Ce que nous avons entendu : Adapter les pêches des Maritimes aux changements climatiques
Remarque : Pêches et Océans Canada (MPO) a organisé une série de sept ateliers régionaux afin de discuter des répercussions des changements climatiques, des obstacles à l'adaptation et des mesures à prendre pour soutenir la résilience des pêcheurs et de l'industrie de la pêche sauvage au Canada.
Sur cette page
- Avertissement
- Résumé : principaux points à retenir
- Rapport
- Effets du changement climatique sur les pêches dans la région des Maritimes
- S’adapter aux changements climatiques
- Regard vers l’avenir
- Résultats de l’exercice de sondage
- Question no 1 : Choisissez tous les éléments suivants qui s’appliquent à vous et à votre rôle
- Question no 2 : Sur une échelle de 1 à 5 (1 étant la valeur la plus faible et 5 la plus élevée), veuillez indiquer dans quelle mesure vous êtes d’accord ou en désaccord avec les énoncés ci-dessous
- Question no 3 : Qu’est-ce qui pourrait accroître l’agilité et la souplesse du régime de gestion des pêches pour répondre aux défis futurs
- Liste des participants
Avertissement
Le rapport suivant contient les opinions exprimées par les personnes qui ont assisté aux ateliers régionaux et ne reflète pas nécessairement les points de vue de Pêches et Océans Canada (MPO).
Tout au long du présent rapport, les opinions des participants sont présentées telles qu’elles ont été reçues par le MPO. Cependant, dans certains cas, il existe des divergences entre les interprétations des participants et ce qui est autorisé par le MPO. Ainsi, les commentaires des participants ne sont pas toujours conformes au cadre légal, réglementaire et stratégique tel qu’il est entendu par le MPO. En outre, les recommandations des participants citées ci-dessous reflètent un consensus, mais ne doivent pas être interprétées comme ayant fait l’objet d’un consentement unanime.
Résumé : principaux points à retenir
Les participants ont déclaré avoir subi plusieurs effets des changements climatiques sur leurs pêches, notamment :
- Des changements importants dans la répartition des espèces : Les participants ont signalé que de nombreuses espèces de poissons se déplacent vers le nord, ce qui entraîne un déclin des populations indigènes dans les Maritimes. Des poissons tropicaux émergent en raison du réchauffement des eaux, ce qui complique les prévisions de prises accessoires.
- Des modifications à la période de pêche : Les participants ont indiqué que la pêche commence plus tôt au printemps en raison de l’absence de glace sur les eaux, mais que la fluctuation des températures de la mer rend les prises imprévisibles.
- Des espèces envahissantes : Les participants ont déclaré avoir vu plus d’espèces envahissantes, comme le crabe vert et le Didemnum.
Les participants ont signalé plusieurs préoccupations relatives aux pêches à l’ère des changements climatiques, notamment :
- Des préoccupations liées aux politiques : Les participants ont remis en question la capacité de la politique actuelle à réagir aux changements climatiques, notamment en ce qui concerne l’évolution de l’abondance et de la répartition des espèces.
- Des effets sur les collectivités côtières : Les participants ont souligné des défis plus vastes touchant entre autres l’emploi, l’infrastructure et le secteur des services, en insistant sur la nécessité de soutenir des collectivités prospères.
- Des lacunes dans les données : Les participants ont fait part de la nécessité d’effectuer plus de recherches sur les effets des changements climatiques sur les relations prédateur-proie et au-delà des espèces cibles.
Les participants prennent plusieurs mesures pour s’adapter aux effets des changements climatiques, notamment :
- Améliorer la collecte de données et les efforts de recherche, comme l’utilisation de la télémesure par satellite pour suivre les habitats de nidification et les voies migratoires, élargir la recherche afin d’inclure des données environnementales en plus de l’échantillonnage biologique, utiliser la recherche génomique pour assurer la survie des espèces dans des eaux plus chaudes, et étudier l’élévation du niveau de la mer et les tempêtes.
- La diversification des pêches, des engins de pêche et des méthodes de récolte, comme l’élaboration d’outils pour des pratiques de pêche plus sécuritaires, l’exploration d’autres méthodes de récolte pour réduire les répercussions environnementales, l’élaboration de nouvelles technologies de chalutage pour réduire au minimum les prises accessoires, la recherche d’accès aux pêches adjacentes et l’exploration de nouveaux engins de pêche.
Les participants ont souligné ce qu’ils considèrent comme étant certains des plus grands obstacles à l’adaptation, notamment :
- Des systèmes de gestion des pêches lents et en silos, ce qui cause des problèmes de coordination et ralentit l’adaptation aux changements climatiques.
- Une réglementation rigide sur les périodes de pêche et les types d’engins, avec des processus très lents pour les changer.
- Une absence de projections et de prévisions futures sur les effets des changements climatiques, les relations prédateur-proie et les déplacements des espèces.
Les participants ont échangé des idées de mesures ou de possibilités précises pour appuyer les efforts d’adaptation, notamment :
- Diversifier les espèces de poissons et explorer de nouvelles possibilités économiques.
- Communiquer les risques climatiques à court et à long terme, tout en élaborant des stratégies pour atténuer ces risques.
- Mettre en œuvre des approches de consultation plus inclusives et interactives, comme un groupe de travail sur les changements climatiques axé sur des discussions en groupes mixtes. Les participants ont souligné la nécessité d’un renforcement des capacités au sein de l’industrie, du gouvernement et des ONGE pour s’engager dans une adaptation efficace aux changements climatiques.
- Envisager des scénarios de gestion futurs pour faciliter les décisions de gestion en cours de saison et appuyer la planification à long terme.
- Sensibiliser davantage le public aux effets des changements climatiques sur les pêches, y compris la responsabilité partagée en matière de changement et d’adaptation dans tous les secteurs.
Rapport
Effets du changement climatique sur les pêches dans la région des Maritimes
Quels sont les effets des changements climatiques sur vos pêches
Les participants à l’atelier ont souligné divers effets et vulnérabilités liés aux changements climatiques, en particulier les changements dans la répartition des espèces. Bon nombre d’entre eux ont remarqué des changements dans les habitudes et les voies de migration, avec un déplacement vers le nord de certaines espèces, ce qui a entraîné un déclin des populations indigènes dans la région des Maritimes. Le réchauffement des eaux amène de nouveaux poissons des régions tropicales, ce qui complique la prévision des prises accessoires et des espèces non ciblées. L’incidence de ces changements sur la disponibilité des aliments pour les espèces ciblées, à mesure qu’elles se réinstallent dans différentes régions ou profondeurs, est une importante préoccupation pour bon nombre de participants.
De plus, les changements dans les périodes de pêches ont soulevé des préoccupations, certains participants faisant remarquer qu’ils pêchent maintenant à des périodes où ce n’était pas le cas auparavant – à partir du début du printemps, car les eaux exemptes de glace sont devenues plus fréquentes. Cependant, les fluctuations et les températures moins prévisibles de la surface de la mer ont entraîné des prises plus faibles et plus imprévisibles. À mesure que les migrations et les regroupements de poissons changent, cela a une incidence sur la qualité et la disponibilité des poissons et peut entraîner des conflits liés aux engins de pêche. Ces changements de répartition et de période de pêche causent également plus de conflits entre les pêcheurs. De plus, les changements qui se chevauchent dans les pêches transfrontalières ont accru les tensions, en particulier avec les pêcheurs américains, puisqu’un grand nombre de pêches partagent des frontières avec les États-Unis.
Les pêches au homard ont été durement touchées, et les pêcheurs ont remarqué des changements rapides dans la saisonnalité, la répartition des tailles et la qualité des produits. Les régions du sud connaissent un déclin des populations de homards, tandis que les régions du nord enregistrent des gains, ce qui entraîne des répercussions inéquitables. Les discussions sur les changements dans la saison du homard ont été fréquentes, les températures de fond plus chaudes et plus froides ayant une incidence sur le moment de la mue du homard et sur l’âge de la maturité.
Les participants ont également exprimé des préoccupations au sujet de l’incapacité de récolter des espèces traditionnelles, comme le saumon, qui a d’importantes répercussions culturelles sur les communautés autochtones. De plus, les effets des changements climatiques sur la pêche commerciale et la chaîne de transformation sont profondément ressentis par les collectivités côtières. La fréquence et l’intensité accrues des tempêtes ont soulevé des préoccupations en matière de sécurité pour les pêcheurs, tout en menaçant l’infrastructure, ce qui a entraîné une augmentation des pertes d’engins de pêche. On a aussi l’impression que les eaux agitées en raison de ces tempêtes plus fréquentes perturbent les schémas et le comportement des espèces, ce qui rend la pêche moins prévisible.
La présence accrue des espèces envahissantes, comme le crabe vert et le Didemnum, est devenue une préoccupation croissante, particulièrement en ce qui concerne les espèces en péril, comme le saumon et l’anguille, car ces envahisseurs font concurrence aux espèces indigènes pour obtenir des ressources. De plus, les participants ont signalé une augmentation des maladies et du Vibrio, surtout chez les mollusques, comme les pétoncles et les huîtres. Ces effets combinés des changements climatiques font en sorte que les pêcheurs et les communautés autochtones ont de la difficulté à s’adapter, ce qui contribue à un sentiment croissant d’inquiétude au sujet de la prévisibilité future des pêches dans la région des Maritimes.
Quels sont vos principaux défis et préoccupations liés à ces effets climatiques
Les participants ont soulevé un certain nombre de préoccupations importantes, dont bon nombre sont liées à l’évolution des conditions environnementales et aux répercussions que cela a sur les pêches. L’une des préoccupations les plus pressantes exprimées par les participants concernait les politiques actuelles en matière de pêche et les approches de gestion. Les participants ont souligné que les politiques et les règlements actuels doivent être modifiés pour tenir compte de l’ampleur des changements climatiques qui touchent le secteur des pêches. Plus particulièrement, certains participants sont préoccupés par l’adaptation des politiques à l’abondance et à la répartition changeantes des espèces. Une question importante qui a été soulevée concernait la façon dont l’accès aux ressources sera déterminé lorsque les espèces s’éloigneront. Les participants ont expliqué que la répartition des espèces et les personnes qui devraient avoir accès aux ressources à la lumière de ces changements constituent une préoccupation clé.
Les participants ont souligné que l’adoption d’une approche holistique de la gestion des pêches, qui va au-delà de la science des stocks individuels pour tenir compte de la situation dans son ensemble, y compris l’ensemble des pêches et des collectivités, permettra au MPO de prendre ses décisions à l’avenir. Le fait d’élargir le système actuel de gestion d’une seule espèce améliorera la flexibilité et la rapidité de réaction aux changements climatiques rapides, les participants réclamant un régime de gestion plus proactif et plus souple, y compris des décisions en cours de saison pour remédier aux anomalies.
L’intégration des effets climatiques dans les plans de gestion était un autre point clé, et les participants ont demandé que davantage d’attention et de ressources soient consacrées à l’intégration des considérations climatiques dans toutes les décisions relatives aux pêches à l’avenir. De nombreux participants ont insisté sur le fait que les processus actuels de gestion des pêches devraient être mis à jour dans un avenir proche afin de tenir compte de l’augmentation du nombre de nouvelles espèces présentes dans les eaux canadiennes, des stocks en voie de disparition et de la modification des saisons en raison des changements climatiques.
Les participants ont également souligné les effets et les défis plus généraux des changements climatiques sur les collectivités côtières, y compris l’emploi, le secteur des services et l’infrastructure. Certains ont laissé entendre que des changements devraient être envisagés non pas seulement pour assurer la survie des pêches, mais aussi pour leur permettre de prospérer à l’appui des collectivités côtières. Un soutien notable a également été exprimé à l’égard du Canada pour qu’il continue à gérer les pêches autochtones en dépit de l’incertitude, et pour qu’il veille à ce que les engagements pris vis-à-vis des communautés autochtones et des pêcheurs soient respectés malgré les changements climatiques.
La disponibilité des appâts et le processus d’approbation pour les nouveaux appâts ont soulevé des préoccupations, particulièrement en ce qui concerne l’utilisation du crabe vert comme appât pour la pêche au homard. Certains participants s’inquiètent des risques que pose le crabe vert pour le homard, notamment la propagation de maladies, comme le virus de la maladie des points blancs et d’autres parasites.
Les participants ont insisté sur la nécessité de recueillir plus de données au-delà des espèces cibles pour comprendre les effets des changements climatiques sur les relations prédateur-proie, qui sont essentielles à la gestion des pêches. En outre, les discussions ont porté sur l’augmentation de la capacité des infrastructures côtières, la réduction des coûts d’exploitation pour le remplacement des engins de pêche et l’amélioration de la coordination entre les gouvernements fédéral et provinciaux en ce qui concerne l’accès à l’infrastructure. Les événements météorologiques extrêmes et leurs répercussions sur les activités de pêche, les relevés scientifiques et les sources d’alimentation du poisson ont également été mentionnés en tant que préoccupations importantes.
Les participants ont exprimé des préoccupations au sujet des effets des changements climatiques sur les mollusques, en particulier en ce qui concerne la salinité, la production de carbonate de calcium, la disponibilité des aliments à des profondeurs accrues, la turbidité accrue causée par les tempêtes et le moment où se produisent les proliférations d’algues. Les effets potentiels des changements climatiques sur le saumon ont également été soulignés, surtout en ce qui concerne les changements dans les voies de migration, le succès de la fraie et la disponibilité des proies, qui ont une incidence sur la reproduction et les taux de survie du saumon.
Un certain nombre de préoccupations propres au homard ont également été soulevées, particulièrement en ce qui concerne le moment où les homards muent, ce qui a une incidence sur leur capacité de survie pendant le transport. De plus, les homards à carapace molle sont confrontés à une hausse de la mortalité et à une perte de valeur attribuables à une manipulation accrue au cours de ce stade de vulnérabilité.
Enfin, les participants trouvent difficile de trouver un équilibre entre les mesures de précaution et la nécessité d’appuyer les collectivités côtières qui dépendent de la pêche. Le dilemme réside dans la planification de rendements réduits qui permettent une certaine pêche pour soutenir les économies locales, ce qui soulève des questions difficiles sur la façon d’atteindre un équilibre entre la durabilité et les moyens de subsistance économiques.
Qu’est-ce qui a le plus changé dans vos pêches
Les participants ont signalé que les comportements des espèces deviennent de plus en plus imprévisibles, ce qui rend la gestion des pêches plus complexe. Les répercussions sur la productivité varient considérablement d’une espèce à l’autre, certaines connaissant des déclins tandis que d’autres se déplacent vers de nouvelles régions ou émergent dans des endroits inattendus. Cette imprévisibilité a ajouté d’importants défis à la prévision des populations de poissons, ce qui rend plus difficiles la planification des efforts de pêche et la gestion efficace des ressources. Par conséquent, on se demande de plus en plus comment s’adapter à ces conditions changeantes et assurer la durabilité des pêches face à une telle variabilité.
S’adapter aux changements climatiques
Quelles mesures prenez-vous pour répondre ou vous adapter aux conditions changeantes
Les participants ont fait part de plusieurs mesures en cours et prévues visant à s’adapter aux défis posés par les changements climatiques. Vous trouverez ci-dessous quelques exemples de stratégies d’adaptation clés mises en œuvre dans la région des Maritimes.
De nombreux participants prennent des mesures pour améliorer la collecte de données et les efforts de recherche, notamment :
- Recueillir des données essentielles sur le saumon atlantique au moyen de la télémesure par satellite, y compris sur les habitats de nidification et les voies de migration. Ces données sont communiquées aux décideurs et au public afin d’améliorer la compréhension et la gestion des populations de saumon.
- Créer un cadre pour évaluer les effets et les risques des changements climatiques sur la faune marine et travailler en collaboration avec une ONGE afin de traduire les résultats en extrants exploitables pour les pêcheurs et le personnel de gestion des pêches, afin d’appuyer la prise de décisions éclairées.
- Préconiser une recherche plus adaptée. Cela comprend la collecte de données sur la température de l’eau et les tendances des prises pour les pêches communautaires, ce qui peut aider à éclairer les modifications aux saisons de pêche.
- Élargir la recherche pour inclure davantage de données environnementales parallèlement à l’échantillonnage biologique. L’accent est mis sur le suivi des changements dans l’approvisionnement en appâts et les déplacements du homard pour s’adapter aux nouvelles conditions.
- Former des étudiants pour qu’ils deviennent de futurs chefs de file en matière de pêche et d’adaptation aux changements climatiques, tout en obtenant du financement pour la poursuite de la recherche sur les pêches.
- Élaboration d’outils de surveillance des mollusques et crustacés. Des recherches en génomique sont en cours pour comprendre comment les mollusques et crustacés peuvent mieux tolérer des températures de l’eau plus élevées, ce qui contribuera à assurer l’avenir de ces ressources marines vitales.
- Étudier l’élévation du niveau de la mer et les tempêtes, en particulier dans la zone intertidale, afin d’évaluer leur impact sur la récolte des algues et des mollusques et crustacés, en mettant l’accent sur la résilience et les stratégies d’adaptation.
Les participants ont fait part de certaines des mesures qu’ils prennent pour diversifier les pêches, les engins de pêche et les méthodes de récolte, notamment :
- Faire des recherches sur d’autres pêches et explorer des façons d’accéder aux pêches adjacentes.
- Exploration de nouveaux engins de pêche pour des espèces viables sur le plan commercial.
- Élaborer des outils pour rendre les pratiques de pêche plus sécuritaires pour les baleines et réduire les risques environnementaux.
- Adapter les activités de pêche aux changements touchant l’habitat des espèces.
- Explorer d’autres méthodes de récolte pour réduire les répercussions environnementales, tout en insistant sur la modification des saisons de pêche et des quotas par les organismes de réglementation.
- Les nations autochtones adaptent leurs pratiques de pêche et leurs modes de vie traditionnels en réponse aux changements environnementaux, assurant ainsi la résilience de leurs collectivités et de leurs pratiques culturelles.
- Mettre au point de nouvelles technologies de chalutage afin de réduire au minimum les prises accessoires.
Les participants ont insisté sur la nécessité de travailler en collaboration pour s’adapter aux changements climatiques et ont donné quelques exemples de leurs stratégies :
- Collaborer avec le MPO pour aider à améliorer les outils de gestion des risques climatiques et identifier les espèces les plus à risque.
- Préconiser une prise de décisions axée sur la collaboration et la prudence lors des tables consultatives afin d’assurer des pratiques durables.
- Mettre l’accent sur la coordination régionale et le regroupement de l’information entre les directions générales pour déterminer les domaines prioritaires d’investissement dans l’adaptation aux changements climatiques.
Ces efforts collectifs reflètent une approche exhaustive et multidimensionnelle de l’adaptation aux défis posés par les changements climatiques, et mettent fortement l’accent sur la recherche, l’innovation, la collaboration et l’intégration des considérations environnementales et sociales.
Quels sont, selon vous, les principaux obstacles à l’adaptation
Les participants ont cerné plusieurs obstacles importants qui font en sorte qu’il est plus difficile pour les pêcheurs de s’adapter aux effets des changements climatiques sur les pêches. Les participants ont souligné le besoin important d’une réglementation plus cohérente et plus souple en matière de gestion des pêches, surtout à mesure que les changements climatiques s’accélèrent. Les systèmes de réglementation actuels pourraient être modifiés en vue d’une approche plus globale, d’une réduction des problèmes liés à la délivrance de permis aux pêcheurs et d’une amélioration de la coordination entre les politiques relatives aux différentes zones et espèces, et que le MPO agisse plus rapidement et avec plus de souplesse en réaction aux nouvelles pêches et aux changements dans la répartition des espèces.
Les participants ont expliqué que le régime de pêche et le système de réglementation actuels ne s’adaptent pas assez rapidement. Par exemple, les participants ont estimé que les règlements relatifs aux périodes de pêche et aux types d’engins devraient être mis à jour, ce qui faciliterait le maintien de l’agilité face aux conditions changeantes. Les participants ont demandé de passer d’une prise de décision réactive à une prise de décision proactive, en mettant en œuvre des plans pour les crises probables, comme celles liées aux changements climatiques, afin de promouvoir la stabilité de l’industrie et d’atténuer les risques. En outre, les participants ont suggéré que le MPO utilise une plus grande quantité de données pour améliorer les projections et les prédictions futures concernant les répercussions des changements climatiques, les relations prédateurs-proies et les déplacements des espèces.
La politisation des décisions relatives aux pêches a été mentionnée comme étant un obstacle important. Les participants trouvent cela difficile lorsque les politiques et les décisions changent en fonction de cycles politiques plutôt qu’en suivant une planification solide à long terme, et estiment que cela crée de l’instabilité pour les pêcheurs. En outre, le renforcement de l’application de la loi pourrait créer un environnement plus harmonieux pour les pêcheurs, accroître la certitude et renforcer la capacité à réaliser des changements significatifs. Pour améliorer la situation, les participants ont demandé une approche de gestion plus intégrée qui tient compte des commentaires des pêcheurs et des scientifiques de l’environnement, ainsi qu’un examen plus équilibré des stratégies d’adaptation et d’atténuation. Le processus décisionnel doit comprendre une meilleure compréhension de la dynamique régionale et locale, ainsi qu’un soutien aux entreprises de propriétaires-exploitants et à l’investissement dans les infrastructures. Les participants ont noté que la fragmentation du cadre réglementaire et les incohérences régionales dans le processus décisionnel pourraient être résolues grâce à l’adoption d’une approche plus unifiée, plus prospective et plus inclusive pour faire face aux difficultés auxquelles est confrontée l’industrie de la pêche, en accordant une attention particulière aux changements climatiques et à la durabilité à long terme.
De quoi avez-vous besoin pour mieux vous adapter aux conditions changeantes
Les participants ont établi plusieurs formes de soutien dont ils ont besoin pour mieux s’adapter aux changements climatiques, en mettant l’accent sur des approches proactives et souples de la gestion des pêches et une plus grande collaboration. Les thèmes clés suivants se sont dégagés de l’atelier :
- Gestion proactive et souple : Les participants ont souligné l’importance d’adopter une approche de gestion des pêches proactive et souple qui tient compte des défis changeants auxquels font face les pêcheurs et les collectivités. Cela comprend une meilleure communication, un processus décisionnel plus inclusif et une compréhension approfondie de ces défis. Parmi les suggestions, mentionnons la prise en considération des changements expérimentaux ou à court terme de la saison et la recherche de façons de s’adapter en dehors des contraintes des règlements actuels et des horaires des conseils consultatifs.
- Transparence et inclusion dans la prise de décisions : Un thème clé était la nécessité d’une communication plus claire et d’un processus décisionnel plus inclusif. Les participants ont appelé à une plus grande précision dans la communication de l’information et des considérations qui sous-tendent les décisions sur les pêches. Ils ont insisté sur l’importance d’améliorer la compréhension des pêcheurs au sujet de la complexité de ces décisions et ont demandé que le MPO revoie ses processus pour devenir plus agile et réceptif.
- Stabilité financière : Les participants ont appelé à une plus grande certitude quant à l’aide apportée aux pêcheurs afin qu’ils obtiennent du financement pour de nouveaux équipements et navires.
- Approche globale de la gestion des pêches : Compte tenu des effets croissants des changements climatiques, les participants ont déclaré qu’une approche globale de la gestion des pêches pourrait être plus efficace si des considérations sociales, culturelles et économiques étaient prises en compte lors de la définition des objectifs à long terme.
- Éducation : L’éducation a également été jugée essentielle, en particulier pour ce qui est de mobiliser les jeunes dans le cadre de programmes axés sur les pêches dans les écoles, ce qui permettrait d’accroître la sensibilisation à la conservation des océans.
- Établissement de relations : Le renforcement de la relation entre les pêcheurs et le MPO est considéré comme une étape cruciale de la collaboration en vue de l’adaptation aux difficultés liées aux changements climatiques, et pourrait être rendu possible par une plus grande reconnaissance du précieux savoir expérientiel des pêcheurs.
- Outils de gestion des pêches en évolution : Au fur et à mesure que l’énergie éolienne extracôtière et d’autres changements liés aux océans émergent, il est nécessaire que les outils de gestion des pêches évoluent. Les participants ont demandé une plus grande ouverture au sein du Secteur des sciences du MPO, en particulier à l’égard de la modification des évaluations des stocks en fonction des données en temps réel. Les méthodes de gestion, y compris en ce qui concerne les types d’engins et les périodes de déploiement, doivent être souples pour suivre l’évolution des conditions. De nouveaux outils sont également nécessaires pour gérer les espèces émergentes, et une approche scientifique collaborative mettant à contribution des pêcheurs ayant de l’expérience avec diverses espèces a été jugée essentielle.
- Amélioration de la surveillance des pêches et de la collecte de données connexes : La prise de décisions fiables, à une époque marquée par le changement, exige une meilleure surveillance des pêches et une meilleure collecte de données. Les participants ont souligné l’importance de mener des évaluations fréquentes des stocks, d’effectuer des études de référence aux fins de comparaison et de renforcer la participation des intervenants afin de recueillir des renseignements auprès de tous les secteurs. Les participants ont également suggéré d’intégrer des consultants tiers pour une évaluation plus précise des stocks, ce qui améliorerait la fiabilité globale des données sur les pêches.
- Intégration plus large des connaissances : Pour s’adapter efficacement, les participants ont souligné la nécessité d’intégrer un plus large éventail de connaissances, y compris des perspectives fondées sur les pêcheurs et les sciences sociales. Cela comprend des évaluations fréquentes des stocks, la mobilisation continue des intervenants et un engagement à l’égard du travail de prévision. De plus, la collaboration avec les climatologues a été recommandée pour déterminer les données nécessaires à une meilleure prise de décisions.
- Considérations socioéconomiques pour les collectivités côtières : Enfin, les participants ont souligné l’importance de tenir compte des besoins socioéconomiques des collectivités côtières dans la gestion des pêches. Une collaboration accrue avec les gouvernements provinciaux a été jugée essentielle pour trouver des solutions bénéfiques pour la collectivité afin d’assurer la durabilité et la résilience à long terme face aux changements climatiques.
En résumé, les participants ont demandé une approche plus souple, inclusive et transparente de la gestion des pêches, une approche qui tienne compte des défis changeants liés aux changements climatiques et qui intègre diverses connaissances et perspectives. Grâce au dialogue continu, à l’éducation et à la collaboration, nous pouvons travailler à des pêches résilientes et durables.
Regard vers l’avenir
Quelle est votre vision de l’avenir pour des pêches adaptées au climat dans les Maritimes
Les participants ont fait part de leurs visions futures pour des pêches adaptées au climat dans les Maritimes. Leurs visions mettaient l’accent sur une approche collaborative et axée sur le travail d’équipe en matière de gestion des pêches, en accordant la priorité à la mobilisation des intervenants et des partenaires pour assurer des pêches durables et prospères.
L’une des principales priorités cernées lors de l’atelier était la maximisation de la collaboration dans le secteur des pêches et la réduction des conflits. Une approche collaborative encourage le soutien mutuel et le partage des ressources, où toutes les parties –, peuples autochtones, intervenants, ONGE et autres – sont réunies pour travailler à l’atteinte d’objectifs communs. Les participants ont souligné l’importance de réunions inclusives des intervenants qui permettent à chacun de contribuer au processus décisionnel, tout en éliminant les obstacles entre les différents groupes. Une vision de la réussite future des pêches tiendrait compte d’un large éventail de points de vue, en veillant à ce que les intérêts de tous les intervenants soient pris en considération. Les participants ont également souligné l’importance de veiller à ce que les collectivités autochtones et locales jouent un rôle central dans le processus décisionnel en matière de pêches, en veillant à ce que les objectifs économiques, écologiques et socioculturels soient harmonisés. L’objectif de pêches adaptées au climat dans les Maritimes devrait être de soutenir la santé des populations de poissons tout en favorisant des collectivités dynamiques et durables.
Les participants ont insisté sur la nécessité que les changements climatiques soient au premier plan des décisions de gestion des pêches. Dans la vision d’avenir des participants, le MPO jouerait un rôle actif dans la mise en œuvre de politiques et de stratégies axées sur les enjeux liés au climat. Les approches de gestion seraient souples et adaptées aux défis climatiques, ce qui donnerait aux pêcheurs une confiance dans l’adaptabilité du système. L’intégration des considérations climatiques à toutes les étapes, de la collecte des données jusqu’à la prise de décisions, a été déterminée comme étant une étape cruciale dans l’établissement de pêches résilientes qui peuvent s’adapter rapidement aux conditions environnementales changeantes. Pour s’adapter aux changements climatiques, la gestion des pêches devrait adopter des pratiques agiles qui permettent des réponses rapides et souples aux défis émergents. Les participants ont souligné l’importance de la modélisation prédictive, surtout en ce qui concerne les températures de surface et de fond, pour aider à prévoir les changements et éclairer la prise de décisions. Les systèmes de gestion devraient être intégrés, avec la participation active de divers intervenants, afin que les pêches demeurent résilientes face aux changements climatiques.
La vision future des participants à l’atelier pour des pêches adaptées au climat dans les Maritimes repose sur la collaboration, la résilience et l’inclusion. Grâce à une approche plus intégrée et à la collaboration de divers intervenants, la région peut créer des pêches durables qui prospèrent sur les plans économique, écologique et social. L’objectif est de veiller à ce que les pêches et les collectivités qui en dépendent demeurent résilientes face aux effets continus des changements climatiques.
À quoi ressemble le succès
Les participants ont dégagé plusieurs points de vue clés sur ce à quoi pourrait ressembler la réussite des pêches face aux changements climatiques. Le succès de la gestion des pêches passe par un échange efficace d’informations entre le MPO et les intervenants, ainsi que par la tenue de discussions lors des réunions des comités consultatifs, ce qui permettra d’améliorer la souplesse, la collaboration et la transparence avec les pêcheurs. Il est également essentiel que les notes de réunion rendent compte des conflits et encouragent les intervenants à déployer plus d’efforts pour parvenir à un consensus.
L’intégration de la modélisation prédictive dans tous les relevés d’évaluation des stocks a été considérée comme une étape cruciale pour guider plus efficacement les décisions de gestion. Le succès repose également sur la création d’un environnement inclusif pour les nouveaux venus dans l’industrie de la pêche, car ils apportent de nouvelles perspectives et de nouvelles idées pour la pêche. La viabilité à long terme devrait être encouragée, peut-être en incitant les nouveaux venus à investir dans la recherche scientifique et à adopter une vision à plus long terme, même si cela nécessite de sacrifier certaines possibilités à court terme.
Il y a une concurrence croissante pour l’espace dans le milieu marin, avec des pressions croissantes des zones de protection marine, du développement éolien extracôtier, des voies de transport et des projets pétroliers et gaziers. Pour réussir, il faudra reconnaître ces contraintes spatiales et élaborer des stratégies qui tiennent compte de l’impact de ces pressions, particulièrement dans le contexte des changements climatiques. À mesure que les aires de répartition des stocks changent en raison des changements climatiques, les pêches pourraient être confrontées à des limites spatiales, certaines devant être déplacées dans des zones déjà limitées par d’autres utilisations ou mesures de protection de l’océan. La souplesse de la gestion est essentielle pour relever ces défis. La planification devrait être axée sur la gestion multi-espèces, les approches écosystémiques et une stratégie tenant compte du climat qui accorde la priorité à la prospérité des collectivités côtières et à la santé des océans.
Les participants ont plaidé en faveur de l’adoption de nouvelles méthodes de relevé qui permettent de mieux saisir les effets des changements climatiques. Ils ont également insisté sur la mise en place d’un système de gestion fondé sur la valeur. Ce système devrait être ancré dans des valeurs fondamentales, comme la durabilité, la réflexion à long terme et les approches holistiques et collaboratives, par exemple celles qui s’inspirent du savoir et des pratiques autochtones, lesquelles préconisent une perspective sur sept générations.
Quelles sont les meilleures occasions de soutenir l’adaptation pour y parvenir
Les participants ont cerné plusieurs étapes importantes pour mieux positionner les pêches des Maritimes face aux défis posés par les changements climatiques. Ces mesures mettent l’accent sur les changements structurels, le renforcement de la collaboration et une sensibilisation accrue pour assurer la viabilité à long terme.
- Déterminer les mesures précises à prendre : On a demandé des mesures plus claires et plus concrètes, notamment l’identification des ressources disponibles, la compréhension du niveau de collaboration possible avec le MPO et l’établissement de mesures pour assurer la souplesse et l’agilité dans la prise de décisions. Les participants ont insisté sur la nécessité de mettre l’accent sur des progrès réels et concrets qui peuvent être mis en œuvre à court terme.
- Diversification et innovation : La diversification au sein du secteur des pêches est nécessaire pour assurer la durabilité. Les participants ont souligné l’importance de prévenir la surexploitation des stocks individuels en explorant de nouvelles possibilités et des produits novateurs. Pour ce faire, il faudra mettre davantage l’accent sur la protection des zones de pêche vitales au moyen de mécanismes de gestion intentionnels, comme les aires protégées.
- Collaboration avec les groupes autochtones : Il existe un potentiel important de collaboration entre les intervenants de l’industrie et les groupes autochtones, surtout en ce qui a trait à la protection des zones critiques et à leur durabilité future. Cette collaboration devrait être axée sur des intérêts communs dans la santé à long terme des pêches, tout en respectant les savoirs traditionnels autochtones (SA) et les systèmes de gouvernance.
- Sensibilisation du public : Il est important de sensibiliser davantage le public aux effets des changements climatiques sur les pêches. Cela comprend le fait de souligner la responsabilité partagée dans tous les secteurs, comme la conservation, les groupes autochtones et les intérêts commerciaux. Les participants ont souligné l’importance d’éduquer le public, en particulier les enfants, et de veiller à ce que les pêcheurs comprennent les risques climatiques non seulement à l’échelle locale, mais aussi à l’échelle mondiale.
- Équilibre entre les objectifs à court et à long terme : Il est essentiel de trouver un équilibre entre les préoccupations immédiates des pêcheurs et les objectifs généraux à long terme du secteur. L’élaboration de scénarios régionaux qui tiennent compte des incertitudes, tout en tirant parti des connaissances disponibles pour façonner les résultats futurs, est essentielle pour se préparer aux défis à venir. Les participants ont également demandé une définition claire de l’« adaptation », en mettant l’accent sur la survie à court terme et des pêches prospères à long terme.
- Comités consultatifs de restructuration : Les participants ont souligné leur désir de réorganiser les comités consultatifs. Une suggestion pour cette revitalisation serait de rendre les présentations écrites obligatoires pour tous les participants, ce qui assurerait un processus décisionnel plus transparent et complet.
- Accès aux pêches et soutien des collectivités côtières : Il est essentiel de protéger l’accès aux pêches pour les entreprises de propriétaire-exploitant individuel dans les collectivités côtières. Le soutien de ces entreprises au moyen du financement et des essais d’adaptation les aidera à demeurer résilientes face aux changements climatiques.
- Réévaluation des méthodes de consultation : Les participants ont suggéré la création d’un groupe de travail sur les changements climatiques, axé sur des discussions en groupes mixtes, pour veiller à ce que les considérations climatiques soient intégrées au processus décisionnel au moyen d’approches inclusives et interactives. Les participants ont souligné la nécessité d’un renforcement des capacités au sein de l’industrie, du gouvernement et des ONGE pour s’engager dans une adaptation efficace aux changements climatiques. Les solutions ne seront peut-être pas parfaites dès le départ, mais il est essentiel de favoriser une volonté d’engagement et d’adaptation pour assurer la réussite à long terme.
- Diversification : Dans le cadre de l’adaptation, la diversification des espèces de poissons et l’exploration de nouvelles possibilités économiques sont cruciales pour l’avenir de l’industrie. Les participants ont insisté sur la nécessité de communiquer les risques à court et à long terme, tout en élaborant des stratégies pour atténuer ces risques.
Pour assurer la résilience des pêches des Maritimes face aux changements climatiques, il faut adopter une approche collaborative et proactive. Les mesures clés comprennent des processus de consultation plus inclusifs, la diversification du secteur et une sensibilisation accrue du public. Un engagement à long terme en faveur de l’adaptabilité et de la durabilité, axé sur la protection des zones vitales et la promotion de l’innovation, sera essentiel pour faire face aux incertitudes climatiques de l’avenir.
Résultats de l’exercice de sondage
Au cours de l’atelier, on a demandé aux participants de répondre à un sondage anonyme. Les réponses des participants sont affichées ci-dessous. Veuillez noter que la question 3 demandait aux participants de fournir une réponse écrite; les réponses reflètent les textes tels qu’ils ont été soumis.
Question no 1 : Choisissez tous les éléments suivants qui s’appliquent à vous et à votre rôle
- 17 participants étaient des chercheurs ou des scientifiques
- 9 participants travaillaient dans le domaine de la gestion de la pêche
- 7 participants représentaient l’industrie de la pêche commerciale
- 6 participants représentaient une ONGE
- 6 participants étaient directement impliqués dans les pêches
- 4 participants ont choisi « autre » comme rôle
- 2 participants représentaient une organisation ou un gouvernement autochtone
- 2 participants représentaient une organisation de pêche récréative
- 1 participant a choisi comme rôle « préfère ne pas dire ».
Question no 2 : Sur une échelle de 1 à 5 (1 étant la valeur la plus faible et 5 la plus élevée), veuillez indiquer dans quelle mesure vous êtes d’accord ou en désaccord avec les énoncés ci-dessous
- Je pense que le changement climatique a un impact sur les pêches des Maritimes. Réponse moyenne : 4,6
- Je pense que le régime de gestion des pêches actuel peut s’adapter et répondre rapidement aux conditions environnementales en évolution. Réponse moyenne : 1,9
- Les règlements empêchent les pêcheurs de s’adapter à l’évolution des conditions climatiques. Réponse moyenne : 3,6
- Le changement climatique nuira aux générations futures. Réponse moyenne : 4,7
- Dans 20 ans, il n’y aura pas assez de poissons pour continuer à exploiter ma principale ressource de pêche. Réponse moyenne : 3,1
- Il est inutile de se préparer au changement climatique puisque nous ne savons pas exactement ce qui va se passer. Réponse moyenne : 1,2
Question no 3 : Qu’est-ce qui pourrait accroître l’agilité et la souplesse du régime de gestion des pêches pour répondre aux défis futurs
Réponses écrites :
- Planification de scénarios pour faciliter les décisions de gestion en cours de saison et appuyer la planification à long terme.
- Collaboration entre les intervenants et les gestionnaires pour examiner les scénarios de gestion futurs de façon anticipée – comment les décisions seront-elles prises dans un avenir différent? De quoi a-t-on besoin pour se préparer?
- Agréger les données et les rendre disponibles plus rapidement.
- Meilleure compréhension des contextes environnemental, social, économique et politique.
- Plus de données et d’analyses qui peuvent être intégrées à la modélisation des pêches et aux décisions de gestion des pêches. Le climat doit être considéré comme l’un des éléments clés de l’écosystème pour éclairer la gestion.
- Renforcer la collaboration au sein des comités consultatifs du MPO et des pêcheurs.
- Collaborer plus étroitement avec les gouvernements provinciaux.
- Le MPO devra être en mesure de prendre des décisions rapides et efficaces en matière de gestion des pêches à l’aide des ensembles de données existants, tout en y ajoutant des données. Il n’y a pas assez de temps pour mener des années d’études sur les moyens de subsistance menacés.
- Examens en cours de saison.
- Changements apportés au calendrier des saisons de pêche.
- Créer des mécanismes de réglementation pour favoriser la souplesse.
- Plus de données scientifiques directement liées à la température de l’eau (température de surface et au fond).
- Prise de décisions et données localisées.
- Meilleur dialogue avec tous les détenteurs du savoir et plus d’occasions de travailler ensemble. Nous sommes tous dans le même bateau.
- Une plus grande capacité de recherche (données, temps-navire, personnel), une plus grande transparence dans la prise de décisions, des directives explicites et un soutien des échelons supérieurs pour tenir compte des changements climatiques dans l’évaluation et la prise de décisions relatives aux pêches.
- Tenir compte de la science des changements climatiques dans la prise de décisions et utiliser des outils comme les évaluations de la vulnérabilité aux changements climatiques et la planification de scénarios.
- Politique ou stratégie du MPO qui oriente une attention et une période/des ressources particulières vers la gestion dans le contexte des changements climatiques.
- Un plan d’action sur les changements climatiques du MPO.
- Créer des études de base afin que nous sachions ce qui a changé.
- Mobilisation des intervenants et mise en place de règles de pêche dynamiques pour régler des problèmes, comme les changements dans la répartition des espèces (p. ex. attribution de quotas fondée sur la répartition des ressources et non sur les valeurs historiques).
- Intégrer les changements climatiques comme principal facteur (positif et négatif) de mortalité et de reproduction des espèces de poissons et de leur habitat.
- Renforcement et coordination du leadership à échelle régionale, avec plus de flexibilité et de capacités décisionnelles.
- Gestion du changement réglementaire : nous avons besoin d’agilité et de rapidité pour nous adapter (innovation en matière d’engins, techniques et outils de pêche).
- Collecte de données améliorée et plus moderne.
- Intégrer les considérations climatiques aux réunions de consultation. Fournir des renseignements pour aider à prendre de bonnes décisions au fur et à mesure que les changements provoqués par le climat se produisent.
- Mettre l’accent sur l’avenir des pêches et des collectivités côtières (facteurs sociaux, culturels et économiques).
- Meilleure modélisation – ajuster les modèles existants pour intégrer le niveau de changements climatiques que les pêcheurs voient sur l’eau.
- Le MPO doit prioriser la planification pour l’avenir et aborder les changements importants. Mettre en œuvre l’AEGP dans toutes les régions afin d’intégrer des variables écosystémiques.
- Rétablir les stocks et prendre des décisions plus prudentes.
- Programmes de formation pour des choses comme le ciblage et la manipulation d’espèces nouvelles ou de remplacement, et l’utilisation et l’adoption de nouvel équipement.
- Examen des règlements pour assurer l’agilité et la souplesse ou pour déterminer les lacunes possibles
- Gestion écosystémique. Une approche plus holistique tenant compte de l’interdépendance des espèces, des habitats et des conditions environnementales.
- Gestion adaptative.
- Intégrer de nouveaux essais de données
- Stratégies en temps réel pour ajuster la pêche, les quotas, les saisons et les fermetures et aider à favoriser la résilience face aux changements environnementaux.
- Combiner les données scientifiques et le SA pour améliorer la compréhension du comportement des poissons et des changements écosystémiques. Permettre des ajustements pour protéger les populations de poissons et leurs habitats.
- Optique d’intégration du climat. Utiliser des projections climatiques comme celles présentées aujourd’hui pour prévoir l’habitat futur, les changements, le soutien et les quotas proactifs et pour assurer la durabilité dans des conditions changeantes.
Liste des participants
Des représentants des organisations, groupes, ONGE, institutions et/ou gouvernements suivants ont participé à l’atelier. Par ordre alphabétique :
- 4VN Management Board
- Assemblée des Premières Nations (APN)
- Bluenose Coastal Action Foundation
- Cape Breton Fish Harvesters Association
- Clearwater et FNC Quota Ltd Partnership
- Coldwater Lobster Association
- Confederacy of Mainland Mi’kmaw (CMM)
- Conseil canadien du homard
- Conseil de la conservation du Nouveau-Brunswick
- Ecology Action Centre (EAC)
- Fédération canadienne de la faune
- Fédération du saumon atlantique
- Full Bay Scallop Association
- Fundy North Fishermen’s Association
- Fundy Weir
- Guysborough County Inshore Fisherman’s Association
- Maritime Aboriginal Peoples Council/MAARS
- Nation Wolastoqey du Nouveau-Brunswick
- Nature United
- Nova Scotia Federation of Anglers and Hunters
- Oceans North
- Richmond County Inshore Fishermen’s Assoc.
- Scotia Fundy Mobile Gear Fishermen’s Association / Mersey Seafoods/ Scotia Harvest
- Southwest Fundy Progressive Protection Council
- St. Margaret’s Bay Trap Net Fishermen
- Union des pêcheurs des Maritimes
- Union des pêcheurs des Maritimes – section locale 6
- Université Dalhousie
- Université de la Colombie-Britannique
- Université de Victoria
- Université du Nouveau-Brunswick
- Université du Québec à Rimouski
- Université Memorial
- Wild Ocean Research
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