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Ce que nous avons entendu

Synthèse des commentaires exprimés à la table ronde du ministre sur les baleines noires de l'Atlantique Nord

Synthèse de « Ce que nous avons entendu »

Le ministre LeBlanc a commencé la réunion en faisant remarquer que l'été a été catastrophique pour les baleines noires de l'Atlantique Nord et en remerciant les participants de leur présence alors que le gouvernement du Canada s'efforce de protéger ces espèces emblématiques. Il exprime également ses remerciements au Centre canadien coopératif de la santé de la faune et aux équipes de scientifiques, de vétérinaires et d'autres personnes qui ont travaillé sans relâche afin de réaliser ces nécropsies. Il remercie, par ailleurs, les personnes qui ont déployé d'importants efforts afin d'aider les baleines en détresse et plus particulièrement M. Joe Howlett de l'équipe de sauvetage des baleines Campobello qui est mort de manière tragique le 10 juillet 2017 alors qu'il cherchait à démêler une baleine prise dans des filets.

Le ministre LeBlanc a aussi remercié l'honorable Marc Garneau, ministre des Transports, d'avoir mis en œuvre un ralentissement des navires de 20 mètres ou plus à un maximum de 10 nœuds (19 km/h) pour les voyages dans l'Ouest du golfe du Saint-Laurent et remercie les capitaines de navire d'avoir respecté ces nouvelles règles afin d'éviter les collisions avec les baleines noires de l'Atlantique Nord.

Matthew Hardy, biologiste du MPO, présente un aperçu de l'état général de la baleine noire afin de fournir un contexte sur les défis qui se posent à ce mammifère. Auparavant, lorsque les baleines noires arrivaient dans les eaux canadiennes, la plupart restaient dans la baie de Fundy. Cependant, à l'été 2017, plus de 100 baleines noires de l'Atlantique Nord ont été observées dans le golfe du Saint-Laurent, une zone où l'activité humaine est importante. Les spécialistes des baleines et les protecteurs de l'environnement, à la fois au Canada et aux États-Unis, s'emploient à comprendre les changements de répartition des baleines noires de l'Atlantique Nord. Si ces baleines devraient migrer longuement et lentement vers les eaux plus chaudes de la Floride, de la Géorgie et de la Caroline du Sud, dans quelques mois à peine, elles se dirigeront à nouveau vers le nord afin de retrouver leurs aires d'alimentation estivales au large de la côte Est des États-Unis et du Canada.

M. Hardy a mentionné que la baleine noire est particulièrement sensible aux collisions avec des navires et aux enchevêtrements dans des engins de pêche. Il a présenté une synthèse des différentes interventions réalisées par le gouvernement du Canada pour répondre à la présence des baleines noires dans le golfe du Saint-Laurent et à leurs décès, y compris des efforts importants de surveillance et des changements apportés aux pêcheries et aux mesures de transport maritime.

Une vigoureuse discussion s'ensuit. Les participants ont indiqué qu'il fallait agir dès maintenant, même si les connaissances scientifiques évoluent encore, et faire appel à une gestion adaptative afin de s'ajuster au fur et à mesure que les connaissances s'approfondissent. Il est dit que le gouvernement du Canada doit faire preuve de leadership, agir rapidement, rationaliser les processus et réfléchir en dehors des sentiers battus.

Les participants ont fait part du besoin d'aviser les secteurs de la pêche et du tourisme dès que possible, pour que ceux-ci puissent s'adapter et se préparer en conséquence. Comme toutes les décisions auront une incidence sur les intervenants, des stratégies à court et à long terme devraient être élaborées, diffusées de façon large, puis révisées au besoin. Par exemple, les participants ont fait savoir que les modifications aux règlements et les changements aux engins de pêche pourraient avoir des répercussions sur le marché et représenter des coûts supplémentaires pour les pêcheurs; ces incidences doivent faire l'objet de recherches et être atténuées autant que possible par le gouvernement. On fait également remarquer que si les répercussions financières sur le secteur du tourisme cet été ont été importantes, trouver un moyen de coexister en sécurité avec la baleine noire pourrait déboucher sur des avantages pour ce secteur en termes d'observation des baleines et d'attractions touristiques, comme c'est le cas pour la baie de Fundy.

Au cours de la réunion, les mesures suivantes, visant à minimiser les risques pour les baleines noires, ont été proposées et traitées :

Modifier les engins de pêche existants
Rajuster les saisons de pêche
Récupérer les engins de pêche perdus et abandonnés
Améliorer les renseignements sur les observations de baleines
Imposer des restrictions de vitesse saisonnières dans les zones ciblées et modifier les voies de navigation
Collaboration, coordination et sensibilisation dans l'ensemble des secteurs de l'industrie, des gouvernements et des organisations non gouvernementales

Le Ministre a déclaré que toutes ces initiatives seraient examinées dans le cadre des possibilités existantes au cours des saisons de pêche de 2018 et ultérieures. Il a également indiqué qu'il recherchera les occasions de mettre à l'essai les nouvelles technologies d'engins permettant de réduire la quantité de cordes dans l'eau et donc, de diminuer le risque d'enchevêtrement, y compris au moyen d'études menées par le MPO et de projets pilotes pratiques réalisés par l'industrie.

Le ministre LeBlanc met fin à la réunion en indiquant que la table ronde ministérielle fait partie d'un dialogue soutenu et qu'elle partage un sens de l'urgence commun quant à la prise de mesures concrètes pour protéger la baleine noire de l'Atlantique Nord. Le Ministre a dit avoir entendu le besoin de fournir aux Canadiens un accès à des données en temps réel pertinentes, fiables et transparentes. Il a également pris note que les préoccupations soulevées à l'occasion de cette table ronde seront communiquées au ministre de Transports Canada.

Le ministre LeBlanc a déclaré que cette discussion s'est avérée fort utile pour mieux comprendre les possibilités existantes permettant de mieux protéger les baleines noires qui vivent encore dans nos eaux. Les ressources et les investissements, comme le Plan de protection des océans et le Fonds des pêches de l'Atlantique du gouvernement du Canada, continueront à soutenir les solutions trouvées. Il faudra également poursuivre les travaux relatifs à la création de mesures dynamiques et adaptatives.

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