Susceptibilité du saumon de l’Atlantique au réovirus pisciaire au cours de différents stades biologiques et étude comparative du saumon d’élevage de l’Est du Canada au saumon d’élevage européen

18-G-01

Description

Le réovirus pisciaire est un virus récemment identifié qui a été associé à l’inflammation des muscles squelettiques et cardiaques (HSMI) chez le saumon de l’Atlantique. Le rôle réel joué par le réovirus pisciaire dans le développement du HSMI est difficile à confirmer, car il est souvent détecté chez les poissons ne présentant pas de symptômes de HSMI et qu’il est impossible de mettre ce virus en culture. L’une des façons de détecter le réovirus pisciaire est d’examiner le sang, la rate et les reins des poissons, car les érythrocytes sont les principales cibles d’une infection au réovirus pisciaire. En Norvège, il a été suggéré que de fortes charges du réovirus pisciaire étaient un préalable au développement du HSMI chez le saumon de l’Atlantique. Dans l’ouest de l’Amérique du Nord, le réovirus pisciaire est détecté à la fois chez le saumon du Pacifique et chez le saumon de l’Atlantique d’élevage, avec une prévalence élevée chez le poisson d’élevage. En outre, des lésions typiques du HSMI par histologie ont été récemment observées chez des saumons d’une ferme de la Colombie-Britannique, celles-ci étant plus prononcées chez les individus présentant une charge plus élevée de réovirus pisciaire. Les données recueillies au cours des deux dernières années ont permis d’accomplir des progrès significatifs vis-à-vis de la situation sévissant dans l’est de l’Amérique du Nord, mais certaines lacunes dans les connaissances doivent être comblées afin de déterminer si les souches de réovirus pisciaire détectées représentent vraiment une menace pour le saumon de l’Atlantique sauvage ou d’élevage, et si des procédures de gestion préventive peuvent être élaborées pour réduire le risque potentiel d’épidémie de HSMI.

L’objectif de ces travaux est de démontrer plus avant qu’il est peu probable que le HSMI soit un problème pour la côte Est du Canada, de commencer à étudier la raison de cette résistance, et de réduire la probabilité que le HSMI devienne un problème en proposant des solutions d’atténuation possibles pour l’industrie aquacole.

Nom du programme

Programme coopératif de recherche et développement en aquaculture (PCRDA)

Années

Quatre ans : De 2018 à 2022

Chercheur principal

Nellie Gagné, chercheuse scientifique, Pêches et Océans Canada, Centre des pêches du Golfe, Région du Golfe
Courriel : Nellie.Gagne@dfo-mpo.gc.ca

Membres de l’équipe

Delphine Ditlecadet, biologiste, Pêches et Océans Canada, Centre des pêches du Golfe, Région du Golfe
Francis Leblanc, biologiste, Pêches et Océans Canada, Centre des pêches du Golfe, Région du Golfe
Philip Byrne, vétérinaire et expert en pathologies, Pêches et Océans Canada, Laboratoire de la santé des animaux aquatiques – Unité du bioconfinement du Golfe, Région du Golfe

Collaborateurs

Keng Pee Ang, vice-président de la recherche, Kelly Cove Salmon Ltd.