Menace prioritaire: Perturbations physiques et acoustiques

Carte du Canada montrant la zone générale où se produisent les menaces prioritaires en milieu marin dans les océans Arctique, Pacifique et Atlantique.
Menace prioritaire: Perturbations physiques et acoustiques

Dans les océans qui encerclent les côtes canadiennes, les dérangements physiques et acoustiques constituent une menace pour toute une série d’espèces marines en péril, notamment les baleines, les requins et les tortues de mer. Les perturbations physiques et acoustiques causés par les collisions avec les navires et les bruits sous-marins générés par les activités humaines. Dans les océans Pacifique et Atlantique, ces perturbations sont plus importantes dans les zones où l’activité industrielle, commerciale et récréative est plus élevée. Dans l’océan Arctique, ces perturbations physiques et acoustiques découlent d’une augmentation de la navigation et du tourisme. Ces perturbations peuvent entraîner le déplacement d’individus ou de populations entières d’espèces marines en péril, limitant leur accès à des habitats importants utilisés pour l’alimentation, les échoueries ou la reproduction. En raison du vaste éventail de perturbations physiques et acoustiques présentes dans les océans canadiens, le Fonds de la nature du Canada pour les espèces aquatiques en péril (FNCEAP) finance plusieurs projets qui permettent de mieux comprendre et visent à atténuer ces menaces et qui favorisent le rétablissement des espèces marines en péril.

Mesures de conservation en cours

La recherche sur les effets des perturbations physiques et acoustiques sur les espèces marines est un domaine d’étude relativement récent. Afin de mieux comprendre et d’atténuer ces menaces , les activités de recherche et de surveillance financés par le FNCEAP ont pour but de recueillir de nouvelles données qui peuvent être utilisées pour soutenir les activités de conservation. Un projet de recherche de quatre ans mené par le Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM), élabore un moyen de rechange à l’observation en mer et appuie les efforts de surveillance et de recherche à long terme. Le projet mobilise des organisations dans des activités de conservation et de recherche afin de mieux comprendre le comportement des mammifères marins et de réduire les perturbations dans l’eau causées par les plaisanciers. Ces groupes poursuivent un objectif commun de sensibilisation aux répercussions des perturbations acoustiques et physiques afin de mieux protéger les baleines dans l’ensemble de leur aire de répartition.

Il est essentiel de diffuser les renseignements sur les espèces en péril auprès des principaux intervenants et du public afin de recueillir un vaste appui et d’orienter des mesures de rétablissement efficaces. Un projet mené par la section de Terre-Neuve-et-Labrador de la Société pour la nature et les parcs du Canada atteint cet objectif en créant une carte en ligne des zones marines spéciales de la province, qui met en évidence les espèces en péril, leur habitat, les menaces et d’autres renseignements éducatifs. Cette carte s’appuie sur les renseignements recueillis dans le cadre d’ateliers organisés avec un éventail de groupes, notamment des scientifiques, le milieu universitaire, les gouvernements, des organisations non gouvernementales, des groupes autochtones et des pêcheurs.

La région de Pikialasorsuaq, dans l’Arctique canadien, est un écosystème marin productif sur le plan biologique et abrite un certain nombre d’espèces aquatiques en péril importantes pour l’écosystème et les collectivités inuites. Le Conseil circumpolaire inuit (Canada) Inc. mène un projet axé sur le renforcement des capacités communautaires et la mise en œuvre d’une surveillance des espèces en péril dirigée par les Inuits, dans la région de Pikialasorsuaq. Dans le cadre du projet, on crée des partenariats et on effectue une planification initiale afin de permettre aux autres organisations inuites de mieux entreprendre des activités de gestion et de surveillance des espèces en péril à l’avenir.

Les populations de baleines boréales en péril fréquente les zones de l’océan Arctique canadien où elles sont susceptibles d’interagir avec les navires. Pour évaluer et atténuer les répercussions de ces activités de transport maritime, la Wildlife Conservation Society Canada a lancé un projet dans le cadre duquel elle évalue et gère les perturbations acoustiques que subissent les baleines boréales. Le projet consiste à déterminer la répartition estivale des baleines boréales afin d’évaluer leur exposition au bruit sous-marin, à évaluer leurs réactions et à élaborer des modèles de stratégies de gestion pour réduire les répercussions. Le projet fournit de précieux renseignements sur la manière dont le bruit acoustique nuit aux baleines boréales et fournira des renseignements aux conseils de gestion des ressources fauniques pour aider à atténuer l’exposition des baleines boréales aux bruits sous-marins.

Sur la côte centrale et Sud de la Colombie-Britannique, la North Coast Cetacean Society crée un réseau de recherche collaboratif qui permettra à un certain nombre d’organisations ayant une expertise liée aux baleines de fournir et de mettre en commun des renseignements au moyen d’un système d’information pour toute la côte. Ce réseau fournit aux chercheurs de la région côtière de la Colombie-Britannique une plateforme permettant de recueillir des données acoustiques et visuelles sur les mammifères marins en utilisant des protocoles et des normes cohérentes afin de garantir l’intégrité et la qualité à long terme des données scientifiques recueillies. Les renseignements mis en commun permettront aux chercheurs du réseau de comparer les répercussions du trafic maritime sur les mammifères marins en péril dans des zones qui diffèrent sur le plan environnemental et acoustique.

Ces dernières années, il est devenu de plus en plus évident que les baleines sont particulièrement vulnérables aux collisions avec les navires et au bruit découlant des activités de transport maritime. Pour lutter contre cette menace, Upun-LGL Limited entreprend un projet dans le cadre duquel on utilise des systèmes de caméras infrarouges montés sur des navires pour détecter la présence des mammifères marins à proximité des navires sismiques dans les zones marines adjacentes à Terre-Neuve-et-Labrador. De concert avec le gouvernement du Nunatsiavut, le projet de recherche offre une formation technique, des analyses de données et des rapports sur les résultats pouvant être utilisés pour améliorer la conception des mesures d’atténuation et réduire les répercussions des perturbations physiques et acoustiques causés par les navires. Un projet semblable du Fonds mondial pour la nature (Canada), en collaboration avec la Première Nation des Gitga’at et la North Coast Cetacean Society, fait avancer la recherche sur les interactions entre les baleines et les navires le long de la côte nord de la Colombie-Britannique. Au moyen d’un éventail d’activités, comme la surveillance du bruit ambiant des navires, la création d’un outil acoustique de détection des baleines et de suivi des navires, et la mise à jour des cartes de répartition des espèces et des habitats, le projet vise à élaborer et à mettre à l’essai des mesures d’atténuation afin de réduire les risques de collision avec les navires et les répercussions du bruit sur les espèces de baleines en péril de la région. Grâce à cette compréhension avancée des interactions entre les baleines et les navires, les organisations de conservation et l’industrie du transport maritime seront mieux outillées pour réduire les menaces physiques et acoustiques auxquelles sont confrontées les espèces de mammifères marins en péril.

Utilisant une approche différente pour évaluer la menace des perturbations acoustiques visant les mammifères marins au large des côtes de la Colombie-Britannique, le Clayoquot Biosphere Trust mène un projet de recherche qui étudie l’importance écologique des lieux marins « silencieux », c’est-à-dire les lieux avec peu de bruit humain. Par le recensement des modèles de bruit humain et l’établissement de signatures sonores des habitats, le projet vise à réduire les perturbations sonores humaines dans les habitats marins et à évaluer l’importance des refuges acoustiques.

L’Ocean Wise Conservation Association s’appuie sur 30 ans de recherche reposant sur la conservation pour atténuer les menaces acoustiques et physiques qui pèsent sur les mammifères marins. Ce projet améliore le système d’alerte WhaleReport qui signale en temps réel les observations de baleines le long de la côte de la Colombie-Britannique, et en accroît la portée, afin d’informer les navires commerciaux et de réduire le risque de perturbation acoustique et de collision avec les navires. Le projet accroît également la portée des études de photogrammétrie aérienne par drones afin d’approfondir les connaissances concernant les répercussions de la pêche sur l’approvisionnement alimentaire et la santé des épaulards.

Dans le cadre du Fonds de la nature du Canada pour les espèces aquatiques en péril, Pêches et Océans Canada soutient des projets de recherche, encourage les pratiques d’intendance, crée des outils de conservation et améliore les outils existants pour nous aider à mieux comprendre les menaces que représentent les perturbations physiques et acoustiques. Tout en travaillant en collaboration avec les partenaires des gouvernements, des groupes autochtones, des universités, de l’industrie, des organisations environnementales et du grand public, les responsables des projets améliorent notre capacité à protéger les espèces marines en péril du Canada.

En savoir plus sur les projets visant à lutter contre cette menace

Plateforme interactive en ligne sur les aires marines spéciales de Terre-Neuve-et-Labrador

Plateforme interactive en ligne sur les aires marines spéciales de Terre-Neuve-et-Labrador

Bénéficiaire : Société pour la nature et les parcs du Canada, section de Terre-Neuve-et-Labrador

Carte de Terre-Neuve-et-Labrador. Voir le texte qui suit.
Un exemple du potentiel de la carte : mettre en évidence des couches de données pour mieux comprendre leur relation

Objectif du projet : Ce projet de trois ans s’appuie sur deux éditions du guide « Special Marine Areas in Newfoundland and Labrador » produit par la Société pour la nature et les parcs du Canada, section de Terre-Neuve-et-Labrador. En exploitant la mine de connaissances figurant dans ce guide, des sources externes, un atelier et des recherches en cours, la Société pour la nature et les parcs du Canada, section de Terre-Neuve-et-Labrador, crée une « carte interactive en ligne des aires marines spéciales de Terre-Neuve-et-Labrador » (carte interactive des AMS). La carte interactive des AMS met en évidence les écorégions de la province (ainsi que les 140 aires spéciales présentées dans le guide), les espèces de chaque région (en mettant l’accent sur les espèces en péril), les menaces (en se concentrant sur les interactions entre les pêches, les perturbations physiques et acoustiques et le transport maritime), les protections actuellement en place, les menaces liées aux changements climatiques (p. ex. l’élévation du niveau de la mer) et d’autres caractéristiques qui aident à dresser un tableau global de l’écosystème.

La carte interactive des AMS vise à devenir un outil efficace et convivial de sensibilisation, d’éducation et de prise de décision pour toute une série d’utilisateurs, notamment : 1) les gouvernements national, provinciaux et municipaux; 2) les universités et les chercheurs; 3) les industries maritimes; 4) le grand public. En outre, cette carte se veut un outil utile pour les organisations qui mènent des initiatives de planification spatiale marine pour Terre‑Neuve‑et‑Labrador et offrira des possibilités de sensibilisation et d’éducation à tous les utilisateurs.

Fonds alloués : 219 920 $

Échéancier : 3 ans

Espèces qui bénéficient de ce projet:

Utilisation d’un système de caméras infrarouges pour détecter les espèces de mammifères marins en péril à proximité d’un réseau de canons à air

Utilisation d’un système de caméras infrarouges pour détecter les espèces de mammifères marins en péril à proximité d’un réseau de canons à air

Bénéficiaire : Upun-LGL Limitée

photo
(A) Le module de caméra infrarouge (IR) WhaleCam-90 mis au point par Toyon Research Corporation. (B) Image IR d’un souffle de baleine enregistrée à l’aide de la WhaleCam-90. (C) Le navire d’exploration sismique (NR Ramform Atlas de PGS) sur lequel le système de caméras IR sera déployé et testé

Objectif du projet : Ce projet de trois ans contribue au rétablissement des espèces de mammifères marins en péril en facilitant la mise au point, le déploiement et la mise à l’essai d’un système de caméras infrarouges commercialement viable, monté sur un navire (VB-IR), qui peut être utilisé à bord de navires d’exploration sismique au large de Terre-Neuve-et-Labrador (et ailleurs) pour améliorer les efforts actuels de détection des mammifères marins. Les meilleures capacités de détection, en particulier la nuit, appuieront la mise en place de mesures d’atténuation visant à réduire au minimum les effets auditifs potentiels du son des canons à air sur les mammifères marins. Le système de caméra VB-IR peut également être utilisé sur d’autres navires commerciaux (c’est-à-dire les cargos, les pétroliers et les traversiers) pour détecter les grandes baleines et réduire au minimum le risque de collision avec les navires.

Upun-LGL Limitée collabore avec le gouvernement du Nunatsiavut sur ce projet de recherche appliquée. Les parties travailleront ensemble dans le cadre de formations techniques, d’analyses de données, de rapports et pour la publication des résultats.

Fonds alloués : 307 500 $

Échéancier : 3 ans

Espèces qui bénéficient de ce projet :

Annonce aux médias :

Le gouvernement du Canada adopte de nouvelles mesures supplémentaires pour protéger la baleine noire de l’Atlantique Nord.
Le Sentier Béluga : un réseau de sites d’observation terrestres « connectés » comme remplacement de l’observation en mer

Le Sentier Béluga : un réseau de sites d’observation terrestres « connectés » comme remplacement de l’observation en mer

Bénéficiaire : Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM)

photo
Vue aérienne d’un troupeau de bélugas du Fleuve Saint-Laurent
photo
Naturaliste en train d’animer l’activité d’interprétation de la Fenêtre sur les bélugas, au belvédère de la Halte du béluga de la Baie Sainte-Marguerite

Objectif du projet : Ce projet de quatre ans a pour objectif de réduire les perturbations physiques et acoustiques pour les mammifères marins en péril en élaborant une solution de remplacement novatrice pour l’observation en mer et en soutenant les efforts de surveillance et de recherche à long terme.

Le projet mobilisera plusieurs intervenants de la conservation, de l’éducation et de la recherche afin de mieux comprendre le comportement des mammifères marins et de réduire le dérangement occasionné sur l’eau par les plaisanciers. Ces groupes travailleront à un objectif commun de sensibilisation aux baleines afin de mieux les protéger dans le parc marin et l’ensemble de leurs aires de distribution.

Fonds alloués : 1 362 050 $

Échéancier : 4 ans

Espèces qui bénéficient de ce projet :

Mise en œuvre de la région de Pikialasorsuaq – Planification de la capacité communautaire et de la surveillance des espèces en péril dirigée par les Inuits

Mise en œuvre de la région de Pikialasorsuaq – Planification de la capacité communautaire et de la surveillance des espèces en péril dirigée par les Inuits

Bénéficiaire : Conseil circumpolaire inuit (Canada) Inc.

Objectif du projet : Ce projet d’un an consiste à diriger les discussions entre les dirigeants inuits afin d’élaborer un plan de gestion sur l’utilisation et la conservation futures de la région de Pikialasorsuaq. Il vise à entreprendre la planification initiale et la mise en place de partenariats afin de positionner au mieux une autre organisation inuite pour entreprendre de futurs projets avec les communautés de la région de Pikialasorsuaq et de préparer un plan pour les espèces en péril qui s’inscrit dans un plan de gestion global plus large et travailler à améliorer la surveillance.

Fonds alloués : 11 500 $

Échéancier : 1 ans

Espèces qui bénéficient de ce projet :

Évaluation et gestion des perturbations acoustiques pour les baleines boréales

Évaluation et gestion des perturbations acoustiques pour les baleines boréales

Bénéficiaire : Wildlife Conservation Society Canada

Objectif du projet : Ce projet de quatre ans vise trois objectifs principaux : 1) déterminer la répartition estivale de la population de baleine boréale des mers de Béring-des Tchouktches-de Beaufort et mesurer son exposition au bruit sous-marin; 2) évaluer la réaction des baleines boréales au bruit sous-marin des navires; et 3) élaborer des modèles de stratégies de gestion pour réduire le bruit sous-marin dans les principales zones occupées par les populations de baleine boréale des mers de Béring-des Tchouktches-de Beaufort et de l’est du Canada et de l’ouest du Groenland, en formulant des recommandations.

La surveillance acoustique permet de mettre à jour et de clarifier la répartition spatiale et temporelle des populations, ce qui sera utile aux gestionnaires de la faune et aux conseils de cogestion lorsqu’ils doivent prendre des décisions sur les activités humaines qui perturberont les baleines boréales. La surveillance acoustique fournit la première estimation du bruit sous-marin généré par les navires dans les zones clés occupées par la baleine boréale dans l’ouest de l’Arctique canadien, ainsi que des estimations des niveaux de bruit de fond. L’évaluation du comportement des baleines boréales en réaction aux navires et à leur bruit procure des informations précieuses, comme des estimations de l’augmentation de la dépense énergétique lorsque les baleines rencontrent des navires.

Enfin, la modélisation acoustique de divers scénarios de gestion et d’atténuation offre aux gestionnaires de la faune et aux conseils de cogestion des informations sur la manière de minimiser la quantité de bruit sous-marin auquel les baleines boréales sont exposées.

Fonds alloués : 1 048 491 $

Échéancier : 4 ans

Espèces qui bénéficient de ce projet :

Surveillance du refuge acoustique dans Sydney Inlet

Surveillance du refuge acoustique dans Sydney Inlet

Bénéficiaire : Clayoquot Biosphere Trust

Objectif du projet : Ce projet de quatre ans vise à sensibiliser aux sons naturels et aux bruits d’origine anthropique et à leur intersection avec les habitats d’alimentation importants pour des mammifères marins en péril. Pour ce faire, le projet mène des recherches pour comprendre l’importance écologique des lieux « calmes » qui sont riches en sons naturels et très peu perturbés par des bruits humains (anthrophonie).

Il consiste à rassembler des données bioacoustiques de référence pour définir des profils de perturbation sonore humaine et mettre au point le premier ensemble de signatures sonores de l’habitat pour les mammifères marins en péril dans les eaux de la baie Clayoquot, en Colombie-Britannique. Des recommandations seront élaborées afin 1) de guider la réduction de la perturbation sonore humaine dans les habitats marins et 2) d’évaluer l’efficacité d’un refuge acoustique (sanctuaire) dans Sydney Inlet, une aire d’alimentation connue pour plusieurs espèces de mammifères marins en péril, et d’élaborer des recommandations de gestion pour Pêches et Océans Canada, les partenaires communautaires et les intervenants de l’industrie maritime dans la région.

La communauté des secteurs qui utilisent la mer dans la région de la réserve de biosphère de l’UNESCO de la baie Clayoquot peut ainsi améliorer et échanger la connaissance du paysage sonore marin, acquise à partir des données bioacoustiques. Un réseau d’apprentissage est également soutenu, en mettant l’accent sur la réduction des perturbations acoustiques dues aux activités humaines dans les habitats d’alimentation des mammifères marins en péril.

Fonds alloués : 388 052 $

Échéancier : 4 ans

Espèces qui bénéficient de ce projet :

Navires, baleines et détection acoustique dans le territoire traditionnel des Gitga'at

Navires, baleines et détection acoustique dans le territoire traditionnel des Gitga'at

Bénéficiaire : Fonds mondial pour la nature (Canada)

Objectif du projet : Ce projet de quatre ans est une collaboration entre la Première Nation Gitga'at, la North Coast Cetacean Society (NCCS) et le Fonds mondial pour la nature (WWF‑Canada) pour faire avancer la recherche sur les interactions entre les baleines et les navires. Ce projet vise à mettre au point des outils de suivi en temps réel des baleines et des navires et à élaborer en collaboration des mesures d’atténuation pour réduire l’impact de la navigation commerciale (p. ex., le bruit et les collisions avec les navires) sur quatre populations d’espèces de baleines en péril dans l’une des zones les plus importantes de la région concernant les baleines, soit le chenal Squally et le passage Lewis sur le territoire traditionnel des Gitga'at, sur la côte nord de la Colombie-Britannique.

Pour atteindre cet objectif, ce projet : (1) fait le suivi des niveaux de bruit ambiant et du trafic maritime; (2) élabore un outil de détection acoustique des baleines et de suivi des navires en temps réel; (3) met à jour les cartes de répartition et d’utilisation de l’habitat pour chaque espèce et les combine aux observations du comportement des baleines face aux navires afin de mieux comprendre les risques liés au trafic maritime actuel et futur; (4) entreprend des efforts de sensibilisation auprès du secteur et de la communauté locale concernant les baleines et leurs interactions avec le trafic maritime; et (5) élabore et met à l’essai en collaboration des mesures d’atténuation visant à réduire le risque de collisions ou les impacts du bruit.

Le projet mobilisera la communauté Gitga'at et l’industrie du transport maritime en vue d’élaborer et de mettre en œuvre en collaboration des outils et des mesures d’atténuation visant à réduire les risques de collision avec les navires et de perturbation acoustique pour les populations de baleines en péril dans la zone du projet. Le projet permettra également de renforcer les capacités locales pour continuer à surveiller et à gérer les impacts futurs sur ces baleines et d’établir des collaborations qui favoriseront le rétablissement de ces espèces.

Fonds alloués : 1 362 938 $

Échéancier : 4 ans

Espèces qui bénéficient de ce projet :

Un réseau d’hydrophones à l’échelle de la Colombie-Britannique pour la surveillance et la gestion de l’habitat des cétacés

Un réseau d’hydrophones à l’échelle de la Colombie-Britannique pour la surveillance et la gestion de l’habitat des cétacés

Bénéficiaire : North Coast Cetacean Society

Objectif du projet : Ce projet de quatre ans soutient une collaboration entre des organisations qui exploitent des hydrophones (c’est-à-dire des microphones sous-marins) et des laboratoires de recherche sur les côtes centrale et sud de la Colombie-Britannique.

Le « Réseau » mis en place dans le cadre du projet vise à permettre aux organisations spécialisées dans la recherche sur les baleines de constituer, de tenir à jour et d’enrichir un système d’information partagé à l’échelle de la côte. Il permettra de collecter des données acoustiques et visuelles sur l’activité des mammifères marins en utilisant des normes et des protocoles uniformes grâce à un équipement entretenu et calibré de manière professionnelle. Tous les membres du réseau travaillent à regrouper et à archiver sur un seul serveur des ensembles de données comparables et de haute qualité afin de préserver leur intégrité à long terme et de les rendre consultables et disponibles à des fins de recherche, de gestion, d’intendance et d’éducation. Cette base de données acoustiques permettra aux chercheurs de comparer les impacts du trafic maritime sur les mammifères marins en péril dans des zones qui diffèrent sur le plan environnemental et acoustique, et d’évaluer comment le paysage sonore de l’océan évolue dans le temps.

À mesure que nous comprenons mieux les impacts du bruit sous-marin d’origine anthropique sur la vie marine, ce réseau d’hydrophones façonnera et servira les objectifs écologiques de la société en matière de protection du milieu marin, en mettant l’accent sur les espèces en péril.

Fonds alloués : 1 800 000 $

Échéancier : 4 ans

Espèces qui bénéficient de ce projet :

Tirer parti de 30 ans de recherche axée sur la conservation pour atténuer les menaces qui pèsent sur les populations de mammifères marins en péril

Tirer parti de 30 ans de recherche axée sur la conservation pour atténuer les menaces qui pèsent sur les populations de mammifères marins en péril

Bénéficiaire : Ocean Wise Conservation Association

Objectif du projet : Ce projet de quatre ans s’attaque à deux menaces marines prioritaires pour les espèces aquatiques en péril dans les eaux côtières de la Colombie-Britannique : les perturbations physiques et acoustiques et les interactions avec la pêche. Pour ce faire, le projet améliorera d’abord le système d’alerte WhaleReport, un outil qui permet de communiquer en temps réel les observations de baleines aux navires commerciaux afin de les inciter à minimiser les perturbations pour les baleines à proximité. Ce système est étendu plus au nord le long de la côte de la Colombie-Britannique pour augmenter le nombre de rapports d’observation dans les eaux entourant Haida Gwaii. Ce projet vise à réduire le risque de perturbation acoustique et de collision avec les navires pour les mammifères et les reptiles marins.

En outre, il s’efforce de comprendre les impacts de la pêche sur la diminution de la nourriture disponible pour les épaulards résidents en élargissant les études de photogrammétrie aérienne par drones de la côte nord-est de l’île de Vancouver aux groupes familiaux qui utilisent des eaux plus septentrionales sur la côte centrale de la Colombie-Britannique, du détroit de Johnstone au nord de Haida Gwaii. L’élargissement de ces études vise à combler des lacunes dans les connaissances relatives aux impacts de la pêche sur l’état nutritionnel et la santé des épaulards et peut guider les décisions de gestion du saumon quinnat, la principale source alimentaire de l’épaulard résident du sud.

Fonds alloués : 440 000 $

Échéancier : 4 ans

Espèces qui bénéficient de ce projet :

Date de modification :