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Ce que nous avons entendu : Adapter les pêches de la Colombie-Britannique aux changements climatiques

Remarque : Pêches et Océans Canada (MPO) a organisé une série de sept ateliers régionaux afin de discuter des répercussions des changements climatiques, des obstacles à l'adaptation et des mesures à prendre pour soutenir la résilience des pêcheurs et de l'industrie de la pêche sauvage au Canada.

Rapport sur ce que nous avons entendu : perspectives régionales sur l’adaptation des pêches canadiennes aux changements climatiques

Sur cette page

Avertissement

Le rapport suivant contient les opinions exprimées par les personnes qui ont assisté aux ateliers régionaux et ne reflète pas nécessairement les points de vue de Pêches et Océans Canada (MPO).

Tout au long du présent rapport, les opinions des participants sont présentées telles qu’elles ont été reçues par le MPO. Cependant, dans certains cas, il existe des divergences entre les interprétations des participants et ce qui est autorisé par le MPO. Ainsi, les commentaires des participants ne sont pas toujours conformes au cadre légal, réglementaire et stratégique tel qu’il est entendu par le MPO. En outre, les recommandations des participants citées ci-dessous reflètent un consensus, mais ne doivent pas être interprétées comme ayant fait l’objet d’un consentement unanime.

Résumé : principaux points à retenir

Les participants ont déclaré avoir subi plusieurs effets en raison des changements climatiques, notamment :

Les participants ont signalé plusieurs menaces pour les pêches de la Colombie-Britannique (C.-B.) à l’ère des changements climatiques, notamment :

Les participants prennent plusieurs mesures pour s’adapter aux changements climatiques, notamment :

Les participants ont cerné plusieurs obstacles clés à l’adaptation, notamment :

Les participants ont cerné plusieurs mesures clés pour aider les pêches à s’adapter aux changements climatiques, notamment :

Rapport

Effets des changements climatiques sur les pêches de la C.-B.

Quels sont les effets des changements climatiques ou les vulnérabilités connexes que vous vivez ou dont vous êtes témoin

Les participants ont fait ressortir divers effets et vulnérabilités liés aux changements climatiques, en particulier les difficultés économiques liées aux fermetures de pêches. Les participants autochtones ont également décrit l’incidence des fermetures de pêche sur la capacité de leurs communautés à pêcher à des fins alimentaires, sociales et rituelles (ASR). La perte d’espèces importantes sur le plan culturel, en particulier le saumon, était une préoccupation majeure, tout comme les changements dans la répartition des stocks de poissons et les déclins de populations, comme celles du saumon chinook, du saumon coho et du saumon rouge. Selon les participants, ces changements ont compliqué la prévision de l’abondance saisonnière, la gestion des quotas et l’établissement du calendrier des pêches, certains groupes ayant de la difficulté à maintenir des ententes en raison de la modification des allocations de stocks.

On a également signalé que l’augmentation des températures de l’eau, la diminution du couvert de neige et les faibles débits d’eau douce exacerbaient ces problèmes, et avaient une incidence sur la migration, les taux de survie et le succès de la fraie des saumons. De plus, les participants ont soulevé des préoccupations au sujet des changements dans les habitudes de fraie du hareng, du déclin des populations de poissons-proies et de la fréquence croissante des proliférations d’algues nuisibles. La perte d’habitats du littoral, comme les forêts de varech, ainsi qu’un plus grand nombre d’événements météorologiques extrêmes ajoutent un stress supplémentaire aux écosystèmes, et on dit que leur fréquence et leur gravité sont beaucoup plus élevées que par le passé.

Ces défis font qu’il est de plus en plus difficile de prévoir la disponibilité et l’abondance des poissons et de gérer efficacement les pêches. De plus, l’imprévisibilité des conditions environnementales, comme les faibles niveaux d’eau et la hausse des températures de l’eau dans les réseaux d’eau douce, perturbe davantage les pratiques traditionnelles de pêche et cause un stress thermique chez les poissons. Les participants ont fait remarquer que dans certaines régions, comme le fleuve Fraser, les infrastructures existantes, telles que les échelles à poissons, sont devenues inadéquates en période de faibles niveaux d’eau et de sécheresse, ce qui crée des obstacles à la migration du saumon. Les participants à l’atelier ont également signalé des niveaux accrus d’espèces envahissantes, telles que l’huître creuse du Pacifique, et une augmentation des éclosions de pou du poisson, particulièrement au printemps et en été dans la baie Clayoquot.

Ces effets combinés font en sorte que les pêcheurs et les communautés autochtones ont de la difficulté à s’adapter et suscitent un fort sentiment d’inquiétude au sujet de la prévisibilité et des pertes prévues des pêches dans certaines régions en raison des effets climatiques.

Qu’est-ce qui a le plus changé (dans les pêches que vous connaissez) au cours des dernières décennies ou depuis que vous avez commencé à pêcher

Les participants ont noté plusieurs changements importants dans les pêches au cours des dernières décennies, bon nombre d’entre eux sont liés à l’évolution des conditions environnementales. L’un des changements les plus notables a été celui observé dans les tendances de biomasse et de répartition du poisson. Par exemple, dans le détroit de Georgia, les participants ont signalé que le hareng s’est déplacé du sud vers le nord, ce qui semble entraîner une baisse significative de la durée de la saison de reproduction ainsi que de son calendrier. Bien qu’il y ait encore une abondance de poissons, des préoccupations ont été soulevées au sujet de la perte future de biodiversité et de l’effondrement possible des stocks en raison des conditions environnementales difficiles. De même, on a observé des changements dans la période et l’emplacement de la fraie du hareng, et on a signalé que les populations de crabes sont de plus en plus présentes en eaux profondes, et leurs déplacements sont devenus plus imprévisibles. Une diminution constante du nombre de saumons, en particulier dans les stocks du fleuve Fraser, a également été soulignée.

Des facteurs liés au climat, comme la hausse des températures, les sécheresses plus fréquentes et la diminution du couvert de neige, ont été définis comme étant les principaux facteurs à l’origine de ces changements. Les participants ont déclaré avoir été témoins de températures records de l’eau, avec des rivières qui se réchauffent jusqu’à 10 degrés au-dessus de la normale, ce qui entraîne une baisse du niveau d’oxygène dans les réseaux d’eau douce et ajoute un stress supplémentaire pour les populations de poissons. L’instabilité croissante des pêches a également été mentionnée, avec des préoccupations relatives à la perte des connaissances culturelles et traditionnelles ainsi qu’à l’effort et aux coûts accrus nécessaires pour maintenir les activités de pêche.

Enfin, bien que les progrès technologiques réalisés dans le domaine de la pêche au cours des dernières décennies aient facilité la capture du poisson, certains intervenants ont soulevé des préoccupations quant à la durabilité de méthodes plus efficaces et à leur incidence sur les stocks déjà en difficulté. Les participants ont souligné que la combinaison de ces changements a rendu la pêche beaucoup plus imprévisible et difficile.

Quelles sont les plus grandes menaces pour les pêches de la C.-B. à l’ère des changements climatiques

Les participants ont soulevé plusieurs menaces importantes pour les pêches de la C.‑B., dont la plupart sont liées aux effets des changements climatiques. La perte d’espèces importantes sur le plan culturel comme le hareng et le saumon est une préoccupation majeure, surtout dans des régions comme Haida Gwaii, où la répartition changeante du hareng semble avoir raccourci les saisons de fraie et où les stocks de saumons sont devenus moins accessibles. De plus, le déclin des herbiers de varech, des zones riveraines et d’autres habitats essentiels a exercé un stress supplémentaire sur les écosystèmes, perturbant à la fois l’écosystème et les pratiques traditionnelles de récolte.

Les participants ont particulièrement mentionné le déclin des populations de saumon, citant une baisse du succès reproducteur associé à une réduction de la taille des poissons et du réchauffement et de l’assèchement des cours d’eau. De plus, le système actuel de gestion des pêches, qui repose sur une approche axée sur une seule espèce, pourrait être amélioré en devenant plus flexible pour accroître son adaptabilité à la rapidité des changements climatiques. L’accélération des changements écosystémiques comparativement au rythme actuel des réponses de gestion a été souligné comme un défi important pour l’avenir des pêches.

Les participants ont également exprimé des préoccupations à l’égard des effets plus généraux sur l’écosystème, dont l’acidification des océans, les espèces envahissantes et la perte d’habitat. Les phénomènes météorologiques extrêmes, tels que les vagues de chaleur marines, ont été cités comme une menace croissante, ajoutant à la pression sur les pêches. L’incertitude entourant les projections climatiques est perçue comme un obstacle majeur à une planification et à une adaptation efficaces. De plus, on a signalé les effets cumulatifs des changements climatiques combinés aux risques liés à des secteurs comme l’aquaculture à filets ouverts et la foresterie. Les participants ont exprimé des préoccupations à l’égard de la sécurité alimentaire, en particulier au sujet des effets sur les pratiques de pêche ASR, et ont insisté sur la nécessité de reconnaître le droit des Premières Nations de pêcher à de fins ASR. Les conflits liés à la gestion des ressources, y compris aux changements dans l’allocation des stocks et aux pressions externes, comme les pêches de l’Alaska, ont également été définis comme étant une menace de premier plan pour les pêches de la C.-B.

Y a-t-il des possibilités associées aux changements climatiques

Les participants ont trouvé qu’il était difficile de cerner de nombreuses possibilités liées aux changements climatiques, mais plusieurs domaines d’action potentiels ont été mis en évidence, avec un fort sentiment d’urgence à agir immédiatement. Il s’agissait notamment d’idées comme la restauration des rivières et des stratégies de rétention de l’eau pour atténuer les effets des sécheresses. Une autre possibilité a été de réévaluer le potentiel commercial d’espèces qui sont devenues plus abondantes en raison des changements climatiques, mais qui ne sont pas actuellement récoltées, ce qui pourrait mener à de nouvelles avenues économiques. Les pêches émergentes, comme les bivalves, les huîtres et les espèces pélagiques, comme le maquereau et les sardines, ont été mentionnées comme solutions possibles. Certains participants ont suggéré que, compte tenu de tous les défis auxquels les pêches font face, le moment est venu de réfléchir à la façon dont les pêches sont traditionnellement gérées et d’explorer les possibilités d’amélioration. Le passage à une approche écosystémique de la gestion des pêches, l’intégration de divers types de savoirs et la collaboration plus étroite avec les communautés autochtones ont été considérés comme des moyens importants d’améliorer la façon dont les pêches sont gérées. Enfin, la promotion de la prise de décisions et de la gestion conjointe avec les Premières Nations étaient considérées comme essentielles à la viabilité future.

S’adapter aux changements climatiques

Quelles mesures prenez-vous actuellement ou êtes-vous sur le point de prendre pour vous adapter aux changements climatiques

Les participants ont énoncé plusieurs mesures qu’ils mettent en place ou ont l’intention de mettre en place pour s’adapter aux défis posés par les changements climatiques, en mettant l’accent sur des mesures pratiques dans les efforts de surveillance, les pratiques de pêche et la restauration de l’habitat. On a beaucoup insisté sur le fait que la surveillance et la collecte de données sont au cœur des efforts d’adaptation. Certains groupes ont souligné qu’ils sont en train d’élaborer leurs propres plans de résilience aux changements climatiques, tandis qu’un autre a déclaré qu’ils utilisent des programmes de protection pour surveiller les biotoxines marines, particulièrement la prolifération des algues rouges, en prélevant des échantillons d’eau et en suivant l’évolution du phytoplancton. Un virage vers une approche multi-espèces pour la recherche scientifique et la surveillance a également été noté, avec l’utilisation de pièges sélectifs non invasifs pour surveiller les stocks de poissons et réduire les prises accessoires tout en évaluant les changements dans la dynamique des populations. De plus, certains participants demandent du financement pour des initiatives scientifiques proactives et documentent les connaissances individuelles des pêcheurs, y compris ce qu’ils voient sur l’eau (p. ex. les changements dans les populations de crabes).

De nombreux participants ont souligné l’importance de la collaboration, citant les efforts visant à combiner la science occidentale et le SA pour améliorer les mesures de rétablissement. Certains groupes ont dit adopter des approches « à double perspective » pour éclairer la prise de décisions. De plus, plusieurs participants ont indiqué qu’ils continuent de préconiser une cogestion accrue des pêches avec le MPO et de travailler à l’adoption d’approches de gestion collaborative plus souples. Les discussions ont également porté sur l’établissement de tables de gouvernance qui comprennent des utilisateurs de ressources de tous les secteurs afin de favoriser la collaboration, ce qui permet une meilleure compréhension des effets des changements climatiques et la détermination de mesures d’adaptation efficaces.

Plusieurs mesures prises en réponse aux conditions changeantes ont également été mises de l’avant, notamment l’adaptation des engins de pêche pour tenir compte des changements dans la disponibilité des appâts et l’ajustement des pratiques de navigation aux rivières moins profondes. Certains participants relocalisent des poissons, comme le saumon rouge et le saumon coho, pendant les périodes de sécheresse ou pour atténuer les menaces de prédation, pour s’assurer que la migration se poursuit malgré les faibles niveaux d’eau. On a aussi souligné que l’aménagement de nouvelles passes migratoires et les efforts communautaires visant à ériger des barrières pour permettre le passage du poisson sont essentiels pour soutenir le saumon et d’autres espèces. Des participants explorent également des options de programmes de mise en valeur, comme la mise en valeur d’urgence du saumon, et ont réussi à réduire les populations de prédateurs, comme la truite, afin d’aider le saumon à revenir à des niveaux de population antérieurs d’ici quelques années. Enfin, la restauration de l’habitat a également été mentionnée comme un élément essentiel du renforcement de la résilience, les initiatives en cours étant axées sur le rétablissement des habitats du saumon et des mollusques et crustacés.

Quels sont, selon vous, les principaux obstacles à l’adaptation

Les participants à l’atelier ont cerné plusieurs obstacles importants qui font qu’il est plus difficile pour les pêcheurs de s’adapter aux effets des changements climatiques sur les pêches. Les défis financiers et le manque de capacité ont été une préoccupation majeure, de nombreux participants ayant souligné les coûts élevés associés à la recherche, à la surveillance et à la mise à niveau des technologies de pêche. Ils ont fait remarquer que l’entrée dans de nouvelles pêches ou l’adaptation à de nouvelles espèces coûtent cher, et les programmes de financement existants présentent souvent des obstacles importants à l’adaptation. Ils ont souligné que la structure rigide de ces programmes rend le processus de demande compliqué et lourd pour les pêcheurs, tandis que la courte durée du financement ne permet pas de faire face aux défis complexes à long terme. Certains participants autochtones ont également fait remarquer que la hausse du coût des aliments accroît la dépendance à l’égard de la pêche de subsistance, mais que ces pêches sont elles-mêmes de plus en plus menacées par les effets des changements climatiques, ce qui rend encore plus difficile l’adaptation des communautés.

Les défis écologiques étaient également une préoccupation majeure. Les participants ont expliqué la difficulté de gérer les effets causés par les conditions environnementales changeantes, comme le réchauffement des eaux et l’évolution des populations d’espèces. On craint que certaines espèces ne soient pas en mesure de s’adapter à ces changements et que la disponibilité d’autres espèces comme solutions de rechange entraîne une augmentation des conflits et de la concurrence pour l’accès. Beaucoup étaient d’avis que les approches de gestion des pêches axées sur une seule espèce ne sont pas assez adaptables pour relever ces défis et que l’absence d’évaluations et d’approches de gestion écosystémiques constitue un obstacle important à la prise de décisions éclairées en cette ère de changements climatiques.

Les obstacles réglementaires et politiques ont été un autre enjeu clé soulevé pendant l’atelier. On a fortement l’impression que les politiques et les règlements existants pourraient être modifiés pour améliorer la capacité à suivre le rythme des conditions environnementales qui changent rapidement. Certains participants ont souligné que la prise de décisions pourrait être plus rapide et la coordination pourrait être meilleure au sein du MPO, ainsi qu’entre les différents ordres de gouvernement (fédéral, provincial, municipal, etc.), pour qu’il soit plus facile d’intervenir rapidement en temps de crise. Plusieurs participants ont également mentionné qu’une transparence accrue dans les décisions de gestion des pêches pourrait réduire davantage les obstacles à l’adaptation. Disposant d’informations claires et accessibles sur les changements de gestion futurs ou les répercussions prévues sur les stocks de poissons, les pêcheurs peuvent avoir plus de certitude, ce qui les aident dans la planification et la réponse aux défis posés par les changements climatiques. Bien que de nombreux participants aient reconnu l’importance d’une approche de précaution en matière de conservation, certains étaient d’avis qu’il s’agissait d’un autre obstacle qui pourrait exercer des pressions supplémentaires sur les pêcheurs.

Une autre amélioration soulevée était l’augmentation de données et l’intégration du SA à la recherche scientifique. Les participants ont souligné qu’en l’absence d’une approche plus holistique qui comprend à la fois la SA et des données scientifiques, il est difficile de bien comprendre les effets des changements climatiques sur les pêches et d’y faire face. Enfin, de nombreux participants ont demandé des processus décisionnels plus inclusifs qui mettent à contribution les collectivités locales, en particulier celles qui participent à la pêche. Ils ont également appelé à une sensibilisation accrue du public aux effets des changements climatiques sur les pêches, soulignant que l’adaptation exige de nouvelles stratégies et une volonté des pêcheurs d’accueillir le changement.

Quelles sont les meilleures occasions de soutenir l’adaptation : Comment peut-on mieux aider les pêcheurs à s’adapter aux changements climatiques

Pour mieux aider les pêcheurs à s’adapter aux changements climatiques, on a clairement demandé une plus grande souplesse dans la gestion des pêches. Bon nombre d’entre eux ont insisté sur la nécessité pour les pêcheurs de se diversifier dans d’autres espèces, car les pêches traditionnelles, comme celle du saumon, sont confrontées à une incertitude croissante. Cette diversification pourrait être soutenue par un meilleur accès aux nouvelles espèces, un soutien à la commercialisation de ces espèces et des outils financiers pour donner aux pêcheurs un meilleur accès au capital, comme la création d’un office de prêts aux pêcheurs de la C.-B., semblable à ceux qui existent dans d’autres provinces. Certains participants ont souligné l’importance de permettre des récoltes plus petites de produits de meilleure qualité, plutôt que des volumes plus importants à des prix plus bas, afin d’aider les pêcheurs à demeurer économiquement viables.

L’importance du savoir local et de son inclusion dans la prise de décisions était un autre thème clé. Certains participants ont souligné le besoin d’une plus grande décentralisation de la prise de décisions, avec délégation de pouvoirs accrus aux collectivités locales, en particulier les collectivités autochtones et côtières qui sont souvent les premières à être témoins des changements dans les conditions environnementales. D’autres ont souligné que la cogestion des pêches est essentielle, car le SA peut grandement éclairer les processus d’adaptation et de prise de décisions. On a également insisté sur la transparence, la prise de décisions en temps opportun et la mise en place de processus participatifs pour veiller à ce que les pêcheurs puissent réagir efficacement aux changements rapides causés par les changements climatiques. On a aussi mis l’accent sur le besoin de financement pour appuyer les efforts d’adaptation, en particulier pour la mise à niveau des engins et la transition vers de nouvelles pêches. Les participants ont souligné l’importance de créer des mécanismes de financement accessibles et à long terme pour éliminer les obstacles posés par les projets à court terme et les exigences fastidieuses en matière de rapports. On a également suggéré une aide à la compensation des moyens de subsistance face aux possibilités de pêche perdues ou au déclin des stocks pour soutenir les pêcheurs.

L’une des principales suggestions était d’accroître la souplesse de la gestion des pêches, notamment en permettant aux pêcheurs de modifier les lieux et les périodes de pêche en réponse aux changements dans les populations de poissons. Les participants ont demandé des processus et des règlements de délivrance de permis adaptés qui permettraient aux pêcheurs de cibler différentes espèces à mesure que les conditions environnementales changent.

Quelles mesures les pêcheurs peuvent-ils prendre pour mieux s’adapter à l’évolution des pêches

En réponse à l’évolution des pêches, les participants à l’atelier ont présenté quelques idées de mesures que les pêcheurs peuvent prendre. L’une des principales suggestions était que les pêcheurs participent plus activement à la collecte de données et aux efforts de surveillance. Les participants ont souligné que les pêcheurs sont dans une position unique pour fournir des renseignements précieux sur l’eau et ont recommandé qu’ils participent davantage aux relevés et partagent leurs observations avec les scientifiques du MPO. Ils ont également suggéré que les pêcheurs explorent des possibilités de modifier leurs pratiques de pêche, comme l’adoption d’engins plus sélectifs pour réduire les prises accessoires et éviter la surpêche. Enfin, les participants ont souligné la valeur des ateliers locaux sur l’adaptation, qui pourraient permettre aux pêcheurs de mieux comprendre les défis locaux, d’utiliser les ressources disponibles et de transmettre les connaissances au sein de leurs collectivités. Ces ateliers serviraient également à sensibiliser le grand public aux effets des changements climatiques sur les pêches.

Regard vers l’avenir

Quelles sont les étapes et les mesures les plus importantes dans l’avenir pour que les pêches d’espèces sauvages de la C.‑B. soient mieux placées pour réagir aux changements climatiques et s’y adapter

Les participants à l’atelier ont cerné plusieurs étapes importantes pour mieux positionner les pêches de capture d’espèces sauvages de la C.-B. face aux défis posés par les changements climatiques. L’une des principales priorités était d’améliorer les mécanismes de financement et la souplesse des règlements, des politiques et des permis. Les participants ont demandé l’établissement de sources de financement adaptées, comme des fonds en cas de catastrophe pour répondre aux besoins urgents et inattendus d’adaptation aux changements climatiques, ainsi qu’un programme de prêts aux pêcheurs pour aider les pêcheurs à accéder au capital et à se diversifier dans d’autres pêches. Il a également été suggéré que le système et les règlements de délivrance des permis de pêche soient examinés et mis à jour afin de mieux répondre aux défis propres à la C.‑B. et de s’assurer qu’ils sont souples et adaptés aux risques climatiques prévus.

Le renforcement des capacités locales et l’intégration des données sur les changements climatiques dans les décisions de gestion des pêches ont également été mentionnés comme étant cruciaux pour l’adaptation à long terme. Les participants ont souligné la nécessité de mettre l’accent sur les effets des changements climatiques dans les évaluations des stocks et de veiller à ce que les données climatiques soient pleinement intégrées aux processus et aux décisions de gestion des pêches. On a signalé que le fait de combler les lacunes existantes dans cette intégration et d’élaborer des outils pour mieux combiner la recherche scientifique avec les connaissances locales constitue des mesures clés visant à renforcer la prise de décisions et à améliorer la résilience.

Un autre objectif important était d’accroître la collaboration en faisant participer les communautés autochtones et les pêcheurs locaux aux processus de gestion, ce qui était considéré comme essentiel pour des efforts d’adaptation sur le terrain plus efficaces. De plus, on a souligné que le renforcement des partenariats entre les divers ordres de gouvernement et les secteurs est un moyen d’améliorer la coordination et la réactivité. Les participants ont également souligné l’importance de la communication, de la consultation et de la planification. Des processus décisionnels transparents et une mobilisation précoce et accessible, en particulier pour les collectivités éloignées, ont été jugés essentiels pour une adaptation efficace aux changements climatiques. On a également souligné l’importance de planifier en fonction des risques futurs, y compris les mesures d’urgence, comme la mise en valeur du saumon et les stratégies de gestion de la sécheresse. Enfin, les participants ont insisté sur la nécessité d’investir dans la restauration de l’habitat, en particulier pour les espèces essentielles, comme le saumon et les mollusques et crustacés, et d’explorer des solutions novatrices, telles que l’utilisation de l’intelligence artificielle pour la gestion des stocks.

Réponses sur la plateforme Mural

Cette section reflète les réponses des participants à un exercice sur la plateforme Mural qui a été effectué dans cet atelier.

Les actions clés que les participants proposent de prendre au cours des douze prochains mois pour adapter les pêcheries de la C.-B. aux changements climatiques comprennent :

Voici les mesures clés suggérées pour l’adaptation des pêches de la C.‑B. aux changements climatiques au cours des cinq prochaines années :

Résultats de l’exercice de sondage

Au cours de l’atelier, on a demandé aux participants de répondre à un sondage anonyme. Les réponses sont affichées ci-dessous. Veuillez noter que la question 3 demandait aux participants de fournir une réponse écrite; les réponses reflètent les textes tels qu’ils ont été soumis.

Question no 1 : Choisissez tous les éléments suivants qui s’appliquent à vous et à votre rôle

Figure 1
Graphique à barres montrant les résultats de l’exercice de sondage pour la question 1.

Question no 2 : Sur une échelle de 1 à 5 (1 étant la valeur la plus faible et 5 la plus élevée), veuillez indiquer dans quelle mesure vous êtes d’accord ou en désaccord avec les énoncés ci-dessous

Figure 2
Graphique à barres montrant les résultats de l’exercice de sondage pour la question 2.

Question no 3 : Qu’est-ce qui pourrait accroître l’agilité et la souplesse du régime de gestion des pêches pour répondre aux défis futurs

Réponses écrites :

Liste des participants

Des représentants des organisations, groupes, ONGE, institutions et/ou gouvernements suivants ont participé à l’atelier. Par ordre alphabétique :

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