Plan de rétablissement : Crevette nordique, Pandalus borealis-Zones 8, 9 et 10
Région du Québec
- Date à laquelle il a été déterminé que les stocks se situent à un niveau inférieur ou égal au PRL : 27 octobre 2023
- Date d’approbation du plan de rétablissement : 27 octobre 2025
Sur cette page
- Avant-propos
- Introduction et contexte
- L’état et les tendances des stocks
- Causes probables de la baisse des stocks
- Objectifs mesurables visant à rétablir les stocks
- Mesures de gestion permettant d’atteindre les objectifs
- Analyse socio-économique
- Méthode de suivi des progrès vers la réalisation des objectifs
- Examen périodique du plan de rétablissement
- Références
- Annexe 1: Composition du groupe de travail sur le plan de rétablissement de la crevette nordique de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent (2024-2025)
Liste des figures
- Figure 1. Distribution de la biomasse (kg/km2) de crevette dans le relevé du MPO obtenue pour l’année 2024
- Figure 2. Zones de pêche de la crevette de l'estuaire et du golfe du Saint-Laurent
- Figure 3. Débarquements (kt) de crevette en fonction des quatre zones de pêche Esquiman (8), Anticosti (9), Sept-Îles (10) et Estuaire (12), de 2004 à 2024
- Figure 4. Débarquements de crevette de l’EGSL de 2001 à 2024, selon la région de résidence, en milliers de tonnes
- Figure 5. Prix au débarquement de la crevette de l’EGSL en $/kg de 2001 à 2024
- Figure 6. Valeur des débarquements de crevette de l’EGSL de 2001 à 2024, selon la région de résidence des pêcheurs, en millions de dollars
- Figure 7. Nombre d'entreprises ayant effectué des débarquements de crevette de l’EGSL, selon la région de résidence, 2001 à 2024
- Figure 8. Revenus moyens associées à la crevette de l’EGSL des entreprises actives dans cette pêche, selon la région de résidence, de 2001 à 2024
- Figure 9. Nombre d’entreprises actives de Terre-Neuve-et-Labrador (groupe A) ayant participé à la pêche de la crevette de l’EGSL, selon la proportion de cette pêche par rapport à l'ensemble de leurs revenus de pêche, de 2015 à 2024.
- Figure 10. Nombre d'entreprises non-autochtones du Québec (groupe B) ayant participé à la pêche de la crevette de l’EGSL, selon la proportion de cette pêche par rapport à l'ensemble de leurs revenus de pêche, de 2015 à 2024.
- Figure 11. Nombre d'entreprises non-autochtones du Nouveau-Brunswick (groupe B) ayant participé à la pêche de la crevette de l’EGSL, selon la proportion de cette pêche par rapport à l'ensemble de leurs revenus de pêche, de 2015 à 2024.
- Figure 12. Nombre d'entreprises autochtones ayant participé à la pêche de la crevette de l’EGSL (groupe B), selon la proportion de cette pêche par rapport à l'ensemble de leurs revenus de pêche, de 2015 à 2023.
- Figure 13. Trajectoire des stocks d’Esquiman, Anticosti et Sept-Îles, selon la biomasse par rapport à la biomasse au rendement maximal durable (B/BRMD)
- Figure 14. Taux d'exploitation relatif pour les stocks de Sept-Îles, Anticosti et Esquiman
- Figure 15. Règle de contrôle des prises (RCP) présentant le taux d’exploitation relatif (F/FRMD, en haut) et le prélèvement projeté relatif (en bas) en fonction de l’indicateur de l’état du stock (B/BRMD). Les points de référence relatifs sont présentés sur les graphiques par les lignes verticales qui définissent les trois zones de l’AP
Liste des tableaux
- Tableau 1.Ventilation provinciale des permis pour chacun des groupes de participants à la pêche de la crevette de l’EGSL en 2024
- Tableau 2. Répartition des allocations en pourcentage dans les quatre zones de pêches selon les différents groupes
- Tableau 3. Sommaire des points de référence du Cadre de l’AP pour la crevette des zones 8, 9 et 10
- Tableau 4. Objectifs mesurables et échéanciers pour le rétablissement de la crevette
- Tableau 5. Sommaire des objectifs associés à leur mesure de gestion principale et les résultats attendus permettant d’atteindre les objectifs du plan de rétablissement
- Tableau 6. Sommaire des mesures du progrès et de la fréquence des mesures associées à chaque objectif du plan de rétablissement
Avant-propos
En 2009, Pêches et Océans Canada (MPO) a préparé le document Un cadre décisionnel pour les pêches intégrant l’approche de précaution (Politique sur l’approche de précaution [AP]) aux termes du Cadre pour la pêche durable. Ce document décrit la méthodologie ministérielle relative à l’application de l’approche de précaution (AP) aux pêches canadiennes. Un élément important de la Politique sur l’AP stipule que lorsqu’un stock est descendu à un niveau inférieur ou égal au point de référence limite (PRL), un plan de rétablissement doit être mis en place de manière à avoir une probabilité élevée de faire passer le stock au-dessus du PRL dans un délai raisonnable.
En outre, selon l’article 6.2 des dispositions relatives aux stocks de poissons (DRSP) de la Loi sur les pêches modifiée (2019), des plans de rétablissement doivent être élaborés et mis en œuvre pour les grands stocks prescrits qui sont descendus à un niveau égal ou inférieur à leur PRL. Cette exigence légale est soutenue par l’article 70 du Règlement de pêche (dispositions générales) (RPDG), qui définit le contenu requis de ces plans de rétablissement et établit un échéancier pour l’élaboration de ceux-ci.
Le présent plan vise à énoncer les principaux objectifs de rétablissement à l’égard de la crevette nordique des zones de pêche de la crevette (ZPC) 8, 9 et 10, de même que des mesures de gestion prises pour atteindre ces objectifs. Le plan devrait également favoriser une compréhension commune des règles élémentaires pour rétablir les stocks. Ces stocks sont prescrits dans le Règlement de pêche (dispositions générales) (art. 69) et donc sont soumis à l’article 6.2 de la Loi sur les pêches et à ses exigences réglementaires.
Bien que l’information présentée dans plusieurs sections du présent plan de rétablissement inclut le stock de crevette de la zone Estuaire (ZPC 12), ce stock, étant supérieur à son PRL, n’est pas soumis aux mêmes exigences que les autres stocks de crevette nordique. Le présent plan ne s’applique donc pas à ce stock.
Les objectifs et les mesures énoncés dans le présent plan demeurent en vigueur tant que les stocks n’ont pas atteint leur cible de rétablissement. Une fois qu’il a été déterminé que les stocks sont conformes à leur cible, les stocks seront gérés selon le processus standard du plan de gestion intégrée des pêches (PGIP) ou d'un autre processus de gestion des pêches afin de répondre aux exigences des DRSP. Les mesures de gestion énoncées dans le présent plan de rétablissement sont obligatoires et peuvent être modifiées ou d’autres mesures peuvent être ajoutées si elles ne parviennent pas à promouvoir le rétablissement de l’espèce.
Le présent plan de rétablissement n’est pas un document exécutoire; il ne peut constituer la base d’une contestation judiciaire. Il peut être modifié à tout moment et n’entrave aucunement l’exercice du pouvoir discrétionnaire du ministre, établi dans la Loi sur les pêches. Le ministre peut, pour des raisons de conservation ou pour toute autre raison valable, modifier toute disposition du plan de rétablissement conformément aux pouvoirs reconnus dans la Loi sur les pêches.
Les décisions qui découlent de l’application de ce plan de rétablissement doivent respecter les droits des peuples autochtones du Canada reconnus et affirmés par l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982, y compris ceux qui sont issus de traités modernes. Lorsque le MPO est chargé de mettre en œuvre un plan de rétablissement dans une zone soumise à un traité moderne, le plan de rétablissement sera mis en œuvre d’une manière conforme à cet accord. Le plan devrait également être guidé par la décision Sparrow rendue en 1990 par la Cour suprême du Canada, selon laquelle le droit des groupes autochtones de pratiquer la pêche de des fins alimentaires, sociales et rituelles a préséance, sous réserve de la conservation des ressources, sur toute autre utilisation de ces dernières.
L’honorable Joanne Thompson
Ministre des Pêches
Date d’approbation du plan de rétablissement : 7 octobre 2025
1 Introduction et contexte
1.1 Répartition des stocks
La crevette nordique (appelée ci-après crevette), Pandalus borealis, est un crustacé d’eau froide qui vit sur les fonds où les sédiments sont fins et consolidés et où la température varie de 1 et 6 °C (MPO, 2022). Son aire de répartition dans l'Atlantique nord-ouest s'étend depuis le détroit de Davis au nord jusqu'au golfe du Maine au sud, incluant l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent (EGSL) qui sont près de sa limite méridionale.
La crevette est largement répandue dans l’EGSL. On la retrouve sur plus de 90 000 km2 à des profondeurs variant de 150 à 350 mètres, soit sous la couche intermédiaire froide (CIF), dans la couche d’eau profonde. Même si l’aire d’occupation de la crevette est demeurée relativement stable au cours des 30 dernières années, on observe depuis 2008 une diminution de la superficie des zones de forte concentration de crevette dans l’EGSL. Les crevettes sont maintenant principalement concentrées à la tête des chenaux (Figure 1). Les crevettes de l’EGSL forment une population distincte des populations du plateau néo-écossais et de Terre-Neuve/Labrador/Arctique (Bourret et al. 2024).
Figure 1 - Version textuelle
La figure est une carte en couleurs représentant la densité estimée de crevettes (en kilogrammes par kilomètre carré) dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent (EGSL) pour l’année 2024, selon les données du relevé de recherche du MPO.
La carte s’étend de l’ouest vers l’est, depuis environ 70 degrés de longitude ouest (secteur de l’estuaire moyen) jusqu’à environ 56 degrés de longitude ouest (au large de Terre-Neuve), et du sud au nord entre les latitudes 48 et 52 degrés nord. Elle comprend notamment :
- le chenal laurentien et ses extensions
- l’estuaire maritime
- la péninsule gaspésienne
- la Basse-Côte-Nord
- les secteurs autour d’Anticosti
- le détroit de Belle-Isle
La légende indique cinq classes de densité de crevette, codées par couleur :
- jaune très pâle pour 0,1 kg/km2 (très faible densité)
- jaune pour 100 kg/km2
- orange pour 500 kg/km2
- rouge pour 1 000 kg/km2
- rouge foncé pour 2 500 kg/km2 (très forte densité)
Les crevettes sont présentes dans la majorité du fond marin de l’EGSL à des profondeurs de 150 à 350 mètres, principalement sous la couche intermédiaire froide (CIF), dans la couche de fond. La majorité des zones affichent des densités faibles à modérées (jaune pâle à orange), ce qui indique une présence diffuse.
Les zones de fortes densités (rouge et rouge foncé) sont restreintes et concentrées à la tête des chenaux profonds, notamment : à l’ouest du chenal laurentien dans l’estuaire, dans le bassin de Sept-Îles, au nord et à l’est de l’île d’Anticosti, au nord du chenal d’Esquiman à proximité du détroit de Belle-Isle.
1.2 Biologie et facteurs de l’écosystème affectant les stocks
La crevette est une espèce hermaphrodite protérandre, ce qui signifie qu'elle change de sexe au cours de son cycle de vie. Elle débute sa vie en tant que mâle et devient femelle vers l’âge de 4 ou 5 ans. Puisqu’elles sont de plus grande taille, elles sont principalement ciblées par la pêche commerciale. Les mâles commencent à se reproduire à l’automne vers l’âge de 2 ou 3 ans. Les femelles pondent les œufs au début de l’automne et les portent sous leur abdomen jusqu’au printemps suivant, soit sur une période d’environ huit mois. Les larves éclosent au printemps lors de la floraison printanière du phytoplancton et sont pélagiques. À la fin de l’été, elles se métamorphosent et s’établissent sur le fond marin. Les femelles participent au cycle de reproduction pendant 2 ou 3 années.
Les crevettes migrent en eau moins profonde durant l’hiver. La nuit, elles quittent le fond pour se nourrir de petits organismes planctoniques.
La crevette est une espèce fourrage considérée déterminante dans l’EGSL. Elle joue un rôle clé dans le transfert d’énergie des niveaux trophiques inférieurs vers des niveaux supérieurs, puisqu’elle se nourrit du phytoplancton et du zooplancton, et elle est consommée par ses prédateurs tels que les sébastes (Sebastes spp.), le flétan du Groenland (Reinhardtius hippoglossoides) et la morue (Gadus morhua) (Bourdages et al. 2018).
La dynamique de la population de crevette et, plus spécifiquement, son abondance, sa distribution, sa croissance, sa reproduction et ses relations trophiques, sont grandement influencés par la température de l’eau. L’EGSL est un milieu dynamique qui est affecté par des conditions environnementales et écosystémiques en évolution sous l’effet des changements climatiques. Depuis 2009 la température des eaux profondes augmente sous l’influence plus importante du Gulf Stream qui contrecarre l’eau froide provenant du courant du Labrador entraînant une diminution de la concentration en oxygène. Des détails supplémentaires sont disponibles à la section « Causes probable de la baisse des stocks ».
1.3 Aperçu de la pêche commerciale de la crevette
La pêche commerciale dirigée de la crevette est pratiquée dans l’EGSL par les flottilles côtières (moins de 65 pieds) et semi-hauturières (de 65 à 100 pieds) avec engins mobiles des provinces du Québec, du Nouveau-Brunswick de Terre-Neuve-et-Labrador ainsi que de l’Île-du-Prince-Édouard et de la Nouvelle-Écosse. La pêche s’effectue à l’aide de chalut de fond. Dans l’EGSL, quatre zones de gestion de la pêche de la crevette (ZPC) sont définies depuis 1993 : Estuaire (ZPC 12), Sept-Îles (ZPC 10), Anticosti (ZPC 9) et Esquiman (ZPC 8) (Figure 2). La pêche se déroule principalement dans les secteurs situés le long du chenal Laurentien, de même que dans les chenaux Anticosti et Esquiman, à des profondeurs comprises entre 200 et 300 m. Depuis 2018, un déplacement significatif des crevettes des plus grandes profondeurs vers les profondeurs moindres a été observé dans certaines zones en réponse aux changements environnementaux. C’est notamment le cas dans les zones Sept-Îles et Anticosti où la crevette semble avoir délaissée les profondeurs supérieures à 275 m.
Figure 2 - Version textuelle
La figure 2 est une carte géographique représentant la région du golfe du Saint-Laurent, située dans l’est du Canada. La carte est structurée autour de quatre zones de gestion Estuaire (12), Sept-Îles (10), Anticosti (9) et Esquiman (8). Des lignes noires représentent les limites entre les zones de gestion.
La zone Estuaire, située à l’extrême ouest de la carte, couvre l’embouchure du fleuve Saint-Laurent et se définit comme étant à l’ouest de Pointe-des-Monts sur la Côte-Nord et de Matane sur la rive sud.
La zone de Sept-Îles est délimitée à l’ouest à la longitude de Pointe des Monts et à l’est le long de la Côte-Nord par le détroit de Jacques-Cartier au nord-ouest de l’île d’Anticosti (zone peu profonde). La zone inclut aussi le chenal Laurentien au sud de l’île Anticosti jusqu’à la frontière reliant le centre sud de l’île Anticosti et la jonction des divisions OPANO 4RST dans le centre du chenal Laurentien.
La zone Anticosti correspond au chenal d’Anticosti, lequel est situé au nord de l’île Anticosti. Elle se trouve entre Sept-Îles à l’ouest, l’île Anticosti au sud et Esquiman à l’est.
La zone Esquiman correspond à la division OPANO 4R et à la partie nord-est de la division 4S à l’est du 60e parallèle.
Depuis 1982, un total autorisé de capture (TAC) pour chaque zone de pêche de la crevette est établi sur une base annuelle en tenant compte des avis scientifiques et des considérations socio-économiques. Le TAC est distribué conformément à la formule de partage établie (voir la section « Allocation et gouvernance »). La pêche est gérée sous régime de quota individuels (QI) à Terre-Neuve-et-Labrador, à l’Île-du-Prince-Édouard ainsi qu’en Nouvelle-Écosse et de quota individuels transférables (QIT) au Québec et au Nouveau-Brunswick. La saison de pêche s’étend du 1er avril au 31 décembre de chaque année.
La gestion et la surveillance des activités de pêche commerciale sont conformes au plan de gestion intégrée des pêches (PGIP) qui a été révisé en 2018. Les mesures figurant dans le présent plan de rétablissement ont préséance sur toutes mesures contradictoires touchant les stocks de crevette de Sept-Îles (ZPC 10), Anticosti (ZPC 9) et Esquiman (ZPC 8). Guidées par le PGIP et le plan de rétablissement, les mesures de gestion générales et spécifiques à chaque flottille pour la pêche commerciale de la crevette sont énoncées dans le Plan de pêche axé sur la conservation (PPAC) et les conditions de permis.
1.3.1 Autres sources de prélèvements
Aucun autre type de pêche à la crevette n’est autorisé dans l’EGSL à l’exception des relevés scientifiques effectués par le ministère. La crevette n’est pas capturée en tant que prise accessoire dans d’autres pêches dirigées.
1.4 Allocation et gouvernance
La pêche de la crevette dans l’EGSL est une pêche à accès limité. En 2024, 103 permis donnant accès aux zones 8, 9 10 et/ou 12 ont été émis (voir le tableau 1 pour plus de détails). Les participants à cette pêche sont divisés en trois groupes principaux :
- le groupe A;
- le groupe B;
- les groupes de pêcheurs de l’Île-du-Prince-Édouard et de la Nouvelle-Écosse.
Tableau 1 .Ventilation provinciale des permis pour chacun des groupes de participants à la pêche de la crevette de l’EGSL en 2024
- Groupe A
- Québec : 4
- Terre-Neuve-et-Labrador : 34
- Groupe B
- Québec : 40, incluant 6 permis émis à des Premières Nations
- Nouveau-Brunswick : 22, incluant 2 permis émis à des Premières Nations
- Groupes de pêcheurs de Île-du-Prince-Édouard et de la Nouvelle-Écosse
- Île-du-Prince-Édouard : 2
- Nouvelle-Écosse : 1
- Total nombre de permis : 103
Les TAC des quatre zones de pêche de la crevette sont répartis selon un partage en vigueur depuis 2010 (voir tableau 2 pour plus de détails).
Tableau 2. Répartition des allocations en pourcentage dans les quatre zones de pêches selon les différents groupes
- Île du Prince-Édouard
- Estuaire : 0 %
- Sept-Îles : 1,18 %
- Anticosti : 1,18 %
- Esquiman : 1,18 %
- Nouvelle-Écosse
- Estuaire : 0 %
- Sept-Îles : 1,18 %
- Anticosti : 1,18 %
- Esquiman : 1,18 %
- Groupe A
- Estuaire : 0 %
- Sept-Îles : 0 %
- Anticosti : 0 %
- Esquiman : 73,2 %
- Groupe B
- Estuaire : 100 %
- Sept-Îles : 97,6 %
- Anticosti : 97,6 %
- Esquiman : 24,4 %
Le Comité consultatif de la crevette de l’EGSL (CCCEG) est le principal organe de consultation de la pêche de la crevette. Le comité est composé de représentants d’associations de pêcheurs de crevette, des Premières Nations, de transformateurs, des gouvernements provinciaux et du MPO. La coordination de la consultation du CCCEG est assumée par la Direction de la gestion des pêches de la région du Québec, en collaboration avec les deux autres régions administratives du MPO impliquées dans la pêche, c’est-à-dire la région de Terre-Neuve-et-Labrador et la région du Golfe qui inclut le Nouveau-Brunswick, l’Île-du-Prince-Édouard, et une partie de la Nouvelle-Écosse.
1.5 Historique de la pêche
La pêche de la crevette a été développée dans les années 1960, essentiellement par des pêcheurs semi-hauturiers de poisson de fond qui ont choisi de diversifier leurs opérations de pêche. L’exploitation sur une base commerciale a débuté en 1965 au large de Sept-Îles avec des débarquements de l’ordre de 10 t. Dans les années 1970, la pêche commerciale s’est étendue dans l’EGSL ainsi que sur la côte du Labrador. L’augmentation rapide des débarquements de crevette jumelée à la baisse des stocks de morue et de sébaste ainsi qu’aux faibles prix payés pour ces espèces ont contribué à la forte demande pour les permis de crevette.
En 1980, le Comité consultatif de la crevette du golfe (maintenant Comité consultatif de la crevette de l’estuaire et du golfe) a été créé et des mesures de gestion ont été progressivement mises en place afin de protéger la ressource et de contrôler le développement de la pêche (limite du nombre de permis, imposition d’un TAC annuel et d’une saison de pêche, etc.). Des programmes de surveillance ont également été mis en place dans les années 1980 et 1990 afin de permettre un suivi annuel de la pêche et de l’état des populations de crevette de l’EGSL (MPO, 2016).
Au milieu des années 1980, deux groupes de pêcheurs ont été définis : soit le groupe A, composé des pêcheurs de l’ouest de Terre-Neuve-et-Labrador et de la Côte-Nord du Québec, ainsi que le groupe B constitué de pêcheurs du Québec et du Nouveau-Brunswick. Des ententes de partage et des programmes de quotas individuels ont été mis en place pour le Groupe B en 1991 et ensuite pour le Groupe A en 1996.
Au fil du temps, l’expansion de la pêche, le développement des techniques de détection, l’augmentation de la puissance des bateaux de pêche et le raffinement des techniques d’évaluation des populations ont, entre autres, amené les différents intervenants à vouloir redéfinir le cadre permettant une utilisation optimale et durable de la ressource. À partir de 1993, une stratégie de gestion à moyen terme a été adoptée et plusieurs mesures de gestion ont été modifiées ou renforcées. L’utilisation de la grille Nordmøre, visant à réduire les prises accessoires de poisson de fond, est notamment devenue obligatoire dès 1993. Le nombre de zones de gestion est passé de cinq à quatre afin de permettre une meilleure correspondance entre les agrégations de crevette observées lors des relevés de recherche et les secteurs exploités par les pêcheurs. À partir de 1997, suivant la hausse des TAC de crevette et l’expansion de la pêcherie, des allocations temporaires de crevette par le biais de nouveaux accès ont été accordées à des pêcheurs dépendants du poisson de fond du Québec, du Nouveau-Brunswick ainsi qu’à des groupes de pêcheurs de l’Île-du-Prince-Édouard et de la Nouvelle-Écosse qui ne détenaient pas de permis régulier pour la pêche de la crevette.
En 2000, suivant l’arrêt Marshall, une initiative a été lancée en vue de négocier des accords provisoires sur les pêches donnant aux Premières Nations un accès accru et immédiat à la pêche commerciale. La même année, à la suite du rachat de six permis au Québec, les Premières Nations de Gesgapegiaq, Gespeg, Listuguj et Wolastoqiyik Wahsipekuk ont obtenu un accès à la pêche de la crevette de l’EGSL. Au Nouveau-Brunswick, les Premières Nations d’Eel River Bar et Metepenagiag ont obtenu un accès en 2004 à la suite du rachat de deux permis de cette province. Enfin, la communauté Innu Takuaikan Uashat Mak Mani-Utenam a acquis un premier permis en 2003 et un deuxième en 2008. Ainsi, cinq Premières Nations du Québec et deux du Nouveau-Brunswick participent depuis à la pêche de la crevette dans l’EGSL avec des permis de pêche délivrés en vertu du Règlement sur les permis de pêche communautaire des Autochtones.
Jusqu’à la fin des années 1990, les quatre stocks de crevette démontraient sensiblement les mêmes tendances et les variations annuelles de TAC étaient synchrones d’une zone de pêche à l’autre. À partir du début des années 2000, des différences locales entre les stocks ont été observées, laissant présager que la résilience des stocks à l’exploitation pouvait être différente. Ainsi, depuis 2003, les TAC des quatre zones de l’EGSL varient de manière asynchrone ce qui a affecté le partage de l’allocation globale de crevette du groupe B. En 2005, afin de concilier en partie l’écart entre le partage historique de l’allocation globale de crevette de l’EGSL accordée aux pêcheurs du Groupe B de chaque province (Québec et Nouveau-Brunswick) et le partage effectif, un mécanisme d’ajustement du partage entre les flottilles du groupe B a été mis en œuvre. Depuis 2010, une formule stable de partage entre la flottille traditionnelle et les pêcheurs dépendants du poisson de fond est en vigueur.
À partir du début des années 2010, on assiste pour la première fois à une diminution de la biomasse de crevette et des TAC accordés. En 2012, une première approche de précaution, incluant des points de référence et des règles de contrôle des prises est adoptée et utilisée afin d’établir les TAC. En 2017, les stocks Estuaire et Sept-Îles se situent dans la zone de prudence alors que les stocks Anticosti et Esquiman sont dans le bas de la zone saine. En 2018, les TAC des zones Estuaire et Sept-Îles sont abaissés de manière importante (75 % et 60 % respectivement) alors que les TAC pour les deux autres stocks diminuent de 15 % ce qui porte le TAC global de crevette de l’EGSL à moins de 20 000 t pour la première fois en plus 20 ans.
En réponse à la situation difficile de la pêche de la crevette de l’EGSL, le MPO a mis en place en 2019 un sous-comité se rapportant au CCCEG, formé d’intervenants du secteur de la capture ainsi que de la Gestion des pêches du MPO. Ce sous-comité était chargé d’amorcer une réflexion sur les défis de l’industrie de la pêche de la crevette de l’EGSL, sur les perspectives à long terme et sur l’identification des pistes de solution. Les participants de l’industrie ont identifié trois pistes de solution principales : la diminution du prix des permis, la diminution ou l’abolition des quotas réservés aux associations de pêcheurs et une augmentation de l’accès au sébaste. Ceux-ci ont également demandé au MPO de revoir les règles de contrôle des prises et l’ensemble de l’approche de précaution pour permettre une meilleure intégration des facteurs écosystémiques.
En 2022, une approche prudente à l’égard de la détermination des TAC au moyen de l’approche de précaution existante est proposée et mise en œuvre sur deux ans pour tenir compte de l’augmentation du risque attribuable aux changement écosystémiques (Bourdages et al. 2022). En 2023, les unités d’évaluation des zones Sept-Îles et Anticosti sont légèrement modifiées (Figure 2) afin de permettre une meilleure adéquation entre les unités d’évaluation et les unités biologiques (Bourdages et al. 2023). Suivant la revue des unités d’évaluation et l’adoption d’un nouveau modèle d’évaluation des stocks en 2023, de nouveaux points référence et de nouvelles règles de contrôles des prises sont proposés. Les TAC des zones Sept-Îles, Anticosti et Esquiman diminuent de manière importante (plus de 80 %), et atteignent 2 500 t soit le plus faible niveau historique accordé pour ces trois zones. Les fortes diminutions de TAC jumelées à l’augmentation des coûts d’exploitation entrainent des répercussions importantes sur la rentabilité des flottilles de crevettiers dans l’EGSL.
Le 10 août 2024, la certification Marine Stewardship Council (MSC) de la pêcherie de crevette de l’EGSL a été suspendue compte tenu de l’état critique de trois des quatre stocks de crevette. Cette pêcherie était certifiée depuis le 31 mars 2009 (MSC, 2024).
De l’information supplémentaire sur l’historique de la pêche est disponible dans le plan de gestion intégrée des pêches (PGIP).
1.6 Profil socio-économique
Entre 2004 et 2022, plus de 97 % des débarquements de crevette de l’EGSL provenaient des zones 8 (Esquiman), 9 (Anticosti) et 10 (Sept-Îles). En moyenne durant cette période, seulement 2,9 % des débarquements provenaient de la zone Estuaire (12). Les débarquements de crevette de l’EGSL ont commencé à baisser à partir des années 2010 et cette diminution s’est accélérée en 2017, puis en 2023. Toutefois, la diminution ne s’est pas faite uniformément dans les quatre zones de pêche.
La zone Sept-Îles, historiquement celle où se capture les quantités les plus abondantes de crevette, a été celle qui a subi la plus forte baisse de 98 % entre 2010 et 2024, passant de 15 777 tonnes à 160 tonnes. Viennent ensuite les zones Anticosti et Esquiman avec des baisses de 95 % et 90 %, respectivement, durant la même période. La zone Estuaire a également connu une baisse à partir de 2010 (de 65%), mais moindre que les autres zones (Figure 3).
Figure 3 - Version textuelle
- Année : 2004
- Débarquements Esquiman : 8,8 Kt
- Débarquements Anticosti : 10,3 Kt
- Débarquements Sept-Îles : 15,9 Kt
- Débarquements Estuaire : 1,0 Kt
- Débarquements totaux : 36,0 Kt
- Année : 2005
- Débarquements Esquiman : 9,0 Kt
- Débarquements Anticosti : 8,0 Kt
- Débarquements Sept-Îles : 12,7 Kt
- Débarquements Estuaire : 1,0 Kt
- Débarquements totaux : 30,8 Kt
- Année : 2006
- Débarquements Esquiman : 9,3 Kt
- Débarquements Anticosti : 8,4 Kt
- Débarquements Sept-Îles : 15,8 Kt
- Débarquements Estuaire : 1,0 Kt
- Débarquements totaux : 34,5 Kt
- Année : 2007
- Débarquements Esquiman : 9,5 Kt
- Débarquements Anticosti : 10,1 Kt
- Débarquements Sept-Îles : 15,7 Kt
- Débarquements Estuaire : 1,0 Kt
- Débarquements totaux : 36,3 Kt
- Année : 2008
- Débarquements Esquiman : 9,3 Kt
- Débarquements Anticosti : 9,3 Kt
- Débarquements Sept-Îles : 16,0 Kt
- Débarquements Estuaire : 1,0 Kt
- Débarquements totaux : 35,5 Kt
- Année : 2009
- Débarquements Esquiman : 9,5 Kt
- Débarquements Anticosti : 10,2 Kt
- Débarquements Sept-Îles : 15,5 Kt
- Débarquements Estuaire : 1,0 Kt
- Débarquements totaux : 36,2 Kt
- Année : 2010
- Débarquements Esquiman : 9,6 Kt
- Débarquements Anticosti : 10,2 Kt
- Débarquements Sept-Îles : 15,8 Kt
- Débarquements Estuaire : 0,9 Kt
- Débarquements totaux : 36,4 Kt
- Année : 2011
- Débarquements Esquiman : 9,2 Kt
- Débarquements Anticosti : 9,3 Kt
- Débarquements Sept-Îles : 15,4 Kt
- Débarquements Estuaire : 0,9 Kt
- Débarquements totaux : 34,8 Kt
- Année : 2012
- Débarquements Esquiman : 10,4 Kt
- Débarquements Anticosti : 8,3 Kt
- Débarquements Sept-Îles : 12,6 Kt
- Débarquements Estuaire : 0,9 Kt
- Débarquements totaux : 32,2 Kt
- Année : 2013
- Débarquements Esquiman : 9,2 Kt
- Débarquements Anticosti : 7,6 Kt
- Débarquements Sept-Îles : 14,6 Kt
- Débarquements Estuaire : 1,1 Kt
- Débarquements totaux : 32,5 Kt
- Année : 2014
- Débarquements Esquiman : 8,7 Kt
- Débarquements Anticosti : 8,7 Kt
- Débarquements Sept-Îles : 12,3 Kt
- Débarquements Estuaire : 1,0 Kt
- Débarquements totaux : 30,6 Kt
- Année : 2015
- Débarquements Esquiman : 8,2 Kt
- Débarquements Anticosti : 9,4 Kt
- Débarquements Sept-Îles : 12,5 Kt
- Débarquements Estuaire : 1,1 Kt
- Débarquements totaux : 31,2 Kt
- Année : 2016
- Débarquements Esquiman : 7,0 Kt
- Débarquements Anticosti : 9,1 Kt
- Débarquements Sept-Îles : 11,8 Kt
- Débarquements Estuaire : 1,0 Kt
- Débarquements totaux : 28,9 Kt
- Année : 2017
- Débarquements Esquiman : 7,0 Kt
- Débarquements Anticosti : 7,5 Kt
- Débarquements Sept-Îles : 7,2 Kt
- Débarquements Estuaire : 0,9 Kt
- Débarquements totaux : 22,6 Kt
- Année : 2018
- Débarquements Esquiman : 6,0 Kt
- Débarquements Anticosti : 6,8 Kt
- Débarquements Sept-Îles : 4,2 Kt
- Débarquements Estuaire : 0,2 Kt
- Débarquements totaux : 17,2 Kt
- Année : 2019
- Débarquements Esquiman : 6,0 Kt
- Débarquements Anticosti : 6,9 Kt
- Débarquements Sept-Îles : 4,0 Kt
- Débarquements Estuaire : 0,1 Kt
- Débarquements totaux : 17,0 Kt
- Année : 2020
- Débarquements Esquiman : 6,0 Kt
- Débarquements Anticosti : 6,3 Kt
- Débarquements Sept-Îles : 5,0 Kt
- Débarquements Estuaire : 0,6 Kt
- Débarquements totaux : 17,9 Kt
- Année : 2021
- Débarquements Esquiman : 5,6 Kt
- Débarquements Anticosti : 6,1 Kt
- Débarquements Sept-Îles : 4,9 Kt
- Débarquements Estuaire : 0,6 Kt
- Débarquements totaux : 17,2 Kt
- Année : 2022
- Débarquements Esquiman : 4,3 Kt
- Débarquements Anticosti : 3,8 Kt
- Débarquements Sept-Îles : 3,9 Kt
- Débarquements Estuaire : 0,4 Kt
- Débarquements totaux : 12,4 Kt
- Année : 2023
- Débarquements Esquiman : 1,7 Kt
- Débarquements Anticosti : 2,0 Kt
- Débarquements Sept-Îles : 1,5 Kt
- Débarquements Estuaire : 0,4 Kt
- Débarquements totaux : 5,6 Kt
- Année : 2024
- Débarquements Esquiman : 1,6 Kt
- Débarquements Anticosti : 0,4 Kt
- Débarquements Sept-Îles : 0,2 Kt
- Débarquements Estuaire : 0,2 Kt
- Débarquements totaux : 2,4 Kt
Durant la période 2001-2024, 58 % des débarquements ont été effectués par les entreprises du Québec, 23 % par les entreprises de la région administrative du Golfe (principalement du Nouveau-Brunswick) et 19 % par les entreprises de Terre-Neuve-et-Labrador. Il est à noter que les entreprises de Terre-Neuve-et-Labrador sont actives exclusivement dans la zone Esquiman (Zone 8) tandis que les entreprises du Québec ont un accès exclusif dans la zone Estuaire (Zone 12) (Figure 4).
Figure 4 - Version textuelle
- Année : 2001
- Débarquements Québec : 12,8 Kt
- Débarquements Golfe : 6,9 Kt
- Débarquements Terre-Neuve-et-Labrador : 5,2 Kt
- Débarquements totaux : 25,0 Kt
- Année : 2002
- Débarquements Québec : 16,6 Kt
- Débarquements Golfe : 7,2 Kt
- Débarquements Terre-Neuve-et-Labrador : 5,5 Kt
- Débarquements totaux : 29,2 Kt
- Année : 2003
- Débarquements Québec : 16,7 Kt
- Débarquements Golfe : 6,4 Kt
- Débarquements Terre-Neuve-et-Labrador : 4,4 Kt
- Débarquements totaux : 27,6 Kt
- Année : 2004
- Débarquements Québec : 22,2 Kt
- Débarquements Golfe : 7,9 Kt
- Débarquements Terre-Neuve-et-Labrador : 5,8 Kt
- Débarquements totaux : 36,0 Kt
- Année : 2005
- Débarquements Québec : 17,1 Kt
- Débarquements Golfe : 7,5 Kt
- Débarquements Terre-Neuve-et-Labrador : 6,2 Kt
- Débarquements totaux : 30,8 Kt
- Année : 2006
- Débarquements Québec : 20,4 Kt
- Débarquements Golfe : 7,7 Kt
- Débarquements Terre-Neuve-et-Labrador : 6,4 Kt
- Débarquements totaux : 34,5 Kt
- Année : 2007
- Débarquements Québec : 21,7 Kt
- Débarquements Golfe : 7,9 Kt
- Débarquements Terre-Neuve-et-Labrador : 6,7 Kt
- Débarquements totaux : 36,3 Kt
- Année : 2008
- Débarquements Québec : 21,3 Kt
- Débarquements Golfe : 7,8 Kt
- Débarquements Terre-Neuve-et-Labrador : 6,4 Kt
- Débarquements totaux : 35,5 Kt
- Année : 2009
- Débarquements Québec : 21,8 Kt
- Débarquements Golfe : 8,1 Kt
- Débarquements Terre-Neuve-et-Labrador : 6,3 Kt
- Débarquements totaux : 36,2 Kt
- Année : 2010
- Débarquements Québec : 21,7 Kt
- Débarquements Golfe : 8,5 Kt
- Débarquements Terre-Neuve-et-Labrador : 6,2 Kt
- Débarquements totaux : 36,4 Kt
- Année : 2011
- Débarquements Québec : 20,5 Kt
- Débarquements Golfe : 8,4 Kt
- Débarquements Terre-Neuve-et-Labrador : 6,0 Kt
- Débarquements totaux : 34,8 Kt
- Année : 2012
- Débarquements Québec : 17,9 Kt
- Débarquements Golfe : 7,5 Kt
- Débarquements Terre-Neuve-et-Labrador : 6,7 Kt
- Débarquements totaux : 32,2 Kt
- Année : 2013
- Débarquements Québec : 19,2 Kt
- Débarquements Golfe : 7,4 Kt
- Débarquements Terre-Neuve-et-Labrador : 5,9 Kt
- Débarquements totaux : 32,5 Kt
- Année : 2014
- Débarquements Québec : 17,8 Kt
- Débarquements Golfe : 7,2 Kt
- Débarquements Terre-Neuve-et-Labrador : 5,5 Kt
- Débarquements totaux : 30,6 Kt
- Année : 2015
- Débarquements Québec : 18,4 Kt
- Débarquements Golfe : 7,4 Kt
- Débarquements Terre-Neuve-et-Labrador : 5,4 Kt
- Débarquements totaux : 31,2 Kt
- Année : 2016
- Débarquements Québec : 17,5 Kt
- Débarquements Golfe : 6,8 Kt
- Débarquements Terre-Neuve-et-Labrador : 4,6 Kt
- Débarquements totaux : 28,9 Kt
- Année : 2017
- Débarquements Québec : 12,5 Kt
- Débarquements Golfe : 5,6 Kt
- Débarquements Terre-Neuve-et-Labrador : 4,5 Kt
- Débarquements totaux : 22,6 Kt
- Année : 2018
- Débarquements Québec : 9,2 Kt
- Débarquements Golfe : 4,1 Kt
- Débarquements Terre-Neuve-et-Labrador : 3,9 Kt
- Débarquements totaux : 17,2 Kt
- Année : 2019
- Débarquements Québec : 9,1 Kt
- Débarquements Golfe : 4,1 Kt
- Débarquements Terre-Neuve-et-Labrador : 3,9 Kt
- Débarquements totaux : 17,0 Kt
- Année : 2020
- Débarquements Québec : 9,8 Kt
- Débarquements Golfe : 4,2 Kt
- Débarquements Terre-Neuve-et-Labrador : 3,9 Kt
- Débarquements totaux : 17,9 Kt
- Année : 2021
- Débarquements Québec : 9,7 Kt
- Débarquements Golfe : 3,6 Kt
- Débarquements Terre-Neuve-et-Labrador : 3,9 Kt
- Débarquements totaux : 17,2 Kt
- Année : 2022
- Débarquements Québec : 7,2 Kt
- Débarquements Golfe : 2,4 Kt
- Débarquements Terre-Neuve-et-Labrador : 2,8 Kt
- Débarquements totaux : 12,4 Kt
- Année : 2023
- Débarquements Québec : 3,6 Kt
- Débarquements Golfe : 1,1 Kt
- Débarquements Terre-Neuve-et-Labrador : 1,0 Kt
- Débarquements totaux : 5,6 Kt
- Année : 2024
- Débarquements Québec : 0,8 Kt
- Débarquements Golfe : 0,6 Kt
- Débarquements Terre-Neuve-et-Labrador : 1,0 Kt
- Débarquements totaux : 2,4 Kt
De 2001 à 2010, les prix au débarquement de la crevette étaient relativement bas (Figure 5). Cela coïncide avec la hausse des captures de crevette observée au Canada (crevette du Nord et crevette de l’EGSL) et ailleurs dans le monde durant cette période. À partir de 2010, alors que les captures mondiales de crevettes se sont mises à décroître, les prix ont amorcé une très forte croissance : ils sont passés de 1,02 $/kg en 2009 jusqu’à atteindre 3,03 $/kg en 2015. Il s’agit d’une hausse de 196 %. Au cours des neuf années suivantes, entre 2016 et 2024, le prix a connu de nombreuses fluctuations, mais il est resté à un niveau nettement supérieur à ce qui était observé durant les années antérieures. Il est à noter qu’un record de prix a été atteint en 2019 (3,55 $/kg), suivi d’une baisse abrupte de 34 % l’année suivante, en 2020, première année de la pandémie de COVID-19 alors que les prix sont tombés à 2,35 $/kg. Depuis, les prix ont grimpé de 37 % et atteignaient 3,23 $/kg en 2024.
Pour la période complète de 2001 et 2024, les prix sont passés de 1,25 $/kg à 3,23 $/kg, soit une hausse de 158 %. Toutefois, lorsqu’on exprime les prix en dollars constants pour tenir compte de l’inflation, la hausse a été limitée à 57,2 % durant la même période.
Figure 5 - Version textuelle
- 2001 : 1,25 $/kg
- 2002 : 1,24 $/kg
- 2003 : 1,29 $/kg
- 2004 : 1,21 $/kg
- 2005 : 1,22 $/kg
- 2006 : 0,91 $/kg
- 2007 : 0,97 $/kg
- 2008 : 1,12 $/kg
- 2009 : 1,02 $/kg
- 2010 : 1,08 $/kg
- 2011 : 1,47 $/kg
- 2012 : 1,74 $/kg
- 2013 : 1,44 $/kg
- 2014 : 1,85 $/kg
- 2015 : 3,03 $/kg
- 2016 : 3,03 $/kg
- 2017 : 2,43 $/kg
- 2018 : 3,41 $/kg
- 2019 : 3,55 $/kg
- 2020 : 2,35 $/kg
- 2021 : 2,56 $/kg
- 2022 : 3,01 $/kg
- 2023 : 3,13 $/kg
- 2024 : 3,23 $/kg
La valeur des débarquements s’est comportée différemment des quantités débarquées en raison de la grande variabilité des prix. En effet, la valeur des débarquements a atteint un sommet à 94,3 M$ en 2015 alors que les prix au débarquement atteignaient des niveaux inégalés (3,03 $/kg) et que les quantités débarquées restaient relativement élevées (31 200 tonnes). De 2017 à 2022, alors que les quantités débarquées se situaient à des niveaux historiquement bas, la valeur des débarquements s’est maintenue à des niveaux relativement élevés en raison des prix élevés. Cependant, même les prix très élevés enregistrés en 2023 et 2024 n’ont pas été en mesure de compenser les très faibles quantités débarquées. Tout comme les quantités débarquées, les valeurs des débarquements de crevette de l’EGSL enregistrée en 2023 et 2024 sont très faibles, soit 17,6 M$ et 7,8 M$ respectivement (Figure 6).
Figure 6 - Version textuelle
- Année : 2001
- Québec : 16,9 M$
- Golfe : 8,1 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 6,3 M$
- totale : 31,4 M$
- Année : 2002
- Québec : 21,9 M$
- Golfe : 8,1 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 6,2 M$
- totale: 36,2 M$
- Année : 2003
- Québec : 22,7 M$
- Golfe : 7,7 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 5,1 M$
- totale: 35,5 M$
- Année : 2004
- Québec : 28,7 M$
- Golfe : 8,9 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 5,9 M$
- totale: 43,6 M$
- Année : 2005
- Québec : 23,1 M$
- Golfe : 8,8 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 5,7 M$
- totale: 37,6 M$
- Année : 2006
- Québec : 19,8 M$
- Golfe : 6,6 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 5,1 M$
- totale: 31,5 M$
- Année : 2007
- Québec : 21,5 M$
- Golfe : 7,5 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 6,2 M$
- totale: 35,2 M$
- Année : 2008
- Québec : 24,9 M$
- Golfe : 7,8 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 7,2 M$
- totale: 39,9 M$
- Année : 2009
- Québec : 23,2 M$
- Golfe : 7,8 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 5,9 M$
- totale: 36,9 M$
- Année : 2010
- Québec : 24,1 M$
- Golfe : 8,3 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 6,7 M$
- totale: 39,4 M$
- Année : 2011
- Québec : 30,2 M$
- Golfe : 11,5 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 9,6 M$
- totale: 51,4 M$
- Année : 2012
- Québec : 32,3 M$
- Golfe : 13,1 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 10,7 M$
- totale: 56,0 M$
- Année : 2013
- Québec : 29,2 M$
- Golfe : 9,6 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 7,9 M$
- totale: 46,8 M$
- Année : 2014
- Québec : 32,8 M$
- Golfe : 13,1 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 10,7 M$
- totale: 56,7 M$
- Année : 2015
- Québec : 51,3 M$
- Golfe : 22,2 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 20,9 M$
- totale: 94,3 M$
- Année : 2016
- Québec : 52,6 M$
- Golfe : 19,4 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 15,6 M$
- totale: 87,6 M$
- Année : 2017
- Québec : 30,2 M$
- Golfe : 12,2 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 12,6 M$
- totale: 55,0 M$
- Année : 2018
- Québec : 31,4 M$
- Golfe : 12,8 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 14,4 M$
- totale: 58,6 M$
- Année : 2019
- Québec : 33,7 M$
- Golfe : 11,8 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 15,0 M$
- totale: 60,5 M$
- Année : 2020
- Québec : 23,2 M$
- Golfe : 8,7 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 10,1 M$
- totale: 42,0 M$
- Année : 2021
- Québec : 25,6 M$
- Golfe : 8,7 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 9,8 M$
- totale: 44,1 M$
- Année : 2022
- Québec : 23,5 M$
- Golfe : 7,0 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 7,0 M$
- totale: 37,4 M$
- Année : 2023
- Québec : 12,0 M$
- Golfe : 3,0 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 2,7 M$
- totale: 17,6 M$
- Année : 2024
- Québec : 2,9 M$
- Golfe : 2,0 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 2,9 M$
- totale: 7,8 M$
Le nombre total d’entreprises actives dans la pêche de la crevette de l’EGSL a augmenté entre 2001 et 2007, passant de 135 à 149. Cela s’explique, notamment, par l’intégration de nouveaux pêcheurs qui a suivi l’effondrement des stocks de poissons de fond quelques années auparavant. Par ailleurs, il est à noter qu’au début des années 2000, suivant l’arrêt Marshall, sept communautés autochtones au Québec et dans la région du Golfe ont intégré la pêche de la crevette suivant la mise en place de programmes de rachat de permis du MPO. En raison notamment d’un processus de consolidation que permet les quotas individuels transférables, le nombre d’entreprises actives, a diminué progressivement à partir de 2008, jusqu’à atteindre 102 en 2021, une baisse de 32 % par rapport à 2007 (Figure 7). Depuis 2023, le nombre d’entreprises actives est en diminution dans toutes les régions en raison de la faible rentabilité des activités. En 2024, le nombre d’entreprises actives était de 53, soit le plus faible nombre enregistré des deux dernières décennies.
Figure 7 - Version textuelle
- Année : 2001
- Québec : 64
- Golfe : 13
- Terre-Neuve-et-Labrador : 58
- Nombre total d’entreprises : 135
- Année : 2002
- Québec : 66
- Golfe : 15
- Terre-Neuve-et-Labrador : 57
- Nombre total d’entreprises : 138
- Année : 2003
- Québec : 64
- Golfe : 26
- Terre-Neuve-et-Labrador : 57
- Nombre total d’entreprises : 147
- Année : 2004
- Québec : 63
- Golfe : 27
- Terre-Neuve-et-Labrador : 58
- Nombre total d’entreprises : 148
- Année : 2005
- Québec : 61
- Golfe : 27
- Terre-Neuve-et-Labrador : 57
- Nombre total d’entreprises : 145
- Année : 2006
- Québec : 65
- Golfe : 28
- Terre-Neuve-et-Labrador : 54
- Nombre total d’entreprises : 147
- Année : 2007
- Québec : 64
- Golfe : 27
- Terre-Neuve-et-Labrador : 58
- Nombre total d’entreprises : 149
- Année : 2008
- Québec : 61
- Golfe : 29
- Terre-Neuve-et-Labrador : 58
- Nombre total d’entreprises : 148
- Année : 2009
- Québec : 58
- Golfe : 31
- Terre-Neuve-et-Labrador : 54
- Nombre total d’entreprises : 143
- Année : 2010
- Québec : 55
- Golfe : 31
- Terre-Neuve-et-Labrador : 53
- Nombre total d’entreprises : 139
- Année : 2011
- Québec : 52
- Golfe : 25
- Terre-Neuve-et-Labrador : 46
- Nombre total d’entreprises : 123
- Année : 2012
- Québec : 47
- Golfe : 26
- Terre-Neuve-et-Labrador : 45
- Nombre total d’entreprises : 118
- Année : 2013
- Québec : 52
- Golfe : 26
- Terre-Neuve-et-Labrador : 44
- Nombre total d’entreprises : 122
- Année : 2014
- Québec : 49
- Golfe : 26
- Terre-Neuve-et-Labrador : 44
- Nombre total d’entreprises : 119
- Année : 2015
- Québec : 47
- Golfe : 27
- Terre-Neuve-et-Labrador : 42
- Nombre total d’entreprises : 116
- Année : 2016
- Québec : 46
- Golfe : 28
- Terre-Neuve-et-Labrador : 41
- Nombre total d’entreprises : 115
- Année : 2017
- Québec : 46
- Golfe : 24
- Terre-Neuve-et-Labrador : 40
- Nombre total d’entreprises : 110
- Année : 2018
- Québec : 45
- Golfe : 24
- Terre-Neuve-et-Labrador : 38
- Nombre total d’entreprises : 107
- Année : 2019
- Québec : 45
- Golfe : 21
- Terre-Neuve-et-Labrador : 38
- Nombre total d’entreprises : 104
- Année : 2020
- Québec : 44
- Golfe : 24
- Terre-Neuve-et-Labrador : 38
- Nombre total d’entreprises : 106
- Année : 2021
- Québec : 42
- Golfe : 22
- Terre-Neuve-et-Labrador : 38
- Nombre total d’entreprises : 100
- Année : 2022
- Québec : 39
- Golfe : 17
- Terre-Neuve-et-Labrador : 36
- Nombre total d’entreprises : 92
- Année : 2023
- Québec : 34
- Golfe : 12
- Terre-Neuve-et-Labrador : 22
- Nombre total d’entreprises : 68
- Année : 2024
- Québec : 14
- Golfe : 7
- Terre-Neuve-et-Labrador : 32
- Nombre total d’entreprises : 53
Bien qu’entre 2001 et 2022, le nombre d’entreprises actives à Terre-Neuve-et-Labrador était presqu’aussi élevé qu’au Québec, la valeur totale de leurs débarquements était nettement plus faible (Figure 6). Par conséquent, le revenu moyen des entreprises actives de Terre-Neuve-et-Labrador est moins élevé que celui des entreprises actives des régions du Québec ou du Golfe (Figure 8). Cela peut s’expliquer, notamment, par le fait que celles-ci n’ont accès qu’à une des quatre zones de pêche (Esquiman) alors que les entreprises du Québec et du Golfe ont généralement accès à trois zones de pêche.
Figure 8 - Version textuelle
- Année : 2001
- Québec : 0,26 M$
- Golfe : 0,62 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 0,11 M$
- Année : 2002
- Québec : 0,33 M$
- Golfe : 0,54 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 0,11 M$
- Année : 2003
- Québec : 0,35 M$
- Golfe : 0,30 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 0,09 M$
- Année : 2004
- Québec : 0,46 M$
- Golfe : 0,33 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 0,10 M$
- Année : 2005
- Québec : 0,38 M$
- Golfe : 0,32 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 0,10 M$
- Année : 2006
- Québec : 0,30 M$
- Golfe : 0,24 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 0,09 M$
- Année : 2007
- Québec : 0,34 M$
- Golfe : 0,28 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 0,11 M$
- Année : 2008
- Québec : 0,41 M$
- Golfe : 0,27 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 0,12 M$
- Année : 2009
- Québec : 0,40 M$
- Golfe : 0,25 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 0,11 M$
- Année : 2010
- Québec : 0,44 M$
- Golfe : 0,28 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 0,13 M$
- Année : 2011
- Québec : 0,58 M$
- Golfe : 0,46 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 0,21 M$
- Année : 2012
- Québec : 0,69 M$
- Golfe : 0,50 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 0,24 M$
- Année : 2013
- Québec : 0,56 M$
- Golfe : 0,37 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 0,18 M$
- Année : 2014
- Québec : 0,67 M$
- Golfe : 0,51 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 0,24 M$
- Année : 2015
- Québec : 1,09 M$
- Golfe : 0,82 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 0,50 M$
- Année : 2016
- Québec : 1,14 M$
- Golfe : 0,69 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 0,38 M$
- Année : 2017
- Québec : 0,66 M$
- Golfe : 0,51 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 0,31 M$
- Année : 2018
- Québec : 0,70 M$
- Golfe : 0,53 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 0,38 M$
- Année : 2019
- Québec : 0,75 M$
- Golfe : 0,56 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 0,40 M$
- Année : 2020
- Québec : 0,53 M$
- Golfe : 0,36 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 0,26 M$
- Année : 2021
- Québec : 0,61 M$
- Golfe : 0,43 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 0,26 M$
- Année : 2022
- Québec : 0,60 M$
- Golfe : 0,41 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 0,19 M$
- Année : 2023
- Québec : 0,35 M$
- Golfe : 0,25 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 0,12 M$
- Année : 2024
- Québec : 0,20 M$
- Golfe : 0,29 M$
- Terre-Neuve-et-Labrador : 0,09 M$
Le nombre d’entreprises actives dans la pêche de la crevette de l’EGSL à Terre-Neuve-et-Labrador a diminué de 48 % entre 2015 et 2023, passant de 42 à 22 (Figure 9). Ce nombre a augmenté de 36 %, pour atteindre 30 entreprises actives en 2024. Durant les années 2017 à 2022, la crevette de l’EGSL comptait pour plus de 50 % des revenus de la majorité des entreprises actives. Toutefois, en 2023, les entreprises actives qui dépendaient de la crevette pour plus de 50 % de leurs revenus n’étaient plus que de neuf, soit environ 41 % du total alors qu’en 2024, elles étaient six, soit 20 % des entreprises actives.
Figure 9 - Version textuelle
La courbe représente le pourcentage d’entreprises actives par rapport aux nombre total d’entreprises
- Année : 2015
- inférieur à 25 % : 0
- entre 25 et 50 %: 37
- entre 50 et 75 % : 5
- entre 75 et 95 % : 0
- supérieur à 95 % : 0
- Nombre total : 42
- Pourcentage d’entreprises actives par rapport aux nombre total d’entreprises de l’EGSL de Terre-Neuve-et-Labrador (groupe A) : 100 %
- Année : 2016
- inférieur à 25 % : 0
- entre 25 et 50 % : 2
- entre 50 et 75 % : 39
- entre 75 et 95 % : 0
- supérieur à 95 % : 0
- Nombre total : 41
- Pourcentage des détenteurs de permis actifs par rapport au nombre total de détenteurs de permis de crevette de l’EGSL de Terre-Neuve-et-Labrador (groupe A) : 100 %
- Année : 2017
- inférieur à 25 % : 0
- entre 25 et 50 % : 0
- entre 50 et 75 % : 19
- entre 75 et 95 % : 19
- supérieur à 95 % : 2
- Nombre total : 40
- Pourcentage d’entreprises actives par rapport aux nombre total d’entreprises de l’EGSL de Terre-Neuve-et-Labrador (groupe A) : 100 %
- Année : 2018
- inférieur à 25 % : 0
- entre 25 et 50 % : 0
- entre 50 et 75 % : 18
- entre 75 et 95 % : 20
- supérieur à 95 % : 0
- Nombre total : 38
- Pourcentage d’entreprises actives par rapport aux nombre total d’entreprises de l’EGSL de Terre-Neuve-et-Labrador (groupe A) : 100 %
- Année : 2019
- inférieur à 25 % : 0
- entre 25 et 50 % : 0
- entre 50 et 75 % : 14
- entre 75 et 95 % : 24
- supérieur à 95 % : 0
- Nombre total : 38
- Pourcentage d’entreprises actives par rapport aux nombre total d’entreprises de l’EGSL de Terre-Neuve-et-Labrador (groupe A) : 100 %
- Année : 2020
- inférieur à 25 % : 0
- entre 25 et 50 % : 1
- entre 50 et 75 % : 6
- entre 75 et 95 % : 26
- supérieur à 95 % : 5
- Nombre total : 38
- Pourcentage d’entreprises actives par rapport aux nombre total d’entreprises de l’EGSL de Terre-Neuve-et-Labrador (groupe A) : 100 %
- Année : 2021
- inférieur à 25 % : 0
- entre 25 et 50 % : 0
- entre 50 et 75 % : 18
- entre 75 et 95 % : 20
- supérieur à 95 % : 0
- Nombre total : 38
- Pourcentage d’entreprises actives par rapport aux nombre total d’entreprises de l’EGSL de Terre-Neuve-et-Labrador (groupe A) : 100 %
- Année : 2022
- inférieur à 25 % : 1
- entre 25 et 50 % : 2
- entre 50 et 75 % : 24
- entre 75 et 95 % : 6
- supérieur à 95 % : 3
- Nombre total : 36
- Pourcentage d’entreprises actives par rapport aux nombre total d’entreprises de l’EGSL de Terre-Neuve-et-Labrador (groupe A) : 95 %
- Année : 2023
- inférieur à 25 % : 4
- entre 25 et 50 % : 9
- entre 50 et 75 % : 7
- entre 75 et 95 % : 2
- supérieur à 95 % : 0
- Nombre total : 22
- Pourcentage d’entreprises actives par rapport aux nombre total d’entreprises de l’EGSL de Terre-Neuve-et-Labrador (groupe A) : 65 %
- Année : 2024
- inférieur à 25 % : 11
- entre 25 et 50 % : 13
- entre 50 et 75 % : 4
- entre 75 et 95 % : 0
- supérieur à 95 % : 2
- Nombre total : 30
- Pourcentage d’entreprises actives par rapport aux nombre total d’entreprises de l’EGSL de Terre-Neuve-et-Labrador (groupe A) : 88 %
Le nombre d’entreprises non-autochtones actives dans la pêche de la crevette de l’EGSL (groupe B) au Québec a diminué de 25 % entre 2015 et 2023, passant de 36 à 27, et encore de 60 %, passant à 11, en 2024 (Figure 10). Les mêmes années, la proportion des entreprises non-autochtones actives est passée de 90 % à 79 %, puis à 32 % en 2024. La figure 10 indique également le nombre d’entreprises non-autochtones actives dans la pêche de la crevette selon la proportion de leurs revenus provenant de cette pêche. Ainsi, on remarque que durant l’ensemble de la période 2015 à 2023, la majorité des entreprises non-autochtones actives dépendaient de la crevette de l’EGSL pour plus de 95 % de leurs revenus totaux de pêche. En 2024, 45 % des entreprises non-autochtones actives du Québec dépendaient de la crevette de l’EGSL pour plus de 95 % de leurs revenus de pêche totaux, soit cinq sur 11.
Figure 10 - Version textuelle
La courbe représente le pourcentage d’entreprises actives par rapport au nombre total d’entreprises.
- Année : 2015
- inférieur à 25 % : 0
- entre 25 et 50 % : 1
- entre 50 et 75 % : 0
- entre 75 et 95 % : 1
- supérieur à 95 % : 34
- Nombre total : 36
- Pourcentage d’entreprises actives par rapport aux nombre total d’entreprises de l’EGSL non-autochtones du Québec (groupe B) : 90 %
- Année : 2016
- inférieur à 25 % : 1
- entre 25 et 50 % : 0
- entre 50 et 75 % : 1
- entre 75 et 95 % : 3
- supérieur à 95 % : 31
- Nombre total : 36
- Pourcentage d’entreprises actives par rapport aux nombre total d’entreprises de l’EGSL non-autochtones du Québec (groupe B) : 92 %
- Année : 2017
- inférieur à 25 % : 2
- entre 25 et 50 % : 0
- entre 50 et 75 % : 0
- entre 75 et 95 % : 1
- supérieur à 95 % : 33
- Nombre total : 36
- Pourcentage d’entreprises actives par rapport aux nombre total d’entreprises de l’EGSL non-autochtones du Québec (groupe B) : 92 %
- Année : 2018
- inférieur à 25 % : 1
- entre 25 et 50 % : 1
- entre 50 et 75 % : 1
- entre 75 et 95 % : 1
- supérieur à 95 % : 31
- Nombre total : 35
- Pourcentage d’entreprises actives par rapport aux nombre total d’entreprises de l’EGSL non-autochtones du Québec (groupe B) : 90 %
- Année : 2019
- inférieur à 25 % : 2
- entre 25 et 50 % : 1
- entre 50 et 75 % : 0
- entre 75 et 95 % : 2
- supérieur à 95 % : 30
- Nombre total : 35
- Pourcentage d’entreprises actives par rapport aux nombre total d’entreprises de l’EGSL non-autochtones du Québec (groupe B) : 90 %
- Année : 2020
- inférieur à 25 % : 0
- entre 25 et 50 % : 2
- entre 50 et 75 % : 1
- entre 75 et 95 % : 1
- supérieur à 95 % : 31
- Nombre total : 35
- Pourcentage d’entreprises actives par rapport aux nombre total d’entreprises de l’EGSL non-autochtones du Québec (groupe B) : 97 %
- Année : 2021
- inférieur à 25 % : 1
- entre 25 et 50 % : 2
- entre 50 et 75 % : 0
- entre 75 et 95 % : 1
- supérieur à 95 % : 29
- Nombre total : 33
- Pourcentage d’entreprises actives par rapport aux nombre total d’entreprises de l’EGSL non-autochtones du Québec (groupe B) : 94 %
- Année : 2022
- inférieur à 25 % : 1
- entre 25 et 50 % : 2
- entre 50 et 75 % : 0
- entre 75 et 95 % : 1
- supérieur à 95 % : 26
- Nombre total : 30
- Pourcentage d’entreprises actives par rapport aux nombre total d’entreprises de l’EGSL non-autochtones du Québec (groupe B) : 88 %
- Année : 2023
- inférieur à 25 % : 2
- entre 25 et 50 % : 1
- entre 50 et 75 % : 0
- entre 75 et 95 % : 2
- supérieur à 95 % : 22
- Nombre total : 27
- Pourcentage d’entreprises actives par rapport aux nombre total d’entreprises de l’EGSL non-autochtones du Québec (groupe B) : 79 %
- Année : 2024
- inférieur à 25 % : 2
- entre 25 et 50 % : 1
- entre 50 et 75 % : 0
- entre 75 et 95 % : 3
- supérieur à 95 % : 5
- Nombre total : 11
- Pourcentage d’entreprises actives par rapport aux nombre total d’entreprises de l’EGSL non-autochtones du Québec (groupe B) : 32 %
Entre 2015 et 2024, le nombre d’entreprises non-autochtones actives dans la pêche de la crevette de l’EGSL (groupe B) au Nouveau-Brunswick a diminué de 71 %, passant de 24 à six (Figure 11). Durant la même période, la proportion des entreprises non-autochtones actives est passée de 100 % à 35 %. Cette figure illustre également que durant la même période, le nombre d’entreprises non-autochtones actives dépendantes de la crevette de l’EGSL pour plus de 95 % de leurs revenus de pêche a significativement diminué. Alors qu’elles étaient 11 sur 24 (46 %) au Nouveau-Brunswick en 2015, elles n’étaient plus que trois sur six en 2024 (50 %).
Figure 11 - Version textuelle
La courbe représente le pourcentage d’entreprises actives par rapport au nombre total d'entreprises.
- Année : 2015
- inférieur à 25 % : 1
- entre 25 et 50 % : 4
- entre 50 et 75 % : 6
- entre 75 et 95 % : 2
- supérieur à 95 % : 11
- Nombre total : 24
- Pourcentage d’entreprises actives par rapport aux nombre total d’entreprises de l’EGSL non-autochtones du Nouveau-Brunswick (groupe B) : 100 %
- Année : 2016
- inférieur à 25 % : 1
- entre 25 et 50 % : 1
- entre 50 et 75 % : 7
- entre 75 et 95 % : 2
- supérieur à 95 % : 14
- Nombre total : 25
- Pourcentage d’entreprises actives par rapport aux nombre total d’entreprises de l’EGSL non-autochtones du Nouveau-Brunswick (groupe B) : 100 %
- Année : 2017
- inférieur à 25 % : 2
- entre 25 et 50 % : 3
- entre 50 et 75 % : 4
- entre 75 et 95 % : 1
- supérieur à 95 % : 11
- Nombre total : 21
- Pourcentage d’entreprises actives par rapport aux nombre total d’entreprises de l’EGSL non-autochtones du Nouveau-Brunswick (groupe B) : 100 %
- Année : 2018
- inférieur à 25 % : 2
- entre 25 et 50 % : 3
- entre 50 et 75 % : 4
- entre 75 et 95 % : 2
- supérieur à 95 % : 8
- Nombre total : 19
- Pourcentage d’entreprises actives par rapport aux nombre total d’entreprises de l’EGSL non-autochtones du Nouveau-Brunswick (groupe B) : 100 %
- Année : 2019
- inférieur à 25 % : 2
- entre 25 et 50 % : 1
- entre 50 et 75 % : 4
- entre 75 et 95 % : 4
- supérieur à 95 % : 7
- Nombre total : 18
- Pourcentage d’entreprises actives par rapport aux nombre total d’entreprises de l’EGSL non-autochtones du Nouveau-Brunswick (groupe B) : 95 %
- Année : 2020
- inférieur à 25 % : 3
- entre 25 et 50 % : 4
- entre 50 et 75 % : 3
- entre 75 et 95 % : 3
- supérieur à 95 % : 8
- Nombre total : 21
- Pourcentage d’entreprises actives par rapport aux nombre total d’entreprises de l’EGSL non-autochtones du Nouveau-Brunswick (groupe B) : 100 %
- Année : 2021
- inférieur à 25 % : 3
- entre 25 et 50 % : 1
- entre 50 et 75 % : 7
- entre 75 et 95 % : 2
- supérieur à 95 % : 6
- Nombre total : 19
- Pourcentage d’entreprises actives par rapport aux nombre total d’entreprises de l’EGSL non-autochtones du Nouveau-Brunswick (groupe B) : 100 %
- Année : 2022
- inférieur à 25 % : 3
- entre 25 et 50 % : 2
- entre 50 et 75 % : 4
- entre 75 et 95 % : 2
- supérieur à 95 % : 4
- Nombre total : 15
- Pourcentage d’entreprises actives par rapport aux nombre total d’entreprises de l’EGSL non-autochtones du Nouveau-Brunswick (groupe B) : 83 %
- Année : 2023
- inférieur à 25 % : 1
- entre 25 et 50 % : 4
- entre 50 et 75 % : 2
- entre 75 et 95 % : 1
- supérieur à 95 % : 3
- Nombre total : 11
- Pourcentage d’entreprises actives par rapport aux nombre total d’entreprises de l’EGSL non-autochtones du Nouveau-Brunswick (groupe B) : 65 %
- Année : 2024
- inférieur à 25 % : 0
- entre 25 et 50 % : 2
- entre 50 et 75 % : 1
- entre 75 et 95 % : 0
- supérieur à 95 % : 3
- Nombre total : 6
- Pourcentage d’entreprises actives par rapport aux nombre total d’entreprises de l’EGSL non-autochtones du Nouveau-Brunswick (groupe B) : 35 %
Entre 2015 et 2023, cinq des sept entreprises autochtones (groupe B) ont effectuées des débarquements dans la pêche de la crevette de l’EGSL. Les deux autres entreprises ont effectué des transferts de leurs allocations (Figure 12). Cette figure illustre également qu’en 2023, la crevette de l’EGSL comptait pour moins de 25 % des revenus de ces cinq entreprises alors que huit ans plus tôt, en 2015, quatre d’entre elles tiraient 25 % à 50 % de leurs revenus totaux de la crevette de l’EGSL et que l’une de ces entreprises tirait plus de 50 % de ses revenus totaux de la crevette de l’EGSL.
Figure 12 - Version textuelle
La courbe représente le pourcentage d’entreprises actives par rapport au nombre total d'entreprises.
- Année : 2015
- inférieur à 25 % : 0
- entre 25 et 50 % : 4
- entre 50 et 75 % : 1
- entre 75 et 95 % : 0
- supérieur à 95 % : 0
- Nombre total : 5
- Pourcentage d’entreprises actives autochtones par rapport aux nombre total d’entreprises autochtone de l’EGSL : 71 %
- Année : 2016
- inférieur à 25 % : 0
- entre 25 et 50 % : 4
- entre 50 et 75 % : 1
- entre 75 et 95 % : 0
- supérieur à 95 % : 0
- Nombre total : 5
- Pourcentage d’entreprises actives autochtones par rapport aux nombre total d’entreprises autochtone de l’EGSL : 71 %
- Année : 2017
- inférieur à 25 % : 4
- entre 25 et 50 % : 4
- entre 50 et 75 % : 0
- entre 75 et 95 % : 0
- supérieur à 95 % : 0
- Nombre total : 5
- Pourcentage d’entreprises actives autochtones par rapport aux nombre total d’entreprises autochtone de l’EGSL : 71 %
- Année : 2018
- inférieur à 25 % : 3
- entre 25 et 50 % : 2
- entre 50 et 75 % : 0
- entre 75 et 95 % : 0
- supérieur à 95 % : 0
- Nombre total : 5
- Pourcentage d’entreprises actives autochtones par rapport aux nombre total d’entreprises autochtone de l’EGSL : 71 %
- Année : 2019
- inférieur à 25 % : 4
- entre 25 et 50 % : 1
- entre 50 et 75 % : 0
- entre 75 et 95 % : 0
- supérieur à 95 % : 0
- Nombre total : 5
- Pourcentage d’entreprises actives autochtones par rapport aux nombre total d’entreprises autochtone de l’EGSL : 71 %
- Année : 2020
- inférieur à 25 % : 4
- entre 25 et 50 % : 1
- entre 50 et 75 % : 0
- entre 75 et 95 % : 0
- supérieur à 95 % : 0
- Nombre total : 5
- Pourcentage d’entreprises actives autochtones par rapport aux nombre total d’entreprises autochtone de l’EGSL : 71 %
- Année : 2021
- inférieur à 25 % : 5
- entre 25 et 50 % : 0
- entre 50 et 75 % : 0
- entre 75 et 95 % : 0
- supérieur à 95 % : 0
- Nombre total : 5
- Pourcentage d’entreprises actives autochtones par rapport aux nombre total d’entreprises autochtone de l’EGSL : 71 %
- Année : 2022
- inférieur à 25 % : 5
- entre 25 et 50 % : 0
- entre 50 et 75 % : 0
- entre 75 et 95 % : 0
- supérieur à 95 % : 0
- Nombre total : 5
- Pourcentage d’entreprises actives autochtones par rapport aux nombre total d’entreprises autochtone de l’EGSL : 71 %
- Année : 2023
- inférieur à 25 % : 5
- entre 25 et 50 % : 0
- entre 50 et 75 % : 0
- entre 75 et 95 % : 0
- supérieur à 95 % : 0
- Nombre total : 5
- Pourcentage d’entreprises actives autochtones par rapport aux nombre total d’entreprises autochtone de l’EGSL : 71 %
1.7 Participation des intervenants à l'élaboration du plan
Un groupe de travail rassemblant des représentants du MPO, des Premières Nations, des gouvernements provinciaux et des intervenants de l’industrie de la pêche a été formé afin d’obtenir des points de vue sur les éléments à inclure dans le plan de rétablissement de la crevette des zones 8, 9 et 10. Les membres du Comité consultatif de la crevette de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent (CCCEG) ont été invités à participer à ce processus. La liste des membres du groupe de travail est présente en annexe 1 . Les éléments du plan de rétablissement proposés dans le cadre du groupe de travail ont été amenés au CCCEG ainsi qu’à deux ONGEs pour leur avis et recommandations avant d’être soumis à la ministre du MPO pour décision.
2 L’état et les tendances des stocks
2.1 Approche de précaution
En 2009, le MPO a mis en place Un cadre décisionnel pour les pêches intégrant l’approche de précaution, qui s'applique aux principaux stocks exploités gérés par le MPO. L'application de la politique de l'approche de précaution (AP) doit tenir compte de tous les prélèvements effectués sur ces stocks, quel que soit le type de pêche. Pour chaque stock, un cadre d'AP est établi qui inclut :
- des points de référence et des zones d’état des stocks (saine, de prudence et critique);
- des règles de contrôle des prises; et
- la nécessité de tenir compte de l’incertitude et du risque lors de l’élaboration et de la mise en œuvre des règles de décision.
Dans le cas de la crevette de l’EGSL, une première AP a été adoptée en 2012 (MPO, 2011) et une mise à jour de l’AP a été proposée en 2023. L’AP a été révisée compte tenu de la modification des conditions écosystémiques et parce que l’on observait un biais dans l’indicateur principal de l’état des stocks. De nouveaux points de référence limite, supérieur et cible (PRL, PRS et PRC) et différents scénarios de règles de contrôle des prises (RCP) ont été proposés et revus par les pairs en 2023. Les points de référence sont basés sur la trajectoire relative de la biomasse par rapport à la biomasse au rendement maximal durable (BT/BRMD) et sur la période de données la plus longue disponible (1990 à 2023) (MPO, 2023).
Tableau 3 . Sommaire des points de référence du Cadre de l’AP pour la crevette des zones 8, 9 et 10
- Point de référence limite (PRL) valeur propre au stock du point de référence : 0,4
- Point de référence supérieur (PRS) proposé valeur propre au stock du point de référence : 0,8
- Point de référence cible (PRC) proposé valeur propre au stock du point de référence : 1,0
2.2 Tendances des stocks
Après avoir connu une période de croissance dans les années 1990 jusqu’au milieu des années 2000, les biomasses relatives estimées pour Sept-Îles, Anticosti et Esquiman ont connu une tendance à la baisse durant les deux dernières décennies et atteignent, depuis 2022, les valeurs les plus faibles de la série chronologique débutant en 1990 (Figure 13)(MPO, 2025).
En 2023, les trois stocks ont été évalués inférieurs à leur PRL pour la première fois (MPO, 2023). En 2024, la biomasse des stocks d’Anticosti et d’Esquiman était estimée à 0,22 de la BRMD, soit 55 % du PRL et 0,30 de la BRMD, soit 75 % du PRL respectivement. La biomasse du stock de Sept-Îles, quant à elle, était estimée à seulement 0,09 de la BRMD, soit 23 % du PRL. Les indicateurs de l’état des stocks de ces trois stocks sont donc inférieurs à leur point de référence limite (PRL) avec des probabilités très élevées ou élevées, ce qui place ces stocks dans la zone critique de l’AP.
Figure 13 - Version textuelle
La figure 13 présente la trajectoire de la biomasse relative de crevette estimée par le modèle de surplus de production de 1990 à 2024 pour les stocks Esquiman (en haut à gauche), Anticosti (en haut à droite) et Sept-Îles (en bas à gauche). La biomasse relative correspond au rapport entre la biomasse annuelle et la biomasse au rendement maximal durable (B/BRMD). Les points de référence pour chacun des stocks sont présentés par les lignes horizontales, soit le point de référence limite (PRL) par la ligne rouge pointillé à la valeur de 0,4, le point de référence supérieur (PRS) par la ligne verte pointillé à la valeur de 0,8 et le point de référence cible par la ligne noire pointillé à la valeur de 1,0. La zone grise autour de la ligne noire de la B/BRMD présente l’intervalle de crédibilité de 95 %. Le PRL représente la limite entre la zone critique de l’approche de précaution du MPO, sous la ligne rouge, et la zone de prudence, au-dessus. Puis, avec des valeurs plus élevées de B/BRMD, la zone saine du cadre de précaution de MPO, bien que le niveau de B/BRMD qui délimite ces deux dernières zones n'ait pas encore été établi officiellement.
- Stock Esquiman : La biomasse relative estimé était en augmentation de 1990 pour atteindre un maximum en 2006. Depuis 2007, la biomasse relative estimée a connu un déclin, atteignant depuis 2022 les plus faibles valeurs de toute la série chronologique débutant en 1990. La biomasse est dans la zone critique depuis 2020 et en 2024, elle est estimée à 0,30 de la BRMD, soit à 75 % du PRL. Le stock Esquiman est actuellement sous le PRL et donc dans la zone critique de l’AP avec une probabilité de 78 %.
- Stock Anticosti : La biomasse relative estimé était en augmentation de 1990 pour atteindre un maximum entre 2004 et 2007. Depuis 2008, la biomasse relative estimée a connu un déclin, atteignant depuis 2022 les plus faibles valeurs de toute la série chronologique débutant en 1990. La biomasse est dans la zone critique depuis 2020 et en 2024, elle est estimée à 0,22 de la BRMD, soit à 55 % du PRL. Le stock Anticosti est actuellement sous le PRL et donc dans la zone critique de l’AP avec une probabilité de 97 %.
- Stock Sept-Îles : La biomasse relative estimé était en augmentation de 1990 pour atteindre un maximum en 2003. Depuis 2004, la biomasse relative estimée a connu un déclin, atteignant depuis 2022 les plus faibles valeurs de toute la série chronologique débutant en 1990. La biomasse est dans la zone critique depuis 2016 et en 2024, elle est estimée à 0,09 de la BRMD, soit à 23 % du PRL. Le stock Sept-Îles est actuellement sous le PRL et donc dans la zone critique de l’AP avec une probabilité de 100 %.
Les trajectoires du taux d’exploitation des trois stocks ont suivi les mêmes tendances au fil du temps (Figure 14). Au début des années 1990, les taux d’exploitation ont diminué. À la fin des années 1990 et au début des années 2000, les taux d’exploitation étaient à leurs plus faibles. À partir de 2005, les taux d’exploitation ont augmenté pour atteindre des valeurs maximales historiques en 2021 et 2022. La tendance à l’augmentation des taux d’exploitation s’est inversée en 2023. Les taux d’exploitation relatifs ont diminué significativement en 2023 et 2024 avec la diminution des débarquements. En 2024, ils étaient les plus faibles de la série chronologique débutant en 1990.
Figure 14 - Version textuelle
La figure 14 présente la trajectoire du taux d’exploitation relatif estimé par le modèle de surplus de production de 1990 à 2024 pour les stocks Esquiman (en haut à gauche), Anticosti (en haut à droite) et Sept-Îles (en bas à gauche). La zone grise autour de la ligne noire du taux d’exploitation relatif présente l’intervalle de crédibilité de 95 %.
- Stock Esquiman : La tendance à l’augmentation depuis 2005 des taux d’exploitation relatifs s’est inversée en 2022. Depuis, le taux d’exploitation a diminué pour atteindre une faible valeur en 2024.
- Stock Anticosti : La tendance à l’augmentation depuis 2005 des taux d’exploitation relatifs s’est inversée en 2022. Depuis, le taux d’exploitation a diminué pour atteindre une valeur faible en 2024.
- Stock Sept-Îles : La tendance à l’augmentation depuis 2005 des taux d’exploitation relatifs s’est inversée en 2023. Depuis, le taux d’exploitation a diminué pour atteindre une valeur faible en 2024.
3 Causes probables de la baisse des stocks
Le déclin des stocks de crevette de l’EGSL est attribuable à une combinaison de facteurs environnementaux, biologiques et anthropiques.
- Conditions environnementales défavorables :
La crevette est une espèce d’eau froide. Le golfe du Saint-Laurent se situe près de la limite méridionale de son aire de répartition et les températures des eaux profondes s’approchent de la limite supérieure de sa préférence thermique. Avec le réchauffement et l’appauvrissement en oxygène des eaux profondes observé depuis 15 ans, la crevette est maintenant exposée à des conditions environnementales qui lui sont de plus en plus défavorables. Bien que les températures des eaux profondes se soient stabilisées en 2023 et 2024, une partie de la population de crevette reste exposée à des conditions historiquement chaudes et pauvres en oxygène.
Les femelles sont moins tolérantes que les mâles à l’hypoxie mais de manière générale, les deux sexes deviennent plus sensibles à mesure que la température augmente. Entre 2022 et 2024, au moins 50 % des crevettes femelles des stocks de Sept-Îles, Anticosti et Esquiman ont été exposées à des niveaux d’oxygène inférieurs aux seuils critiques établis en laboratoire et à des températures supérieures à 6,3 °C, voire 7 °C par endroit. Une étude récente, qui a évalué l’impact du réchauffement, de l’acidification et de l’hypoxie en laboratoire, montre que la survie et la performance aérobique des crevettes pourraient diminuer considérablement lorsqu’exposées à ces facteurs combinés (Guscelli et al. 2023). Cette exposition prolongée à des conditions sous-optimales pourrait compromettre la croissance, la survie et la reproduction des crevettes, limitant ainsi le renouvellement des stocks. Ces conditions pourraient continuer de se dégrader à long terme selon les différents modèles de changements climatiques (Lavoie et al. 2020).
L’effet combiné du réchauffement et de l’appauvrissement en oxygène des eaux profondes entraînent une perte d'habitat favorable aux crevettes, forçant l'espèce à se concentrer dans des zones moins profondes et sur des surfaces plus restreintes, près de la couche intermédiaire froide. Cela augmente leur vulnérabilité aux pressions externes et a probablement contribué à leur déclin.
- Pression accrue par la prédation :
La pression de prédation par les sébastes était élevée au cours des huit dernières années (Senay et al. 2023) et est considérée comme étant un facteur important ayant contribué au déclin de la crevette. En 2023, la biomasse de sébaste (S. mentella) était estimée à 2,3 millions de tonnes dans l’EGSL alors qu’elle était de moins de 0,1 millions de tonnes avant 2013 (MPO, 2024). Bien que la biomasse des sébastes soit en diminution depuis 2020, la pression de prédation devrait rester à des niveaux historiquement élevés au cours des prochaines années.
Les autres prédateurs de la crevette, comme le flétan du Groenland et la morue, sont présentement en faible abondance. Il a été observé, dans le nord du golfe, que les indices de remplissage des estomacs de flétan du Groenland et de morue étaient faibles et que la contribution de la crevette à leur régime alimentaire était en diminution par rapport aux années précédentes.
- Faible productivité et recrutement :
La faible abondance des juvéniles et des mâles au cours des dernières années, ainsi que la tendance à la baisse de la taille des femelles, indiquent une plus faible productivité des stocks.
- Pression de pêche :
L’ampleur de la contribution de la pêche dans le déclin des stocks de crevette de l’EGSL est inconnue. Même si la pêche a été réduite ces dernières années, la combinaison avec les autres facteurs accentue la vulnérabilité des stocks face à la pêche.
- Faible adaptabilité génétique :
Les études montrent une faible variabilité génétique pour la plasticité thermique, ce qui limite la capacité de la crevette à s’adapter aux changements rapides de son environnement (Leung et al. 2023).
En résumé, les perspectives pour ces stocks dépendent de la sensibilité et de la résilience de la crevette aux changements environnementaux, à la pression de prédation et à la pression de la pêche. Compte tenu des conditions actuelles, le rétablissement des stocks semble peu probable à court et moyen terme, même en l’absence de mortalité par pêche. La pression de prédation élevée et les conditions environnementales défavorables ne devraient pas s’améliorer significativement à court et moyen terme et compromettent la croissance des stocks.
4 Objectifs mesurables visant à rétablir les stocks
Comme l’indique la politique de l’AP, l’objectif principal d’un plan de rétablissement est de favoriser la croissance des stocks afin qu’ils sortent de la zone critique (c’est-à-dire de faire croître les stocks au-dessus du PRL avec une vraisemblance élevée à très élevée). Ainsi, les objectifs décrits ci-bas concernent strictement les zones de Sept-Îles, d’Anticosti et d’Esquiman, la zone Estuaire n’étant pas dans la zone critique.
Les cibles de rétablissement, les jalons, les objectifs du plan de rétablissement, ainsi que les échéanciers y étant associés sont décrits ci-dessous. Si les cibles de rétablissement sont atteintes, le plan de rétablissement prendra fin et les pêches des stocks seront assujetties à un PGIP ou à une autre forme de plan de gestion. Ce dernier contiendra des objectifs de gestion durable des stocks favorisant la croissance et le maintien des stocks au-dessus de leur PRS ou à leur PRC.
4.1 Cibles de rétablissement et échéanciers
4.1.1 Cible de rétablissement
Basé sur les lignes directrices pour la rédaction des plans de rétablissement conformément aux dispositions relatives aux stocks de poissons et Un cadre décisionnel pour les pêches intégrant l’approche de précaution, la cible de rétablissement est un niveau de biomasse supérieur au PRL de sorte qu’il y ait une vraisemblance très faible à faible que le stock soit en dessous de son PRL (< 5 à 25 % de probabilité).
Étant donné qu’une évaluation quantitative fondée sur un modèle est en place pour la crevette de l’EGSL, l’établissement des cibles de rétablissement et la surveillance subséquente des dynamiques des stocks a été effectués à l’aide du modèle de production excédentaire qui intègre des valeurs relatives de la biomasse (B/BRMD). En supposant que la qualité de l’évaluation reste constante, les erreurs relatives sur les estimations actuelles de B/BRMD devraient refléter les erreurs relatives sur les estimations futures et peuvent être utilisées pour définir des cibles de rétablissement qui satisfont aux exigences énoncées ci-dessus.
Les cibles de rétablissement pour les trois stocks de crevette sont :
- ZPC 8 Esquiman : Augmenter la biomasse à un niveau supérieur au PRL avec une probabilité de 75 %, soit à une valeur supérieure à 49 % de B/BRMD.
- ZPC 9 Anticosti : Augmenter la biomasse à un niveau supérieur au PRL avec une probabilité de 75 %, soit à une valeur supérieure à 49 % de B/BRMD.
- ZPC 10 Sept-Îles : Augmenter la biomasse à un niveau supérieur au PRL avec une probabilité de 75 %, soit à une valeur supérieure à 48 % de B/BRMD.
4.1.2 Échéancier de rétablissement
Il n’est pas possible d’établir un échéancier de rétablissement pour l’atteinte des cibles de rétablissement pour les trois stocks de crevette en raison de l’impossibilité de calculer Tmin ou de fournir un jugement d’expert quant au temps de génération pour l’espèce. Conformément au paragraphe 70 (6) du Règlement de pêches (dispositions générales), les échéanciers de rétablissement ont été omis du plan.
La productivité des stocks de crevette a diminué et ne s’est toujours pas stabilisée. Les cibles de rétablissement sont établies à partir des conditions historiques et ne devraient pas être atteintes dans les conditions de productivité actuelles. Le rétablissement des stocks de crevette semble peu probable dans les conditions de productivité actuelles, même en l’absence de pêche. Le principal facteur limitant la probabilité de croissance des stocks est une mortalité naturelle élevée. Les stocks de crevette subissent présentement un changement de régime de productivité. Il serait prématuré et peu prudent de modifier les objectifs en fonction de la productivité actuelle (Mormede et al. (en cours de publication)). Lors de chaque révision périodique du plan, les facteurs limitant le potentiel de croissance des stocks seront réévalués pour déterminer s’ils influencent toujours les stocks et si un échéancier de rétablissement peut être calculé (voir section examen périodique du plan de rétablissement)
4.2 Autres objectifs mesurables et échéanciers
En guise d’appui au rétablissement des stocks jusqu’à leur cibles de rétablissement, des objectifs secondaires de rétablissement des stocks de crevette de l’EGSL ont été établis (Tableau 4).
Des jalons, soit des cibles intermédiaires, sont établis pour chacun des stocks de crevette. Ces jalons permettront d’assurer un suivi de la progression des stocks vers les cibles de rétablissement et sont :
- ZPC 8 Esquiman : Atteindre une trajectoire positive de la croissance du stock avec une probabilité de 75 % d’ici 5 ans.
- ZPC 9 Anticosti : Atteindre une trajectoire positive de la croissance du stock avec une probabilité de 75 % d’ici 5 ans.
- ZPC 10 Sept-Îles : Atteindre une trajectoire positive de la croissance du stock avec une probabilité de 75 % d’ici 5 ans.
L’échéancier pour l’atteinte des jalons a été fixé à 5 ans, puisqu’il s’agit également de l’échéancier de révision du plan de rétablissement. L’année 2025 est la première année de l’échéancier.
Le plan de rétablissement comprend également trois objectifs ciblant des lacunes dans les connaissances par rapport à la mortalité naturelle dont :
- Continuer à étudier la prédation de la crevette par les poissons de fond, particulièrement les sébastes
La prise en compte de la prédation par les sébastes est cruciale pour obtenir une image complète des facteurs qui influencent la mortalité naturelle des stocks de crevette. Cela permettra d’assurer que le plan de rétablissement repose sur une compréhension réaliste de l’écosystème favorisant ainsi la gestion durable de la crevette. - Continuer à étudier l'impact des changements environnementaux sur la crevette
Les changements environnementaux poussent la crevette à se déplacer dans l’EGSL influençant ainsi la superficie de son habitat essentiel et la productivité des stocks. Connaitre la disponibilité des habitats essentiels actuels et futurs pour les différents stocks de crevette est indispensable dans un contexte de changement climatique et permettra d’ajuster les mesures de gestion en conséquence. - Faire progresser le modèle d’évaluation des stocks pour tenir compte du changement de régime de productivité
Intégrer les changements de régime de productivité au modèle d’évaluation des stocks de crevette. Ceci est fondamental pour assurer l’efficacité du plan de rétablissement. Cela permettra d’obtenir un meilleur suivi de la mortalité naturelle, d’obtenir des diagnostics plus fiables sur l’état des stocks et donc d’ajuster les mesures de gestion à la réalité du moment.
Tableau 4. Objectifs mesurables et échéanciers pour le rétablissement de la crevette
- Objectif 1 : ZPC 8 Esquiman : Augmenter la biomasse à un niveau supérieur au PRL avec une probabilité de 75 %, soit à une valeur supérieure à 49 % de B/BRMD.
- Type ou catégorie d’objectif : cible de rétablissement
- Échéancier : Il n’est pas possible d’établir un échéancier pour le moment, voir la section 4.1. Les progrès seront pris en compte dans le cadre de l’évaluation des stocks et de la révision périodique du plan de rétablissement.
- Objectif 2 : ZPC 9 Anticosti : Augmenter la biomasse à un niveau supérieur au PRL avec une probabilité de 75 %, soit à une valeur supérieure à 49 % de B/BRMD.
- Type ou catégorie d’objectif : cible de rétablissement
- Échéancier : Il n’est pas possible d’établir un échéancier pour le moment, voir la section 4.1. Les progrès seront pris en compte dans le cadre de l’évaluation des stocks et de la révision périodique du plan de rétablissement.
- Objectif 3 : ZPC 10 Sept-Îles : Augmenter la biomasse à un niveau supérieur au PRL avec une probabilité de 75 %, soit à une valeur supérieure à 48 % de B/BRMD.
- Type ou catégorie d’objectif : cible de rétablissement
- Échéancier : Il n’est pas possible d’établir un échéancier pour le moment, voir la section 4.1. Les progrès seront pris en compte dans le cadre de l’évaluation des stocks et de la révision périodique du plan de rétablissement.
- Objectif 4 : ZPC 8 Esquiman : Atteindre une trajectoire positive de la croissance du stock avec une probabilité de 75 %.
- Type ou catégorie d’objectif : jalon de rétablissement
- Échéancier : 5 ans correspondant à la révision périodique du plan.
- Objectif 5 : ZPC 9 Anticosti : Atteindre une trajectoire positive de la croissance du stock avec une probabilité de 75 %.
- Type ou catégorie d’objectif : jalon de rétablissement
- Échéancier : 5 ans correspondant à la révision périodique du plan
- Objectif 6 : ZPC 10 Sept-Îles : Atteindre une trajectoire positive de la croissance du stock avec une probabilité de 75 %.
- Type ou catégorie d’objectif : jalon de rétablissement
- Échéancier : 5 ans correspondant à la révision périodique du plan
- Objectif 7 : Continuer à étudier la prédation de la crevette par le poisson de fond, particulièrement les sébastes.
- Type ou catégorie d’objectif : Lacunes dans les connaissances
- Échéancier : Les progrès seront pris en compte à chaque évaluation des stocks.
- Objectif 8 : Continuer à étudier l'impact des changements environnementaux sur la crevette.
- Type ou catégorie d’objectif : Lacunes dans les connaissances
- Échéancier : Les progrès seront pris en compte suivant la revue par les pairs du SCAS prévue en 2028.
- Objectif 9 : Faire progresser le modèle d’évaluation des stocks pour tenir compte du changement de régime de productivité.
- Type ou catégorie d’objectif : Lacunes dans les connaissances
- Échéancier : Les progrès seront pris en compte lors de l’examen périodique du plan de rétablissement.
5 Mesures de gestion permettant d’atteindre les objectifs
Plusieurs mesures de gestion ou ministérielles sont nécessaires pour atteindre les objectifs indiqués à la section 4. Ces mesures et leurs résultats escomptés sont présentés ci-dessous.
5.1 Mesures de gestion principales
Une règle de contrôle des prises (RCP) est mise en œuvre pour les trois stocks de crevette dans le cadre de ce plan de rétablissement pour appuyer la croissance de ces stocks vers leurs cibles et jalons de rétablissement (les objectifs 1 à 6). La RCP prescrit le taux d’exploitation maximal en fonction de l’indicateur de l’état du stock. Selon cette RCP, le taux d’exploitation est maintenu à un maximum de 50 % du taux d’exploitation de référence lorsque le stock est sous le PRL (Figure 15, haut) et les prélèvements projetés diminuent ou augmentent proportionnellement en fonction de l’indicateur de l’état des stocks (Figure 15, bas).
Figure 15 - Version textuelle
Les points de référence relatifs sont présentés sur les graphiques par les lignes verticales qui définissent les trois zones de l’AP.
Les deux cadres de la figure représente les trois zones d’état du stock et les points de référence selon le cadre de l’approche de précaution. La zone critique (à gauche), s’étend de 0,0 à 0,4 sur l’axe horizontal est séparé de la zone de prudence par une ligne verticale droite représentant le PRL. La zone de prudence (au centre), s’étend de 0,4 à 0,8, est séparé de la zone saine par une ligne verticale verte représentant le PRS. Une ligne verticale pointillée noire marque le PRC, à un indicateur de 1,0.
Dans le cadre du haut, le taux d’exploitation relatif est sur l’axe vertical et l’indicateur de l’état du stock (B/BRMD) sur l’axe horizontal. Une courbe noire traverse les trois zones et représente le taux d’exploitation recommandé selon l’état du stock. Dans la zone critique, la courbe est plate à un taux d’exploitation constant de 0,5, indiquant un niveau d’exploitation réduit. En entrant dans la zone de prudence, la courbe monte rapidement, reflétant une augmentation progressive du taux d’exploitation à mesure que l’état du stock s’améliore jusqu’à 1,0. Dans la zone saine, la courbe atteint un plateau maximal à un taux d’exploitation de 1,0, correspondant au taux cible (FRMD).
Dans le cadre du bas, le prélèvement projeté relatif est sur l’axe vertical et l’indicateur de l’état du stock (B/BRMD) sur l’axe horizontal. La courbe noire représente les prélèvements projetés. Elle commence à l’origine du graphique et monte lentement dans la zone critique indiquant que les prélèvements projetés restent très faibles lorsque l’état du stock est préoccupant. En entrant dans la zone de prudence, la pente augmente, traduisant une augmentation modérée des prélèvements à mesure que le stock s’améliore. Dans la zone saine, la pente augmente encore, ce qui reflète une plus grande tolérance aux prélèvements lorsque le stock est en bon état.
5.1.1 Résultats attendus de la règle de contrôle des prises
Conformément au Cadre de la Politique de l’AP de 2009 du MPO, tant que les stocks se trouve dans la zone critique, les mesures de gestion doivent favoriser leur croissance, les prélèvements de toutes les sources doivent être maintenus au niveau le plus bas possible et il ne devrait y avoir aucune tolérance pour des déclins évitables.
La dernière mise à jour de l’état des stocks (2024) a conclu que, les perspectives pour ces stocks dépendent de la sensibilité et de la résilience de la crevette aux changements environnementaux, à la pression de prédation et à la pression de pêche. Bien que la pêche demeure un des facteurs de la dynamique des stocks de crevette, le niveau exact de pêche qui serait compatible avec le rétablissement de chaque stock demeure particulièrement incertain en l’absence d’un modèle permettant de faire la distinction entre la mortalité par la pêche et la mortalité naturelle.
L’application de la RCP afin de déterminer les prélèvements autorisés en 2024 a permis de maintenir les taux d’exploitation relatifs à des niveaux faibles ou très faibles. La poursuite de la gestion selon cette approche n’entravera probablement pas les efforts de rétablissement à court terme.
Selon cette RCP, un taux d’exploitation inférieur à 50 % du taux d’exploitation cible pourrait être appliqué, en particulier si l’avis scientifique le plus récent signale la nécessité de réduire l’exploitation pour faciliter le rétablissement.
Le plan de rétablissement sera revu périodiquement pour que de nouveaux renseignements puissent guider les changements à apporter à la RCP.
5.1.2 Mesures pour répondre aux lacunes dans les connaissances
Ce plan de rétablissement décrit un plan de travail pour améliorer les connaissances par rapport aux principales causes de déclin des stocks et améliorer la gestion durable des stocks de crevette.
Des travaux sont en cours pour améliorer l’estimation de la prédation de la crevette par les sébastes et autres prédateurs pour répondre à l’objectif 7. Un suivi annuel du régime alimentaire des prédateurs de la crevette est réalisé lors du relevé scientifique d’août dans l’EGSL. De plus, les résultats du projet scientifique : « How many is too many ? Décrypter le rôle des facteurs densité-dépendants chez les sébastes (Sebastes mentella et S. fasciatus) sur leur interaction prédateur-proie avec la crevette nordique dans le contexte des changements climatiques » devraient être disponibles en 2028.
Une évaluation de la disponibilité actuelle et future des habitats préférentiels et essentiels pour les stocks de crevette de l’EGSL sera faite en utilisant les projections du modèle régional du climat du golfe du Saint-Laurent dans le cadre d’un projet financé sur trois ans (2025-2028) afin de répondre à l’objectif 8.
Enfin, une révision du modèle d'évaluation des stocks sera entreprise pour répondre à l’objectif 9. Si possible, le modèle d’évaluation des stocks sera amélioré pour y intégrer le changement de régime de productivité. Cet exercice pourrait notamment remettre en question les points de référence de ces stocks.
5.1.3 Perte ou dégradation de l’habitat
Conformément à l'article 6.2 (5) de la Loi sur les pêches et sur la base des connaissances actuelles fondées sur les meilleures données disponibles, la perte ou la dégradation de l'habitat a contribué au déclin des stocks en raison de l'augmentation de la température de l'eau et à l’appauvrissement en oxygène dissous causées par les changements climatiques à grande échelle. Aucune mesure visant à restaurer l'habitat de la crevette ne peut être envisagée ou mise en œuvre dans le cadre du présent plan de rétablissement car les conditions océanographiques échappent au contrôle du MPO.
L’amélioration des connaissances en lien avec les impacts des conditions écosystémiques sur la crevette, telles que prévues dans le plan de rétablissement, permettra d’informer sur de potentielles mesures de gestion.
Les mesures de gestion qui seront mises en place et qui visent à atteindre les objectifs énoncés dans la section précédente sont présentées au tableau 5
Tableau 5. Sommaire des objectifs associés à leur mesure de gestion principale et les résultats attendus permettant d’atteindre les objectifs du plan de rétablissement
- Objectif 1 : ZPC 8 Esquiman : Augmenter la biomasse à un niveau supérieur au PRL avec une probabilité de 75 %, soit à une valeur supérieure à 49 % de B/BRMD.
- Mesure de gestion principale : Règle de contrôle des prises
- Résultats attendus : voir section 5.1.1
- Conditions biologiques ou environnementales prises en compte : L’application de la RCP est basée sur l’évaluation du stock qui prend en compte l’information disponible sur la biologie du stock et les facteurs environnementaux.
- Objectif 2 : ZPC 9 Anticosti : Augmenter la biomasse à un niveau supérieur au PRL avec une probabilité de 75 %, soit à une valeur supérieure à 49 % de B/BRMD.
- Mesure de gestion principale : Règle de contrôle des prises
- Résultats attendus : voir section 5.1.1
- Conditions biologiques ou environnementales prises en compte : L’application de la RCP est basée sur l’évaluation du stock qui prend en compte l’information disponible sur la biologie du stock et les facteurs environnementaux.
- Objectif 3 : ZPC 10 Sept-Îles : Augmenter la biomasse à un niveau supérieur au PRL avec une probabilité de 75 %, soit à une valeur supérieure à 48 % de B/BRMD.
- Mesure de gestion principale : Règle de contrôle des prises
- Résultats attendus : voir section 5.1.1
- Conditions biologiques ou environnementales prises en compte : L’application de la RCP est basée sur l’évaluation du stock qui prend en compte l’information disponible sur la biologie du stock et les facteurs environnementaux.
- Objectif 4 : ZPC 8 Esquiman : Atteindre une trajectoire positive de la croissance du stock avec une probabilité de 75 % d’ici 5 ans.
- Mesure de gestion principale : Règle de contrôle des prises
- Résultats attendus : voir section 5.1.1
- Conditions biologiques ou environnementales prises en compte : L’application de la RCP est basée sur l’évaluation du stock qui prend en compte l’information disponible sur la biologie du stock et les facteurs environnementaux.
- Objectif 5 : ZPC 9 Anticosti : Atteindre une trajectoire positive de la croissance du stock avec une probabilité de 75 % d’ici 5 ans.
- Mesure de gestion principale : Règle de contrôle des prises
- Résultats attendus : voir section 5.1.1
- Conditions biologiques ou environnementales prises en compte : L’application de la RCP est basée sur l’évaluation du stock qui prend en compte l’information disponible sur la biologie du stock et les facteurs environnementaux.
- Objectif 6 : ZPC 10 Sept-Îles : Atteindre une trajectoire positive de la croissance du stock avec une probabilité de 75 % d’ici 5 ans.
- Mesure de gestion principale : Règle de contrôle des prises
- Résultats attendus : voir section 5.1.1
- Conditions biologiques ou environnementales prises en compte : L’application de la RCP est basée sur l’évaluation du stock qui prend en compte l’information disponible sur la biologie du stock et les facteurs environnementaux.
- Objectif 7 : Continuer à étudier la prédation de la crevette par le poisson de fond, particulièrement les sébastes.
- Mesure principale : Avoir une estimation fiable de la prédation de la crevette
- Résultats attendus : Cette mesure permettra d’améliorer l’évaluation des stocks et les connaissances sur l’impact des sébastes sur la crevette.
- Conditions biologiques ou environnementales prises en compte : Cette mesure tient en compte les causes probables du déclin des stocks identifiées en section 3
- Objectif 8 : Continuer à étudier l'impact des changements environnementaux sur la crevette.
- Mesure principale : Évaluer l'habitat utilisable futur par la crevette
- Résultats attendus : Cette mesure permettra d’améliorer l’évaluation des stocks et la distribution de la crevette.
- Conditions biologiques ou environnementales prises en compte : Cette mesure tient en compte les causes probables du déclin des stocks identifiées en section 3
- Objectif 9 : Faire progresser le modèle d’évaluation des stocks pour tenir compte du changement de régime de productivité.
- Mesure principale : Entreprendre une révision du modèle d'évaluation des stocks
- Résultats attendus : Cette mesure permettra d’améliorer l’évaluation des stocks.
- Conditions biologiques ou environnementales prises en compte : Cette mesure tient en compte les causes probables du déclin des stocks identifiées en section 3.
5.2 Mesures de gestion additionnelles
La pêche de la crevette au Canada est encadrée par la Loi sur les pêches, ses règlements et les politiques du MPO. Des mesures de gestion et des programmes de surveillance déjà mis en place assurent la protection et la durabilité à long terme des ressources marines et par conséquent appuient les objectifs de ce plan de rétablissement.
Les mesures de gestion des activités de pêche commerciale de la crevette de l’EGSL sont conformes au Plan de gestion intégrée des pêches (PGIP) pour la crevette nordique – Zones 8, 9, 10 et 12 (L’estuaire et le golfe du Saint-Laurent), qui a été établi en 2018 et qui peut être consulté en ligne. Ce PGIP est en cours d'actualisation et les mesures figurant dans le présent plan de rétablissement ont préséance sur toutes mesures contradictoires touchant les stocks de crevettes de l’EGSL. Guidées par le PGIP et le plan de rétablissement, les mesures de gestion spécifiques à chaque flottille pour la pêche commerciale de la crevette sont énoncées dans les plans de pêche axés sur la conservation (PPAC) et les conditions de permis.
6 Analyse socio-économique
La section 1.6 du présent document décrit le profil socio-économique de la pêche de la crevette de l’EGSL, notamment le niveau de dépendance envers cette pêche des entreprises détentrices de permis. Les mesures de gestion principales prévues dans ce plan de rétablissement n’entraîneront pas de changement à la méthode pour établir les TAC annuels et ne proposent pas de modifier la façon dont les quotas seront alloués. La RCP qui a été utilisée afin de déterminer les TAC depuis 2024 demeurera la principale mesure de gestion de la pêche sous ce plan de rétablissement. Par conséquent, il est anticipé que la mise en œuvre de ce plan de rétablissement n’entrainerait pas de répercussions socio-économiques additionnelles sur les entreprises de pêche, les usines de transformation, les communautés autochtones ou les communautés côtières concernées.
7 Méthode de suivi des progrès vers la réalisation des objectifs
Les paramètres de mesure du progrès fournissent au MPO un moyen d’évaluer les progrès du plan de rétablissement par rapport aux objectifs du plan. Pour chaque objectif, le tableau 6 ci-dessous indique comment et quand les progrès seront mesurés.
L’indicateur de l’état des stocks de crevettes de l’EGSL est la B/BRMD estimée à partir du modèle de production excédentaire. La prochaine évaluation complète des stocks est prévue à l’hiver 2026. Lors des années intérimaires entre les évaluations complètes, le même indicateur est utilisé et calculé. Cet indicateur permettra d’effectuer un suivi annuel de l’état des stocks et de leur rétablissement et permet de calculer les prélèvements annuels projetés selon la RCP.
Tableau 6. Sommaire des mesures du progrès et de la fréquence des mesures associées à chaque objectif du plan de rétablissement
- Objectif 1 : ZPC 8 Esquiman : Augmenter la biomasse à un niveau supérieur au PRL avec une probabilité de 75 %, soit à une valeur supérieure à 49 % de B/BRMD.
- Paramètre de mesure du progrès : B/BRMD,
- Fréquence de la mesure : À chaque évaluation ou une mise à jour de l’état du stock par le SCAS.
- Paramètre de mesure du progrès : B/BRMD,
- Objectif 2 : ZPC 9 Anticosti : Augmenter la biomasse à un niveau supérieur au PRL avec une probabilité de 75 %, soit à une valeur supérieure à 49 % de B/BRMD.
- Paramètre de mesure du progrès : B/BRMD
- Fréquence de la mesure : À chaque une évaluation ou une mise à jour de l’état du stock par le SCAS.
- Paramètre de mesure du progrès : B/BRMD
- Objectif 3 : ZPC 10 Sept-Îles : Augmenter la biomasse à un niveau supérieur au PRL avec une probabilité de 75 %, soit à une valeur supérieure à 48 % de B/BRMD.
- Paramètre de mesure du progrès : B/BRMD
- Fréquence de la mesure : À chaque évaluation ou mise à jour de l’état du stock par le SCAS.
- Paramètre de mesure du progrès : B/BRMD
- Objectif 4 : ZPC 8 Esquiman : Atteindre une trajectoire positive de la croissance du stock avec une probabilité de 75 % d’ici 5 ans.
- Paramètre de mesure du progrès : B/BRMD
- Fréquence de la mesure : À chaque examen périodique du plan de rétablissement.
- Paramètre de mesure du progrès : B/BRMD
- Objectif 5 : ZPC 9 Anticosti : Atteindre une trajectoire positive de la croissance du stock avec une probabilité de 75 % d’ici 5 ans.
- Paramètre de mesure du progrès : B/BRMD
- Fréquence de la mesure : À chaque examen périodique du plan de rétablissement.
- Paramètre de mesure du progrès : B/BRMD
- Objectif 6 : ZPC 10 Sept-Îles : Atteindre une trajectoire positive de la croissance du stock avec une probabilité de 75 % d’ici 5 ans.
- Paramètre de mesure du progrès : B/BRMD
- Fréquence de la mesure : À chaque examen périodique du plan de rétablissement.
- Paramètre de mesure du progrès : B/BRMD
- Objectif 7 : Continuer à étudier la prédation de la crevette par le poisson de fond, particulièrement les sébastes.
- Paramètre de mesure du progrès : Produits et résultats approuvés par le MPO publiés (p. ex. publication du SCAS évaluée par les pairs).
- Fréquence de la mesure : Selon le calendrier des évaluations de stocks du poisson de fond.
- Paramètre de mesure du progrès : Produits et résultats approuvés par le MPO publiés (p. ex. publication du SCAS évaluée par les pairs).
- Objectif 8 : Continuer à étudier l'impact des changements environnementaux sur la crevette.
- Paramètre de mesure du progrès : Produits et résultats approuvés par le MPO publiés (p. ex. publication du SCAS évaluée par les pairs).
- Fréquence de la mesure : Revue par les pairs de 2028.
- Paramètre de mesure du progrès : Produits et résultats approuvés par le MPO publiés (p. ex. publication du SCAS évaluée par les pairs).
- Objectif 9 : Faire progresser le modèle d’évaluation des stocks pour tenir compte du changement de régime de productivité.
- Paramètre de mesure du progrès : Produits et résultats approuvés par le MPO publiés (p. ex. publication du SCAS évaluée par les pairs).
- Fréquence de la mesure : Une fois, selon le calendrier d’évaluation des stocks de crevette et la progression des travaux
- Paramètre de mesure du progrès : Produits et résultats approuvés par le MPO publiés (p. ex. publication du SCAS évaluée par les pairs).
8 Examen périodique du plan de rétablissement
Le plan de rétablissement sera réexaminé tous les cinq ans afin de déterminer si des progrès ont été accomplis dans la réalisation de ses objectifs et pour évaluer si des ajustements sont nécessaires. Un délai de cinq ans a été jugé approprié pour évaluer la performance des stocks et de l’efficacité des mesures de gestion issues du plan de rétablissement. Les évaluations complètes pour ces stocks seront réalisées aux deux ans. Ainsi, au moment de la révision du plan de rétablissement aux cinq ans, deux évaluations complètes des stocks auront eu lieu, ce qui permettra d’avoir en main des données à jour pour faciliter la révision du plan. À chaque révision, un rapport sera publié sur le site internet du MPO.
La première revue complète du plan est prévue pour 2030. L’analyse de données additionnelles disponibles au courant des prochaines années pourrait améliorer les connaissances sur la productivité actuelle des stocks, et permettre de déterminer si les hypothèses scientifiques utilisées pour l’élaboration de la stratégie de gestion restent appropriées.
La participation des intervenants et des Premières Nations à la révision du plan sera évaluée en fonction des besoins de révision. Il est prévu que les membres du CCCEG soit consultés afin d’obtenir leurs commentaires et perspectives lors des révisions du plan de rétablissement, de façon ponctuelle ou lors de rencontres régulières.
Le plan de rétablissement sera réexaminé avant l’intervalle prévu de cinq ans en cas de circonstances exceptionnelles si les informations scientifiques indiquent un changement majeur dans la compréhension des stocks (ex. : la disponibilité d’un nouveau modèle d’évaluation des stocks évalué par des pairs et accepté pour éclairer la gestion, l’établissement de PRL révisés, etc.).
Le rétablissement des stocks n'est pas toujours un processus lent et régulier, ni même prévisible. Les stocks peuvent fluctuer et/ou se maintenir à de faibles niveaux pendant des années jusqu'à ce que les conditions favorisent une production excédentaire, entraînant une croissance rapide de la population. Ainsi, l'absence de progrès vers le rétablissement n'indique pas nécessairement que les objectifs du plan de rétablissement ou les mesures de gestion sont insuffisants ou inefficaces.
9 Références
Bourdages, H., Marquis, M. C., Nozères, C. et J. Ouellette-Plante. 2018. Évaluation des stocks de crevette nordique de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent en 2017 : données du relevé de recherche (PDF, 12,9 Mo), Secr. can. des avis sci. du MPO. Doc. de rech. 2018/057 : 68 p.
Bourdages, H., Roux, M.-J., Marquis, M.-C., Galbraith, P. et Isabel, L. 2022. Évaluation des stocks de crevette nordique de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent en 2021 : données de la pêche commerciale et du relevé de recherche. Secr. can. des avis sci. du MPO. Doc. de rech. 2022/027. xv + 197 p.
Bourdages, H., Bourret, A., et G. J. Parent. 2023. Délimitation des unités d’évaluation des stocks de crevette nordique de l’estuaire et du nord du golfe du Saint-Laurent (PDF, 7 Mo), Secr. can. des avis sci. du MPO. Doc. de rech. 2023/082 : 30 p.é
Bourret, A., Leung, C., Puncher, G., Le Corre, N., Deslauriers, D., Skanes, K., Bourdages, H., Di Cassista Ross, M., Walkusz, W., Jeffery, N. W., Stanley, R. E. E., Parent, G. J. 2024. Diving into large scale genomics to decipher drivers of structure and climatic vulnerability in a widespread marine shrimp. Molecular Ecology, 33(15), 20 p.
Guscelli, E., Noisette, F., Chabot, D., Blier, P.U., Hansen, T., Cassista-Da Ros, M., Pepin, P., Skanes, K.R. et Caliso, P. 2023. Northern shrimp from multiple origins show similar sensitivity to global change drivers, but different cellular energetic capacity. J.Exp. Biol. 226(16).
Lavoie, D., Lambert, N., Rousseau, S., Dumas, J., Chassé, J., Long, Z., Perrie, W., Starr, M., Brickman, D. et Azetsu-Scott, K. 2020. Projections of future physical and biochemical conditions in the Gulf of St. Lawrence, on the Scotian Shelf and in the Gulf of Maine using a regional climate model. Can. Tech. Rep. Hydrogr. Ocean Sci. 334: xiii + 102 p.
Leung, C., Guscelli, E., Chabot, D., Bourret, A., Calosi, P. et Parent, G.J. 2023. The lack of genetic variation underlying thermal transcriptomic plasticity suggests limited adaptability of the Northern shrimp, Pandalus borealis. Front. Ecol. Evol. 11:1125134.
Mormede, S., Duplisea, D.E., Roux, M-J. et Bourdages, H. (en cours de publication) Évaluation du potentiel de rétablissement des stocks de crevette du golfe du Saint-Laurent, Pandalus borealis, dans la zone critique. Secr. Can. Des avis sci. du MPO. Doc. de rech.
MSC. 2024. Acoura Marine Ltd. Trading as LRQA Gulf of St. Lawrence North Shrimp Trawl Fishery MSC Notice of Suspension. 11 juillet 2024. Marine Stewardship Council. En ligne : https://fisheries.msc.org/en/fisheries/gulf-of-st-lawrence-northern-shrimp-trawl-fishery/@@assessments
MPO. 2009. Un cadre décisionnel pour les pêches intégrant l’approche de précaution. Date de modification 2009-03-23.
MPO. 2011. Points de référence conformes à l’approche de précaution pour la crevette nordique de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent. Secr. can. de consult. sci. du MPO, Avis sci. 2011/062.
MPO. 2016. Évaluation des stocks de crevette nordique de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent en 2015 (PDF, 2,9 Mo). Secr. can. des avis sci. du MPO. Avis sci. 2016/012.
MPO. 2018. Plan de gestion intégrée des pêches.
MPO. 2022. Évaluation des stocks de crevette nordique de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent en 2021. Secr. can. des avis sci. du MPO. Avis sci. 2022/006.
MPO. 2023. Révision de l’approche de précaution et évaluation des stocks de crevette nordique de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent en 2023. Secr. can. des avis sci. du MPO. Rép. des sciences. 2023/044.
MPO. 2024. Mise à jour des sébastes (Sebastes mentella et S. fasciatus) de l’unité 1 en 2023. Secr. can. des avis sci. du MPO. Rép. des sci. 2024/008.
MPO. 2025. Mise à jour de l’état des stocks de crevette nordique (Pandalus borealis) de l’Estuaire et du Golfe du Saint-Laurent en 2024 (PDF, 3,6 Mo). Secr. can. des avis sci. du MPO. Rép. des sci. 2025/002.
Senay, C., Rousseau, S., Brûlé, C., Chavarria, C., Isabel, L., Parent, G.J., Chabot, D., et Duplisea, D. 2023. État des stocks des sébastes (Sebastes mentella et S. fasciatus) de l'unité 1 en 2021. Secr. can. des avis sci. du MPO. Doc. de rech. 2023/036. xii + 130 p.
Annexe 1 : Composition du groupe de travail sur le plan de rétablissement de la crevette nordique de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent (2024-2025)
Représentants du ministère des Pêches et des Océans du Canada
- Ali Magassouba – Services stratégiques, région du Québec
- André Drapeau – Gestion de la ressource, région de Québec
- Audrey Morency – Gestion de la ressource, région de Québec
- Charles Brunelle – Services stratégiques, région du Québec
- Danielle Roy – Gestion de la ressource, région du Golfe
- Hugo Bourdages – Sciences, région du Québec
- Magalie Hardy – Gestion de la ressource, région de Québec
- Martin Henri – Gestion de la ressource, région de Terre-Neuve-et-Labrador
- Stéphanie Labbé-Giguère – Gestion de la ressource, région de Québec
Représentants externes
- Ann-Julie Côté – ministère de l’Agriculture, des pêcheries et de l’Alimentation du Québec, Québec
- Benoît St-Onge – Pêcheries UAPAN, Québec
- Christina Burnsed – Gesgapegiag, Québec
- Claude Pelletier – Ministère agriculture, Aquaculture et Pêches, Nouveau-Brunswick
- Claudio Bernatchez – Association des capitaines-propriétaires de la Gaspésie, Québec
- Dennis Isaac – Listuguj, Québec
- Eda Roussel – Association des crevettiers acadiens du golfe, Nouveau-Brunswick
- Emmanuel Sandt-Duguay – Association de gestion halieutique autochtone Mi’gmaq et Wolastoqey, Québec
- Eric Polichuck – Gesgapegiag, Québec
- Evelyne Sigouin – Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk, Québec
- Gaetan Finn – Association Coopérative des pêcheurs de l’Île, Québec
- Guy-Pascal Weiner – Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk, Québec
- Jan Peterson – Metapenagiag (Red Bank), Nouveau-Brunswick
- Jean Lanteigne – Fédération régionale acadienne des pêcheurs professionnels, Nouveau-Brunswick
- Jeff Griffin – Fish, Food & Allied Workers, Terre-Neuve-et-Labrador
- Jérôme Breton – Association des capitaines-propriétaires de la Gaspésie, Québec
- Johanne Basque – Gespeg, Québec
- Julie Monger – Association des pêcheurs de la Basse-Côte-Nord, Québec
- Lewis Clancey – Department of Fisheries and Aquaculture, Nouvelle-Écosse
- Patrice Élément – Office des pêcheurs de crevette du Québec, Québec
- Ralph Heighton – Department of Fisheries and Aquaculture, Nouvelle-Écosse
- Renae Butler – Association of Seafood Producers, Terre-Neuve-et-Labrador
- Rendell Genge – Fish, Food & Allied Workers, Terre-Neuve-et-Labrador
- Serge Fortin – Association Québécoise de l'Industrie de la pêche, Québec
- Ronald Simonson – Eel River Bar, Nouveau-Brunswick
- Samantha Coombs – Department of Fisheries, Forestry and Agriculture, Terre-Neuve-et-Labrador
- Stéphane Thériault – Association des crevettiers acadiens du Golfe, Nouveau-Brunswick
- Tony Miller – Eel River Bar, Nouveau-Brunswick
- Vincent Dupuis – Association des capitaines-propriétaires de la Gaspésie, Québec
- William Ward – Metapenagiag (Red Bank), Nouveau-Brunswick
- Yan Bourdages – Association des capitaines-propriétaires de la Gaspésie, Québec
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