B9 – Aquaculture
L’aquaculture au Canada
- Quarante-cinq espèces différentes de poissons à nageoires, de mollusques et crustacés et d’algues marines sont cultivées à des fins commerciales. Les poissons à nageoires représentent la majeure partie de la production (principalement le saumon).
- À l’échelle nationale, la production de poissons à nageoires d’élevage a atteint 122 280 tonnes en 2024, soit une augmentation de 12 % par rapport à 2023.
- Cependant, la production continue de baisser à plus long terme.
- La valeur totale des exportations en 2024 pour l’aquaculture s’est chiffrée à 1,1 milliard de dollars, avec une valeur de production totale de 1,36 milliard de dollars. En outre, 94 % des exportations sont destinées aux États-Unis. Le plus grand produit d’exportation est le saumon atlantique d’élevage, avec une valeur de 945 millions de dollars.
- L’industrie offre 3 875 emplois directs tout au long de l’année, dont plusieurs dans des collectivités côtières et autochtones éloignées.
Version textuelle
Production pourcent de production par province, 2023 (Tonnes)
- Colombie-Britannique : 40 %
- Nouveau-Brunswick : 17 %
- Terre-Neuve-et-Labrador : 16 %
- Île-du-Prince-Édouard : 13 %
- Nouvelle-Écosse : 7 %
- Prairies : 2 %
- Ontario : 4 %
- Québec : 1 %
La production aquacole au Canada (2024)
- Volume : 160 518 tonnes
- Valeur : 1,36 milliard de dollars canadiens
Colombie-Britannique
- Production : 64 154 tonnes
- Valeur : 563 millions de dollars
- Principales espèces : saumon, truite, palourdes, huîtres, moules
Alberta, Saskatchewan et Manitoba
- Production : Non disponible
- Valeur : Non disponible
- Principales espèces : truite arc-en-ciel, saumon arc-en-ciel, tilapia
Ontario
- Production : 5 647 tonnes
- Valeur : 36 millions de dollars
- Principales espèces : truite arc-en-ciel, omble chevalier, esturgeon, crevette, tilapia
Québec
- Production : 1 367 tonnes
- Valeur : 11 millions de dollars
- Principales espèces : truite, huîtres, moules, pétoncles
Terre-Neuve-et-Labrador
- Production : 26 183 tonnes
- Valeur : 263 millions de dollars
- Principales espèces : saumon, moules
Île-du-Prince-Édouard
- Production : 20 969 tonnes
- Valeur : 54 millions de dollars
- Principales espèces : palourdes, huîtres, moules
Nouvelle-Écosse
- Production : 11 327 tonnes
- Valeur : 114 millions de dollars
- Principales espèces : saumon, truite, palourdes, huîtres, moules
Nouveau-Brunswick
- Production : 27 951 tonnes
- Valeur : 311 millions de dollars
- Principales espèces : saumon, huîtres
Source : Statistique Canada
Gestion de la pisciculture au Canada
- La pisciculture est gérée par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux.
- La gestion varie selon les provinces et les territoires.
| Activités | Colombie-Britannique | Reste du Canada | Île-du-Prince-Édouard |
|---|---|---|---|
| Approbation du site : Détermination de l’endroit où une exploitation peut être implantée |
Partagée | Provinciale | Partagée |
| Gestion des terres : Surveillance des terres (fonds marins) où se trouve une exploitation |
Provinciale | Provinciale | Partagée |
| Opérations quotidiennes et supervision : Surveillance des activités d’exploitation |
Fédérale | Provinciale | Fédérale |
| Introductions et transferts : Gestion des déplacements prévus d’œufs et de poissons vivants |
Partagée | Partagée | Partagée |
| Approbations pour les médicaments et pesticides : Détermination des médicaments et des pesticides qui sont approuvés pour l’utilisation |
Partagée | Partagée | Partagée |
| Salubrité des aliments : Surveiller et assurer la sécurité et la qualité des poissons pêchés et vendus au Canada et sur les marchés internationaux |
Fédérale | Fédérale | Fédérale |
Gestion de l’aquaculture au Canada
- La gestion de l’aquaculture au Canada est une responsabilité partagée.
- Les pouvoirs constitutionnels et les décisions juridiques ont donné lieu à trois régimes différents de gestion de l’aquaculture au pays.
- En tant que principal organisme de réglementation en Colombie-Britannique depuis 2010, le MPO s’occupe de la délivrance des permis d’aquaculture et supervise les exigences opérationnelles, tandis que la province délivre des baux pour l’utilisation du fond marin (dans les régions provinciales).
- À la suite d’un protocole d’entente établi en 1928 à l’Île-du-Prince-Édouard, le MPO délivre des baux et permis d’aquaculture en collaboration avec la province et en son nom.
- Ailleurs, les ministères provinciaux sont les responsables, délivrant à la fois les baux et les permis.
- Les conditions de bail et de permis définissent des exigences opérationnelles et de déclaration pour faire en sorte que les sites aquacoles soient gérés de manière écologiquement durable.
- Coordination fédérale-provinciale-territoriale par l’intermédiaire de protocoles d’entente bilatéraux et collectivement par l’intermédiaire du Conseil canadien des ministres des pêches et de l’aquaculture (CCMPA) et de son Comité de gestion stratégique (CGS) de l’aquaculture.
Responsabilités réglementaires fédérales au niveau national
- Au niveau fédéral, le MPO est le responsable global dans la gestion de certains effets de l’aquaculture sur les poissons sauvages et le milieu marin.
- Le Règlement sur les activités d’aquaculture en vertu de la Loi sur les pêches gère les effets en, entre autres, réglementant le dépôt de médicaments et de pesticides (c’est-à-dire pour la gestion des agents pathogènes et des parasites) et la libération de matière organique (c’est-à-dire les excréments de poissons et la nourriture non consommée) dans les eaux piscicoles.
- Dans les provinces côtières et au Yukon, le MPO autorise les déplacements intentionnels de poissons vivants vers les eaux et les installations de pisciculture.
- Les comités fédéraux-provinciaux/territoriaux des introductions et des transferts, établis dans chaque province et au Yukon, suivent le Code national sur l’introduction et le transfert d’organismes aquatiques afin d’évaluer les risques associés aux déplacements proposés.*
- L’Agence canadienne d’inspection des aliments, Santé Canada et Transports Canada jouent un rôle dans l’atténuation de l’introduction et de la propagation des maladies aquatiques, la réglementation des approbations de pesticides et de médicaments, et la navigation, respectivement.
* Les provinces intérieures autorisent les déplacements à l’intérieur de leurs provinces, conformément au Code. Dans la province du Québec, le MPO autorise les transferts maritimes, et la province autorise les transferts en eau douce.
Plan de transition aquacole du saumon pour la Colombie-Britannique
- Le 19 juin 2024, la ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne de l’époque, a annoncé la politique du gouvernement du Canada visant à interdire la salmoniculture en parcs en filet ouverts dans les eaux côtières de la Colombie-Britannique, d’ici le 30 juin 2029.
- Un projet de Plan de transition aquacole du saumon en Colombie-Britannique a été publié en septembre 2024 et a servi de base à la mobilisation et à la consultation.
- Dirigé par Innovation, Sciences et Développement économique Canada, le groupe de travail interministériel a tenu plus de 120 échanges avec les Premières Nations et les parties prenantes, ce qui a permis de mieux comprendre la diversité des points de vue sur la question.
- L’engagement a été riche, et les Premières Nations ainsi que les parties prenantes ont présenté leurs points de vue sur les défis et enjeux de la transition. Le groupe de travail passe en revue les différentes perspectives sur la manière de faire avancer l’aquaculture durable en Colombie-Britannique.
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