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Refuge marin du bassin Hatton

Remarque: Les cartes, diagrammes et coordonnées sur ce site Web sont fournis à titre indicatif seulement et ne doivent pas être utilisés pour la pêche, la navigation ou autres. Veuillez consulter les avis aux navigateurs ou communiquer avec votre bureau régional de Pêches et Océans Canada pour obtenir les coordonnées officielles.

Sur cette page

En bref

Refuge marin du bassin Hatton

Refuge marin du bassin Hatton

Emplacement

Biorégions de l'est de l'Arctique et des plates-formes de Terre-Neuve et du Labrador (Nunavut et Terre-Neuve-et-Labrador)

Superficie (km²)

Environ 42 459 km²

Pourcentage de couverture qui contribue aux objectifs de conservation marine

Environ 0,74 %

Date de reconnaissance

Décembre 2017

Mécanisme d'établissement

La zone est fermée à toutes les pêches commerciales aux termes d'une ordonnance modificative et de conditions de permis en vertu de la Loi sur les pêches

Avantages pour la conservation de la biodiversité

Avantages importants pour les espèces

Avantages importants pour l'habitat

Vidéo : Les refuges marins de l'Arctique

Interdictions

Les avantages pour la conservation de la biodiversité sont efficacement préservés par l'interdiction de toutes les activités de pêche commerciale.

Norme de protection des autres mesures de conservation efficaces par zone (AMCEZ)

Toutes les activités existantes et prévisibles sont évaluées au cas par cas afin de garantir que les risques qu'elles présentent pour les avantages en matière de conservation de la biodiversité sont efficacement évités ou atténués. Pour plus d'informations, veuillez consulter la Norme de protection des autres mesures de conservation efficaces par zone (AMCEZ).

Écosystème

Le refuge marin du bassin Hatton chevauche environ 80 % de la zone d'importance écologique et biologique (ZIEB) du bassin Hatton, de la mer du Labrador et du détroit de Davis, ainsi qu'environ 20 % de la ZIEB du plateau extérieur du banc Saglek.

La fermeture protège des concentrations importantes de petites gorgones, de grandes gorgones et d'éponges, ainsi que des espèces qui ne se regroupent pas, comme :

Les avantages pour la conservation profitent également aux espèces de poissons et aux invertébrés benthiques, notamment à des espèces d'importance commerciale (par exemple, le flétan noir, la crevette nordique et la crevette ésope). De nombreuses espèces utilisent l'habitat structurel à diverses fins, notamment pour :

Cette région est la seule aire d'hivernage connue pour le narval du nord de la baie d'Hudson. Elle abrite également un habitat important pour d'autres mammifères marins, des phoques et de fortes densités d'oiseaux de mer (y compris des espèces en déclin, comme la mouette blanche en voie de disparition).

L'interdiction des engins de pêche entrant en contact avec le fond peut protéger non seulement les coraux et les éponges, mais aussi diverses populations d'autres espèces de poissons et d'invertébrés qui utilisent l'habitat. Cette zone peut agir comme une zone de refuge naturelle et contribuer à l'augmentation de la productivité des espèces, ce qui, à son tour, pourrait entraîner une augmentation de l'abondance dans la zone et les zones adjacentes.

Gestion et conservation

Un plan de gestion est en cours d'élaboration pour les trois refuges marins de l'Arctique de l'Est.

Recherche et surveillance

Outils de relevé utilisés pour étudier les refuges marins et d'autres habitats benthiques vulnérables dans l'Arctique canadien, comme le véhicule sous-marin téléguidé ASTRID à bord du NGCC Amundsen (à gauche), le carottier à boîte (au centre) et la rosette CTP pour l'échantillonnage de l'eau de mer (à droite). Source de la photo : John O'Brien.

Outils de relevé utilisés pour étudier les refuges marins et d'autres habitats benthiques vulnérables dans l'Arctique canadien, comme le véhicule sous-marin téléguidé ASTRID à bord du NGCC Amundsen (à gauche), le carottier à boîte (au centre) et la rosette CTP pour l'échantillonnage de l'eau de mer (à droite).
Source de la photo : John O'Brien.

Dans les refuges marins de l'est de l'Arctique canadien, nous utilisons des outils de relevé non intrusifs comme les véhicules sous-marins téléguidés (VTG) et les caméras lestées (caméras connectées à une cage et à un cordage, qui prennent des vidéos et comprennent parfois des capteurs des propriétés physiques de la colonne d'eau ou du matériel d'échantillonnage de l'eau) pour recueillir des échantillons et prendre des images du fond marin afin d'évaluer la diversité et l'abondance des coraux et des éponges dans ces régions. L'analyse des échantillons d'eau du fond marin fournit des informations complémentaires qui nous aident à comprendre ces habitats, de la disponibilité du carbonate de calcium, que les coraux d'eaux froides utilisent pour constituer leurs squelettes, à la biodiversité générale dans la zone en analysant l'ADN environnemental (ADNe) présent.

Les sédiments recueillis à l'aide de carottiers à boîte nous permettent d'évaluer la quantité, la qualité et les sources des matières organiques qui alimentent ces habitats des grands fonds, ainsi que la diversité des petits invertébrés vivant dans les sédiments qui jouent un rôle important dans le cycle du carbone et des nutriments.

Pleins feux sur la recherche

Denses lits d'éponges (Geodia spp.) dans le refuge marin du bassin Hatton photographiés lors des relevés avec une caméra lestée en 2023. Source de la photo : MPO-Arctique et MPO-Terre-Neuve-et-Labrador.

Denses lits d'éponges (Geodia spp.) dans le refuge marin du bassin Hatton photographiés lors des relevés avec une caméra lestée en 2023.
Source de la photo : MPO-Arctique et MPO-Terre-Neuve-et-Labrador.

Les denses lits d'éponges comme ceux observés dans le bassin Hatton filtrent des milliers de litres d'eau de mer chaque jour et fournissent un habitat structurel à d'autres créatures. Mais savez-vous à quelle vitesse elles grandissent? C'est difficile à mesurer dans les grands fonds, mais nous utiliserons le véhicule sous-marin téléguidé ASTRID à bord du NGCC Amundsen en 2025 pour retourner aux sites déjà visités dans l'espoir de recueillir les premières estimations des taux de croissance et de l'âge de ces grandes éponges qui forment un habitat dans le bassin Hatton.

Demande d'activités

Veuillez envoyer un courriel à l'adresse DFO.EAMarineRefuges-RefugesMarinsAE.MPO@dfo-mpo.gc.ca si vous souhaitez effectuer de la recherche ou de la surveillance dans les refuges marins.

Sensibilisation et mobilisation

Veuillez vous référer à notre fiche de travail pédagogique et aux questions de discussion complémentaires à la vidéo animée Les refuges marins de l'Arctique :

Contactez-nous

Refuges Marins AE / EA Marine Refuges : DFO.EAMarineRefuges-RefugesMarinsAE.MPO@dfo-mpo.gc.ca

Publications

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