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Analyses diagnostiques

Vidéo : Une journée dans la vie d'un échantillon de poisson

Vidéo : Une journée dans la vie d’un échantillon de poisson

Vidéo : Une journée dans la vie d'un échantillon d'huître

Vidéo : Une journée dans la vie d’un échantillon d’huître

En tant que membre de l’Organisation mondiale du commerce (OIE), le Canada est obligé de mettre en œuvre un programme sur la santé des animaux aquatiques qui se conforme aux normes de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) reconnues par l’OMC. Selon l’OIE, « afin d’assurer la confiance dans les résultats des tests, tant au niveau national qu’international, les méthodes d’essai doivent être dûment validées par rapport à l’objectif visé et être réalisées sous le contrôle approprié d’analystes de laboratoires compétents. En résumé, la confiance ne peut être instaurée que si les laboratoires respectent une norme de qualité reconnue. » Afin de respecter les normes internationales de l’OIE, les laboratoires constituant le SLNSAA mettent au point actuellement un système de gestion de la qualité qui s’appliquera aux mesures de contrôle de la qualité, aux tâches administratives et aux activités techniques et se conformera aux lignes directrices de la norme ISO/IEC 17025:2005, en vue de l’agrément octroyé par le Conseil canadien des normes (CCN); ces normes sont également recommandées par l’Organisation mondiale de la santé animale. Les clients des laboratoires et les organismes de réglementation et d’accréditation ont recours à cette norme pour confirmer ou reconnaître la compétence des laboratoires. Ils exigent l’application de critères très stricts pour l’acceptation d’échantillons, d’obligations particulières pour la chaîne de possession (notamment la possibilité de retracer un échantillon tout au long du processus de diagnostic, c’est-à-dire depuis le prélèvement sur le terrain jusqu’aux résultats finaux) et l’élaboration de procédures opérationnelles normalisées. Le Système de laboratoire national pour la santé des animaux aquatiques du MPO doit produire des analyses diagnostiques fiables pour être en mesure d’assumer ses responsabilités relatives à la santé des animaux qui sont énoncées dans le PNSAA prévu dans la Loi sur la santé des animaux et la Loi sur les pêches.

Les analyses diagnostiques permettent de détecter des agents pathogènes dans des échantillons de poissons, de mollusques ou de crustacés. La présence d’un agent pathogène ne signifie pas qu’il y a maladie. Il faut étudier les résultats des analyses diagnostiques dans une optique plus étendue et examiner d’autres renseignements, par exemple les signes cliniques de la maladie ou de la mortalité, pour déterminer si une population est affectée par une maladie. La maladie peut nuire à la capacité de croissance, de reproduction ou de survie d’un poisson, d’un mollusque ou d’un crustacé. Les résultats des tests soutiennent la réglementation et la prise des décisions de gestion; les tests doivent donc convenir à leur objectif ou être validés à cet égard. La validation est un processus de grande portée qui peut être très complexe. Dans le cadre du SLNSAA, les analyses diagnostiques sont réalisées dans un milieu biosécure, avec l’appui d’un cadre solide de gestion de la qualité et de gestion de l’information du laboratoire assurant une documentation complète et la traçabilité.

La formation du personnel de laboratoire est un élément clé du système de gestion de la qualité du SLNSAA. Tous les analystes qui réalisent des analyses diagnostiques à l’égard d’agents pathogènes réglementés (maladies déclarables, à déclaration immédiate ou à déclaration annuelle) doivent avoir suivi la formation obligatoire et démontrer leur compétence pour chaque analyse. L’employé qui ne réussit pas à le faire pour un agent pathogène donné n’est plus permis d’effectuer l’analyse correspondante sur des échantillons diagnostiques tant qu’il n’aura pas rétabli sa qualification. La formation est une activité permanente et la compétence des préposés, en ce qui a trait aux analyses diagnostiques, est vérifiée chaque année.

La présence d’un agent pathogène ne signifie pas qu’il y a maladie. Il faut étudier les résultats des analyses diagnostiques et d’autres renseignements, par exemple les signes cliniques de la maladie ou de la mortalité, pour déterminer si une population est affectée par une maladie.

Ce ne sont pas toutes les souches d’un agent pathogène qui causent une maladie. Certaines d’entre elles, par exemple, ne sont à l’origine d’aucun signe clinique de maladie chez un animal, tandis que d’autres causent une maladie grave pouvant entraîner la mort.

Dans le cadre du système de gestion de la qualité du SLNSAA du MPO, la compétence des employés de laboratoire, en matière d’exécution des analyses diagnostiques, est examinée annuellement. L’employé qui ne réussit pas pour un agent pathogène donné n’est plus permis d’effectuer l’analyse correspondante sur des échantillons diagnostiques tant qu’il n’aura pas rétabli sa qualification.

Système de gestion de la qualité assurant la fiabilité des résultats des tests de laboratoire – ISO/IEC 17025:2005

Dans un laboratoire d’analyse vétérinaire, on obtient un système de gestion de la qualité satisfaisant en mettant au point et en appliquant de bonnes pratiques de gestion et de formation du personnel, des méthodes valides d’essai et d’étalonnage, des techniques d’analyse appropriées et des mesures de contrôle et d’assurance de la qualité.

Mise au point d’analyses diagnostiques

On met au point de nouveaux tests en fonction de besoins variés, par exemple la détection d’un nouvel agent pathogène ou d’un agent pathogène s’installant dans un nouvel hôte, l’accroissement de la sensibilité d’un test ou de la rentabilité d’un autre, l’élaboration d’analyses au moyen d’échantillonnage non létal et l’amélioration du contrôle de la qualité. Lorsque le SLNSAA songe à mettre au point une analyse diagnostique, il respecte les lignes directrices de l’OIE et s’assure que l’analyse convient à son objectif et est bien caractérisée. L’amélioration continue et l’offre de résultats de qualité sont des principes clés du système de gestion de la qualité du SLNSAA. L’élaboration et la validation d’analyses diagnostiques à qualité contrôlée sont essentielles pour la détection et l’identification précises des agents pathogènes et permettent à la direction de prendre des décisions bien informées, fondées sur des données et des conseils scientifiques fiables.

Validation des analyses diagnostiques

On utilise traditionnellement l’isolement des virus et les essais bactériologiques et histologiques pour détecter les virus, les bactéries et les parasites; c’est ce que recommandent les ouvrages scientifiques pour la détection de plusieurs agents pathogènes. Depuis l’inauguration du PNSAA, les laboratoires réunis dans le SLNSAA ont entamé la validation des protocoles d’essai, en portant une attention particulière aux méthodes de biologie moléculaire comme la PCR quantitative. La validation est un processus qui consiste à déterminer si une méthode est appropriée, si elle a été convenablement élaborée et est optimisée et normalisée relativement à ce pour quoi on l’a conçue. La validation porte sur l’exactitude, la précision, la spécificité, le seuil de détection, la limite de dosage, la linéarité, la portée et la robustesse. C’est un processus continu qui évalue le rendement d’un protocole d’essai et qui le caractérise. Pour qu’un protocole demeure validé, il faut en surveiller étroitement le rendement au fil du temps et dans des conditions d’utilisation régulière, afin de s’assurer qu’il continue d’atteindre ses fins prévues. Les processus de validation du SLNSAA sont fondés sur les lignes directrices de validation de l’OIE.

Traitement des échantillons

Tous les sujets présentés au laboratoire sont évalués, afin de déterminer s’ils sont propres à l’analyse, et on leur attribue un code unique ou un numéro, après avoir noté les renseignements qui les concernent. Ce numéro accompagne l’échantillon et tous les sous-échantillons, afin d’assurer la traçabilité de la réception au traitement, à l’analyse, à la rédaction du rapport et à la mise au rebut. Au besoin, on soumet les poissons, mollusques et crustacés à une autopsie et on recueille les tissus ou parties d’organes aux fins d’analyse. Une fois les échantillons testés, on prépare un rapport, et les résultats sont remis au client. À tous les stades du processus, on signale immédiatement à l’ACIA la détection d’un agent pathogène à déclaration obligatoire. Lorsque l’analyse est terminée et les rapports finaux expédiés, les échantillons sont conservés ou mis au rebut, conformément à la politique du SLNSAA.

Les laboratoires du SLNSAA disposent d’une large gamme d’outils de diagnostic pour la détection des agents pathogènes. Les analyses les plus fréquemment utilisées dans les laboratoires sont les suivantes : autopsie (observation macroscopique), isolement du virus, culture bactérienne, histologie et réaction en chaîne de la polymérase (PCR). Plusieurs autres tests sont disponibles, mais restent moins utilisés.

Lors de l’expédition d’échantillons recueillis sur des animaux aux fins d’analyses diagnostiques, comme les tissus ou les organes, on doit se conformer à des normes très strictes pour que les échantillons arrivent au laboratoire dans un état satisfaisant pour l’analyse. Les échantillons qui n’ont pas été stockés de la manière prescrite se dégradent, et les résultats des analyses risquent d’être moins fiables.

Techniques de détection des agents pathogènes

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