Palourde jaune (Saxidomus gigantea)
Palourde jaune (Saxidomus gigantea). Crédit photo : Rick Harbo.
Sur cette page
- Aperçu de l’espèce
- Historique de la pêche
- Contexte écosystémique
- Recherche et avis scientifiques
- Plan de gestion intégrée des pêches
- Sources
- Liens connexes
Aperçu de l’espèce
Description physique
La palourde jaune est une grande palourde intertidale. Elle possède deux coquilles épaisses de forme carrée à ovale qui présentent des umbos (parties saillantes) prononcés. Ses coquilles sont reliées par un épais ligament externe de charnière et sont dépourvues de lunules. La surface externe des coquilles présente des anneaux concentriques parallèles aux bords. Ces anneaux permettent de déterminer l’âge de la palourde jaune. Le bord extérieur des coquilles est lisse.
La surface externe des coquilles est jaune chez les individus jeunes, tandis qu’elle est blanc grisâtre chez les individus âgés. La surface interne des coquilles est blanche, lisse et terne. La chair de la palourde jaune est de couleur rougeâtre. L’extrémité de son siphon, une structure en forme de tube qui s’étend à partir du corps, est fusionnée et de couleur noire.
La palourde jaune peut atteindre 18 centimètres de longueur. Elle peut vivre 20 ans.
Répartition
La palourde jaune est présente de l’Alaska à la Californie. Elle préfère s’enfouir dans un substrat composé de :
- sable ;
- coquilles brisées ;
- petit gravier.
Les palourdes jaunes adultes vivent dans des cavités permanentes d’une profondeur pouvant atteindre 30 centimètres. Elle vit dans la zone intertidale inférieure jusqu’à une profondeur de 40 mètres.
Cycle de vie
Par rapport à la palourde japonaise et à la palourde du Pacifique, la palourde jaune :
- vit plus longtemps ;
- croît plus lentement ;
- devient plus grosse.
La maturité de la palourde jaune dépend de la taille et non de l’âge. La palourde jaune arrive à la maturité à une longueur de 33 à 43 millimètres. Elle atteint généralement cette longueur entre les âges de 3 et 5 ans. Sa croissance est rapide pendant les premières années de sa vie, puis elle ralentit. Les conditions environnementales ont une incidence sur la croissance de la palourde jaune.
En Colombie-Britannique, la palourde jaune se reproduit d’avril à octobre. C’est une espèce qui expulse ses produits sexuels dans la colonne d’eau; en effet, le sperme et les œufs sont libérés dans l’eau en vue de la fécondation.
Après l’éclosion des œufs, les larves sont pélagiques pendant trois ou quatre semaines. Elles sont transportées vers des plages par les courants marins. Une fois qu’elles sont établies sur le fond de l’océan, les palourdes adultes ne peuvent plus se déplacer vers une autre plage.
Les années de reproduction fructueuses sont rares en Colombie‑Britannique. Certaines années, des populations ne se reproduisent pas, ce qui entraîne des variations dans les populations d’adultes au fil du temps.
Historique de la pêche
La pêche aux palourdes intertidales joue un rôle important dans les communautés côtières de la Colombie‑Britannique :
- elle est une source d’alimentation traditionnelle essentielle pour les Premières Nations depuis des milliers d’années ;
- elle offre des possibilités d’emploi essentielles ;
- elle offre au public des possibilités de pêche récréative.
La pêche commerciale aux palourdes est pratiquée depuis plus de 100 ans. Les pêcheurs les trouvent en creusant le substrat à la main ou à l’aide d’outils manuels, à marée basse. Les premiers débarquements commerciaux de palourde jaune pour la mise en conserve remontent à 1882. De 1900 à 1936 environ, des débarquements de palourde jaune ont été effectués de Comox à Sidney, en Colombie-Britannique, et des conserveries étaient exploitées à Sidney, à Nanaimo et à Vancouver.
Les palourdes et les coques, un autre mollusque bivalve, étaient également vendues fraîches à Victoria et à Vancouver au début des années 1900. Le sommet des débarquements de palourde jaune a été atteint en 1938, soit 2 929 tonnes. À cette époque, la pêche s’était étendue, et la palourde jaune était pêchée jusqu’à la baie Alert et sur la côte ouest de l’île de Vancouver.
Les débarquements de palourde jaune ont diminué à la fin des années 1970, lorsque la pêche commerciale a commencé à cibler davantage la palourde japonaise et la palourde du Pacifique. Ces deux espèces de palourdes sont privilégiées pour les raisons suivantes :
- le coût élevé de la mise en conserve de la palourde jaune ;
- l’évolution de la demande du marché pour les coques fraîches.
Contexte écosystémique
Prédateurs de la palourde jaune :
- natices ;
- étoiles de mer ;
- crabes ;
- poissons de fond ;
- oiseaux de mer ;
- oiseaux de rivage ;
- loutres de mer ;
- ratons laveurs ;
- ours.
La palourde jaune est un mollusque filtreur. Elle utilise son siphon pour capter des particules de nourriture dans la colonne d’eau. Elle ne se nourrit que lorsqu’elle est sous l’eau. Lorsque la marée est basse, la palourde jaune ferme hermétiquement ses coquilles et attend que la marée la recouvre pour se nourrir.
Les mollusques bivalves sont très sensibles à la qualité de l’eau, car ils se nourrissent en filtrant les organismes microscopiques présents dans l’eau. Ce type d’alimentation peut favoriser l’accumulation de bactéries nocives, de virus et de biotoxines marines dans les tissus des mollusques. Leur consommation peut causer des maladies chez l’humain.
Faites preuve de prudence lorsque vous pêchez des mollusques. Vérifiez l’absence de contamination dans la zone où vous prévoyez d’en pêcher. Consultez notre carte en temps réel sur les zones sécuritaires pour la pêche aux mollusques bivalves. S’il n’y a pas de fermeture pour contamination, vérifiez les règlements relatifs aux espèces et les restrictions de pêche supplémentaires.
Recherche et avis scientifiques
Obtenez des avis scientifiques et des recherches sur la palourde jaune
Plan de gestion intégrée des pêches
Plan de gestion intégrée des pêches sur les palourdes intertidales
Sources
- Harbo, Marcus et Boxwell (1997). Intertidal Clam Resources (Manila, Littleneck and Butter Clam) Volume II: The Southern Inside Waters of Vancouver Island and the British Columbia Mainland (PDF, 9.8 mo). (en anglais seulement) Rapport manuscrit canadien des sciences halieutiques et aquatiques no 2417.
- Gillespie et Kronlund (1999). A Manual for Intertidal Clam Surveys. Canadian Journal of Fisheries and Aquatic Sciences (PDF, 7 mo) (en anglais seulement) (Rapport technique canadien des sciences halieutiques et aquatiques) 2077.
- Harbo 1997. Shells and Shellfish of the Pacific Northwest: A field guide, Harbour Publishing, Madeira Park, C.-B., Canada.
Liens connexes
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