Zone prioritaire du bassin versant inférieur des Grands Lacs

Carte de la zone prioritaire du bassin versant inférieur des Grands Lacs. Voir le texte qui suit.
Zone prioritaire du bassin versant inférieur des Grands Lacs

La zone prioritaire du bassin versant inférieur des Grands Lacs comprend les bassins versants (et les voies navigables qui les relient) du lac Huron inférieur, du lac Sainte-Claire, du lac Érié et du lac Ontario, ainsi que le cours supérieur du fleuve Saint-Laurent et ses affluents. Les écosystèmes dans cette zone prioritaire fournissent un habitat à diverses espèces aquatiques, dont 46 espèces de poissons et de moules d’eau douce qui sont inscrites sur la liste de la Loi sur les espèces en péril ou qui ont été évaluées comme étant en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). La région de ces bassins versants, l’une des plus densément peuplées au Canada, fait l’objet d’une expansion urbaine quoiqu’elle renferme des zones agricoles de première qualité. Par conséquent, les espèces aquatiques en péril de cette région sont confrontées à de nombreuses menaces. Ces menaces comprennent la perte d’habitat, la diminution de la qualité de l’eau due à la sédimentation, à la charge en nutriments et à la contamination de l’eau, les modifications de l’habitat empêchant le mouvement des poissons, les changements de la structure et du débit des canaux, l’élimination de la végétation aquatique et l’introduction d’espèces aquatiques envahissantes. Le déclin des populations de poissons constitue également une menace importante pour les moules de ces bassins versants, car elles dépendent des poissons pour leur reproduction et les premières étapes de leur cycle biologique.

Efforts de conservation actuellement déployés

Les efforts de conservation déployés dans ce bassin versant hautement agricole visent à réduire au minimum la dégradation de l’habitat causée par les activités humaines. L’Office de protection de la nature d’Ausable-Bayfield met en œuvre des projets visant à améliorer et à préserver l’habitat naturel dans le bassin versant la rivière Ausable. Il encourage notamment les propriétaires fonciers à adopter des pratiques de gestion exemplaires pour aider à réduire au minimum le ruissellement des nutriments et des sédiments, comme l’utilisation de cultures de couverture et de structures de contrôle de l’érosion. L’Office de protection de la nature d’Ausable-Bayfield met également en œuvre des programmes de surveillance des espèces et des habitats qui fourniront de précieux renseignements sur l’occupation, l’abondance, ainsi que les conditions et les caractéristiques des habitats essentiels des espèces en péril locales. Un projet similaire de sensibilisation et de rétablissement de l’habitat mené par la Fondation de conservation de la région de Halton fait également participer les propriétaires fonciers le long des ruisseaux Bronte, Fourteen Mile et Sixteen Mile à des activités d’intendance pour améliorer la qualité de l’eau et de l’habitat. Ce projet atténue les menaces que représentent les altérations physiques de l’habitat, les espèces envahissantes et la pollution pour les espèces en péril prioritaires déterminées, notamment l’anguille d’Amérique et le méné long. Ces projets mobilisent les propriétaires fonciers pour qu’ils contribuent à promouvoir une culture d’intendance environnementale qui aura des effets durables sur la protection et le rétablissement des espèces aquatiques en péril.

Pour motiver les Canadiens à contribuer à la protection des espèces en péril et de leur habitat, il est important de leur fournir l’éducation et les outils nécessaires pour qu’ils participent aux programmes d’intendance existants ou lancent leurs propres projets environnementaux. L’Office de protection de la nature de la région de Sainte-Claire répond à ce besoin en organisant des conférences, des ateliers et des activités de sensibilisation afin de fournir aux propriétaires fonciers, aux agriculteurs, aux intervenants et aux étudiants locaux les connaissances et les ressources nécessaires pour participer à des projets de conservation dans le bassin versant de la rivière Sydenham. Ces activités de sensibilisation permettront d’accroître la sensibilisation envers les espèces aquatiques en péril et les bassins versants. Elles aideront aussi les résidents locaux à mettre en œuvre les pratiques de gestion exemplaires en matière d’environnement, afin de contribuer à la conservation des espèces aquatiques en péril. Le projet renforce également la capacité du public à entreprendre de futures activités de conservation en le sensibilisant aux besoins des espèces aquatiques en péril et aux moyens d’atténuer les menaces qui pèsent sur ces espèces.

Puisque le bassin versant inférieur des Grands Lacs abrite des espèces et habitats divers qui sont touchés par des menaces uniques, les plans de rétablissement efficaces doivent être adaptés pour répondre aux besoins de chaque espèce et de chaque habitat. En utilisant une approche sur plusieurs fronts, l’Université de Toronto entreprend un projet qui évalue les besoins en matière d’habitat de certaines espèces de poissons et de moules en péril, évalue les menaces qui pèsent sur leur habitat, et détermine la disponibilité d’autres habitats appropriés. Ce projet améliore notre capacité à répondre aux menaces précises auxquelles sont confrontées différentes espèces en péril et augmente la quantité d’habitats appropriés disponibles pour ces populations en péril. Pour les populations qui connaissent de graves déclins, des méthodes d’élevage en captivité sont étudiées pour assurer la survie et la longévité de la population.

L’Office de protection de la nature de la vallée de la rivière Thames inférieure et ses partenaires mènent également un projet à plusieurs facettes qui comprend la planification, la sensibilisation, le rétablissement et la surveillance des espèces aquatiques en péril et de leur habitat dans les bassins versants du cours inférieur de la rivière Thames et l’ouest du lac Érié. Ce projet vise à améliorer 36,5 hectares d’habitats riverains et 3,5 hectares d’habitats palustres qui abritent 14 espèces de moules et 17 espèces de poissons en péril grâce à des activités de rétablissement pour améliorer la qualité de l’eau, y compris la mise en valeur des habitats riverains, la filtration des ruissellements de surface (sédiments, nutriments et contaminants) et la réduction des températures de l’eau.

La protection des espèces en péril dans une zone hautement agricole et densément peuplée représente un défi permanent. Bon nombre des projets financés par le Fonds de la nature du Canada pour les espèces aquatiques en péril décrits ci-dessus visent à susciter la participation de ces collectivités et à maximiser l’intendance et la sensibilisation à l’échelle locale. En soutenant des projets de recherche, d’éducation, de sensibilisation et d’intendance, Pêches et Océans Canada et ses partenaires contribuent à la protection des espèces aquatiques en péril dans la zone prioritaire du bassin versant inférieur des Grands Lacs.

En savoir plus sur les projets dans ce secteur

Projet de restauration de l’habitat et d’atténuation des menaces pour l’habitat des espèces en péril de la rivière Ausable en Ontario

Projet de restauration de l’habitat et d’atténuation des menaces pour l’habitat des espèces en péril de la rivière Ausable en Ontario

Bénéficiaire : Office de protection de la nature d’Ausable-Bayfield

photo
La rivière Ausable et le chenal Old Ausable sont des zones d’importance nationale
photo
La plantation d’arbres est l’un des projets qui profitent aux espèces de poissons et de moules du bassin versant de la rivière Ausable

Objectif du projet : L’objectif principal de ce projet de quatre ans est d’améliorer l’habitat aquatique dans la rivière Ausable pour les espèces de moules d’eau douce et de poissons en péril en s’attaquant à la menace de la dégradation de l’habitat. Ce projet vise à restaurer des zones naturelles en réduisant les apports de nutriments et de sédiments, et à atténuer les impacts des paysages exploités grâce à des cultures de couverture et à l’installation de clôtures et de structures de lutte contre l’érosion.

Les fonds servent également à accroître l’intérêt et la sensibilisation des propriétaires fonciers par le biais des médias sociaux, de bulletins d’information, de cartes postales et de communiqués de presse qui leur offrent des renseignements sur les incitations financières disponibles.

La surveillance des espèces aquatiques en péril permettra de déterminer la présence et l’abondance de chaque espèce, ainsi que de définir les paramètres de l’habitat essentiel sur chaque site. On analyse les données de surveillance et on les compare aux données recueillies les années précédentes afin de suivre les changements et de déterminer les améliorations de l’habitat résultant de la mise en œuvre des pratiques de gestion exemplaires et des autres activités d’intendance.

Fonds alloués : 813 000 $

Échéancier : 4 ans

Espèces qui bénéficient de ce projet :

Sensibilisation aux espèces aquatiques en péril et amélioration de l’habitat dans les bassins versants gérés par Conservation Halton

Sensibilisation aux espèces aquatiques en péril et amélioration de l’habitat dans les bassins versants gérés par Conservation Halton

Bénéficiaire : Halton Region Conservation Foundation

Objectif du projet : L’objectif principal de ce projet de quatre ans est d’encourager les pratiques d’intendance et les projets de restauration de l’habitat qui visent plusieurs espèces en péril dans les ruisseaux Bronte, Fourteen Mile et Sixteen Mile, dans la zone prioritaire du bassin versant des Grands Lacs inférieurs. L’objectif est de permettre aux propriétaires fonciers de réaliser des projets d’amélioration de la qualité de l’eau et des habitats qui profitent aux espèces aquatiques en péril.

Ce projet vise à lutter contre les menaces qui pèsent sur les espèces aquatiques en péril, notamment : 1) les altérations physiques de l’habitat, telles que les changements dans la structure du chenal, les modifications du débit, la hausse de la température des cours d’eau, le retrait de la végétation riveraine et les obstacles aux déplacements des poissons; 2) les espèces envahissantes/non indigènes, en particulier les phragmites et le grand brochet; et 3) la pollution qui touche la qualité de l’eau, comme la sédimentation, la charge en nutriments et l’introduction de contaminants.

Diverses activités sont menées pour lutter contre ces menaces, notamment la sensibilisation, la reforestation des berges, l’amélioration de l’habitat des poissons, l’atténuation des obstacles physiologiques, la gestion des espèces envahissantes/non indigènes et la surveillance continue des espèces aquatiques en péril.

Enfin, la mise en œuvre du projet permet d’établir activement des partenariats à long terme avec de nombreux résidents du bassin versant, des bénévoles de la communauté et des organisations de conservation, et d’autres partenariats seront probablement noués durant le projet.

Fonds alloués : 255 000 $

Échéancier : 4 ans

Espèces qui bénéficient de ce projet:

Améliorations ciblées dans le sous-bassin versant de la vallée de la basse Tamise et du lac Érié pour les espèces aquatiques en péril

Améliorations ciblées dans le sous-bassin versant de la vallée de la basse Tamise et du lac Érié pour les espèces aquatiques en péril

Bénéficiaire : Office de protection de la nature de la vallée de la Thames inférieure

Objectif du projet : Ce projet de quatre ans vise à restaurer des habitats riverains et humides pour les espèces aquatiques en péril qui se trouvent dans la zone prioritaire du bassin versant des Grands Lacs inférieurs. Le projet débute par une évaluation des menaces pesant sur les espèces aquatiques en péril, afin de cerner et de classer par ordre de priorité les sous-bassins versants les plus menacés. Les menaces et les zones étant classées par ordre de priorité, des activités de restauration sont menées pour améliorer la qualité de l’eau, y compris la filtration du ruissellement de surface (sédiments, nutriments et contaminants). Un programme de surveillance à long terme des espèces aquatiques en péril est également en cours de mise en place.

La collaboration avec des groupes locaux et la participation du public permettent de mieux comprendre les espèces aquatiques en péril dans le sous-bassin versant de la Tamise inférieure, les menaces auxquelles elles sont confrontées et les mesures qui peuvent être entreprises pour faciliter leur rétablissement. Ce projet vise à garantir un impact durable et à long terme sur le rétablissement et la conservation des espèces aquatiques en péril dans le sous-bassin versant de la vallée de la Tamise inférieure, aujourd’hui et demain.

Fonds alloués : 650 000 $

Échéancier : 4 ans

Espèces qui bénéficient de ce projet :

Approche écosystémique du rétablissement des espèces en péril dans la rivière Sydenham au Canada

Approche écosystémique du rétablissement des espèces en péril dans la rivière Sydenham au Canada

Bénéficiaire : Office de protection de la nature de la région de Sainte-Claire

Objectif du projet : Ce projet de quatre ans vise à appuyer les activités d’amélioration de l’habitat qui portent sur (1) la charge en éléments nutritifs et les solides en suspension provenant du ruissellement terrestre et du bétail; (2) l’ammoniac provenant du ruissellement terrestre du fumier; et (3) les effets thermiques de la perte de zones tampons riveraines dans les bassins versants agricoles et urbains. En travaillant avec les propriétaires fonciers sur une base volontaire, ce projet permettra d’installer des structures de contrôle de l’érosion telles que des bermes dans les champs, des enrochements à la sortie des cours d’eau et des zones humides; d’installer des clôtures pour protéger les cours d’eau du bétail; de retirer les terres fragiles et marginales; et de créer et d’améliorer des zones tampons riveraines afin de réduire l’apport en éléments nutritifs et en sédiments.

Ce projet appuie également des programmes d’éducation et de sensibilisation sur les espèces aquatiques en péril conçus à l’intention des agriculteurs, des propriétaires fonciers ruraux, des étudiants et de divers intervenants et groupes communautaires. On a également recours aux médias sociaux, à des événements communautaires et agricoles locaux, au service postal et à des visites de sites pour informer les collectivités locales des processus et des politiques en place concernant les espèces actuellement en péril.

Fonds alloués : 1 117 000 $

Échéancier : 4 ans

Espèces qui bénéficient de ce projet:

Mise en œuvre et évaluation des mesures de rétablissement des espèces aquatiques en péril dans le bassin des Grands Lacs inférieurs

Mise en œuvre et évaluation des mesures de rétablissement des espèces aquatiques en péril dans le bassin des Grands Lacs inférieurs

Bénéficiaire : Université de Toronto

Objectif du projet : Ce projet de quatre ans vise à mettre en œuvre des mesures de rétablissement qui profitent aux espèces de poissons et de moules en péril dans le bassin des Grands Lacs inférieurs. Les éléments du projet comprennent l’évaluation des menaces qui pèsent sur les espèces en péril, la définition des besoins en matière d’habitat et la réalisation d’activités de restauration de l’habitat. Le projet élabore également des méthodes d’élevage en captivité pour certaines espèces de poissons en péril dont les populations doivent être mises en valeur.

Ces activités profitent aux espèces aquatiques en péril en : 1) déterminant le mécanisme causal des menaces qui, à son tour, permettra d’élaborer des stratégies d’atténuation efficaces; 2) augmentant la quantité d’habitats disponibles pour les espèces aquatiques en péril; 3) permettant l’accroissement de populations de poissons à utiliser dans des expériences d’élucidation des menaces, réduisant ainsi les impacts sur les populations sauvages et permettant de futures réintroductions de poissons dans les plans d’eau; et 4) sensibilisant davantage les intervenants aux espèces aquatiques en péril en général, menant à une plus grande sensibilisation, une plus grande préoccupation et une meilleure intendance, ce qui devrait se traduire par une protection accrue de ces espèces.

Fonds alloués : 1 790 700 $

Échéancier : 4 ans

Espèces qui bénéficient de ce projet :

Date de modification :