Document de recherche 2015/071

Les conditions océanographiques chimiques et biologiques dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent en 2014

Par L. Devine, S. Plourde, M. Starr, J.-F. St-Pierre, L. St-Amand, P. Joly et P. S. Galbraith

Résumé

Un aperçu des conditions océanographiques chimiques et biologiques dans le golfe du Saint-Laurent (GSL) en 2014 est présenté dans le cadre du Programme de monitorage de la zone atlantique (PMZA). Les données du PMZA, ainsi que des données provenant de programmes de monitorage régionaux, sont analysées et présentées par rapport à des climatologies à long terme dans le contexte d'un événement de fort réchauffement qui a débuté en 2010 mais qui a été atténué en 2014. Les divers indices d’abondance du phytoplancton et zooplancton ainsi que les inventaires de sels nutritifs étaient relativement cohérents à travers les séries temporelles (1999–2014) entre les sites de surveillance à haute fréquence, les sections et les sous-régions. Les inventaires de sels nutritifs à la fin de l’hiver étaient près ou au-dessus de la normale en 2014, poursuivant la tendance positive globale initiée en 2013. La floraison printanière a été plus tardive que ce qui avait été observé au cours des dernières années. Ce changement coïncide avec les conditions globales plus froides de l'automne 2013 et hiver 2013–2014 (fondement tardif de la glace). En outre, l'ampleur de la floraison était inférieure à la normale et d’une plus courte durée sur toute la région. Les différences des stocks de nitrate entre l'hiver (maximum) et la fin du printemps (minimum) étaient inférieures à la normale dans de nombreuses régions de la GSL, confirmant que la production primaire était inférieure à la normale au cours du printemps 2014. En automne, le niveau de chlorophylle a a été néanmoins supérieur à la normale dans de nombreuses régions du GSL. Pour une troisième année consécutive, les anomalies de nitrate hautement positives en profondeur (> 200 m) ont été associées aux eaux avec de hautes valeurs de température et salinité. Les conditions dans le GSL étaient différentes par rapport à celles observées dans l'estuaire du Saint-Laurent, où la chlorophylle a été supérieure à la normale au cours du printemps, de l’été et l’automne. Une forte augmentation de l'abondance relative des diatomées a également été observée à la station de Rimouski, mais pas à la station vallée de Shediac. La forte crue printanière pourrait avoir influencé la communauté de zooplancton en engendrant des abondances de Calanus finmarchicus plus faibles ainsi qu’une phénologie modifiée. Les températures et les salinités globales plus élevées ont probablement aussi entraîné une augmentation des abondances des espèces de copépodes d'eau chaude. En revanche, les températures de l'eau dans le sud du golfe étaient près de la normale et l'abondance du phytoplancton était élevée; ces conditions semblaient influencer la communauté de zooplancton d'une manière cohérente. Nos résultats, ainsi que des observations indépendantes provenant du relevé écosystémique, suggèrent que les modifications dans l’abondance des grandes espèces de zooplancton pourraient être dues à une combinaison de conditions environnementales (processus «ascendants») et une augmentation de la pression de prédation (processus «descendants»).

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