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Perspectives sur la prévention de la carpe asiatique au Canada : Pêcheur commercial autochtone

Les communautés autochtones, principalement les pêcheurs commerciaux autochtones, jouent un rôle clé dans la détection rapide de la carpe de roseau dans les eaux canadiennes des Grands Lacs. Écoutez le point de vue de Bernie LePage, un pêcheur commercial métis, et de Francis Lavalley, un pêcheur commercial membre des Premières Nations, sur les répercussions qu’une invasion de carpes de roseau auraient sur leur gagne-pain.

Si vous pensez avoir capturé une carpe de roseau ou toute autre espèce aquatique envahissante, appelez la ligne d’assistance téléphonique sur les espèces envahissantes au 1-800-563-7711. Ne relâchez pas le poisson dans l’eau!

Transcription

Sujet 1 (Bernie) :

L’une des plus grandes inquiétudes que j’éprouve en lien avec une espèce envahissante, surtout la nouvelle, la carpe asiatique. Si elle s’introduit ici et qu’elle prolifère, qui sait à quoi la situation va aboutir?

Elle devient un poisson de grande taille. Il pourrait s’agir de la seule espèce restante dans un lac. Elle pourrait vider un lac de toute autre espèce. Et pour quelqu’un qui vit de la pêche, c’est effrayant de penser : « Oh, quelque chose frappe à la porte et s’en vient ici pour anéantir notre pêche ».

Vous savez, tout d’un coup, c’est parti. Vous savez.

Je suis un pêcheur commercial d’origine métisse. Je pêche le corégone et le touladi, principalement. Quelques perchaudes, et un peu de brochets et de harengs. Et il est agréable de pouvoir vivre de la culture métisse ici, dans le sud de la baie Georgienne.

Sujet 2 (Francis) :

J’ai travaillé comme pêcheur commercial toute ma vie, par intermittence. Mon père était pêcheur. Son père à lui était pêcheur. La pêche fait partie de mon identité. Et parce que je l’ai reçue, mon père m’a montré comment pêcher. Je reconnecte donc avec mon père chaque fois que je pêche.

Sujet 1 (Bernie) :

J’ai commencé à pêcher avec mon père et mon grand-père. J’étais très, très jeune. Je pêche donc depuis plus de 60 ans. Et j’ai été témoin de beaucoup de changements ici, dans la baie Georgienne.

Sujet 2 (Francis) :

Il y a déjà eu trop d’invasions dans les Grands Lacs et c’est difficile à tolérer. L’écosystème s’effondre.

Une partie de notre culture disparaîtra si nous perdons nos poissons. C’est une activité à laquelle nous avons toujours participé. On peut dire que nous faisons partie de l’écosystème. Ils font partie de l’écosystème. Ce serait donc une véritable catastrophe pour moi, pour mes enfants, pour leurs enfants, et ainsi de suite.

Sujet 1 (Bernie) :

C’est terrifiant d’être assis ici, à la tête d’une entreprise familiale que j’espère transmettre à mes descendants, et de ne pas savoir ce que l’avenir nous réserve.

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