de l’état du stock.
- Ceci continue de renforcer notre confiance dans l’évaluation de l’état du stock.
Question 1 : Pourquoi n’avons-nous pas reçu de réponse?
- Je regrette le retard dans la réponse à la lettre du Comité. Une réponse sera envoyée prochainement.
- Avant la décision de fermeture de la pêche au maquereau de l’Atlantique en juin 2023, ma prédécesseure a reçu des lettres prônant et mettant en doute la validité des mesures de gestion et l’évaluation du stock de maquereau.
- Dans l’attente de l’annonce de la décision, les lettres adressées à l’ancienne ministre et les réponses correspondantes ont été mises en attente, y compris une réponse au Comité. Je vous remercie pour vos recommandations et ma réponse sera fournie prochainement.
Contexte
- La lettre du Comité permanent des pêches et des océans de la Chambre des communes (FOPO) a été envoyée le 22 février 2023.
- L’évaluation la plus récente du stock a eu lieu en février 2023 et a déterminé que la biomasse du stock de maquereau était à un niveau historiquement bas en 2021 et 2022, et que le potentiel de reconstitution est limité par un faible recrutement, une forte pression de prédation et une structure d’âge effondrée à cause de la surpêche.
- Le 28 juin 2023, le ministère des Pêches et des Océans (MPO) a annoncé le maintien de la fermeture de la pêche commerciale du maquereau de l’Atlantique et de la pêche à l’appât pour la saison 2023. La décision difficile de fermer la pêche a été reportée afin de s’assurer que toutes les considérations ont été correctement évaluées et que la décision est fondée sur une science et une raison solides.
- La pêche débute généralement en mai dans les régions des Maritimes, en juin dans les régions du Golfe et du Québec et à la fin du mois d’août à Terre-Neuve.
- En 2022, les pêcheurs ont observé une augmentation du maquereau dans la zone 3KL de l’OPANO, probablement en raison du réchauffement des eaux. Cette augmentation n’indique pas nécessairement un changement dans l’abondance, mais pourrait être un changement dans la répartition dans les conditions climatiques actuelles, et ces changements de répartition varient d’une année à l’autre.
- Un groupe de travail scientifique sur le maquereau de l’Atlantique composé de représentants du MPO et de l’industrie de chaque région a été mis sur pied en 2020. Ce groupe de travail a été créé pour déterminer d’autres possibilités d’échantillonnage ou d’autres sources de données qui pourraient contribuer à une meilleure compréhension de la dynamique et de la structure du stock.
- Le MPO tire profit de toutes les occasions de participer et de contribuer aux processus décisionnels des États-Unis en matière de science et de gestion pour la prochaine année de pêche. Plus récemment, des représentants du Canada et des États-Unis se sont rencontrés virtuellement, le 17 octobre 2023, pour discuter des intérêts respectifs des deux pays dans les stocks transfrontalières de hareng et de maquereau de l’Atlantique.
- Notamment, le 12 octobre, les États-Unis ont mis en œuvre une ordonnance d’urgence sur le maquereau pour le reste de 2023 et le début de 2024, instituant des limites de capture modifiées lors des sorties de pêche. Ces limites devraient effectivement réduire les captures commerciales aux prises accessoires, et diminuer considérablement la probabilité de surpêche.
Rapport sur la pêche pour assurer une subsistance convernable « Paix sur l’eau »
- L’objectif principal du Ministère est d’assurer une pêche sécuritaire, ordonnée et durable.
- Nous demeurons fermement déterminés à travailler avec les nations signataires de traités afin de poursuivre la mise en œuvre de leurs droits de pêche.
- Il n’y a pas d’approche unique en matière de mise en œuvre des droits. Le gouvernement du Canada continuera de consulter les collectivités autochtones en vue de mieux concrétiser leur vision des pêches et d’assurer des pêches sécuritaires et durables au profit de tous.
- Ces efforts s’harmonisent également avec l’application continue de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, y compris l’ébauche du Plan d’action.
Question 1 : Comment le gouvernement veillera-t-il à ce que les peuples autochtones aient les permis de pêche (« accès ») nécessaires pour exercer leurs droits?
- Depuis l’an 2000, Pêches et Océans Canada a fourni plus de 630 millions de dollars pour l’accès et la formation pour accroître et diversifier la participation des Autochtones à la pêche dans l’est du Canada.
- L’approche privilégiée par le ministère concernant l’obtention de l’accès pour la pêche fondée sur les droits demeure celle d’une approche de gré à gré entre le vendeur et l’acheteur.
- Toutefois, on reconnaît que l’absence de vendeurs consentants à la valeur marchande ne peut constituer un obstacle à la mise en œuvre des droits.
- Au besoin, nous envisagerons d’autres mécanismes d’accès pour favoriser la pêche fondée sur les droits.
Question 2 : Pourquoi est-ce le ministère des pêches et océans qui supervise la mise en œuvre des droits de pêche et non Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada?
- Pêches et Océans Canada collabore étroitement avec d’autres ministères pour promouvoir une approche pangouvernementale de la mise en œuvre des droits. Cela comprend la collaboration continue avec Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada.
- La réglementation du MPO des droits de pêche par le MPO est conforme aux pouvoirs, devoirs et fonctions de la Loi sur les pêches. À la tête de l’organisme de réglementation des ressources, la ministre est chargée de superviser le régime complexe de conservation des pêches.
Question 3 : Le MPO s’engagera-t-il à utiliser l’article 4.1 de la Loi sur les pêches pour conclure des ententes de collaboration en matière de pêche avec les nations signataires de traités?
- Nous travaillons activement avec les nations signataires de traités pour améliorer les outils et les ententes existants afin de mieux assurer la conception, l’élaboration, et l’exécution conjointes de la gestion des pêches.
- Ces efforts de collaboration continus garantiront l’utilisation durable des ressources halieutiques, ce qui constitue une priorité commune pour le gouvernement du Canada et tous ceux qui vivent de la pêche au Canada dans les communautés côtières, y compris les peuples autochtones.
Question 4 : Que fait-on pour que les pêcheurs autochtones puissent exercer leurs droits de pêche en toute sécurité et de manière significative ?
- Il est prioritaire que tous les pêcheurs soient en sécurité et soutenus.
- C’est pourquoi, conformément au Plan d’action du gouvernement du Canada pour la mise en œuvre de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, le MPO mettra en place des mécanismes et des processus pour lutter contre le racisme systémique dans l’application des lois et des règlements sur les pêches.
- Afin de rétablir la confiance entre les pêcheurs autochtones et non autochtones, nous étudions également les moyens de favoriser un dialogue respectueux et constructif sur les pêches fondées sur les droits et sur l’importance de la réconciliation.
Contexte
- Le 24 février 2023, le gouvernement a publié sa réponse dans le rapport du Comité sénatorial permanent des pêches et des océans, intitulé « Paix sur l’eau : Faire progresser la mise en œuvre complète des pêches fondées sur les droits des Mi’kmaq, des Wolastoqiyik et des Peskotomuhkati » (le « rapport »).
- Le rapport a été déposé au Sénat le 27 septembre 2022. Il examine la réponse du gouvernement fédéral aux arrêts Marshall rendus en 1999 par la Cour suprême du Canada et à la mise en œuvre des droits de pêcher comme moyen de subsistance convenable de 34 Premières Nations Mi’kmaq et Wolastoqiyik dans les provinces maritimes et dans la région de Gaspé au Québec, et de la Nation Peskotomuhkati de Skutik (« nations signataires de traités »). Le rapport examine les réactions sur le plan des politiques et les ententes de nation à nation antérieures, et tire la conclusion que Pêches et Océans Canada (MPO) n’a pas pleinement mis en œuvre les pêches fondées sur les droits pour ces nations signataires de traités.
- Le rapport présente dix recommandations au MPO, à Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada et à la Gendarmerie royale du Canada, y compris la réattribution des permis de pêche directement aux nations signataires de traités, dans le cadre des efforts de lutte contre le racisme et d’éducation à la pêche fondée sur les droits, et l’intégration du savoir autochtone dans les décisions de gestion des pêches.
- Entre mars et juin 2023, le Comité sénatorial a tenu six réunions avec des experts et des témoins de divers milieux pour étudier la réponse du gouvernement. Certains représentants des nations signataires de traités ont critiqué la réponse du gouvernement au sujet d’un manque perçu de volonté de modifier les règlements, les politiques, les lois ou les programmes liés aux pêches dans le but de respecter les obligations du Canada. Le MPO continue de mettre en œuvre la pêche fondée sur les droits au moyen d’une gamme de programmes, et d’ententes et d’accords de nation à nation. Toutefois, le droit de pêcher comme moyen de subsistance convenable n’est pas figé dans le temps et nécessite une mise en œuvre et un ajustement continus au fil du temps. Des travaux sont en cours à cette fin.
- Le 21 juin 2023, le ministère de la Justice a publié le Plan d’action du Canada pour la mise en œuvre de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Il a réclamé que tous les ministres mettent en œuvre le Plan d’action et collaborent avec les peuples autochtones pour promouvoir leurs droits. Le MPO est responsable de 11 mesures du Plan d’action. Il convient de noter que le point 36 du Plan d’action porte sur la poursuite des modifications et des réformes de la loi, des règlements et des politiques sur les pêches en appui à l’autodétermination, et à la mise en œuvre et à l’exercice concrets des droits de pêche des Autochtones. Les efforts déployés pour la mise en œuvre du point 36 du Plan d’action concorderont avec la recommandation no 1 formulée par le Comité sénatorial dans son rapport.
Propriété étrangère des permis de pêche
- Les résultats du Sondage sur la propriété effective ont été publiés en septembre 2023. L’enquête a montré que 2 % des répondants avaient un certain degré de propriété étrangère au sein de leur structure d’entreprise.
- Pêches et Océans Canada consultera les parties prenantes sur les résultats de ce sondage et identifiera d’autres moyens d’examiner le contrôle étranger, tels que la location et la concentration de l’accès.
Question 1: Le ministère a-t-il l’intention d’interdire immédiatement la détention de permis de pêche par des étrangers sur la côte ouest?
- Le ministère invitera les parties prenantes à discuter de la propriété étrangère et des changements potentiels de politique au cours du prochain engagement sur la côte ouest.
- Un examen minutieux des impacts potentiels est nécessaire avant d’envisager tout changement de politique.
Question 2: Quelles informations supplémentaires peuvent être révélées sur les détenteurs de permis détenus par des étrangers?
- En raison des exigences fédérales en matière de confidentialité, le Ministère n’est pas en mesure de publier des informations privées sur les noms des détenteurs de permis appartenant à des intérêts étrangers, sur l’accès qu’ils détiennent ou sur leurs débarquements.
Question 3: Le MPO s’occupera-t-il des participants à l’enquête qui n’ont pas répondu?
- Le taux de réponse actuel (80 % des pêcheurs concernés, représentant 89 % des permis commerciaux) est suffisant pour étayer l’évaluation de base du ministère.
- Le Ministère dirigera maintenant ses efforts à mobiliser les parties prenantes sur les résultats de ce sondage et sur les options politiques potentielles.
Contexte
- La question de la propriété étrangère des entreprises de pêche canadiennes a été mise en évidence dans le rapport 2019 de FOPO intitulé "Pêches de la Côte Ouest: Partage des risques et des avantages". Le rapport comprend 20 recommandations qui appellent à des changements importants dans le régime actuel de gestion des pêches et d’octroi de permis, y compris une recommandation selon laquelle "aucune vente future de quotas de pêche et/ou de permis ne doit être faite à des propriétaires bénéficiaires non canadiens".
- FOPO a étudié la propriété étrangère et la concentration des entreprises au printemps 2023. Le ministère prévoit la publication du rapport de FOPO sur cette étude en décembre 2023.
- Il n’existe pas de norme nationale concernant les limites de propriété étrangère pour les pêcheries commerciales au Canada. Les restrictions imposées par le ministère en matière de propriété étrangère sur l’accès aux pêcheries commerciales sont établies dans le cadre de ses politiques régionales d’octroi de permis, qui sont conçues pour soutenir les objectifs de gestion propres à chaque pêcherie.
- En février 2021, le MPO a renforcé l’application de ses restrictions en matière de propriété étrangère dans le Canada atlantique. Dans le cadre de l’application renforcée des restrictions relatives à la propriété étrangère, l’exigence d’être au moins 51 % canadien est appliquée à l’ensemble de la structure de l’entreprise des détenteurs de permis potentiels pour toutes les réémissions futures de permis où cette politique s’applique.
- Le 30 janvier 2022, le MPO a lancé un Sondage obligatoire pour tous les détenteurs de permis de pêche commerciale du Pacifique et les propriétaires de navires, ainsi que pour tous les détenteurs de permis de l’Atlantique et du Québec dont la structure d’entreprise n’était pas déjà prescrite par la réglementation (les pêches commerciales côtières et communautaires étaient exclues).
- Les résultats de ce sondage ont été publiés le 22 septembre 2023. Le sondage a révélé que la participation étrangère parmi les répondants au sondage est d’environ 2 %, mais des travaux supplémentaires sont nécessaires pour comprendre les autres moyens de contrôle et d’influence dans la pêche, y compris la concentration de l’accès et la location de quotas.
- Le MPO va maintenant mobiliser les principaux intervenants pour discuter des impacts des conclusions et des solutions politiques potentielles, le cas échéant. Le MPO mobilisera également les intervenants lors des séances d’engagement sur la modernisation des pêches commerciales de la côte Ouest. Avant d’introduire des changements de politique ou d’envisager des modifications réglementaires, il conviendra d’examiner attentivement les incidences potentielles sur les titulaires de permis existants dans toutes les pêches commerciales, ainsi que les obligations du Canada en matière de commerce international.
La Commission des pêcheries des Grand Lacs
- Le budget 2022 a fourni 19,6 millions de dollars par année à la Commission des pêcheries des Grands Lacs afin de garantir le succès continu de l’organisation.
- Les efforts de la Commission des pêcheries des Grands Lacs sont essentiels pour contrôler l’abondance de la lamproie marine, mener des recherches scientifiques et maintenir la collaboration entre les organismes canadiens et américains pour gérer et maintenir les pêcheries transfrontalières dans les Grands Lacs.
- Le gouvernement s’engage à préserver nos ressources d’eau douce et à protéger les Grands Lacs contre les espèces envahissantes.
Question 1: Pourquoi n’avez-vous pas abordé la question de la gouvernance?
- Le ministère s’est engagé à résoudre tous les problèmes, et l’engagement de la haute direction auprès du Secrétariat de la Commission des pêcheries des Grands Lacs a été fréquent et se poursuit.
- Nous continuons à travailler en étroite collaboration avec la Commission afin d’assumer nos responsabilités en tant qu’agent d’exécution canadien du programme binational de lutte contre la lamproie marine.
- Le ministère n’est pas responsable des changements de machines du gouvernement, car ces décisions sont la prérogative du Premier ministre.
Question 2: Le ministère est-il en conflit d’intérêts?
- Il n’y a pas de conflit entre les intérêts ou les devoirs de la Commission des pêcheries des Grands Lacs et ceux du ministère, car ces intérêts et devoirs sont semblables en ce qui concerne le contrôle de la lamproie marine et la promotion de la gestion durable de la pêche dans les Grands Lacs.
- Nous nous sommes engagés à soutenir la gestion durable de la pêche dans les Grands Lacs et le contrôle de la lamproie marine, et nous concrétisons cet engagement dans le cadre de nos activités nationales et du soutien continu que nous offrons à la Commission des pêcheries des Grands Lacs.
Question 3 : Quand le protocole d’entente entrera-t-il en vigueur?
- Les cadres supérieurs du ministère ont travaillé en étroite collaboration avec le Secrétariat de la Commission des pêcheries des Grands Lacs afin d’établir un protocole d’entente global qui fournit un cadre pour l’ensemble de l’engagement du Canada auprès de la Commission, y compris le financement de la Commission au-delà de la lutte contre la lamproie marine pour les activités de recherche et les opérations du Secrétariat, entre autres choses.
- Le protocole d’entente a été approuvé par les commissaires canadiens le 24 octobre 2023 et signé par le ministère et le Secrétariat le 25 octobre.
- Il est entré en vigueur le 24 novembre 2023.
- Il s’agit d’une étape importante qui souligne l’importance de cette relation et offre des précisions qui permettront de renforcer notre engagement continu.
Contexte
- Dans le cadre du processus budgétaire de 2022, Pêches et Océans Canada (MPO) a présenté avec succès une proposition visant à obtenir un financement supplémentaire de 44,9 millions de dollars sur cinq ans et de 9 millions de dollars par la suite pour les travaux de la Commission des pêcheries des Grands Lacs (CPGL), afin de s’assurer que le Canada respecte les exigences du traité bilatéral avec les États-Unis; ce qui porte la contribution du Canada à plus de 19 millions de dollars en 2022 et les années suivantes. Ce financement permettra d’augmenter les activités canadiennes de lutte contre la lamproie marine et de soutenir la recherche scientifique de la Commission et la coordination binationale de la gestion des pêches dans les Grands Lacs.
- Au cours des dernières années, la CPGL a fait pression sur les principaux intervenants du Canada et des États-Unis, notamment sur les membres du Parlement canadien, les sénateurs et les représentants américains, pour demander le transfert de la responsabilité relative à la CPGL de MPO à Affaires mondiales Canada (AMC).
- Le gouvernement du Canada évalue les implications d’un éventuel changement dans le leadership fédéral et la responsabilité financière du CFGL. Les décisions sur l’appareil gouvernemental sont la chasse gardée et la prérogative du Premier ministre.
- Les 8 et 12 juin 2023, le Comité permanent des pêches et des océans a tenu deux séances sur la CPGL auxquelles ont participé des représentants du MPO le 8 juin, et des représentants de la Garde côtière canadienne le 12 juin. Les membres du comité ont fait remarquer que les relations entre le Canada et les États-Unis sont affectées par des problèmes de financement et de gouvernance liés aux enjeux suivants : 1) mécanismes et gouvernance; 2) avis juridique de la CPGL concernant un éventuel conflit d’intérêts; 3) circulation des fonds; et 4) espèces aquatiques envahissantes. Le 29 novembre 2023, le Comité a déposé son rapport, qui présente un total de 16 recommandations pertinentes. Une réponse du gouvernement est requise d’ici le 28 mars 2024, 120 jours après le dépôt initial du rapport.
Notes de breffage - région des Maritimes
Pêche non autorisée en Nouvelle-Écosse
- L’objectif principal du ministère est d’assurer une pêche au homard sûre, ordonnée et durable.
- Le ministère travaille activement avec toutes les parties impliquées dans la pêche pour veiller à ce que les pêcheurs autochtones puissent exercer leur droit protégé par la Constitution de pêcher à des fins alimentaires, sociales et rituelles et leur droit issu de traités de pêcher dans la poursuite d’une subsistance convenable; et que la pêche pratiquée est conforme à la Loi sur les pêches.
- Nos agents des pêches appliquent la Loi sur les pêches, ce qui comprend la prise de mesures d’application de la loi lorsque des personnes pêchent sans autorisation délivrée par Pêches et Océans Canada. Nos agents travaillent avec la Gendarmerie royale du Canada ou la police compétente lorsque des infractions allant au-delà des pouvoirs légaux de Conservation et Protection sont identifiées.
- Depuis le 17 juillet, les agents des pêches ont arrêté 15 personnes et saisi trois navires et un total de 1 173 casiers dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, dans les zones de pêche au homard 33 et 34, pour des infractions à la Loi sur les pêches. Grâce à ces efforts, des milliers de homards ont été relâchés vivants dans l’océan.
- Des enquêtes sont menées sur ces infractions, et les agents des pêches continueront de surveiller le respect et l’application de la Loi sur les pêches.
Question 1 : Que fait le ministère pour lutter contre la pêche non autorisée en Nouvelle-Écosse?
- Toute activité de pêche fait l’objet d’une vérification de conformité par les agents des pêches du ministère. Les agents effectuent des inspections dans toutes les pêches réglementées par le ministère, y compris les pêches commerciales, récréatives et autochtones.
- Les activités de pêche menées sans l’autorisation ou le permis requis, ou non conformes aux conditions de l’autorisation, sont sujettes à des mesures coercitives.
- Comme nous le faisons dans toutes les pêches, nos agents des pêches vérifient la conformité des engins, surveillent les activités sur et hors de l’eau et, lorsque cela est justifié, saisissent les engins et les prises et portent des accusations pour violations de la Loi sur les pêches.
Question 2 : Quelles sont les stratégies employées par Conservation et Protection en Nouvelle-Écosse pour faire appliquer la loi?
- Les agents des pêches disposent d’une gamme de tactiques de surveillance et de conformité qu’ils peuvent utiliser – sur l’eau et hors de l’eau.
- Comme tout autre organisme d’application de la loi, le ministère ne discute pas publiquement des stratégies et des tactiques, car cela pourrait compromettre les activités en cours et les enquêtes qui pourraient être entreprises.
- Le ministère encourage tout le monde à respecter la loi et à se respecter les uns les autres. Le ministère continue de travailler avec nos partenaires chargés de l’application de la loi pour promouvoir une pêche paisible.
Contexte
- Pêches et Océans Canada (MPO) s’est engagé à renouveler sa relation avec les peuples autochtones sur la reconnaissance des droits, le respect, la collaboration et le partenariat. Dans le cadre de cet engagement, nous travaillons avec les pêcheurs des Premières Nations afin qu’ils puissent exercer leurs droits inhérents et issus de traités reconnus par la Cour suprême de pêcher dans diverses pêches autorisées par le MPO. Ces pêcheries comprennent la pêche alimentaire, sociale et rituelle (FSC) et la pêche commerciale communautaire, y compris les accords provisoires conclus pour pêcher dans la poursuite d’un moyen de subsistance modéré.
- De nombreux pêcheurs des Premières Nations exercent leur droit de pêcher le homard FSC partout en Nouvelle-Écosse. Dans des régions comme la baie Sainte-Marie, dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, et les environs du canal Saint-Pierre, au Cap-Breton, les agents des pêches travaillent avec ces collectivités pour protéger les droits des pêcheurs autochtones qui pratiquent cette pêche. Une partie de cette protection consiste à s’assurer que la pêche est conforme à la Loi sur les pêches et aux autres règlements connexes. Comme nous le faisons dans toutes les pêches, nos agents des pêches vérifient la conformité des engins, surveillent les activités sur l’eau et hors de l’eau et, au besoin, saisissent les engins et les prises, et portent des accusations pour des infractions à la Loi sur les pêches. Les activités de pêche menées sans permis délivré par le MPO ou sans respecter les conditions du permis peuvent faire l’objet de mesures d’exécution.
- Le MPO s’est engagé à assurer une pêche au homard sécuritaire, ordonnée et durable pour tous les participants. Nous sommes fermement convaincus qu’un dialogue respectueux et constructif est le moyen d’y parvenir.
- Le MPO continue de travailler avec tous ceux qui participent à la pêche au homard – autochtones et non autochtones – pour gérer de façon responsable cette espèce importante sur les plans social, historique et économique.
- Les saisons établies soutiennent cet objectif commun. Les saisons offrent la prévisibilité pour tous ceux qui participent à la pêche, ainsi que pour les autres flottilles et industries, et réduisent les conflits d’engins de pêche entre les pêches opérant dans la même zone géographique. Le calendrier d’ouverture de la saison contribue également à faire en sorte que les avantages de la pêche côtière au homard soient largement répartis dans les collectivités autochtones et côtières du Canada atlantique.
- Le MPO collabore avec la Gendarmerie royale du Canada pour surveiller et contrer toute activité illégale, y compris le harcèlement et la violence sur l’eau.
- Nous continuerons de prendre des mesures chaque fois que la récolte non autorisée et d’autres infractions à la Loi sur les pêches sont observées, tout en appuyant l’exercice des droits de pêche des Autochtones.
L’énergie marémotrice
- Le ministère s’est engagé à collaborer avec l’industrie et ses partenaires fédéraux et provinciaux pour faire progresser le développement responsable de l’énergie marine renouvelable, y compris l’énergie marémotrice.
- C’est pourquoi le gouvernement a récemment mis sur pied un groupe de travail sur l’énergie marémotrice durable pour examiner les enjeux et les possibilités associés au déploiement des projets d’énergie marémotrice dans la baie de Fundy.
- Ce groupe de travail facilite la collaboration entre le gouvernement fédéral, la province de la Nouvelle-Écosse, les membres de l’industrie de l’énergie marémotrice, et la communauté de recherche sur l’énergie marémotrice, et j’ai hâte de présenter le rapport final sur les progrès réalisés avant la fin de l’année.
Question 1: Comment le groupe de travail s’engage-t-il avec les autres partenaires et intervenants concernés?
- Le groupe de travail tient informé les intervenants concernés, tels que les pêcheurs, par des mises à jour régulières. Pêches et Océans Canada collabore avec les peuples autochtones dans le cadre de processus de mobilisation et de consultation établis.
Question 2 : Quels genres de résultats spécifiques les Canadiens peuvent-ils attendre de ce groupe de travail ?
- Le groupe de travail s’efforce de clarifier les exigences en matière de protection des poissons, d’améliorer la transparence de l’évaluation des risques concernant le déploiement des turbines marémotrices, et de réduire le délai de prise de décision réglementaire pour les projets d’énergie marémotrice dans la baie de Fundy.
Contexte
- En mai 2022, Pêches et Océans Canada (MPO) a reçu une demande de Sustainable Marine Energy Canada Ltd. (SMEC), en vue d’obtenir une autorisation en vertu de la Loi sur les pêches et un permis en vertu de la Loi sur les espèces en péril relativement à un projet de production d’énergie marémotrice. SMEC proposait de mettre en place et d’exploiter un dispositif d’énergie marémotrice flottant (c.-à-d. une plateforme) de 5 mégawatts, impliquant la mise en place initiale de trois, six, et éventuellement douze plateformes flottantes.
- En mars 2023, le promoteur a indiqué qu’il retirait sa demande, ce qui a entraîné une pause dans l’examen du projet par le MPO. Le promoteur a indiqué que le processus réglementaire du MPO était un facteur clé dans sa décision. L’industrie de l’énergie marémotrice et la province de la Nouvelle-Écosse ont fait savoir qu’elles souhaitaient une voie réglementaire claire pour le développement de l’énergie marémotrice au Canada.
- Le 20 juin 2023, l’ancienne ministre du MPO et le ministre des Ressources Naturelles Canada (RNCan) ont annoncé la mise sur pied d’un groupe de travail sur l’énergie marémotrice durable qui examinera les enjeux et les possibilités associés au déploiement des projets d’énergie marémotrice dans la baie de Fundy. Plus précisément, l’objectif du groupe de travail est de clarifier les exigences réglementaires, d’améliorer les processus d’évaluation des risques, et de réduire les délais de prise de décision.
- Le groupe de travail est coprésidé par le MPO et RNCan et compte des membres du gouvernement de la Nouvelle-Écosse, de l’industrie et d’organisations de recherche. Le groupe de travail facilite la collaboration entre le gouvernement fédéral, la province de la Nouvelle-Écosse, les membres de l’énergie marémotrice et la communauté de recherche sur l’énergie marémotrice. Un rapport intermédiaire résumant les questions clés et les progrès accomplis a été publié le 29 septembre 2023. Un rapport final est prévu avant la fin de l’année.
- Le projet de loi C-49, Loi modifiant la Loi de mise en œuvre de l’Accord atlantique Canada-Terre-Neuve-et-Labrador et la Loi de mise en œuvre de l’Accord Canada-Nouvelle-Écosse sur les hydrocarbures extracôtiers, a été déposé à la Chambre des communes en mai 2023. Le projet de loi C-49 aligne les lois de mise en œuvre de l’Accord de Terre-Neuve-et-Labrador et de l’Accord de la Nouvelle-Écosse sur la Loi sur les études d’impact et confère aux offices extracôtiers le pouvoir de réglementer les projets d’énergie renouvelable en mer, tels que l’énergie éolienne. Il n’est pas certain que ces pouvoirs s’étendent aux projets d’énergie marémotrice, étant donné qu’il est peu probable que des projets d’énergie marémotrice voient le jour dans la zone extracôtière définie.
- La planification spatiale marine, actuellement en cours dans cinq zones marines, dont le plateau néo-écossais et la baie de Fundy, a un fort potentiel pour soutenir le secteur des énergies renouvelables dans la région, y compris l’énergie marémotrice. Grâce à l’identification précoce des sites présentant des conditions optimales et/ou des zones à éviter, et une meilleure compréhension des processus réglementaires dès le début de la planification, il est possible de réaliser des gains d’efficacité en amont du processus de développement, ce qui apporte aux investisseurs la certitude dont ils ont besoin.
Pêche commerciale à la civelle
- La valeur de la pêche commerciale à la civelle a connu une croissance exponentielle au cours de la dernière décennie et ses coûts d’accès sont considérablement moins élevés que ceux d’autres pêches.
- Cette pêche représente une occasion d’accroître la participation des Autochtones aux pêches commerciales. Pour les saisons de 2022 et de 2023, 1 200 kg du total autorisé des captures ont été réattribués afin de soutenir la participation accrue des Autochtones à la pêche commerciale à la civelle. Cette pêche pose un défi pour Pêches et Océans Canada, qui doit assurer le respect des règles.
- Dans le cadre de son engagement permanent en faveur de pêches durables, ordonnées et sécuritaires pour tous les participants, le Ministère procède à un examen de la pêche à la civelle afin de répondre aux préoccupations en matière de gestion en vue de la prochaine saison.
Question 1 : Qu’est-ce qui sera couvert par l’examen de gestion?
- L’examen comprend l’évaluation des éléments suivants :
- l’approche actuelle en matière de gouvernance et de gestion;
- la gestion des pêches par d’autres administrations;
- la façon dont les changements réglementaires peuvent améliorer la traçabilité;
- les changements potentiels à apporter aux conditions des permis visant à gérer l’augmentation du nombre de participants à cette pêche;
- et les outils de surveillance de la pêche, actuels et potentiels.
Question 2 : L’examen sera-t-il terminé et les changements seront-ils apportés avant la saison de pêche de 2024?
- Le Ministère déploiera tous les efforts nécessaires pour terminer l’examen et formuler des recommandations avant la saison de 2024, qui commence habituellement en mars.
Question 3 : Pourquoi le Ministère n’a-t-il pas offert de compensation à la diminution du quota associé aux permis? Pour tout changement lié aux accès à cette pêche, s’agit-il d’une mesure envisagée?
- Même si la compensation est l’une des approches adoptées par le Ministère dans le cadre de l’offre d’accès à la pêche commerciale pour les Premières Nations, il ne s’agit pas de la seule approche possible.
- Les décisions concernant les changements à apporter et la façon dont ils seront mis en œuvre sont toujours en cours d’analyse.
Question 4 : Pourquoi le Ministère a-t-il fermé la pêche plus tôt que prévu au cours de la dernière saison?
- L’ampleur des prises non déclarées représente un risque grave pour la conservation du stock d’anguille d’Amérique.
- Certains conflits ont dégénéré en violence et en profération de menaces, ce qui compromettait la sécurité des pêcheurs, du grand public et des agents des pêches, et représentait une menace à la gestion et au contrôle efficaces de la pêche.
- Au cours de la saison dernière, la fermeture de la pêche au moyen d’un arrêté de gestion des pêches était une mesure nécessaire visant à réduire ces risques.
Question 5 : Le Ministère a-t-il envisagé la possibilité de convertir les permis de pêche à l’anguille en permis de pêche à la civelle?
- La conversion de permis de pêche à l’anguille de grande taille en permis de pêche à la civelle pourrait être prise en compte dans le cadre du processus d’examen approfondi de la gestion de la pêche à la civelle, qui comprend la révision des accès et de l’allocation.
- On manifeste un intérêt pour une participation accrue à la pêche à la civelle et des discussions sur la façon d’allouer la ressource sont en cours.
- Un accroissement de l’allocation devrait s’inscrire dans les objectifs de conservation, dans les changements proposés plus généraux qui sont liés à la traçabilité, dans les mesures visant à assurer une gestion et un contrôle appropriés de la pêche, et dans les priorités de réconciliation.
Contexte
- Les civelles sont des anguilles d’Amérique juvéniles. Étant donné que toutes les anguilles d’Amérique proviennent du même lieu de fraie dans la mer des Sargasses et qu’elles partagent donc la même constitution génétique, elles sont considérées comme une seule population mondiale. Cette population a considérablement diminué dans l’est du Canada au cours des 40 dernières années. Le Canada étudie actuellement la possibilité d’inscrire cette espèce sur la liste de la Loi sur les espèces en péril (LEP); si tel est le cas, des interdictions seraient appliquées.
- La pêche à la civelle est gérée au moyen de permis de pêche assortis d’un total autorisé des captures (TAC) et de limites de prises selon le site de pêche (rivières, cours d’eau, ruisseaux). Le TAC de 9 960 kg est demeuré le même depuis 2005. En 2023, on comptait huit permis de pêche commerciale, un permis de pêche commerciale communautaire et deux permis de pêche commerciale communautaire provisoires pour 10 communautés autochtones. Le quota des Premières Nations découle de la réattribution d’une partie du TAC des titulaires de permis existants. Le Ministère a participé à un contrôle judiciaire intenté par trois détenteurs de permis de pêche à la civelle non autochtones qui n’étaient pas d’accord avec l’approche adoptée pour réattribuer le quota de 2022; ces derniers ont eu gain de cause. De plus, trois autres contrôles judiciaires relatifs à la décision de 2023 ont été présentés au Ministère.
- Au cours des dix dernières années, la pêche à la civelle est devenue une activité extrêmement lucrative. La valeur des débarquements est passée de 450 $ par kg en 2009 à environ 5 000 $ par kg en 2023, et une valeur record de 5 100 $ par kg a été atteinte en 2019. Par rapport à d’autres pêches commerciales, la pêche à la civelle nécessite des investissements relativement peu élevés.
- En raison de la facilité de la pêche, de la valeur élevée des débarquements et de l’étendue limitée de l’accès détenu actuellement par les Premières Nations, il existe un risque considérable d’affirmation des droits et de pêche non autorisée par les communautés autochtones de la région et les Premières Nations provenant de diverses provinces et états, ce qui aurait une incidence sur la conservation de l’espèce et la gestion ordonnée de la pêche. Le MPO juge qu’un accès accru à la pêche à la civelle pour les Premières Nations pourrait contribuer à atténuer ce risque.
- Les activités de pêche en dehors du cadre autorisé par le MPO pour la pêche commerciale à la civelle ont augmenté de façon constante au cours de la dernière décennie. En raison de l’augmentation de ces activités pratiquées par des pêcheurs autochtones et non autochtones, la ministre a pris un arrêté de gestion des pêches au printemps des années 2020 et 2023 pour fermer la pêche. Une telle mesure a également été envisagée au printemps 2022.
- La pêche non autorisée à la civelle représente un problème de sécurité important, tant pour les pêcheurs que pour les agents des pêches. Le MPO a reçu de nombreuses plaintes concernant des différends entre pêcheurs et est intervenu dans des cas d’altération d’engins de pêche et dans des situations où des pêcheurs et des agents des pêches ont été menacés.
Clapet à marée de la rivière Avon / Élargissement à quatre voies de la route 101
- Le ministère travaille depuis 2019 avec la province de la Nouvelle-Écosse sur sa demande d’application de la loi sur les pêches pour l’élargissement à quatre voies de la route 101, qui comprend le remplacement du clapet à marée de la rivière Avon.
- Le ministère attend des données de la province de Nouvelle-Écosse sur la conception du projet pour répondre aux normes réglementaires. Avec ces nouvelles données, le ministère continuera d’étudier le projet et de consulter les Mi’kmaq de la Nouvelle-Écosse.
- Le ministère collabore aussi avec la province de Nouvelle-Écosse pour mettre le clapet à marée en conformité avec la législation fédérale.
Question 1 : Pourquoi votre ministère tarde-t-il tant à conclure son examen?
- La Loi sur les pêches exige que le ministère évalue la capacité des structures existantes et nouvelles à assurer le passage du poisson.
- Le ministère examine actuellement, au titre de la Loi sur les pêches, une demande de la Nouvelle-Écosse pour remplacer le clapet à marée de la rivière Avon. Nous jugeons le projet sur sa capacité à permettre la libre circulation de toutes les espèces de poissons de la rivière en question.
- Le ministère s’est engagé à mener un dialogue approfondi avec les Mi’kmaq de la Nouvelle-Écosse, une initiative complexe qui demandera du temps.
Question 2 : Votre ministère prendra-t-il soin d’étudier les conséquences pour la communauté établie autour de cette zone?
- Nous sommes très conscients des nombreuses perspectives sur ce projet. Le mandat du Ministère est d’examiner les projets pour assurer leur conformité aux dispositions sur la protection du poisson et de son habitat de la Loi sur les pêches et de la Loi sur les espèces en péril.
- En tant que promoteur du projet, la province de la Nouvelle-Écosse a la responsabilité de gérer et de communiquer tout changement potentiel de ses activités qui pourrait influer sur les utilisateurs de la rivière Avon.
Contexte
- C’est le ministère de l’Agriculture de la Nouvelle-Écosse qui contrôle le clapet à marée de la rivière Avon. Depuis la construction de la jetée et du clapet à marée dans les années 1970, l’élévation contrôlée a fourni une source d’eau à des fins agricoles et récréatives (lac Pisiquid) à la région environnante. Cette même élévation a aussi contribué à prévenir les inondations. Cependant, la structure n’a pas été conçue ou exploitée de manière à offrir un passage praticable aux poissons de différentes espèces, y compris les espèces en péril.
- Le ministère des Travaux publics de la Nouvelle-Écosse élargit actuellement la route à deux voies au-dessus du clapet à marée en fin de vie. Ce projet exige l’élargissement de la jetée et propose de remplacer le clapet.
- En 2020, après deux ans de dialogues avec la Nouvelle-Écosse et de consultations avec les Mi’kmaq, le MPO a commencé à prendre des arrêtés ministériels exigeant que le ministère de l’Agriculture de Nouvelle-Écosse actionne le clapet à marée de manière à permettre un passage plus naturel des poissons. Cela a eu pour effet d’abaisser les niveaux d’eau du lac Pisiquid et de permettre à une partie de l’eau de marée de pénétrer dans la rivière Avon.
- Durant les incendies qui ont touché certaines zones de la province en mai 2023, la province de Nouvelle-Écosse a déclaré un état d’urgence pour la région et a demandé le remplissage du lac Pisquid pour appuyer une éventuelle lutte contre les feux de forêt. La province de Nouvelle-Écosse a publiquement et ouvertement exprimé son souhait de maintenir ce lac artificiel.
- Le MPO poursuit sa collaboration avec la province pour optimiser la circulation des poissons à travers le clapet à marée, pour peaufiner la conception de la nouvelle structure proposée et pour évaluer celle-ci. Des discussions sont en cours avec les Mi’kmaq de la Nouvelle-Écosse concernant l’aménagement de la structure actuelle et la nouvelle structure proposée. Les Mi’kmaq de la Nouvelle-Écosse espèrent ainsi à améliorer considérablement le passage des poissons.
Fonds des pêches de l’Atlantique
- Le gouvernement du Canada s’engage à soutenir l’innovation et la durabilité dans le secteur canadien du poisson et des fruits de mer. C’est pourquoi il investit plus de 400 millions de dollars par l’intermédiaire du Fonds des pêches de l’Atlantique, en partenariat avec les quatre gouvernements des provinces de l’Atlantique.
- Depuis 2017, soixante-dix-huit pour cent des fonds du programme ont été attribués à plus de 1 123 projets approuvés et à 4,6 millions de dollars supplémentaires, en attente d’approbation.
Q1 : Pourquoi y a-t-il eu des retards dans la mise en place du programme ?
- Le Ministère et les provinces de l’Atlantique ont récemment finalisé un report de fonds afin de prolonger le délai pendant lequel les projets doivent être entièrement mis en œuvre et remboursés jusqu’au 31 mars 2026. Les nouveaux projets ne peuvent faire l’objet de contrats au-delà du 31 mars 2024.
- L’intérêt pour le programme du Fonds des pêches de l’Atlantique demeure fort, avec 160 projets (recherchant un financement de plus de 83,4 millions de dollars) actuellement en cours d’évaluation ou en attente d’approbation.
Contexte
- Le Fonds des pêches de l’Atlantique (FPA) est un fonds de plus de 400 millions de dollars sur sept ans (2017-2018 à 2023-2024), dont les coûts sont partagés avec les partenaires provinciaux, à raison de 70/30 (fédéral/provincial) pendant la durée du programme. Le volet atlantique du FPA a été lancé le 31 août 2017, et son pilier national de commercialisation, le Fonds canadien d’initiatives en matière de pêche et de fruits de mer (FCIMPFM) a été lancé le 5 décembre 2018.
- À ce jour, 78 pour cent du budget total de contribution fédérale/provinciale disponible pour les 379,8 millions de dollars (dont 265,86 millions de dollars fédéraux) du volet atlantique du FPA ont été engagés dans plus de 1 123 projets approuvés.
- 27 autres projets sont en attente d’approbation, évalués à plus de 4,6 millions de dollars en contributions FPA. En outre, il existe actuellement 133 candidatures internes sollicitant un financement de plus de 78,8 millions de dollars et de nouvelles candidatures sont reçues quotidiennement. Ceci, ainsi qu’un certain nombre de propositions de projets à grande échelle en cours d’élaboration, placent du FPA en bonne position pour engager la plupart de ses fonds restants d’ici le 31 mars 2024.
- Un report de deux ans a été opérationnalisé grâce à la prolongation de l’accord-cadre du FPA jusqu’au 31 mars 2026. Ce processus ne permet pas la passation de contrats pour de nouveaux projets au-delà de la date d’expiration initiale du 31 mars 2024.
- Le FCIMPFM, le quatrième pilier national de commercialisation du FPA, qui a actuellement son propre ensemble d’accords-cadres avec dix provinces et territoires signataires, a également une date d’expiration le 31 mars 2024. Les partenaires provinciaux et territoriaux et ses bénéficiaires sont au courant et Ils soutiennent la date d’expiration des FCIMPFM et ne s’attendent pas à ce qu’elle soit prolongée.
- Le FPA se concentre sur le soutien de l’innovation dans le secteur du poisson et des fruits de mer dans tout le Canada atlantique en investissant dans des projets qui aident le secteur à mieux répondre à la demande croissante de poissons et de fruits de mer de haute qualité provenant de sources durables et légales. Son objectif ultime est de « réaliser une croissance économique durable dans le secteur du poisson et des fruits de mer » grâce à des investissements innovants dans le cadre de ses trois piliers stratégiques de l’Atlantique : infrastructure, innovation et partenariats scientifiques. Les candidats admissibles comprennent les groupes autochtones, les entreprises commerciales (y compris les pêcheurs, les aquaculteurs et les transformateurs de fruits de mer), les universités et les universitaires, les associations industrielles et autres organismes sans but lucratif, ainsi que d’autres organisations telles que les instituts de recherche et les sociétés d’État provinciales. Les autres critères d’admissibilité comprennent la résidence dans une province participante ; être actif dans ou soutenir des activités liées aux industries de la récolte, de la transformation ou de l’aquaculture du poisson et des fruits de mer ; et être en mesure de démontrer que la région de l’Atlantique bénéficiera d’avantages économiques maximaux. Tous les projets proposés sont également évalués pour déterminer s’ils déclencheront une obligation de consulter ou une évaluation d’impact (anciennement connue sous le nom d’évaluation environnementale) afin de garantir que toutes les exigences réglementaires sont respectées.
- À ce jour, la majorité des approbations (89 pour cent du total des projets et 71 pour cent des dollars d’investissement) relèvent du pilier Infrastructure. Les investissements dans l’adoption et l’adaptation technologiques au titre du pilier Infrastructure ont joué un rôle essentiel dans la promotion des avantages de l’innovation et de l’automatisation dans le secteur du poisson et des fruits de mer. Le secteur a traditionnellement hésité à investir dans l’innovation car cela était perçu comme trop risqué financièrement, mais e FPA, grâce à ces investissements, a commencé à changer cette perspective en réduisant les obstacles à l’innovation et en permettant aux bénéficiaires de profiter des avantages de l’innovation.
Notes de breffage - région du Pacifique
Plan de transition de l’aquaculture en parcs en filet ouverts
- L’engagement du mandat fourni à mon prédécesseur s’engageait à travailler avec la province de la Colombie-Britannique et les communautés autochtones sur un plan responsable de transition de l’élevage du saumon en parcs en filet ouverts dans les eaux côtières de la Colombie-Britannique d’ici 2025.
- La vision du plan de transition est de faire progresser l’innovation et la croissance dans l’aquaculture durable en Colombie-Britannique afin de minimiser ou d’éliminer progressivement les interactions entre le saumon d’élevage et le saumon sauvage, tout en tenant également compte des objectifs sociaux, culturels et économiques.
- Le gouvernement du Canada veille à ce que la transition soit entreprise d’une manière qui respecte les droits et les intérêts des peuples autochtones et soutient les communautés et les travailleurs.
Question 1 : Quel est le travail accompli par Pêches et Océans Canada jusqu’à maintenant?
- De vastes consultations ont été menées depuis 2020 et résumées dans des rapports publiés en juillet 2021 et en mai 2023.
- Un cadre de discussion a été publié en juillet 2022.
- En juillet 2023, en réponse à des demandes de Premières Nations et d’autres intervenants, la période prévue pour les consultations sur le Plan de transition a été prolongée.
- Depuis fin septembre 2023, je rencontre des Premières Nations et des intervenants clés pour entendre directement leurs points de vue.
Question 2 : Quand le plan de transition sera-t-il mis au point?
- Le gouvernement du Canada collabore et s’engage avec les Premières Nations, la province de la Colombie-Britannique, les gouvernements locaux et les principales parties prenantes à l’élaboration et à la mise en œuvre d’un plan de transition responsable.
- Une fois qu’un plan de transition sera finalisé et publié, nous continuerons à collaborer et à nous engager avec les partenaires et les parties prenantes sur sa mise en œuvre.
Contexte
- En 2019, puis en 2021, la ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne a reçu le mandat de travailler avec la province de la Colombie-Britannique et les communautés autochtones à l’élaboration d’un plan responsable de transition de la salmoniculture en parcs en filet ouverts dans les eaux côtières de la province d’ici 2025.
- Le 29 juillet 2022, Pêches et Océans Canada a publié un cadre de discussion qui décrit une vision proposée pour la transition de la salmoniculture en parcs en filet ouverts en Colombie-Britannique. Le cadre proposé aidera à guider les consultations entreprises avec le gouvernement de la Colombie-Britannique, les Premières Nations, l’industrie, les gouvernements locaux, les intervenants et les Britanno-Colombiens.
- Un rapport « Ce que nous avons entendu », publié le 18 mai 2023, présente un résumé des idées et des points de vue soulevés pendant les phases 1 et 2 des consultations.
- En réponse à des demandes des Premières Nations et d’autres intervenants, le ministère a prolongé la période de consultation sur la transition pour toutes les parties intéressées.
- La phase 3 des échanges (de juillet à septembre 2023) a donné aux participants l’occasion d’examiner le rapport "Ce qui a été dit" et de donner leur propre point de vue sur les questions soulevées. Le MPO prévoit de fournir bientôt une mise à jour sur les prochaines étapes du processus d’échanges.
- La rétroaction et les commentaires reçus pendant les consultations seront déterminants pour l’élaboration du plan de transition final.
Îles Discovery
- Le 22 juin 2022, l’ancienne ministre Murray a annoncé les prochaines étapes vers l’élaboration d’un plan de transition de la salmoniculture en parcs en filet ouverts dans les eaux côtières de la Colombie-Britannique. Parallèlement, l’ancienne ministre a pris la décision d’approuver le renouvellement pour deux ans des permis d’aquaculture de poissons marins en Colombie-Britannique, à l’exception de la région des Îles Discovery. À la suite de la décision de la Cour fédérale, l’ancienne ministre a ordonné au ministère de ne pas renouveler les permis de 15 installations d’élevage de saumon de l’Atlantique dans les Îles Discovery, et de délivrer des permis de six mois pour les deux installations d’élevage de saumon chinook restantes.
- Des consultations avec cinq titulaires de permis et sept Premières Nations de la région ont ensuite été tenues pour orienter la décision sur le renouvellement ou non des 17 permis que l’ancienne ministre devait prendre en janvier 2023.
- Le 17 février 2023, l’ancienne ministre a annoncé sa décision de ne pas renouveler les permis de quinze installations de salmoniculture en parcs en filet ouverts dans les Îles Discovery.
- En mars 2023, le MPO a reçu un avis de demande de contrôle judiciaire de cette décision de la part de la Première Nation Mowi, Cermaq, Grieg et Wei Wai Kum (le représentant lui-même et la Première Nation We Wai Kai). Parallèlement, le MPO a été informé que Mowi, Cermaq et cinq entreprises tertiaires avaient déposé des poursuites civiles contre le MPO et deux anciens ministres du Ministère, concernant des décisions ministérielles remontant à décembre 2020.
- Le MPO travaille avec le ministère de la Justice, qui dirigera le litige dans ces deux dossiers. Le contrôle judiciaire s’est poursuivi avec des contre-interrogatoires des déposants cet automne et sera entendu par la Cour fédérale en décembre 2023. Les poursuites civiles progressent également en ce moment. Les deux dossiers devraient être actifs au cours de la prochaine année.
Rapport sur les pêches de la côte Ouest
- Le gouvernement du Canada a répondu en 2020 au rapport de 2019 du Comité «Les pêches de la côte Ouest: partage des risques et des avantages» et a pris de nombreuses mesures pour résoudre les problèmes soulevés dans le rapport.
- Le Ministère reconnaît l’importance de ces questions pour les participants à la pêche commerciale et s’engage à les engager dans des consultations sur ces questions.
Question 1: Pourquoi cela prend-il autant de temps et quels progrès le Ministère a-t-il réalisés ?
- Pêche et Océans a réalisé d’importants progrès en donnant suite à de nombreuses recommandations du Comité. Cela se traduit par une enquête auprès des titulaires de permis sur la propriété effective des permis, un rapport comparant les politiques de pêche des côtes Est et Ouest, la mise au point de tableaux de bord publiant des données socio-économiques sur la pêche commerciale et récréative afin de soutenir la prise de décision et le lancement de travaux visant à élaborer un registre public de propriété des permis et des quotas afin d’améliorer la transparence.
- Certaines des questions abordées dans le rapport 2019 sont complexes et il existe des points de vue divergents parmi les Premières Nations et les principaux groupes de parties prenantes. Des questions comme celles-ci nécessitent du temps pour une analyse et une mobilisation appropriées.
- Nous sommes impatients d’explorer plus avant les intérêts des Premières nations et des principaux groupes d’intervenants, et de voir comment ces intérêts peuvent être pris en compte dans le cadre de la modernisation de la gestion des pêches commerciales du Ministère sur la côte Ouest.
Contexte
- Le Comité parlementaire permanent sur les Pêches et les Océans a rédigé un rapport en 2019 intitulé « Pêches sur la côte Ouest : partage des risques et des avantages ». Il comprenait 20 recommandations qui appelaient à modifier de façon radicale le régime actuel de gestion et de délivrance des permis des pêches commerciales dans la région du Pacifique afin de promouvoir une plus grande transparence sur les transactions et les détentions de quotas et de permis, de faciliter l’accumulation des avantages de la pêche commerciale pour les participants actifs et de garantir que les bénéfices profitent à tous. Les Canadiens plutôt que les intérêts étrangers, entre autres.
- En 2020 le gouvernement a répondu au rapport en décrivant la position du MPO et l’approche prévue. Les points essentiels de la réponse du gouvernement confirmaient que la Ministre avait le pouvoir de prendre en compte les facteurs sociaux, économiques et culturels dans la prise de décision, que les futures politiques et programmes du MPO ne devraient pas avoir d’impact négatif sur les objectifs de conservation, que le MPO envisagerait des moyens de soutenir la viabilité des entreprises de pêche, et que les besoins, les droits et les capacités des pêcheurs autochtones et de leurs communautés devaient être respectés.
- Le Ministère a comparu devant le Comité à plusieurs reprises depuis la publication du rapport de 2019, la dernière fois en juin 2023 pour faire un rapport sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre des recommandations du Comité de 2019. Vous avez reçu une lettre du Comité concernant les mesures prises par le gouvernement concernant les conclusions du rapport, datée du 16 août 2023 ; un projet de réponse est en cours d’approbation. Les points de discussion ci-dessus sont cohérents avec le projet de réponse à la lettre du Comité.
- Le MPO échangera ensuite avec les principaux intervenants dans le cadre des prochaines séances d’échanges sur la modernisation de la gestion des pêches commerciales sur la côte Ouest, prévues pour le début de 2024.
Initiative de la Stratégie relative au saumon du Pacifique
- Les populations de saumons du Pacifique sont en sérieux déclin en raison des répercussions des changements climatiques, des polluants, des changements dans l’utilisation des terres et de l’eau, et de la pêche illégale et non réglementée. Voilà pourquoi le gouvernement prend des mesures décisives dans le cadre de l’Initiative de la Stratégie relative au saumon du Pacifique.
- Pour l’exercice en cours, on prévoit des dépenses de 73,2 millions de dollars sous forme de subventions et de contributions, y compris le Programme de retrait des permis de pêche commerciale du saumon du Pacifique récemment lancé et la prolongation du Fonds de restauration et d’innovation pour le saumon de la Colombie-Britannique.
- Au cours des trois années restantes, des investissements continueront d’être réalisés dans les quatre piliers de l’Initiative de la Stratégie relative au saumon du Pacifique.
Quelles sont les mesures prises par le Ministère dans le cadre de l’Initiative de la Stratégie relative au saumon du Pacifique?
- Au cours des deux premières années, le Ministère a investi 73,9 millions de dollars dans des mesures ciblées qui visent à lutter contre le déclin du saumon du Pacifique, dont 12 millions de dollars ont été octroyés par l’intermédiaire de partenaires. Il s’agissait notamment de soutenir les Autochtones dans leurs pratiques et leurs projets de pêches inédits et innovants qui remédient aux effets graves des inondations sur l’habitat du saumon dans le sud de la Colombie-Britannique.
- L’Initiative permettra aux partenaires d’entreprendre la restauration de l’habitat, le rétablissement du saumon du Pacifique, l’intendance autochtone du saumon ainsi que l’élaboration de nouvelles approches de gouvernance trilatérale dans le cadre du plan d’action fédéral de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.
- Il existe également un certain nombre d’actions ciblées pour le Yukon, comme une étude de faisabilité pour la création d’un centre d’intendance du saumon y compris une écloserie de conservation, des programmes de pêche du saumon pour les Premières Nations et la planification intégrée du rétablissement des stocks.
Contexte
- Le Budget 2021 prévoyait un investissement de transformation, à partir de 2021-2022, pour aider Pêches et Océans Canada (MPO) à stabiliser et à conserver les populations de saumons sauvages du Pacifique dans le cadre de l’Initiative de la stratégie relative au saumon du Pacifique (ISRSP).
- On a lancé l’ISRSP en juin 2021 dans le but d’enrayer le déclin marqué et continu des principales populations de saumons du Pacifique sur la côte ouest du Canada et de les ramener à un niveau durable pour les générations futures.
- Dans le cadre du Budget 2021.
- Cet investissement vise à mettre en œuvre des initiatives de 2021-2022 à 2025-2026, et est organisé selon quatre piliers : conservation et intendance (travaux liés à l’habitat et à son rétablissement); mise en valeur des salmonidés (travaux liés aux écloseries); transformation de la pêche (travaux liés à la récolte); intégration et collaboration (intégration interne et externe de la planification et de la collaboration avec les autres). L’initiative à long terme est sans précédent, tant par les montants alloués que par sa portée, et les travaux exigeront les efforts non seulement du Ministère, mais aussi de tous ceux dont la vie et les intérêts sont touchés par l’état du saumon du Pacifique.
- Dans l’Énoncé économique de l’automne 2018, l’engagement du gouvernement envers la durabilité du saumon sauvage du Pacifique a été réitéré, comme en fait foi le soutien des efforts d’évaluation et de rétablissement des stocks dans le cadre d’une Loi sur les pêches renouvelée pour les stocks de poissons prioritaires, et l’annonce du lancement de la première itération du Fonds de restauration et d’innovation pour le saumon de la Colombie-Britannique (FRISCB). Le FRISCB conjoint fédéral-provincial, officiellement lancé le 15 mars 2019, allouait initialement 142,85 millions de dollars sur cinq ans : 100 millions de dollars versés par le Canada et 42,85 millions de dollars versés par la Colombie-Britannique. La deuxième phase du FRISCB a été annoncée en août 2022, dont un financement supplémentaire de 100 millions de dollars alloué dans le cadre de l’ISRSP. Ainsi, le financement total du FRISCB se monte à 285 millions de dollars (dont 85 millions de dollars de la Colombie-Britannique), et la date de fin du programme a été reportée au 31 mars 2026.
- Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada a évalué 43 populations de saumons du Pacifique comme étant en péril (en voie de disparition, menacées ou préoccupantes). Il est envisagé d’inscrire ces populations sur la liste de la Loi sur les espèces en péril.
- Depuis 2021, le MPO a financé un certain nombre de projets dirigés par les Premières Nations du Yukon pour stimuler les priorités et les intérêts locaux en matière de saumon. Parmi les exemples de projets financés dans le cadre de l’ISRSP au Yukon, on peut citer une étude de faisabilité pour la création d’un centre d’intendance du saumon y compris une écloserie de conservation, des programmes de pêche du saumon pour les Premières Nations et la planification intégrée du rétablissement des stocks. Des ressources ont également été confirmées pour le Sous-comité du saumon du Yukon afin de renforcer sa capacité à collaborer davantage avec le MPO, les gouvernements des Premières Nations du Yukon et le public, sur l’ISRSP et les efforts visant à remédier au déclin des populations de saumon du Yukon. Le gouvernement est déterminé à continuer à faire progresser la conservation, le rétablissement et la restauration du saumon du Pacifique au Yukon en collaborant avec les Premières Nations et les gouvernements territoriaux du Yukon.
Notes de breffage – région de l’Arctique
Présence de la Garde côtière canadienne dans l’Arctique
- En 2021, le gouvernement du Canada a annoncé la construction de deux brise-glaces polaires dans le cadre de la Stratégie nationale de construction navale, la livraison du premier des brise-glaces étant prévue pour 2030. Ces brise-glaces polaires plus grands et plus puissants permettront à la Garde côtière canadienne de mener des opérations toute l’année dans l’Arctique canadien pour soutenir les Autochtones et les habitants du Nord, de renforcer la souveraineté dans l’Arctique, de faire progresser la science dans l’Extrême-Arctique et de mieux répondre aux urgences maritimes.
- Depuis la création de la région de l’Arctique, la Garde côtière a renforcé sa présence physique dans le Nord en accroissant ses moyens, son personnel et ses partenariats.
Question 1 : Quelles activités la Garde côtière entreprend-elle concernant l’exercice de la souveraineté dans l’Arctique?
- La Garde côtière canadienne fournit des services d’intervention en mer et des services essentiels fédéraux pour promouvoir la souveraineté canadienne dans l’Arctique.
- La Garde côtière canadienne soutient la souveraineté canadienne dans l’Arctique grâce à la génération de connaissances sur le domaine maritime. Les capacités, les systèmes et les outils actuels et nouveaux de connaissance du domaine maritime permettent de suivre de façon continue les navires dans l’Arctique et de déterminer les cibles qui pourraient constituer une menace.
Question 2 : Comment la Garde côtière contribue-t-elle à la connaissance du domaine maritime?
- La Garde côtière contribue à la connaissance du domaine maritime grâce à son ensemble de capteurs, d’outils et d’actifs, ainsi que par l’échange de renseignements avec les autres ministères.
- Au cours de l’été 2023, la Garde côtière a élargi la production de connaissances du domaine maritime à partir des navires, ainsi que les capacités des services de renseignement, de surveillance et de reconnaissance. Au cours de cet exercice, la Garde côtière a également réussi à prouver la faisabilité d’opérations menées par des systèmes aériens pilotés à distance en tant que capacités de connaissance du domaine maritime.
Question 3 : Outre les brise-glaces, en quoi consiste la présence de la Garde côtière dans l’Arctique canadien?
- La région de l’Arctique de la Garde côtière dispose de personnel dans tout l’Arctique, notamment à Yellowknife, Hay River, Inuvik, Pond Inlet, Whale Cove, Kuujjuaq et Iqaluit.
- Les moyens et le personnel de la Garde côtière dans l’Arctique assurent diverses fonctions, notamment les services de trafic maritime, l’intervention en cas de pollution et de danger, le mouillage de bouées, la recherche et le sauvetage maritimes, la formation de la Garde côtière auxiliaire et bien d’autres fonctions.
- La Garde côtière a également joué un rôle clé dans l’intervention du gouvernement fédéral contre les feux de forêt dans les Territoires du Nord-Ouest en 2023, grâce à son hélicoptère, aux moyens et au personnel formé de son système de commandement des incidents.
Question 4 : La Garde côtière cherchera-t-elle à devenir armée afin d’appuyer le mandat de protéger la souveraineté canadienne dans l’Arctique?
- La Garde côtière joue un rôle important dans la protection de la souveraineté canadienne dans l’Arctique. Ce rôle consiste principalement à assurer une présence visible du gouvernement du Canada et la promotion de la connaissance du domaine maritime dans les eaux territoriales et la zone économique exclusive du Canada.
- Bien que la présence de la Garde côtière appuie l’expression de la souveraineté du Canada, le mandat de l’utilisation de l’armement dans le but de protéger la souveraineté du Canada incombe uniquement aux Forces armées canadiennes, comme cela est exprimé dans le document « Protection, Sécurité, Engagement : La politique de défense du Canada ».
Contexte
- La souveraineté du Canada dans l’Arctique ne se manifeste pas seulement par la présence physique d’actifs, comme les brise-glaces, mais aussi par les collectivités et les peuples qui y vivent depuis la nuit des temps. Par exemple, les brise-glaces de la Garde côtière canadienne (GCC) sont essentiels pour permettre aux navires de réapprovisionner la plupart des collectivités arctiques du Canada qui n’ont pas d’accès routier et pour lesquelles le réapprovisionnement ne peut se faire que par la mer.
- Les navires de la Garde côtière canadienne (NGCC) opèrent dans la région de l’Arctique de juin à novembre chaque saison, le bureau régional étant situé à Yellowknife. Grâce au financement accordé par le renouvellement du Plan de protection des océans, la station d’embarcations de sauvetage côtier du Nord, située à Rankin Inlet, est en cours de modernisation pour devenir une station d’intervention maritime dans l’Arctique, ce qui lui permettra d’appuyer l’intervention dans l’Est de l’Arctique.
- La base de la GCC à Hay River est le port d’attache de deux baliseurs, les NGCC Eckaloo et Dumit, qui effectuent l’entretien des bouées du fleuve Mackenzie, d’un navire de recherche et sauvetage (R et S), et d’un équipement d’intervention environnementale rapidement transportable par avion.
- La GCC a des actifs répartis dans toute la région, notamment plus de 20 caches communautaires d’équipement d’intervention environnementale, un équipement d’intervention rapidement transportable par avion, deux dépôts d’Intervention environnementale et dangers maritimes (IEDM), un à Hay River et un à Iqaluit et deux autres dépôts d’IEDM, à Tuktoyaktuk et à Churchill.
- La Garde côtière canadienne collabore avec ses homologues danois et de l’United States Coast Guard (USGC) pour planifier et mener des exercices conjoints de recherche et de sauvetage, d’intervention environnementale et de gestion des incidents. En outre, la GCC effectue des exercices de passage conjoints avec l’USCG pour améliorer l’opérabilité transfrontalière.
- Le centre des Services de trafic des communications maritimes (SCTM) d’Iqaluit surveille et suit les navires déclarants qui pénètrent dans les eaux du Règlement sur la zone de services de trafic maritime du Nord canadien (NORDREG). La GCC a 2 000 aides à la navigation en place dans l’Arctique canadien pour aider à maintenir les voies navigables de la région en tant qu’artère économique maritime.
- La GCC auxiliaire (GCAC), qui est un réseau national à but non lucratif distinct, compte 40 unités dans l’Arctique, soit 469 membres et 59 navires. La GCAC est une partie intégrante de la capacité locale d’intervention en R et S, et la GCC appuie la GCAC par la formation et la certification de ses membres et de ses navires. Dans le cadre du Programme de bénévolat des bateaux communautaires autochtones, la GCC a accordé plus de 7,2 millions de dollars pour soutenir l’achat de bateaux communautaires et la constitution d’unités de la GCAC.
- La GCC est l’un des principaux contributeurs de la connaissance du domaine maritime dans l’Arctique. La capacité du Canada de relever les défis régionaux et d’assurer la sécurité et la conformité à ses lois et règlements dépend de sa capacité de renforcer et de tenir à jour la connaissance du domaine maritime comme portrait global de ce qui se passe dans la région.
- Dans son rapport sur la surveillance des eaux arctiques (novembre 2022), le Bureau de la vérificatrice générale a conclu que, pour évaluer les risques liés à la sécurité et à la sûreté et intervenir adéquatement, le Canada doit être informé de ce qui se passe dans les eaux arctiques grâce à la connaissance du domaine maritime.
- La réponse efficace aux incidents de sécurité maritime et le développement de la connaissance du domaine maritime dépendent des efforts transparents et interopérables entre la GCC et les partenaires des centres des opérations de la sûreté maritime.
- Un outil clé utilisé par la GCC pour contribuer à la connaissance du domaine maritime est le produit de gestion des risques géopolitiques et de conformité aux sanctions économiques appelé PurpleTRAC, qui lui permet de disposer de cinq niveaux de contrôle : la liste de surveillance des navires et des pavillons, les sanctions mondiales, les sanctions par pays, l’historique des mouvements des navires et le contrôle par l’État du port.
Établissement de la région de l’Arctique
- En octobre 2018, le gouvernement du Canada a annoncé la création de régions autonomes de l’Arctique pour Pêches et Océans Canada et la Garde côtière canadienne.
- Un vaste engagement avec les partenaires externes - en particulier les gouvernements et les organisations inuits, des Premières Nations et métis - a eu lieu pour s’assurer que les limites, les programmes et les services de la région fournis reflètent les besoins et les priorités des collectivités que Pêches et Océans et la Garde côtière desservent.
- Cette structure régionale appuie les engagements du Canada et du Ministère à l’égard de la réconciliation avec les peuples autochtones ; la coopération avec les partenaires nationaux et internationaux ; l’innovation axée sur le Nord ; et un milieu de travail diversifié, équitable et inclusif.
- Grâce à une capacité de planification dévouée et continue, le Ministère offre des programmes et des services essentiels qui reflètent les besoins uniques des collectivités du Nord et qui y répondent. La prise de décisions et la mise en œuvre des politiques sont entreprises par le Nord, pour le Nord et dans le Nord.
Question 1 : Quelles sont certaines des initiatives phares dans la région de l’Arctique ?
- Les objectifs de conservation marine pour l’Arctique sont essentiels à l’atteinte des objectifs de protection marine du Canada. D’importants investissements et partenariats ont été faits pour protéger les aires marines dans l’Ensemble de l’Arctique.
- La Stratégie nationale de construction navale a vu trois nouveaux brise-glaces moyens en 2018 ; l’investissement dans six nouveaux brise-glaces du programme en 2019 ; et l’annonce de deux nouveaux brise-glaces polaires en 2030.
- Depuis 2017, le Plan de protection des océans soutient la capacité d’intervention locale en finançant le Programme de bénévolat pour les bateaux communautaires autochtones et la Garde côtière auxiliaire canadienne. De plus, le Plan de protection des océans a permis l’agrandissement de la station de sauvetage maritime de l’Arctique à Rankin Inlet, au Nunavut, et l’augmentation de la cartographie hydrographique dans l’Arctique.
- Plus de 8 millions de dollars en subventions et contributions sont versés aux collectivités, aux gouvernements et aux organisations inuits, des Premières Nations et des Métis pour appuyer la mobilisation et le renforcement des capacités.
Contexte
- En octobre 2018, le gouvernement du Canada a annoncé la création de régions autonomes de l’Arctique pour Pêches et Océans Canada et la Garde côtière canadienne. Après d’importantes consultations auprès des gouvernements, des organisations et des collectivités autochtones du Nord, les limites des régions ont été annoncées en mars 2020, pour inclure l’ensemble des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut, ainsi que le Nunavik (Qc) et le Nunatsiavut (T.-N.-L.), le versant nord du Yukon et la baie d’Hudson et la baie James. Les régions de l’Arctique du MPO et de la GCC sont les premiers ministères fédéraux à inclure l’ensemble de l’Inuit Nunangat, le foyer territorial des Inuits.
- La transition des programmes de la GCC dans l’Arctique s’est terminée en 2021. Les programmes initiaux du MPO dans l’Arctique ont été transférés à la région de l’Arctique en 2020 et les autres programmes devraient faire la transition à compter du 1er avril 2024.
- Le MPO joue un rôle unique dans l’Arctique, lié au mandat du MPO pour l’environnement aquatique, la majorité des collectivités de l’Arctique étant situées le long de la côte maritime ou sur d’autres voies navigables. Le poisson et les mammifères marins sont un aliment de base du régime alimentaire du Nord et sont essentiels à la sécurité alimentaire dans l’Arctique. Ces ressources constituent également la base de possibilités économiques renouvelables pour de nombreuses personnes dans l’Arctique, en fait, selon l’Institut national des pêches autochtones, la pêche commerciale est l’un des rares moteurs économiques pour les collectivités dans de nombreuses régions du Nord.
- L’administration régionale de la GCC se trouve à Yellowknife et l’administration centrale du MPO se trouve à Rankin Inlet, avec des bureaux supplémentaires à Iqaluit, au Nunavut, et à Inuvik et à Hay River, dans les Territoires du Nord-Ouest.
- En 2021, le Comité de l’Arctique Inuit Nunangat du MPO et de la GCC a été établi en tant que mécanisme de gouvernance officiel entre le Ministère et les organisations inuites de revendications territoriales afin d’aider à orienter la mobilisation et la prise de décisions en collaboration en ce qui concerne les priorités de la prestation de programmes et de services et de fournir une plate-forme essentielle pour une communication et une coordination efficaces avec les gouvernements et les communautés inuits.
- Sept coordonnateurs de l’engagement communautaire sont recrutés pour janvier 2024 afin de favoriser les relations sur le terrain entre les collectivités et le Ministère afin de faire progresser les priorités ministérielles, y compris les programmes et les services.
- Un engagement significatif et de grande envergure avec les Inuits, les Premières Nations, les Métis et les collectivités du Nord a permis de déterminer les priorités pour les régions, y compris l’augmentation de la présence et de la capacité dans le Nord ; l’utilisation du savoir autochtone dans la prise de décisions ; diriger l’élaboration de politiques dans le Nord ; éliminer les obstacles à l’emploi et créer de nouvelles possibilités ; l’adaptation aux changements climatiques ; et combler les lacunes en matière d’infrastructure.
- En 2018, la région de l’Arctique a reçu un financement initial à court terme provenant des ressources ministérielles internes ainsi que le transfert de programmes et de fonds connexes d’autres régions, dont 19,8 millions de dollars par année sont en cours.
- La région de l’Arctique du MPO compte plus de 100 postes, dont 31 sont basés dans le Nord. D’autres postes devraient faire la transition vers la région de l’Arctique en 2024. Deux postes de direction du MPO dans l’Arctique sont dotés dans le Nord.
- En octobre 2023, la région de l’Arctique de la Garde côtière compte 151 employés, dont 70 sont actuellement basés dans le Nord, dont un cadre supérieur.
Notes de breffage – région du Québec
Crise des pêches à la crevette et au sébaste dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent
- La diminution marquée de l’abondance de la crevette de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent est préoccupante pour l’avenir de cette pêche commerciale.
- Le ministère a devancé le processus de recommandation en vue de la saison 2024 en procédant exceptionnellement à l’évaluation des stocks dès la fin octobre et en tenant le comité consultatif les 31 octobre et 1er novembre.
- Je souhaite annoncer ma décisionau plus tard en janvier.
Question 1 : Est-ce que le ministère va compenser les pêcheurs pour les aider à passer au travers de cette crise ?
- Le ministère, en collaboration avec d’autres ministères fédéraux à vocation économique, évalue les ressources et les programmes disponibles pour offrir du soutien à l’industrie de la pêche à la crevette.
- Le ministère ne gère pas actuellement de programme d’aide financière aux pêcheurs. Son mandat est d’assurer la conservation des ressources pour maintenir des pêches durables.
Question 2 : Est-ce que le ministère va rouvrir la pêche du sébaste qui, selon les pêcheurs de crevette de l’estuaire et du golfe, est responsable du déclin de la crevette ?
- La décision sur le régime d’accès et d’allocation pour une reprise de la pêche du sébaste doit être annoncée prochainement.
- Quand la décision sera prise, nous établirons les mesures de gestion pour assurer une pêche durable.
Contexte
- Depuis le début de la saison, les débarquements de crevettes nordiques dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent sont qualifiés de « spectaculairement catastrophiques » par les pêcheurs et les transformateurs. Les taux de capture dans les zones de pêche les plus fréquentées sont à 50 pour cent de ce qu’ils étaient l’an dernier.
- Ces faibles rendements associés aux coûts d’opération élevés génèrent des enjeux importants de rentabilité. Plusieurs entreprises de pêche et usines de transformation font face à d’importantes difficultés financières et les faibles volumes capturés en 2023 ont déjà des répercussions économiques dans certaines communautés du Nouveau-Brunswick, du Québec et de la côte Ouest de Terre-Neuve-et-Labrador.
- La dernière Évaluation des stocks de crevette nordique de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent a conclu que trois des quatre stocks se trouvent actuellement dans la zone critique de l’approche de précaution proposée et que leur biomasse respective atteint les plus faibles valeurs observées depuis 1990.
- Le réchauffement et l’appauvrissement en oxygène des eaux profondes de même que l’augmentation de la prédation par les sébastes semblent être des facteurs importants contribuant au déclin et à la baisse de productivité des stocks. Les changements écosystémiques observés dans l’estuaire et le Golfe du Saint-Laurent indiquent un risque accru pour la durabilité des stocks et par conséquent pour tout l’écosystème dont elle fait partie de par son rôle d’espèce fourragère.
- Lors du comité consultatif tenu les 31 octobre et 1er novembre, les représentants des flottilles du Québec, du Nouveau-Brunswick et de Terre-Neuve-et-Labrador ont réitéré leur désarroi face à la baisse anticipée des contingents. Ils ont mentionné rejeter la proposition d’Approche de précaution révisée et ont réclamé une approche de gestion écosystémique qui prendrait en compte les niveaux de prédation par le sébaste.
- Ils ont également recommandé d’ouvrir la pêche commerciale du sébaste dans l’unité 1 dès la saison 2024 et ont demandé la mise sur pied rapide d’un programme d’aide gouvernementale pour permettre de financer la rationalisation des flottilles de même que la transition vers la pêche du sébaste.
Récolte des algues au Québec
- Les forêts d’algues ont un rôle écosystémique essentiel pour de nombreuses espèces marines du Saint-Laurent, une approche de gestion prudente est appliquée.
- Au Québec, les conditions de permis en place ont pour principal objectif de favoriser le renouvellement des forêts d’algues, tout en permettant un certain niveau de récolte.
- Pêches et Océans continuera d’analyser l’efficacité de ses mesures de gestion sur la base des meilleures informations scientifiques disponibles.
Question 1: Est-ce que la règlementation diffère selon les provinces ?
- Les dispositions sur la récolte d’algues prescrites par la Loi sur les pêches et le Règlement des pêches de l’Atlantique s’appliquent à l’ensemble des eaux côtières du Canada Atlantique.
- Les Conditions de permis estimées nécessaires pour assurer la conservation des habitats peuvent varier entre les provinces selon les différentes réalités géographiques.
Question 2: Est-ce qu’il y a un seuil de tolérance au niveau de l’arrachage des algues ?
- Selon les Conditions de permis en place au Québec, tous les crampons doivent être laissés accrochés au substrat pour assurer la régénération du couvert d’algues.
- Néanmoins, les agents des pêches font preuve de jugement et tiennent compte de la nature et du contexte des cas de non-conformité dans l’application de la loi et s’assurent d’appliquer la loi de façon équitable.
Contexte
- En vertu de la Loi sur les pêches, le MPO peut délivrer des permis de récolte de plantes marines dans les eaux côtières du Canada aux conditions estimées nécessaires pour assurer la conservation des plantes marines.
- En 2022, 29 permis de récolte de plantes marines ont été émis au Québec, dont 11 étaient à des fins de récolte commerciale et 18 étaient à des fins scientifiques, éducatives ou d’exposition au public. Il s’agit d’une activité encore peu développée.
- L’octroi de permis par le MPO constitue un privilège assorti de responsabilités importantes. En 2014, les conditions de récolte de plantes marines ont été révisées au Québec par le MPO afin de mieux répondre aux particularités des différents secteurs de récolte.
- Afin de garantir la protection à long terme de cette précieuse ressource, la récolte manuelle d’algues au moyen d’un outil coupant est la seule méthode autorisée au Québec. L’arrachage d’algues, même accidentel, nuit considérablement à leur repousse, impact amplifié par la glace et les prédateurs, tels que les oursins, dans le Saint-Laurent.
- Les agents des pêches sur le terrain font preuve de jugement et tiennent compte de la nature et du contexte des cas de non-conformité dans la mise en place de leurs mesures d’application de la loi. Ils s’assurent d’appliquer la loi de façon équitable.
- L’interdiction d’arrachage d’algues au Québec est actuellement critiquée par un récolteur Gaspésien ayant fait l’objet de constats d’infractions, lequel juge que cette condition est impossible à respecter. Une rencontre avec cet intervenant a eu lieu le 9 novembre 2023.
- Les taux d’arrachage des crampons pourraient varier considérablement entre les espèces : les algues brunes seraient beaucoup plus solides en comparaison aux algues rouges ou vertes qui seraient plus fragiles à l’arrachage. Ces dernières seraient celles principalement récoltées par l’intervenant rencontré.
- Des possibilités de collaboration entre les Sciences du MPO et l’intervenant visant à améliorer les connaissances scientifiques sur les algues et les méthodes de récolte ont été discutées. Les conditions de permis de récolte pourraient potentiellement être modifiées, lorsque les informations scientifiques seront suffisantes et si elles démontrent qu’une modification serait justifiée.
- La possibilité d’organiser un atelier d’échanges regroupant les acteurs de cette filière a aussi été discutée.
Fonds des pêches du Québec
- Le Fonds des pêches du Québec est un fonds de contribution de plus de 40 millions de dollars, sur cinq ans (2019 à 2024). Le coût est partagé avec les partenaires provinciaux, répartis à 70 pour cent au niveau fédéral et à 30 pour cent au niveau provincial, pendant la durée du programme.
- Le programme est conçu pour soutenir l’innovation et la durabilité dans le secteur du poisson et des fruits de mer.
- Plus de 60 pour cent du budget de contribution disponible a été ou est en voie d’être engagé dans 152 projets.
- L’intérêt pour le programme du Fonds des pêches du Québec demeure élevé, avec une vingtaine de projets (recherchant un financement de près de 3 millions de dollars) en cours d’évaluation.
Question 1 : La date de fin du programme sera-t-elle modifiée ?
- Le Ministère et le gouvernement du Québec envisagent le processus de modification de l’entente-cadre du Fonds des pêches du Québec afin de prolonger la date de fin du programme à partir de sa date actuelle fixée au 31 mars 2024, pour une période pouvant aller jusqu’à deux ans jusqu’au 31 mars 2026.
- Les nouveaux projets devront faire l’objet d’entente de contribution au plus tard le 31 mars 2024. La période supplémentaire de deux années permettrait de prolonger le délai pendant lequel les projets doivent être entièrement mis en œuvre et remboursés.
Contexte
- Le Fonds des pêches du Québec vise à soutenir le secteur des pêches et de l’aquaculture, à stimuler l’innovation et à soutenir le développement et la croissance durable de l’industrie. Les deux paliers de gouvernement se sont engagés à verser 40 millions de dollars, dont 27 millions de dollars de Pêches et Océans Canada. À ce jour, 155 projets ont été ou sont en voie d’être approuvés dans le cadre de ce programme, pour un total de 23,3 millions de dollars.
- La prolongation souhaitée permettrait la continuité du programme de deux ans (2024-25 et 2025-26) pour soutenir le développement d’une industrie de la pêche et de l’aquaculture saine et durable afin de répondre à la demande croissante de produits de la mer de haute qualité provenant de sources durables.
- La prolongation du programme permettraient ainsi d’approuver les projets jusqu’au 31 mars 2024, pour une mise en œuvre et une conclusion d’ici le 31 mars 2026. Ce délai est nécessaire pour laisser suffisamment de temps aux bénéficiaires pour mener à bien leurs projets et être remboursés, notamment dans le cas de projets pluriannuels.
Annexe – Décisions en matière de gestion des pêches
| Région | Pêche | Description | Messages clés |
|---|---|---|---|
RCN |
Décision relative à l’accès et à l’allocation du sébaste des unités 1 |
Demande d’une décision ministérielle sur la clé d’accès et d’allocation pour le sébaste des unités 1 (nécessaire pour que le ministre puisse déterminer le partage des totaux autorisés de captures [TAC] lors de la reprise de la pêche commerciale). |
|
Tout |
Plan de rétablissement |
Demande d’une décision ministérielle sur les plans de reconstruction suivants:
|
|
Pacifique |
Saumon du Pacifique Quinnat, Côte Ouest Île de Vancouver |
Demander que le ministère se prononce sur une prolongation de 12 mois pour que le plan de rétablissement puisse être achevé, que les scientifiques puissent donner leur avis et qu’une rencontre avec les Premières Nations soit organisée. |
|
Golfe |
Hareng de printemps du sud du golfe du Saint-Laurent (SGSL): réévaluation de la fermeture de pêche |
Demande d’une décision ministérielle révisée sur la fermeture du hareng SGSL (géniteurs de printemps) annoncée en 2022. L’annonce indiquait que la fermeture serait réexaminée à la suite de la prochaine évaluation du stock (prévue les 19 et 20 mars 2024). La pêche au hareng de printemps ouvre normalement en avril (les appâts ouvrent le 1er avril). |
|
Golfe |
Hareng d’automne du sud du golfe du Saint-Laurent (SGSL): Approche de gestion par secteur (AGS) |
Demande de décision ministérielle sur la modification actuelle de partage du total admissible des captures (TAC) en une formule de partage utilisant un indicateur de la biomasse du stock reproducteur. |
|
T.-N.-L. et Lab. |
Morue du Nord (2J3KL) |
Demande d’une décision ministérielle sur l’approche de gestion pour 2024. |
|
Québec |
Estuaire et crevette du Golfe (ZPC 8, 9, 10 et 12 |
Demande d’une décision ministérielle sur 2024 totaux autorisés de captures |
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