Retraits de poissons, y compris les prédateurs

Il existe des règlements nationaux et provinciaux obligeant les détenteurs de permis de pisciculture à prendre toutes les mesures raisonnables pour réduire les prises accidentelles de poissons sauvages et réduire au minimum les interactions avec les prédateurs.

Les exploitants de parcs en filet marins utilisent des filets protecteurs pour dissuader les oiseaux de proie et peuvent utiliser de lourds parcs à double paroi, des filets antiprédateurs, des clôtures ou des barrières à hauteur des genoux pour tenir à l’écart les mammifères marins tels que les phoques et les otaries. À l’occasion, de petits poissons sauvages arrivent à se faufiler dans les parcs en filet et peuvent élire domicile dans l’installation. En cas de prise accidentelle, les titulaires de permis sont tenus de remettre à l’eau les poissons vivants hors de l’installation aquacole en prenant soin de les blesser le moins possible. En Colombie-Britannique (C.-B.), le traitement des prises accidentelles est régi par des conditions de permis qui obligent les titulaires de permis à tenir un registre des prises accidentelles; l’information est soumise à Pêches et Océans Canada (MPO), et des rapports publics sont affichés sur le site Web du Ministère. Ailleurs, la réglementation provinciale s’applique.

La lutte contre les mammifères marins prédateurs est régie à l’échelle nationale par le Règlement sur les mammifères marins en vertu de la Loi sur les pêches. Dans toutes les provinces excepté la C.-B., il est possible d’obtenir auprès du ministre un permis de chasser les animaux nuisibles (définis comme un mammifère marin qui représente un danger pour la vie et/ou l’équipement), si les moyens de dissuasion ont échoué. Les exploitants aquacoles doivent signaler les décès de mammifères marins au MPO, qui déclare les résultats publiquement. Avant l’introduction du Règlement du Pacifique sur l’aquaculture, en 2010, le MPO délivrait des permis de chasse aux phoques nuisibles aux sites aquacoles détenteurs d'un permis délivré par la province.Le lien ci-dessous indique les nombres annuels de mammifères marins tués en C.-B. dans les installations aquacoles de 1990 à aujourd’hui.

Les gouvernements travaillent avec l’industrie pour élaborer et améliorer les mesures de prévention des interactions et de lutte contre les prédateurs. À l’heure actuelle, le système le plus courant est composé de filets antiprédateurs entourant la structure de l’installation de tous les côtés et par dessous. En C.-B., le MPO effectue des vérifications et des inspections des sites afin de s’assurer que les titulaires de permis respectent les conditions de leur permis et mettent en œuvre les éléments de leur plan de gestion des prédateurs.

Rapports