Site d'intérêt (SI) de l'île Southampton : Rapport de l'atelier sur l'Inuit Qaujimajatuqangit et validation communautaire élargie
Sur cette page
- Contexte
- À propos du projet
- Format de l’atelier
- Thèmes communs à propos des espèces
- Espèces
- Habitat et zones particulières
- Saisons et migrations
- Priorités et utilisations par les Inuits
- Activités actuelles et futures potentielles et utilisations par les Inuits
- Limites
- Conclusions
- Annexes
- Glossaire des termes inuktitut
- Nous joindre
Description longue :
Map showing the Southampton Island Area of Interest, the PCA Ukkusiksalik National Park and 2 ECCC migratory bird sanctuaries. All are in the Southampton Island area. A third migratory bird sanctuary is south of the Southampton Island area and on the shore near Arviat.
Contexte
En août 2019, une zone marine autour de l’île Southampton (IS) et de Chesterfield Inlet (CI) a été annoncée comme SI en vue de son éventuelle désignation en tant que zone de protection marine (ZPM) en vertu de la Loi sur les océans.
Le SI se trouve dans la région Kivalliq, au Nunavut, et est adjacent aux communautés côtières de Coral Harbour (CH) et de CI.
Les connaissances écologiques traditionnelles autochtones et les renseignements sur l’utilisation locale sont nécessaires dans le cadre de l’évaluation du processus d’établissement de la ZPM du SI de IS. Pêches et Océans Canada (MPO) a demandé l’organisation d’un atelier sur l’Inuit Qaujimajatuqangit (IQ) pour aider à caractériser l’importance du site pour les Inuits.
L’organisation de chasseurs et de trappeurs (OCT) Aqigiq de CI et l’OCT Aiviit de CH ont chacune proposé 5 détenteurs de connaissances pour participer à l’atelier sur l’IQ, et des membres du Comité mixte de développement du SI de l’IS ont également participé.
Le Comité mixte de développement est composé de représentants du MPO, de la Kivalliq Inuit Association (KIA), du gouvernement du Nunavut et des communautés de CH et de CI. Son rôle est de fournir des conseils sur l’établissement du SI.
Le présent rapport comprend les travaux préalables à l’atelier sur l’IQ et les travaux menés dans le cadre de l’atelier, qui s’est tenu les 25 et 26 février 2020 à Rankin Inlet (RI), au Nunavut. Ce rapport résume ce qui a été entendu au cours de cet atelier de 2 jours en ce qui concerne les espèces, l’habitat, la migration, les saisons et les utilisations par les Inuits sur le SI autour de l’IS et de CI. Le rapport se termine par une synthèse préliminaire des idées qui ont été évoquées et vérifiées au cours de l’atelier concernant les priorités en matière de protection, les activités actuelles et futures potentielles et les limites de la ZPM.
Le groupe NVision Insight (NVision) a été retenu pour animer l’atelier sur l’IQ et produire un rapport y afférent. NVision a commencé à se préparer pour cet atelier sur l’IQ au cours de la troisième semaine de janvier 2020. Une fois le contrat signé, Lori Idlout a rencontré le personnel du MPO à Iqaluit, au Nunavut, pour commencer à planifier l’atelier sur l’IQ qui devait se dérouler à RI.
NVision a fourni les premières ébauches de l’ordre du jour, du questionnaire et des formulaires de consentement au MPO. Les versions finales de ces documents (annexes 1, 2 et 3) ont été transmises aux participants à l’atelier sur l’IQ le 20 février 2020. Le questionnaire visait à orienter la discussion lors de l’atelier. Il a été fourni aux participants au préalable, mais les participants n’étaient pas tenus de le remplir individuellement.
Le MPO a organisé l’interprétation simultanée en anglais et en inuktitut, a défini le lieu de l’atelier et s’est coordonné avec les OCT locales pour sélectionner les participants à l’atelier. Tous les documents écrits ont été fournis en anglais et en inuktitut. Quinze formulaires de consentement signés ont été recueillis auprès des participants. Tous les participants ont convenu qu’ils avaient été pleinement informés des objectifs de l’atelier et ont consenti à y participer dans le cadre le projet. Tous les participants, sauf un, ont accepté d’être nommés. Tous les participants ont consenti à être photographiés et 4 participants ont refusé qu’on leur attribue des enregistrements.
La documentation des connaissances de CH et de CI a déjà été rédigée dans le cadre de divers projets et évaluations. Les cartes ont été produites et fournies par le MPO à l’aide des connaissances précédemment décrites (voir l’annexe 4). Les cartes présentaient des connaissances numérisées sur l’utilisation et la répartition des espèces, notamment les suivantes :
- plantes aquatiques;
- Omble chevalier;
- Béluga;
- Baleine boréale;
- Caribou;
- poisson;
- invertébrés;
- Narval;
- Ours polaire;
- phoque;
- Phoque barbu;
- Phoque annelé;
- Morse et sauvagine.
Elles présentaient également des activités, notamment les suivantes :
- voies de déplacement;
- zones de pêche des Inuits;
- aires de camping des Inuits.
Des exemplaires grandeur affiche des cartes de la Fiducie du patrimoine inuit des régions de CH et de CI, utilisant les noms de lieux traditionnels, étaient également disponibles lors de l’atelier. Les participants à l’atelier ont également utilisé des cartes topographiques de base montrant les limites du SI, afin d’avoir du contexte et de l’information.
À la suite de l’atelier sur l’IQ et de la production du rapport y afférent (Idlout 2020), le Comité mixte de développement du SI a recommandé que le rapport relatif à l’atelier sur l’IQ soit présenté aux communautés afin de leur donner l’occasion de formuler des commentaires (sur ce qui pourrait être ajouté au rapport, toute suggestion à formuler) avant de rédiger le rapport final. Par conséquent, le MPO, la Kivalliq Inuit Association (KIA) et le gouvernement du Nunavut ont rencontré en personne les OCT et les conseils de hameau, et ont tenu une réunion publique et une séance téléphonique par radio à Chesterfield Inlet en mars 2021 et à Coral Harbour en juin 2023.
Le MPO a produit un addenda au rapport de l’atelier sur l’IQ, qui documente la validation communautaire élargie dans chaque communauté. Ces addendas se trouvent à la fin du présent rapport. De plus, les zones ombragées ci-dessous mettent en évidence la validation communautaire élargie dans le rapport relatif à l’atelier. Cela permet de l’inclure tout en gardant intactes les connaissances échangées lors de l’atelier sur l’IQ.
Lorsque des encadrés figurent dans le présent rapport, pour plus de détails, veuillez consulter l’addenda : suivi de la validation communautaire élargie à Chesterfield Inlet et à Coral Harbour.
Ce rapport, à l’exception des addendas et des encadrés, s’appuie sur le rapport de l’atelier sur Idlout 2020 IQ produit par NVsision Insight Group.
À propos du projet
L’objectif de l’atelier sur l’IQ était de mobiliser l’IQ sur le SI de l’IS et de le documenter, afin de l’utiliser pour orienter le processus d’établissement du SI et de la ZPM. Les objectifs de l’atelier étaient les suivants :
- confirmer les connaissances actuelles;
- combler les lacunes dans les connaissances;
- fournir de la rétroaction pour la prochaine étape.
Il y avait 5 participants de CI, 8 de CH et 1 du gouvernement du Nunavut et de la KIA. Les détenteurs des connaissances comprenaient des hommes et des femmes et aussi des jeunes que des aînés. Les participants étaient les suivants :
- CI : Leo Mimialik, Leonie Mimialik, Joseph Nipi Alogut, Jocelyn Simik et Beverly Aggark;
- CH: Ross Eetuk, Darryl Nakoolak, Bobbie Saviakjuk, Ayowna Emiktowt, Gordon Nakoolak, Moses Nakoolak, Darcy Nakoolak et un participant qui a refusé d’être nommé ;
- Gouvernement du Nunavut : Tommy Bruce;
- KIA : Michael Tucktoo;
- Les membres du personnel du MPO présents à l’atelier étaient Charlotte Sharkey et Usaaraq Jari Aariak (Planification et conservation marines) et Claire Hornby (Sciences);
- Lori Idlout de NVision a animé l’atelier;
- Mary Rose Angoshadluk a assuré l’interprétation entre anglais et inuktitut.
Format de l’atelier
Charlotte Sharkey a renseigné les participants sur les aires marines protégées et a fourni des renseignements généraux sur l’état actuel du SI de l’IS à l’aide d’une présentation PowerPoint .
Une fois la présentation terminée, 3 groupes de discussion ont été formés et les points à l’ordre du jour consistant à « confirmer les connaissances actuelles » et à « combler les lacunes dans les connaissances » sur l’IS et CI ont fait l’objet des discussions. L’atelier s’est appuyé le questionnaire et les cartes qui ont été fournis aux participants au cours de la matinée. Les 3 groupes sont restés les mêmes pour chaque séance en petits groupes. Chaque groupe choisissait un participant pour faire rapport des résultats de ses discussions au groupe élargi.
- Groupe 1 : Leonie, Leo, Darryl, Darcy, Tommy.
- Groupe 2 : Bobbi, Moses, Mme Emiktowt, Ross, Michael.
- Groupe 3 : Claire, Nipi, Jocelyn, Beverly, Gordon et un participant qui n’a pas décliné son identité.
Les participants n’ont pas été invités à critiquer les connaissances représentées sur les cartes; les cartes étaient plutôt disponibles comme ressources pour aider à orienter la discussion, et chaque groupe a ajouté de nouveaux renseignements pour améliorer la connaissance du SI. L’interaction avec l’IQ a été classée dans les catégories suivantes :
- les espèces;
- l’habitat et les zones particulières;
- les saisons et les migrations.
Thèmes communs à propos des espèces
Les thèmes qui sont ressortis ont été constatés dans les réponses aux questions suivantes :
- Question 3 – Quelles activités pourraient avoir une incidence sur l’espèce?
- Question 4 – Quels aspects de ces activités peuvent avoir des répercussions?
- Question 6 – Quand l’espèce est-elle la plus vulnérable?
Navigation
Les préoccupations concernant chaque espèce ont été longuement évoquées. Tandis que les réponses variaient, la navigation était une préoccupation fréquente sur tous les sites. Les différents types de navires comprenaient les :
- navires miniers;
- navires de croisière;
- navires de recherche, y compris instruments utilisés par les chercheurs;
- pourvoyeurs (davantage les moteurs hors-bord);
- pétroliers (problèmes de vidange des conduites de carburant dans l’eau);
- brise-glaces.
Vers la fin de l’atelier, il y a eu une discussion sur les termes « navires » et « bateaux », et il a été conclu que ces termes devraient être clairement définis pour les conversations futures.
Les préoccupations liées à la navigation étaient les suivantes :
- les perturbations et la pollution sonore, comme les brise-glaces qui éloignent les mammifères marins;
- la fréquence de circulation : sans interruption et 24 heures sur 24, sept jours sur sept;
- les routes de navigation déplacent les échoueries des morses, influent sur le comportement des bélugas (les poussant vers le rivage) et ont une incidence sur l’alimentation et la quête de nourriture en eaux profondes;
- cela entraîne la séparation des groupes de baleines les uns des autres, car les grands groupes de baleines sont moins vulnérables.
Suivi de la validation communautaire élargie à Chesterfield Inlet et à Coral Harbour
La navigation est une préoccupation importante commune chez les résidents de Chesterfield Inlet et de Coral Harbour. En effet, elle nuit à la vie marine (morse, béluga, omble chevalier, etc.) et effraie les animaux, les éloignant encore plus des communautés. Le bruit dans l’océan est une préoccupation importante. La navigation est reconnue comme importante pour les communautés et les mines. Certains résidents de Chesterfield Inlet ont proposé de suspendre la navigation pendant deux semaines à l’automne, afin que l’omble chevalier puisse remonter la rivière sans être dérangé.
Changements climatiques et déchets
En ce qui concerne les changements climatiques, un groupe a mentionné qu’il semble avoir rendu les migrations plus erratiques. Les participants s’inquiètent de la nidification des oiseaux de mer, et observent que les petits oiseaux ne sont pas vus aussi souvent qu’auparavant et que l’on voit des espèces normalement non présentes dans l’Arctique (tel que les pygargues à tête blanche et le saumon pêché à CH). En ce qui concerne les déchets, certains ont déclaré que les déchets plastiques avaient des répercussions sur la faune.
Suivi de la validation communautaire élargie à Chesterfield Inlet et à Coral Harbour
Les rejets et les déversements de carburant, les rejets de déchets et les rejets d’eau de ballast sont des préoccupations communes chez les habitants de Chesterfield Inlet et de Coral Harbour. Il a été déclaré que le gel avait lieu plus tard, pas plus tôt. La pollution nuit aux animaux, et les sociétés minières devraient assumer plus de responsabilités. Ce sont les Inuits qui en subiront les conséquences. La pollution par les navires nuit à la qualité de la chair et de la peau des mammifères marins.
Prédateurs et maladies
De nombreuses réponses indiquaient que la prédation avait une incidence sur les espèces, et en particulier sur les ours polaires. Un groupe a mentionné que le système de quotas visant les ours polaires avait entraîné une augmentation de la population. L’augmentation du nombre d’ours polaires a entraîné une diminution de la population de phoques.
Un autre prédateur plus récent mentionné était l’épaulard. D’autres prédateurs mentionnés étaient le renard, le loup et le goéland (porteur du choléra aviaire). Une autre préoccupation mentionnée est que les œufs sont surexploités (par les humains, les ours polaires et les renards).
Suivi de la validation communautaire élargie à Chesterfield Inlet
Le carcajou devrait être inclus comme prédateur.
Moments où les espèces sont les plus vulnérables
Bien que la plupart des réponses puissent être considérées comme propres à l’espèce, elles semblent être étroitement liées les unes aux autres. De nombreux participants ont mentionné que la saison estivale, lorsque les navires et les bateaux sont en service, est le moment où toutes les espèces sont les plus vulnérables.
Les bélugas sont plus vulnérables lorsqu’ils sont blessés (naturellement ou par des chasseurs) et lorsqu’ils élèvent leurs petits. La question de savoir si le gel précoce de l’océan est une preuve des changements climatiques a été soulevée. Le béluga peut être touché par ces changements, car il peut être piégé dans la glace lorsqu’il n’a pas migré à temps.
Les oiseaux de mer étaient considérés comme plus vulnérables lorsqu’ils pondaient et lors de l’éclosion des œufs. Les prédateurs, comme les ours polaires et les renards, renforcent cette vulnérabilité.
Recherche
En général, des recherches supplémentaires ont été demandées à divers moments de l’atelier. Un groupe a mentionné que plus de recherches sur l’effet des changements climatiques sur la migration des différentes espèces étaient nécessaires.
Plus précisément, des recherches sur les sites de mise bas et les taux de mortalité des phoques sont nécessaires, car les phoques sont considérés comme plus vulnérables actuellement. D’autres recherches sur les blanchons sont nécessaires en raison de la diversité des prédateurs, comme le carcajou et d’autres prédateurs terrestres. Un groupe a mentionné qu’il était nécessaire de mieux comprendre les populations de phoques, leurs effectifs et leurs tendances (à la hausse ou à la baisse).
Des groupes ont également demandé que des tests de dépistage de la trichinose soient effectués dans région Kivalliq et, dans l’autre cas, au Nunavut.
Un groupe a demandé plus de recherches sur l’omble chevalier, car il ne connaît pas grand-chose à son sujet.
Suivi de la validation communautaire élargie à Chesterfield Inlet et à Coral Harbour
D’autres recherches ont été demandées, notamment sur l’omble chevalier, la qualité de l’eau et les mammifères marins (en particulier les morses) sur le SI. Les participants ont également indiqué vouloir que les données scientifiques actuelles sur les animaux du SI soient davantage communiquées aux communautés.
Espèces
Au cours de l’atelier, les participants ont été invités à faire part de leurs connaissances sur les espèces qu’ils souhaitaient. Les espèces suivantes, choisies en fonction des intérêts et des préoccupations précédemment exprimés par les communautés, ont fait l’objet du questionnaire :
- le morse;
- l’Omble chevalier;
- le béluga;
- le phoque (du Groenland, commun, annelé et barbu);
- les oiseaux de mer.
Pour chacune des espèces, les questions suivantes ont été posées :
- Quand l’espèce utilise-t-elle le site?
- Comment l’espèce utilise-t-elle le site?
- Quelles activités pourraient avoir une incidence sur l’espèce?
- Quels aspects de ces activités peuvent avoir des répercussions?
- Y a-t-il d’autres zones au sein du SI qui sont particulièrement importantes pour l’espèce?
- Quand l’espèce est-elle la plus vulnérable?
- Selon vous, qu’est-ce qui est le plus important à savoir sur l’espèce?
Voici les réponses de chaque groupe à chaque question pour :
- le morse entre l’île Southampton et l’île Coats;
- l’omble chevalier le long des côtes de la communauté de Chesterfield Inlet et aux alentours;
- les bélugas sur le SI;
- les phoques (du Groenland, commun, annelé et barbu) sur le SI;
- les oiseaux de mer autour de l’île Coats.
Morse entre l’île Southampton et l’île Coats
Question 1 : Quand les morses utilisent-ils la zone entre les îles Southampton et Coats?
Réponses
- Groupe 1 :
- Toute l’année.
- Groupe 2 :
- L’été moins vus à l’automne. Les morses sont plus visibles lorsqu’ils sont chassés en juillet et en août. Aussi en hiver, comme en mars.
- Groupe 3 :
- Toute l’année. Un grand nombre d’entre eux est observé en été.
Question 2 : Comment les morses utilisent-ils la zone?
Réponses
- Groupe 1 :
- Pour manger, s’accoupler et mettre bas, se reposer.
- Groupe 2 :
- L’île Walrus, l’île Bencas et l’île White (Qaajuktaaq) sont utilisées comme lieux de repos.
- Groupe 3 :
- Échoueries, alimentation, mise bas dans la échoueries (figure 2).
Question 3 : Quelles activités pourraient avoir une incidence sur les morses?
Réponses
- Groupe 1 :
- La chasse, les pourvoiries, les plongeurs, les épaulards et les ours polaires influent sur les morses.
- Des sous-marins ont été aperçus autour de CH et CH.
- Groupe 2 :
- Des navires miniers et des navires de croisière peuvent s’arrêter entre les îles, provoquant une pollution sonore et perturbant les zones environnantes.
- Groupe 3 :
- Les routes empruntées par les bateaux et les navires d’approvisionnement minier. Pollution sonore causant des perturbations et des déplacements.
- Le volume de circulation a été plus élevé au cours des cinq dernières années, depuis l’ouverture de la mine.
Question 4 : Quels aspects de ces activités peuvent avoir des répercussions?
Réponses
- Groupe 1 :
- Le bruit des navires qui passent et s’approchent trop près de l’IS, de l’île Coats et de la petite île qui les sépare, a des répercussions sur les animaux.
- Groupe 2 :
- La pollution sonore et le déglacement causés par les navires font fuir les animaux.
- Groupe 3 :
- Les routes de navigation et le bruit des navires entraînent le déplacement des échoueries.
Question 5 : Y a-t-il d’autres zones au sein du SI qui sont particulièrement importantes pour le morses?
Réponses
- Groupe 1 :
- Les chasseurs de CI chassent également près de CI ou dans la région de Naujaat.
- Il y a aussi des morses en direction de Naujaat dans les régions appelées Aqiarurnaq et Qikiqtaaluk (île White) et dans les zones entre CH et CI et le long de la côte de CH.
- Groupe 2 :
- Les zones près des îles Walrus et Coats, ainsi que le nord de l’île White, sont touchés.
- Groupe 3 :
- Les zones d’alimentation près de l’île Depot et au sud de l’île Marble.
- Petits sites d’échouerie plus près de la baie Wager.
Question 6 : Quand les morses sont-ils le plus vulnérables?
Réponses
- Groupe 1 :
- Parfois, les chasseurs et les ours polaires rendent les morses vulnérables lorsqu’ils manquent accidentellement de les tuer, c’est-à-dire quand ils les blessent, mais ne les tuent pas.
- Groupe 2 :
- Pendant la saison estivale, lorsque les navires et les bateaux sont en service.
- Groupe 3 :
- Entre juin et octobre, pendant l’activité la plus dense dans la région.
Question 7 : Selon vous, qu’est-ce qui est le plus important à savoir sur les morses?
Réponses
- Groupe 1 :
- N’oubliez pas que les morses sont très dangereux lorsqu’ils sont trop dérangés. Ils peuvent facilement percer un bateau.
- Certains morses sont porteurs d’une maladie appelée trichinose. « Nous avons besoin d’un laboratoire pour analyser la viande de morse avant qu’elle ne soit consommée dans la région Kivalliq ou au Nunavut. »
- Groupe 2 :
- Échoueries (figure 3).
- Les aires d’alimentation (figure 3) et les aires de mise bas sont très sensibles à la pollution sonore.
- Il convient de ne jamais laisser l’excès de viande pendant la chasse et de garder la zone propre (travail du chasseur).
- Des tests de dépistage de la trichinose sont nécessaires.
- Groupe 3 :
- Santé du morse, qualité de la nourriture et toxines qui pourraient se trouver dans le morse.
Description longue :
| Légende | Espèce/caractéristiques | Renseignements complémentaires |
|---|---|---|
Migration des morses (1) |
Morse |
Déplacement à l’automne (sud-est) et au printemps (nord-est) |
Migration des morses (2) |
Morse |
Cape Dorset en hiver |
Migration des morses (3) |
Morse |
Diminution des déplacements pendant le déglacement |
Mise bas des morses (1) |
Morse |
Mise bas, presque vide |
Mise bas des morses (2) |
Morse |
Mise bas sur l’île Walrus (5 000 à 10 000) |
Hivernage des morses |
Morse |
Petite île, morses présents au milieu de l’hiver |
Échouerie de morses |
Morse |
Échouerie |
Alimentation des morses (1) |
Morse |
Aires d’alimentation dans les récifs au printemps et à l’été (déplacement avec le courant) |
Alimentation des morses (2) |
Morse |
Alimentation à Depot Island |
Alimentation des morses (3) |
Morse |
Alimentation toute l’année, en hausse en été (pétoncles, huîtres, moules, phoques, phoques annelés, etc.) |
Morse |
Morse |
Changements au cours des 20 dernières années |
Description longue :
| Légende | Espèce/caractéristiques | Renseignements complémentaires |
|---|---|---|
Échouerie de morses |
Morse |
Échouerie |
Alimentation des morses |
Morse |
Alimentation |
Omble chevalier le long des côtes de la communauté de Chesterfield Inlet et aux alentours
Question 1 : Quand l’omble chevalier utilise-t-il la côte de la communauté de Chesterfield Inlet et ses alentours?
Réponses
- Groupe 1 :
- Il se déplace en aval au printemps. En été, il est présent dans l’océan. Il se déplace en amont au début de l’automne et au cours de l’automne.
- Groupe 2 :
- Il commence à de déplacer en aval à la fin du mois de juin pour aller jusqu’à l’océan et s’alimenter.
- Groupe 3 :
- Juin et juillet.
Question 2 : Comment l’omble chevalier utilise-t-il la zone?
Réponses
- Groupe 1 :
- Il s’alimente dans la région de CI et ne grossit pas autant que les autres ombles chevaliers dans d’autres communautés, comme Naujaat.
- Groupe 2 :
- Il s’alimente dans l’océan.
- Il se déplace en amont de la rivière et du lac. Il a un cycle rotatif :
- certaines années, certains poissons migrent vers l’océan tandis que d’autres restent dans le lac;
- les autres années, les poissons qui se sont déplacés vers l’océan restent et les poissons qui sont restés migrent vers l’océan.
- Aucune maladie majeure n’a été observée.
- Groupe 3 :
- Zones d’alimentation, de pêche et de frai identifiées (figure 4).
Question 3 : Quelles activités pourraient avoir des répercussions sur l’omble chevalier?
Réponses
- Groupe 1 :
- Navigation.
- Navires qui remontent le chenal (CI).
- L’omble chevalier peut entendre les coups de feu.
- Espèces envahissantes – Saumon pêché à CH.
- Groupe 2 :
- Pollution par le bruit.
- Déversements accidentels de gaz qui font fuir les poissons.
- Groupe 3 :
- Changements climatiques.
- Pollution des groupes motopropulseurs.
- Bruit et vibrations provenant des navires et des activités à terre.
Question 4 : Quels aspects de ces activités peuvent avoir des répercussions?
Réponses
- Groupe 1 :
- Les pêcheurs au filet à marée basse ne réussissent pas à pêcher à Apurnaaqtut.
- Trop de trafic maritime : tout l’été, toute la journée, toute la nuit, cela peut avoir une incidence sur les poissons.
- Groupe 2 :
- La seule préoccupation est le cycle naturel de la météo. (Ce groupe n’était pas aussi préoccupé par l’omble chevalier).
- « Il semblerait que certains poissons se retrouvent coincés à cause du gel des rivières. Les chasseurs n’auraient pas d’autre choix que d’attraper les poissons qui restent coincés dans la rivière gelée. Ce n’est pas étonnant, car ils dépériraient dans la rivière s’ils n’étaient pas attrapés. »
- Groupe 3 :
- Effets sur la migration, qui semble plus erratique.
- La migration dépend également de la nourriture.
- On ne sait pas où se déplacent les ombles chevaliers.
Question 5 : Y a-t-il d’autres zones au sein du SI qui sont particulièrement importantes pour l’omble chevalier?
Réponses
- Groupe 1 :
- Il existe deux types différents d’omble chevalier dans la région de CI :
- le poisson maigre
- poisson à chair rouge (dans les zones plus profondes, meilleur à manger).
- Il existe deux types différents d’omble chevalier dans la région de CI :
- Groupe 2 :
- Lieu de pêche populaire près de CH, cela devient une préoccupation lorsque la profondeur de la rivière est faible à cause du manque de pluie et que le débit de la rivière n’est pas suffisant.
- Groupe 3 :
- Marquage des zones de migration et ajout de quelques autres zones (figure 4).
- À la fin des années 1980 et au début des années 1990, les rivières Uvajuq, Akuq, Qimatujuarvik, Qasigiarsiurvik et Sungaarnarsivik apportaient toutes 25 000 livres d’ombles chevaliers, mais ce n’est plus le cas.
Question 6 : À quel moment l’omble chevalier est-il le plus vulnérable?
Réponses
- Groupe 1 :
- Lorsque des navires se déplacent en amont ou en aval.
- Lorsque les poissons se déplacent en amont ou en aval.
- Lorsque les poissons sont infectés par certaines maladies.
- Groupe 2 :
- Lorsque les poissons remontent la rivière, lorsque la rivière est sèche et que l’eau devient basse.
- Groupe 3 :
- Lorsque les poissons se déplacent en aval, dans les eaux plus profondes.
Question 7 : Selon-vous qu’est ce qui est le plus important à savoir sur l’omble chevalier?
Réponses
- Groupe 1 :
- Ces poissons sont très bons. Ce sont les meilleurs à manger!
- Surveillance d’uniquement quatre zones par le MPO.
- Cette zone n’est pas surveillée.
- Il y a beaucoup de rivières là-bas.
- Elles ne sont pas connues du MPO parce qu’elles n’ont pas encore été dénombrées.
- Le seul quota connu dans la région de CI est celui de FergusonNote de bas de page 1.
- Groupe 2 :
- Le poisson est délicieux.
- Les poissons remontent le courant de n’importe quelle rivière. Ils ne se contentent pas de remonter une rivière donnée.
- Groupe 3 :
- Aucune évaluation du stock d’ombles chevaliers autour de l’IS. On ne connaît pas vraiment la biomasse ni le nombre d’ombles chevaliers. Probablement plus vulnérable que le morse. Il y a des inconnues et nous devons en savoir plus sur l’omble chevalier.
- CI n’a pas atteint le quota depuis l’augmentation de l’activité maritime (la pêche donnait 20 000 livres en un mois dans la baie Fish, contre seulement 2 000 livres à l’été 2019). La plus grande perturbation a été l’échouage d’un pétrolier en 2019, juste en face de CI, quand la conduite de carburant est entrée dans notre baie.
- Nous devons revoir sérieusement les itinéraires de navigation et les moments où la circulation peut avoir lieu.
- Les occasions ne feront qu’augmenter. Si nous les autorisons, nous créerons la famine. Nous devons faire attention à ce que nous autorisons. Il y a des espèces qui doivent se nourrir. Le chabot est peut-être la seule espèce qui se nourrit.
- Les poissons sont les plus sensibles. Leur habitat est le plus sensible à notre empreinte. Les poissons peuvent abandonner. Nous devons nous préoccuper des animaux qui nous entourent.
- Tous les poissons de lac se déplacent en aval. Ils partiront quand ce sera leur tour. Tous les poissons ne resteront pas des poissons de lac. Ils ont tous la capacité de se déplacer en aval. Reconnaissance envers le poisson délicieux.
- Quelqu’un a déjà attrapé une truite dans la mer.
- Dans une étude sur l’omble chevalier :
- Le poisson le plus âgé avait 34 ans et le plus jeune avait deux ans; le poisson peut vivre assez longtemps.
- Son poids moyen était de 32 lb, 8 à 9 lb pour les jeunes poissons.
- Certains poissons ont du plastique dans l’estomac.
- Les migrations dépendent de la nourriture.
- Une meilleure compréhension de la migration saisonnière et des études scientifiques plus approfondies sont nécessaires : « Les connaissances que nous avons; les poissons sur lesquels nous n’avons pas de connaissances ».
Description longue :
| Légende | Espèce/caractéristiques | Renseignements complémentaires |
|---|---|---|
Marquage de l’omble chevalier |
Omble chevalier |
Marquage des poissons |
Pêche à l’omble chevalier |
Omble chevalier |
Pêche |
Migration de l’omble chevalier |
Omble chevalier |
128,75 km |
Fraie de l’omble chevalier |
Omble chevalier |
Frayères |
Alimentation de l’omble chevalier |
Omble chevalier |
Aires d’alimentation |
Omble chevalier (1) |
Omble chevalier |
Important |
Omble chevalier (2) |
Omble chevalier |
Utilisation |
Bélugas sur le SI
Question 1 : Quand les bélugas utilisent-ils le SI?
Réponses
- Groupe 1 :
- D’avril à novembre.
- Parfois, ils viennent plutôt de Naujaat.
- Groupe 2 :
- Commencez à arriver vers avril, au début du printemps, commencez à les voir à Kuuraaluk et Nuvualuk (groupe 2 – béluga). Sur la côte est du SI, c’est de l’eau libre toute l’année, le courant se déplace toujours le long du bord. Il est impossible pour les Inuits de longer la côte est à cause de la montagne, ils ne peuvent pas prendre de véhicule tout-terrain (VTT). En été, jusqu’à en août, les bélugas sont partout le long de la côte.
- Tout au long de l’hiver en migration, ils vont entre CD (Cape Dorset et CH; cette partie entre CD et CH ne gèle pas, elle reste non gelée, donc les baleines restent par ici).
- Groupe 3 :
- CI a commencé à les entendre en mai.
- CH à la lisière de la banquise en avril/mai. Attente dans les chenaux et les zones libres de glace.
- Lorsque la glace commence à bouger, nous les attrapons, fin mai et pour tout l’été.
- Essayez de ne pas les avoir lorsque la peu est jaunâtre, la peau doit être belle et blanche.
Question 2 : Comment les bélugas utilisent-ils la zone?
Réponses
- Groupe 1 :
- Il y avait autrefois des terrains de mise bas près de CI et à Nuvualuk (Seahorse Point).
- Depuis l’ouverte de Meliadine, la route des bélugas est coupée.
- Groupe 2 :
- Aires d’alimentation et de mise bas.
- En hiver, lorsque les courants circulent entre CD et CH.
- Côte Nord de l’île Coats.
- Groupe 3 :
- Alimentation principalement et migration dans la région (figure 6). Deux groupes de bélugas :
- La population de l’Est de la baie d’Hudson provient de l’aire d’hivernage de la baie de Baffin; elle est 20 à 30 % plus importante et en meilleure santé que les bélugas de l’ouest de la baie d’Hudson. Les bélugas de l’est de la baie d’Hudson (marqués sur la carte) longent cette côte à partir de Seahorse Point, tout autour. Certains passent par ici. Certains migrent par ici.
- Itinéraires marqués sur la carte (figure 6 – Groupe 3 – Bélugas).
- La population de l’ouest de la baie d’Hudson migre par Churchill jusqu’à la région de CH. Après s’être nourrie, elle migre. Les bélugas de l’ouest de la baie d’Hudson font une boucle et descendent jusqu’à la région de Churchill et la baie James, puis reviennent dans le fleuve Saint-Laurent.
- Rivière principale pour l’omble chevalier. Il y a un grand lac appelé lac Cleveland. Le capelan y est aussi présent. Deux lacs presque reliés sont utilisés par l’omble chevalier. Le lac Tasiuralik en fait partie. C’est une zone d’alimentation principale pour les baleines et les phoques, qui se nourrissent de capelan.
- Les aires de mise bas se trouvent dans des zones sablonneuses peu profondes. La baie East et ses alentours sont connus pour être une zone de mise bas et de mue.
- Le béluga se nourrit de calmar, de morue et de capelan. Changement de régime alimentaire de la morue arctique au capelan. Le capelan est mangé par les baleines, les phoques et les phoques barbus.
- Dans la région de CI, lorsque la glace commence à se briser au printemps, les bélugas se dirigent vers le sud.
- Au milieu de l’été ou de l’automne, ils vont vers le Nord, ils migrent dans l’autre sens.
- Ils ont la peau épaisse lorsqu’ils migrent.
- Une fois leur migration terminée, dans la région de Churchill, ils muent dans les eaux peu profondes de la rivière Churchill.
Question 3 : Quelles activités pourraient avoir une incidence sur bélugas?
Réponses
- Groupe 1 :
- Les sociétés de transport maritime distraient les bélugas et provoquent une baisse de la population.
- De plus, le long de la côte de CH, des chercheurs étudiant le poisson dérangent le béluga.
- Il y a plus de moteurs hors-bord, plus bruyants.
- Piégeages.
- Groupe 2 :
- Navires, épaulards, activités de recherche, bateaux, chasseurs, mais les bélugas viennent toujours, quoi qu’il arrive.
- Groupe 3 :
- Navires, pollution sonore, activité de recherche (instruments déployés dans l’eau qui fond du bruit).
- Les déplacements des baleines sont perturbés par les navires. Beaucoup de navires travaillent dans cette zone. Une fois que les navires partent, nous commençons à voir plus bélugas à proximité, mais ils ne sont plus aussi nombreux qu’avant.
- Épaulards.
Question 4 : Quels aspects de ces activités peuvent avoir des répercussions?
Réponses
- Groupe 1 :
- À l’époque, ils suivaient lentement, cela fonctionnait mieux. Maintenant, ils vont vite et essaient d’en obtenir le plus possible.
- Ils devraient être traités de la même manière que le caribou en ce qui concerne le mode de récolte.
- Comme pour le caribou : il faut laisser passer le premier groupe de bélugas et commencer à chasser le deuxième groupe.
- Moins de bélugas dans la région.
- Groupe 2 :
- Les groupes de bélugas sont obligés de se scinder; les bélugas sont plus dispersés. Avant, il y avait 70 à 80 bélugas dans un groupe, maintenant nous voyons des groupes de 7 ou 8.
- Épaulards, bateaux (toutes tailles). Activité de recherche, bateaux et chasseurs.
- La formation de glace de mer peut être à l’origine d’une catastrophe naturelle. Navires traversant la région.
- Gadgets de haute technologie à bord des navires (p. ex., sondeurs); sous-marins : lorsqu’un des surveillants du Programme inuit de surveillance des milieux marins de Nunavut Tunngavik Incorporated revenait de l’île Coats, il a vu le périscope d’un sous-marin.
- Groupe 3 :
- Navires de recherche provoquant des déplacements.
- Les baleines se rapprochent du rivage pour les éviter.
- Tout groupe d’animaux qui reste ensemble ne prend pas de décision en tant que groupe. Il y a toujours un leader qui fait en sorte que les choses aillent bien.
- Les baleines de l’ouest de la baie d’Hudson hivernent dans le détroit d’Hudson et jusqu’à l’estuaire du Saint-Laurent. Ils sont plus minces.
- Le groupe de l’est de la baie d’Hudson se rend dans la région de la baie de Baffin et y hiverne, tout comme les narvals. En meilleure santé que le groupe de l’ouest de la baie d’Hudson.
- La migration au printemps se fait vers le Sud et à l’automne, vers le Nord. Les baleines ont une peau épaisse avant la mue.
- Incidence sur l’alimentation et la quête de nourriture en eaux profondes.
- Moins de baleines hors de CH.
- Le régime alimentaire du béluga est semblable à celui du morse.
Question 5 : Quand les bélugas sont-ils les plus vulnérables?
Réponses
- Groupe 1 :
- Lorsque les bélugas sont blessés plutôt que tués.
- Lorsqu’ils s’occupent de leurs petits et lorsqu’il y a trop de glace.
- Gel précoce et changements climatiques.
- Groupe 2 :
- La formation de glace de mer peut causer des catastrophes naturelles lorsque les animaux sont piégés dans la formation de glace de mer.
- Saison de navigation.
- Où ils migrent.
- Groupe 3 :
- De juin à octobre, dans les couloirs de navigation.
- Plus le groupe est grand, plus les baleines sont en bonne santé.
- Les petits groupes sont plus affamés et en moins bonne santé. Ceux de la baie de Baffin ont tendance à aller plus sur le côté, il y en a qui migrent tout autour de la côte (figure 6). Il y en avait à Qinngua, mais ce n’est plus le cas.; les bélugas ont cessé de migrer à cet endroit. Les pouponnières identifiée (figure 6). Dès qu’il n’y a plus de glace, ils y vont et y restent tout l’été.
- Béluga, général, autour de l’île White.
- Les bas-fonds sont à quatre miles plus bas. Mue ici dans les bas-fonds. Il y aussi la route de migration.
- Le courant principal dans le détroit de Roes Welcome est toujours dans une direction (sud).
- Claire a partagé que le capelan fraye sur les plages. Cela amènerait les bélugas.
- Les bélugas se tournent vers le capelan parce qu’il y a moins de morue arctique. Dans la baie Cumberland, les bélugas se nourrissent principalement de capelan et moins de morue arctique. La même chose se produit avec la population de bélugas de l’est de la mer de Beaufort.
- Zone de chasse (figure 6). Cette zone ici est dans les limites du raisonnable. Pour aller au-delà, il faut dépenser un peu plus pour arriver là où on veut aller. Mais pour chasser par soi-même, c’est dans la limite du raisonnable.
- Les chasseurs du CH voyagent jusqu’au bout pour se rendre aux baleines d’été. Tout le long de Chesterfield Inlet jusqu’au lac Baker pour la capture des baleines.
- Trois zones confirmées comme étant abondantes en bélugas et pour la mue, la mise bas et l’allaitement.
Question 6 : Selon vous, qu’est-ce qui est le plus important à savoir sur les bélugas?
Réponses
- Groupe 1 :
- Les bélugas sont meilleurs au printemps et sont délicieux toute l’année.
- Groupe 2 :
- L’IQ des aînés est que le premier groupe de bélugas en migration doit être laissé et qu’un autre groupe suivra.
- Comment récolter la viande : elle peut être séchée et utilisée, et les muscles peuvent être utilisés pour les babiches.
- La formation de glace de mer peut causer des catastrophes naturelles lorsque les animaux sont piégés dans la formation de glace de mer.
- Le narval arrive un peu plus tard, derrière les bélugas. Les narvals et les baleines boréales arrivent en avril.
- Parfois, les gens récoltent à la limite de dislocation des glaces.
- Il faut en savoir plus sur les endroits où ils migrent et sur leur santé.
- Groupe 3 :
- Des activités de recherche ont lieu : MPO, universités, navires de recherche.
- La communauté doit être informée.
- Des cartes vieilles de 100 ans sont toujours utilisées, il faut une cartographie des fonds mise à jour.
- Il serait bon de mettre à jour les cartes bathymétriques pour plus de sécurité. Plus de recherches sur la cartographie de fonds sont souhaitées.
Description longue :
| Légende | Espèce/caractéristiques | Renseignements complémentaires |
|---|---|---|
Terrains de mise bas du béluga |
Béluga |
Terrains de mise bas. |
Migration du béluga (1) |
Béluga |
Sur la côte Est de l’IS, il y a des eaux libres toute l’année, le courant se déplace toujours le long du bord. |
Migration du béluga (2 à 5) |
Béluga |
Migration. |
Estivage du béluga |
Béluga |
En été, tous les bélugas sont le long de la côte. |
Suivi de la validation communautaire élargie à Chesterfield Inlet et à Coral Harbour
Il y a de nombreux bras de mer au nord de la baie Daly, et en été, les bélugas y nagent, bien qu’on ne sache pas d’où. Ces bélugas sont plus gros et plus longs que les bélugas de Churchill.
Suivi de la validation communautaire élargie à Chesterfield Inlet et à Coral Harbour
En ce qui concerne ce qui a été communiqué par le groupe 3 en réponse à la façon dont les bélugas utilisent la zone, bien que ces deux groupes de bélugas aient été identifiés comme étant les populations de l’est de la baie d’Hudson et de l’ouest de la baie d’Hudson lors de l’atelier, il n’est pas certain que cela corresponde aux populations déterminées par la communauté scientifique. Par ailleurs, d’après une conversation ultérieure, il se pourrait que les deux groupes soient un stock qui passe l’été autour de Churchill et un stock qui passe l’été plus au nord (p. ex., au nord de la baie Daly) composé de plus gros bélugas. Un dialogue plus approfondi serait nécessaire pour vérifier les connaissances relatives aux deux groupes de bélugas.
Description longue :
| Légende | Espèce/caractéristiques | Renseignements complémentaires |
|---|---|---|
Migration du béluga (1) |
Béluga |
Migration des baleines dans la baie de Baffin |
Migration du béluga (2) |
Béluga |
Migration des baleines de l’ouest de la baie d’Hudson |
Migration du béluga (3) |
Béluga |
Migration. |
Alimentation du béluga |
Béluga |
Alimentation |
Chasse au béluga |
Béluga |
Chasse |
Pouponnières, accouplement et mise bas du béluga (1) |
Béluga |
Pouponnières. Cinq rivières. Séjour en mer. Ombles. |
Pouponnières, accouplement et mise bas du béluga (2) |
Béluga |
Eaux peu profondes. Accouplement et mise bas du béluga? |
Pouponnières, accouplement et mise bas du béluga (3) |
Béluga |
Accouplement et pouponnières |
Béluga – Abondance élevée |
Béluga |
Abondance élevée |
Capelan |
Capelan |
Capelan |
Migration de l’omble chevalier |
Omble chevalier |
Pouponnières. Cinq rivières. Séjour en mer. Ombles. |
Omble chevalier |
Omble chevalier |
Omble chevalier |
Phoques (du Groenland, commun, annelé et barbu) sur le SI
Question 1 : Quand les phoques utilisent-ils le SI?
Réponses
- Groupe 1 :
- Les phoques sont là toute l’année.
- Groupe 2 :
- Toute l’année.
- Les phoques se ressemblent pour la plupart, à l’exception des phoques communs qui remontent la rivière en suivant les poissons.
- Groupe 3 :
- Toute l’année (figure 7).
- CI : phoques barbus abondants en octobre.
- CH : phoque barbu fin janvier-février/mars.
- Moins de phoques qu’il y a 10 ans.
- Chasse sur la glace de novembre à mai (également toute l’année).
- Chasse trop dangereuse depuis CH à cause des courants.
- La pollution sonore n’est donc pas une trop grande préoccupation pour les phoques.
- Toute l’année (figure 7).
Question 2 : Comment les phoques utilisent-ils la zone?
Réponses
- Groupe 1 :
- Nourriture, alimentation, mise bas et repos.
- Groupe 2 :
- Tout l’océan Arctique.
- Groupe 3 :
- Alimentation, mise bas (près de CH pour les phoques annelés; figure 7), accouplement, voies de migration incertaines, mais suivent probablement la nourriture tout au long de la saison.
- Semblent émerger davantage lorsque les navires sont partis.
- Certains phoques hivernent sur les lacs indiqués sur la carte (phoque commun; figure 7).
- Saison de navigation, bruit, épaulards, navires de croisière.
- Alimentation, mise bas (près de CH pour les phoques annelés; figure 7), accouplement, voies de migration incertaines, mais suivent probablement la nourriture tout au long de la saison.
Question 3 : Quelles activités pourraient avoir une incidence sur les phoques?
Réponses
- Groupe 1 :
- Les navires sont la principale raison pour laquelle le nombre de phoques diminue.
- Les ours polaires et d’autres prédateurs principaux comme le renard et le loup ont une incidence sur les populations de phoques. Ils se nourrissent des blanchons à leur naissance.
- Le système de quotas visant les ours polaires est un facteur.
- Groupe 2 :
- Les brise-glaces (surtout pour les phoques du Groenland) et les prédateurs (Inuits, ours polaires) les chassent.
- Des phoques barbus et annelés restent dans les parages; les phoques du Groenland vont vers le Sud.
- Groupe 3 :
- Saison de navigation, bruit, épaulards, navires de croisière.
Question 4 : Quels aspects de ces activités peuvent avoir des répercussions?
Réponses
- Groupe 1 :
- Il y a plus d’ours polaires qui se nourrissent de phoques.
- Groupe 2 :
- Trop d’ours polaires attrapent des phoques.
- Groupe 3 :
- Moins de répercussions sur les phoques que sur les baleines, car les phoques ne sont pas aussi facilement dérangés.
- Les répercussions sur l’alimentation sont le facteur le plus important.
Question 5 : Quand les phoques sont-ils le plus vulnérables?
Réponses
- Groupe 1 :
- Mars pour les blanchons.
- Groupe 2 :
- Lorsque les brise-glaces traversent les glaces.
- Groupe 3 :
- Lors de la saison des naissances.
- Les changements apportés à leur nourriture (poissons) auront un effet sur les phoques.
- On a déterminé qu’il y avait des phoques dans cinq rivières, dont Qamaniq.
Question 6 : Selon vous, qu’est-ce qui est le plus important à savoir sur les phoques?
Réponses
- Groupe 1 :
- Besoin d’une étude sur les taux de mortalité lors de la mise bas.
- Les phoques sont plus vulnérables maintenant.
- Besoin d’autres études sur le carcajou et les prédateurs terrestres, ainsi que sur les tanières de mise bas des phoques.
- Groupe 2 :
- Effectifs et tendances de la population (en baisse ou en augmentation).
- Possibilités de fabriquer des vêtements avec les éléments des phoques.
- Source de nourriture.
- Groupe 3 :
- Les phoques sont très importants, car que les Inuits les utilisent comme vêtements et comme source de nourriture. Ils ne veulent pas perdre les phoques.
Description longue :
| Légende | Espèce/caractéristiques | Renseignements complémentaires |
|---|---|---|
Limite de dislocation des glaces |
Limite de dislocation des glaces |
Chasse à la limite de dislocation |
Phoque barbu |
Phoque barbu |
Dans la zone des morses |
Chasse au phoque annelé |
Phoque annelé |
Chasse à la limite de dislocation |
Mise bas du phoque annelé |
Phoque annelé |
Mise bas |
Phoque annelé |
Phoque annelé |
Phoque annelé |
Suivi de la validation communautaire élargie à Chesterfield Inlet et à Coral Harbour
Il y avait autrefois beaucoup de phoques entre la baie Barber et la baie Daly, on n’en voit plus autant. Il y a de nombreux bras de mer au nord de la baie Daly.
Oiseaux de mer autour de l’île Coats
Question 1 : Quand les oiseaux de mer utilisent-ils la zone autour de l’île Coats?
Réponses
- Groupe 1 :
- Quand les akpait y sont.
- Du printemps à l’automne.
- Groupe 2 :
- Début du printemps.
- Les habitants de CH ne vont pas souvent à l’île Coats, et lorsqu’ils le font, ils n’y vont que pour une brève période. Donc, ils ont une connaissance superficielle, mais n’ont pas beaucoup de connaissances de cette zone. Il y a beaucoup d’eaux libres et de mouvement d’eau entre CH et l’île Coats, il faut être prudent en voyageant. Les habitants de CH se rendent à l’île Coats à la fin de juillet et en août pour chasser le caribou.
- « Il est préférable de demander des renseignements au sujet des oiseaux de mer aux chercheurs qui travaillent sur l’île Coats depuis 20 ans. »
- Autour de CH, nous ne voyons plus beaucoup d’oiseaux de rivage, sigjariarjuit, siggulii, qulli−qulli, etc.
- Question de savoir s’il y a une surpopulation de pitsiulaat (guillemots à miroir). Ils semblent rester là tout l’hiver. Ils semblent être le lagopède de la mer. La région de la baie East à Inuktitut s’appelle QilaliarvikNote de bas de page 2 : « proche du paradis ».
- Groupe 3 :
- Plus tard que les oies des neiges (de la fin du printemps à la mi-mai).
- Restent tout l’été jusqu’en octobre.
Question 2 : Comment les oiseaux de mer utilisent-ils la zone?
Réponses
- Groupe 1 :
- Alimentation, nidification, reproduction et migration.
- Groupe 2 :
- Du côté nord-est, il y a des falaises, un «mur d’oiseaux» (guillemots). C’est pourquoi on l’appelle Akapturrjuq.
- Groupe 3 :
- Guillemots – sites de nidification, d’alimentation (krill, petites, huîtres, poissions) [figure 8].
- Zone de migration de l’oie des neiges et de la bernache du Canada, du cygne, de la grue.
Question 3 : Quels aspects de ces activités peuvent avoir des répercussions?
Réponses
- Groupe 1 :
- Ours polaires, chercheurs, goélands, renards, animaux qui mangent l’akpat.
- Les sociétés de transport maritime ont une incidence sur la nourriture, tout comme les déchets plastiques.
- Choléra aviaire, mitirnut.
- Groupe 2 :
- Surabondance d’oies.
- Groupe 3 :
- Changement climatiques.
- Surrécolte d’œufs.
- Prédation des œufs par les humains, les ours polaires et les renards.
- Pollution.
Question 4 : Quels aspects de ces activités peuvent avoir des répercussions?
Réponses
- Groupe 1 :
- Nous n’en avons pas vraiment discuté.
- Groupe 2 :
- Aucune réponse.
- Groupe 3 :
- Espèces envahissantes, comme le pygargue à tête blanche, qui viennent au Nord en raison des changements climatiques ou pour d’autres raisons.
- Une nidification plus précoce a une incidence sur l’alimentation.
Question 5 : Y a-t-il d’autres zones au sein du SI qui sont particulièrement importantes pour les oiseaux de mer?
Réponses
- Groupe 1 :
- Île Caribou
- Refuge d’oiseaux migrateurs Ikkattuaq (Harry Gibbons).
- Groupe 2 :
- Nous devons interroger les chercheurs à ce sujet, car ils sont mieux informés.
- Groupe 3 :
- Aucune réponse.
Question 6 : Quand les oiseaux de mer sont-ils le plus vulnérables?
Réponses
- Groupe 1 :
- Lorsqu’ils ont pondu, que les œufs éclosent et que les oisillons naissent.
- Groupe 2 :
- Lorsqu’ils pondent des œufs et ont des oisillons.
- Groupe 3 :
- Je ne sais pas quand.
Question 7 : Selon vous, qu’est-ce qui est le plus important à savoir sur les oiseaux de mer?
Réponses
- Groupe 1 :
- Les sternes arctiques et les guillemots à miroir disparaissent.
- Surveillance de notre subsistance quotidienne; ce sur quoi nous dépendons, sur une base quotidienne, comme les poissons, les chabots, les moules, serait facilement touché en cas de diversement.
- L’océan doit être maintenu propre. À l’heure actuelle, il y a énormément de plastique dans les océans.
- « Notre nourriture. Nous, les aînés, avons mangé notre nourriture toute notre vie, depuis si longtemps. Mais voici ce qui se passe maintenant. Les lois de l’homme blanc, prises par des conseils. Les conseils nationaux signalent que les animaux disparaissent. C’est frustrant. Surtout pour moi, en tant qu’aîné. C’est tellement frustrant. »
- Groupe 2 :
- Nous avons besoin de plus de recherches sur cette région et ses espèces, notamment les suivantes :
- Sigjariarjuit;
- Siggulii;
- qulli−qulli, etc.
- Nous ne les voyons plus autant.
- Bécasseaux maubèches, phalarope à bec large (oiseau à long bec).
- Nous avons besoin de plus de recherches sur cette région et ses espèces, notamment les suivantes :
- Groupe 3 :
- Les sites de nidification sont les lieux les plus importants pour la protections.
- Certain eiders partent et d’autres restent (4 types d’eiders).
Description longue :
| Légende | Espèce/caractéristiques | Renseignements complémentaires |
|---|---|---|
Falaises de guillemots |
Guillemot |
Du côté nord-est de l’île Coats, il y a des falaises, un « mur d’oiseaux » (guillemots). C’est pourquoi on l’appelle Akpatuurjuaq. |
Refuge d’oiseaux migrateurs (1) |
Oiseau |
Refuge d’oiseaux migrateurs Ikkattuaq (Harry Gibbons). |
Refuge d’oiseaux migrateurs (2) |
Oiseau |
Refuge d’oiseaux migrateurs de Qaqsauqtuuq (East Bay). |
Habitat et zones particulières
L’habitat et les zones particulières suivants ont fait l’objet du questionnaire :
- Varech
- Baie Duke of York et île White
- Littoral de Chesterfield Inlet et alentours
- Baie East, jusque dans le détroit de Foxe
- Détroit de Roes Welcome
- Zone entre les îles Southampton et Coats
- Autres zones particulièrement importantes
Vous trouverez ci-dessous les réponses de chaque groupe à chaque question.
Varech
Les peuplements de varech peuvent être des sites importants de productivité. Nous savons qu’il y a des peuplements de varech dans l’environnement côtier près du littoral autour de l’île Southampton.
Question 1 : Où se trouvent les peuplements de varech sur le SI?
Réponses
- Groupe 1 :
- Près de CI, jusqu’au lac Baker, également au nord le côte vers Naujaat et au sud vers Rankin Inlet (figure 9)
- Groupe 2 :
- Numérotés de 1 à 7 sur la carte (figure 10).
- Groupe 3 :
- Marqués sur la carte (figure 11) :
- Île Walrus, juste en dessous de la ligne brune.
- Le varech n’aime pas les fonds sablonneux; il aime les fonds rocailleux. Il existe de nombreux types de varechs différents. La lumière du soleil pénètre jusqu’à 30 pieds.
Question 2 : Pensez-vous à une activité particulière en ce qui concerne les types d’animaux (poissons, invertébrés, oiseaux, phoques, etc.) en lien avec ces varechs ou zones de végétation aquatique?
Réponses
- Groupe 1 :
- Beaucoup de varechs sont observés par les habitants de CH lorsqu’ils chassent le phoque (figure 9)
- Groupe 2 :
- Les phoques se reposent sur le varech seulement lorsque le varech flotte librement à la surface.
- Le varech est également une bonne source de végétation pour les Inuits, les ours polaires et les caribous. Pas certain que les oiseaux mangent du varech.
- Groupe 3 :
- Espèces autour du varech :
- petits poissons;
- petits sébastes et crabes;
- phoques;
- surtout devant CH.
- L’abondance la plus élevée est en août et en septembre.
- Nombre élevé d’oiseaux de rivage et d’oiseaux de mer qui utilisent les peuplements de varech. Et aussi de jeunes oiseaux revenant de leur migration vers le Sud.
- Espèces autour du varech :
Description longue :
| Légende | Espèce/caractéristiques | Renseignements complémentaires |
|---|---|---|
Migration du béluga (1) |
Béluga |
Route principale du béluga. Les bélugas commencent à se diriger vers le Nord à l’automne et à repartir en août/septembre pour la migration. |
Migration du béluga (2) |
Béluga |
Grands bélugas. |
Migration du béluga et abondance élevée |
Béluga |
Beaucoup de baleines sur le site. Route du béluga et de la baleine boréale (août à septembre et printemps/été d’avril à juillet). Aucun changement de mammifères marins. |
Migration de la baleine boréale et abondance élevée |
Baleine boréale |
Beaucoup de baleines sur le site. Route du béluga et de la baleine boréale (août à septembre et printemps/été d’avril à juillet). Aucun changement de mammifères marins. |
Mye |
Mye |
Mye. |
Varech |
Varech |
Peuplements de varech d’eau salée. |
Abondance élevée de morses |
Morse |
Beaucoup de morses. |
Chasse au morse et alimentation |
Morse |
Chasse et alimentation. C’est important pour le morse (île Walrus). |
Morse |
Morse |
Morse |
Chasse des phoques |
Phoque |
Les phoques ont un goût différent à cause de l’eau de mer. |
Caribou |
Caribou |
Toute l’île (île Coats) abrite des caribous. C’est important pour le caribou. |
Réserve d’oiseaux |
Oiseau |
Refuge d’oiseaux migrateurs Ikkattuaq (Harry Gibbons). |
Oiseau |
Oiseau |
Mammifères marins et oiseaux toute l’année. |
Description longue :
| Légende | Espèce/caractéristiques | Renseignements complémentaires |
|---|---|---|
Varech (1 à 7) |
Varech |
Peuplements de varech et principales zones d’importance pour l’alimentation et la mise bas (zones 1 à 7) |
Pourquoi la baie Duke of York et l’île White au nord de l’île Southampton sont-elles importantes?
Question 1 : Qu’y a-t-il dans cette zone?
Réponses
- Groupe 1 :
- Phoques, caribous, phoques barbus, morses, bélugas, baleines boréales, narvals, ours polaires, loups, krill, capelans, peut-être des crabes.
- Groupe 2 :
- Elle est riche en faune et en espèces différentes. Comme un zoo.
- « Le cœur du règne animal. » Ours polaires, caribous, lapins, poissons, bélugas, phoques, narvals, Akpat, épaulards, baleines boréales.
- Poisson de bonne qualité. Elle est riche en capelans.
- Groupe 3 :
- Zone diversifiée, figure 11.
- La baie est pleine d’ombles chevaliers. Les phoques, les morses, les bélugas, les narvals, les épaulards et les baleines boréales utilisent cette zone.
Question 2 : Quand les espèces utilisent-elles la zone?
Réponses
- Groupe 1 :
- Tout l’hivers.
- Groupe 2 :
- Entre avril et décembre.
- Groupe 3 :
- Les mammifères marins utilisent l’aire de juin à août.
- Trous de phoques en avril.
- Certaines zones, de Seahorse Point à la baie Duke of York, où a eu lieu un essai avec sondeur pour chercher des crevettes il y a 10 ans.
Question 3 : Comment les espèces utilisent-elles la zone?
Réponses
- Groupe 1 :
- Aire de mise bas et aire d’alimentation, chasse.
- Groupe 2 :
- Alimentation et chasse (survie), mis bas.
- Courant adéquat pour les animaux. (Kakiliniq)
- Riche en aliments.
- Zone qui peut être recouverte d’algues.
- Groupe 3 :
- C’est une aire d’alimentation pour tous les mammifères marins.
- Les ours polaires utilisent l’île White depuis le côté est de l’IS et vont de Seahorse Point à l’île White.
Question 4 : Y a-t-il des zones plus importantes que les autres?
Réponses
- Groupe 1 :
- Non.
- Groupe 2 :
- Zone principale pour les bélugas : mise bas et alimentation.
- Toute la région environnante est très importante. C’est la zone la plus importante en raison de la variété de la faune.
- Groupe 3 :
- Il peut être assez profond, de 500 à 600 pieds, mais il peut atteindre 1000 à 1500 pieds.
- Il y a certaines zones où des tests de profondeur pour rechercher des crevettes ont été effectués il y a 10 ans (autour de la baie East, le long de la côte Est de l’île Coats et de Seahorse Point).
Description longue :
| Légende | Espèce/caractéristiques | Renseignements complémentaires |
|---|---|---|
Varech |
Varech |
Varech |
Omble chevalier |
Omble chevalier |
Hansine lake et Cleveland lake |
Capelan |
Capelan |
Capelan |
Pouponnière de bélugas |
Béluga |
Pouponnière de bélugas |
Béluga |
Béluga |
Béluga |
Baleine boréale (1) |
Baleine boréale |
Baleine boréale |
Baleine boréale (2) |
Baleine boréale |
Baleine boréale à la limite de dislocation (juillet) |
Échouerie de morses |
Morse |
Zone importante d’échouerie de morses |
Région diversifiée |
Morse, phoque, béluga, baleine boréale, narval, épaulard, omble chevalier |
Morse, phoque, béluga, baleine boréale, narval, épaulard et omble chevalier |
Polynie |
Polynie |
Polynie en eau libre |
Zone importante |
Zone importante |
Tout est important |
Pourquoi le littoral de la communauté de Chesterfield Inlet et ses environs sont-ils importants?
Question 1 : Qu’y a-t-il dans cette zone?
Réponses
- Groupe 1 :
- Poisson, morse, phoque barbu, phoque annelé, phoque commun, épaulard, ours polaire.
- Groupe 2 :
- Poisson, phoque, béluga, tous les mammifères marins.
- Groupe 3 :
- Mammifères marins.
- Moules à basse mer, méduses différentes de celles autour de CH et de l’île Walrus, omble chevalier, sébastes, palourdes, chabots, pétoncles.
- Les anciennes échoueries des morses ne sont plus là.
Question 2 : Quand les espèces utilisent-elles la zone?
Réponses
- Groupe 1 :
- Aucune réponse.
- Groupe 2 :
- Excellent endroit pour pêcher en été.
- Groupe 3 :
- Pouponnière d’hivers.
- Milieu de l’hivers.
Question 3 : Comment les espèces utilisent-elles la zone?
Réponses
- Groupe 1 :
- Mise bas. Alimentation. Chasse.
- Groupe 2 :
- Le régime alimentaire des mammifères marins se situe autour de la côte.
- Zone principale pour les bélugas – mise bas et alimentation.
- Déplacement en aval, alimentations.
- Chasses.
- Pêche commerciale quelque part ici.
- Groupe 3 :
- Voie de migration pour les oie (repos pour les bernaches du Canada).
- Plus au nord, en direction du détroit de Roes Welcome.
- Zone de pouponnière pour le béluga, près de CI.
Question 4 : Y a-t-il des zones plus importantes que les autres?
Réponses
- Groupe 1 :
- Beaucoup de navires ayant une incidence sur les mammifères marins.
- Zone peu profonde. Cette zone est plus profonde, possibilité d’aller dans n’importe quelle crique.
- Il fut un temps où le caribou mourait en raison de la surpopulation à Qikiqtaugaaluk. Il y a des moments où les caribous y restent coincés au début du printemps. S’ils le font, ils y resteront tout l’été.
- Le dernier tuniq, ici, peut-être autour de QilluarjukNote de bas de page 3, là où l’eau est profonde. On a dit : « Vous ne nous reverrez plus jamais ». Le tuniq a dit que ce serait la dernière fois que nous verrions les tuniit. Le tuniq avait été adopté par les Inuits. Tuniit et Inuit se disaient des mensonges. Alors, ils se sont relevés les manches, et l’ont fait. On dit que c’est ce qui s’est passé. Et quand il a commencé à courir, il semblait avoir de longs bras à cause de tout le sang qui coulait. Ce sont les histoires que mon père nous racontait.
- Le dernier résident qui se trouvait être de CH et qui a vu un tuniq a dit qu’il était allé à CI. On dit que le dernier a été emmené à CI. C’est ainsi qu’il y a des relations avec CH.
- Groupe 2 :
- C’est important pour nous parce que cela nous fournit une source de nourriture.
- Groupe : ne connaît pas cette région.
- C’est peut-être une grande route de navigation pour le lac Baker, par conséquent, il n’y a plus de phoques, à cause de la circulation.
- Un participant a dit qu’un aîné avait averti les communautés de la route de navigation du lac Baker, qui chassait les mammifères, et que les Inuits devaient s’exprimer sur ces répercussions.
- « Nous devons défendre nos communautés.»
- Groupe 3 :
- Il s’agit d’une zone à courant très élevé et nous avons signalé certaines échoueries de morses plus anciennes qui ne sont plus là.
Pourquoi le prolongement de la baie East jusqu’au détroit de Foxe est-il important?
Question 1 : Qu’y a-t-il dans cette zone?
Réponses
- Groupe 1 :
- Morses, bélugas, ours polaires, oiseaux de mer.
- Groupe 2 :
- Baleines, ours polaires, oiseaux.
- Groupe 3 :
- Bélugas, phoques, baleines boréales, renards variés, ours polaires, oiseaux de rivage.
Question 2 : Quand les espèces utilisent-elles la zone?
Réponses
- Groupe 1 :
- Toute l’année.
- Groupe 2 :
- D’avril à mai et de novembre à décembre.
- Groupe 3 :
- De juin à août et septembre. Certains ours polaires chassent en hivers.
Question 3 : Comment les espèces utilisent-elles la zone?
Réponses
- Groupe 1 :
- Mise bas, alimentation, chasse.
- Route commerciale entre CH et CD (figure 12).
- Groupe 2 :
- Alimentation, terrain de mise bas.
- Groupe 3 :
- Pouponnière et aire de mise bas du béluga.
Question 4 : Y a-t-il des zones plus importantes que les autres?
Réponses
- Groupe 1 :
- Refuge d’oiseaux (refuge d’oiseaux migrateurs de Qaqsauqtuuq [East Bay]).
- Groupe 2 :
- Terrains de mise bas, alimentation.
- Les principales zones importantes, qui permettent alimentation et mise bas, sont énumérées sur la carte de 1 à 7 (figure 10)
- Groupe 3 :
- Nous avons parlé un peu du fait que c’était un marais, qu’il y a surpâturage et que c’est surtout un endroit terreux maintenant, pas très marécageux.
- Les oiseaux commencent à s’éloigner d’East Bay.
- Des caribous ont été observés à partir du rivage, léchant les rochers pour trouver du sel.
Description longue :
| Légende | Espèce/caractéristiques | Renseignements complémentaires |
|---|---|---|
Eau douce |
Eau douce |
L’eau douce commence ici. |
Navigation |
Navigation |
L’activité maritime est un facteur majeur. Le bruit de navires a des répercussions. |
Itinéraire commercial |
Commerce |
Route commerciale entre Coral Harbour (CH) et Cape Dorset (CD). |
Diversité des mammifères marins (1) |
Mammifères marins |
Le détroit de Roes Welcome a beaucoup de sources de nourriture et abrite toutes sortes de mammifères marins. |
Diversité des mammifères marins (2) |
Mammifères marins |
Mammifères marins et oiseaux toute l’année. |
Région diversifiée (1) |
Morse, phoque (phoque annelé, phoque commun, phoque barbu), béluga, épaulard, ours polaire. |
Zone de mise bas, d’alimentation et de chasse. La région aurait beaucoup plus d’animaux s’il n’y avait pas autant de navires qui y passent. La côte Sud est une zone moins profonde. Aucun effet environnemental. Morse, phoque (phoque annelé, phoque commun, phoque bardé, béluga, épaulard et ours polaire). |
Région diversifiée (2) |
Phoque, béluga, baleine boréale, narval. |
Zone de mise bas, d’alimentation et de chasse. Toutes sortes de mammifères marins. Phoque, béluga, baleine boréale et narval. |
Région diversifiée (3) |
Morse, phoque, narval, ours polaire, oiseau, renard. |
Zone de mise bas, d’alimentation et de chasse toute l’année. Phoques de toutes sortes. Réserve d’oiseaux. Morse, phoque, narval, ours polaire, oiseau et renard. |
Région diversifiée (4) |
Morse, phoque, béluga, baleine boréale, narval, poisson, ours polaire, caribou, loup. |
Zone de mise bas, d’alimentation et de chasse. Animaux toute l’année. La baie Duke of York possède certains des meilleurs poissons lorsqu’ils s’approchent du rivage. Morse, phoque, béluga, baleine boréale, narval, poisson, ours polaire, caribou et loup. |
Pourquoi le détroit de Roes Welcome est-il important?
Question 1 : Qu’y a-t-il dans cette zone?
Réponses
- Groupe 1 :
- Morses, toutes sortes de phoques, phoques barbus, baleines, poissons, baleines boréales, narvals, ours polaires, loups, renards, caribous.
- Groupe 2 :
- Animaux.
- Oiseaux de mer et mammifères marins.
- Groupe 3 :
- Zone très utilisée par le béluga, le narval, la baleine boréale, l’omble chevalier et le morse.
Question 2 : Quand les espèces utilisent-elles la zone?
Réponses
- Groupe 1 :
- Aucune réponse.
- Groupe 2 :
- Toute l’année.
- Groupe 3 :
- Certains morses hivernent dans cette zone.
Question 3 : Comment les espèces utilisent-elles la zone?
Réponses
- Groupe 1 :
- Mise bas, alimentation et chasse.
- Groupe 2 :
- Terrain de mise bas (figure 5).
- Les animaux s’y nourrissent.
- « En été, ici à Uktaaq , il y a tellement de circulation. De plus, c’est une zone peu profonde. Il y a une période d’une ou deux heures au cours de laquelle on peut la traverser. Pas dans les limites du SI site d’intérêt...
- …Je ne sais pas pourquoi elle a été laissée de côté. Regardez l’importance de la circulation sur cette route. »
- Groupe 3 :
- Il y a un très fort courant dans cette zone.
- Route migratoire.
- Certain morses hivernent dans cette zone.
Question 4 : Y a-t-il des zones plus importantes que les autres?
Réponses
- Groupe 1 :
- La zone entre l’IS et le continent est utilisée par des navires, et les mammifères marins de cette zone sont touchés.
- Groupe 2 :
- Cette partie fait l’objet de pêche commerciale. L’extrémité nord de l’IS est la plus importante parce qu’elle abrite des animaux. Elle est utilisé à des fins de transport maritime, ce qui provoque des perturbations.
- Groupe 3 :
- Toute la zone est importante. Aucune zone n’est plus importante.
- Recherche : Quel navire trouvé dans le détroit de Roes Welcome.
Pourquoi la zone entre les îles Southampton et Coats est-elle importante?
Question 1 : Qu’y a-t-il dans cette zone?
Réponses
- Groupe 1 :
- Morse et caribou.
- Groupe 2 :
- Les mammifères marin, les poissons, les baleines boréales, les bélugas, les phoques et les morses en abondance sont des mammifères très sensibles.
- Groupe 3 :
- Zone centrale pour les morses et les phoques. Baleine boréale, béluga, capelan.
Question 2 : Quand les espèces utilisent-elles la zone?
Réponses
- Groupe 1 :
- Aucune réponse.
- Groupe 2 :
- La zone est utilisée toute l’année, en particulier par les morses et les phoques.
- L’île Walrus est également utilisée par les morses pour se reposer lorsque la glace a fondu.
- Groupe 3 :
- Morse et phoque, toute l’année.
- Baleine boréale au printemps.
- Migration du béluga (printemps/automne).
- Le capelan fraie en septembre.
Question 3 : Comment les espèces utilisent-elles la zone?
Réponses
- Groupe 1 :
- « Nous avons parlé d’une fois où un navire n’a pas informé le service de la faune; le navire prenait des images. Nous l’avons signalé au service de la faune parce que nous pensions que c’était important. Nous voulons pouvoir accueillir les navires, mais cela ne peut se faire que s’ils informent le service de la faune. Quelqu’un avait observé que des navires se dirigeaient dans les eaux entre Akpatuurjuaq (île Coats) et CH, et que cela avait des répercussions sur nos animaux et nos morses dans l’océan. »
- Les Inuits se rendent sur l’île Coats pour chasser le caribou, car c’est ici qu’ils sont les meilleurs.
- La terre et les paysages sont très beaux.
- La communauté veut être informée lorsqu’il y a un navire de croisière dans cette zone.
- Groupe 2 :
- Nourriture, reproduction, repos et élevages des petits.
- Groupe 3 :
- Migration du béluga (printemps/automne)
- Le capelan fraie en septembre.
- Le capelan préfère frayer sur le rivage lorsqu’il fait plus froid et se déplacer plus en profondeur lorsqu’il fait plus chaud. Aire d’alimentation importante pour de nombreux mammifères différents.
- Zone d’alimentation.
Y a-t-il d’autres zones qui sont particulièrement importantes?
Question 1 : Y a-t-il d’autres zones qui sont particulièrement importantes?
Réponses
- Groupe 1 :
- Les chasseurs et les pourvoyeurs sont également une incidence.
- Des sous-marins ont été vus autour de CH et CI.
- Les épaulards ont un incidence. Les ours polaires ont une incidence.
- Trop de circulation entre CH, CI et entre l’IS et l’île Coats, et la circulation à l’extérieur de cette zone a également des répercussions.
- Groupe 2 :
- La côte Nord de l’IS, appelée Qikiqtattiaq, est plus important, car les routes utilisées dans la zone pour la navigation causent des perturbations.
- Les zones de l’île Walrus, l’île Coats, la baie Native et l’île Bencas sont les zones les plus importantes,
- L’île Walrus, Seahorse Point (Navuani) et Qaaluktaaq (sans nom anglais) sont utilisées pour l’échouerie.
- Groupe 3 :
- Zone de chasse.
- Toute la zone est importante.
Saisons et migrations
Les sujets suivants ont fait l’objet du questionnaire :
Vous trouverez ci-dessous les réponses de chaque groupe à chaque question.
Voie de migration
SI est une voie de migration pour le béluga, la baleine boréale et le narval lorsqu’ils se déplacent entre leurs aires d’hivernage et d’estivage
Question 1 : Quelles sont les zones les plus importantes pour la migration des bélugas, des baleines boréales et des narvals?
Réponses
- Groupe 1 :
- Aucune réponse.
- Groupe 2 :
- La zone de la côte Est au Nord de l’île est très importante, car elle est utilisé pour la migration, mais des perturbations dans la région sont causées par les navires.
- Groupe 3 :
- Voir la figure 13.
- Narval – mi-avril sur la côte de CI.
Question 2 : Quand la migration automnale a-t-elle lieu?
Réponses
- Groupe 1 :
- Août et septembre
- Groupe 2 :
- Entre octobre et décembre
- La plupart des bélugas préfèrent les zones peu profondes et migrent en passant par des zones peu profondes. Les plus courageux vont en zones profondes.
- Groupe 3 :
- Migration automnale :
- Baleine boréale – Sept./oct.
- Béluga – Sept./oct.
- Narval – Sept./oct.
- Migration automnale :
Question 3 : Quand ces espèces commencent-elles à revenir dans la région au printemps?
Réponses
- Groupe 1 :
- Elles semblent revenir au printemps (tuvaaq). Elles commencent à être vues.
- Groupe 2 :
- Avril
- Groupe 3 :
- Mis bas – milieu de l’été.
- Moindre utilisation des régions côtières à l’automne. Plus dans les profondeurs.
- Printemps – alimentation. Migration plus lente qu’à l’automne. Printemps – juin. Observation en avril à CI.
Question 4 : L’utilisation de ces zones est-elle la même chaque année out change-t-elle d’une année à l’autre? Avez-vous observé des changements des habitues migratoires au cours des dernières années?
Réponses
- Groupe 1 :
- Nous avions l’habitude de voir des navires transportant toutes sortes de produit pour les magasins du Nord et coopératifs.
- Il était très évident que nous serions immédiatement touchés lorsque l’activité minière maritime a commencé.
- Lorsque Qamanittuaq a ouvert.
- Groupe 2 :
- Utilisation chaque année, mais on voit rarement des bélugas entrer dans le port. La tendance de migration des bélugas a changé.
- Groupe 3 :
- Variations – climat, état des glaces :
- Trop de glace.
- Glace tout l’été, chasse plus difficile. La glace flottante ne fond pas.
- Détroit de Foxe – trop de glace. Narval plus au Sud, près de CH.
- Séjours plus longs – saison en eaux libres plus longue.
- Décembre (CH).
- Formation ultérieure. Observation de mammifères marins plus tard.
- Épaulards conduisant des mammifères marins dans des eaux peu profondes
- Près de la lisière des places ou de la plage.
- Variations – climat, état des glaces :
Question 5 : Des conditions environnementales modifient-elles les zones de migration des baleines ou le moment de cette migration (p. ex, étendue des glaces, augmentation des eaux libres)?
Réponses
- Groupe 1 :
- Aucune.
- Groupe 2 :
- Inconnue. Entendu dire qu’ils restaient prisonniers des glaces dans le nord comme Igloolik ou Pond. Pas ici cependant.
- Groupe 3 :
- L’état des glaces, le climat, les épaulards, moins de morue.
Question 6 : Quels comportements sont observés pendant la migration (p. ex, alimentation, mise bas)?
Réponses
- Groupe 1 :
- Alimentation, mise bas.
- Groupe 2 :
- Lorsque les bélugas se nourrissent, ils nagent dans les parties peu profondes et se déplacent en mangeant à plusieurs endroits le long de la côte.
- Les femelles mettent bas autour du mois de juin.
- Groupe 3 :
- Les bélugas restent en groupes. Le premier groupe dirige les autres.
- Baie East – mue et pouponnières de bélugas.
- Baie du Duke York – alimentation.
- Le béluga se nourrit d’ombles pendant la migration.
- Flétans et calmars du côté est de l’île Coats.
- Lorsqu’il y avait une laimargue at atlantique dans la région de CH, les baleines se rapprochaient du rivage.
- Population de béluga de l’ouest de la baie d’Hudson plus facile à chasser.
- Devoir aller plus loin pour chasser les baleines, c’est devoir dépenser plus d’argent. Le coût de la chasse augmente. Cela a des répercussions sur les chasseurs. Ils peuvent avoir besoin d’aune aide financière s’ils chassent pour leur famille.
- L’activité maritime provoque des déplacements.
- Migration imprévisible.
Question 7 : Activités qui pourraient avoir une incidence sur les routes migratoires (p. ex, navigation)?
Réponses
- Groupe 1 :
- La navigation est un facteur majeur.
- Groupe 2 :
- IQ : les Inuits et les chasseurs n’ont jamais été connus pour déranger les baleines, mais aujourd’hui, on remarque que de plus en plus de navires causent beaucoup de perturbations.
- Peut-être les ours polaires.
- Déplacement de la glace de mer.
- Chercheurs, échantillonnage, dans les deux sens en raison des déplacements des navires, des moteurs bruyants, de la pollution sonore.
- Groupe 3 :
- Activité maritime et navires.
Question 8 : Quels aspects de ces activités peuvent avoir des répercussions?
Réponses
- Groupe 1 :
- Aucune réponse.
- Groupe 2 :
- L’échantillonnage des mammifères peut perturber leur migration et le déplacement de la glace peut bloquer leurs routes.
- Aires d’alimentation. L’augmentation du nombre d’ours polaires peut également perturber leur route.
- Le retard dans les chutes de neige fait qu’il n’y a pas assez de neige au sol.
- Détachement de la glace de mer plus tôt en juin. Par le passé, la séparation se produisait en juillet.
- CH a des problématiques avec les ours principalement à l’automne.
- Groupe 3 :
- Aucune réponse.
Description longue :
| Légende | Espèce/caractéristiques | Renseignements complémentaires |
|---|---|---|
Migration des narvals |
Narval |
Migration pendant le déglacement (opposée à l’automne pendant l’englacement). |
Migration du béluga (1) |
Béluga |
Groupe de l’Ouest de la baie d’Hudson. |
Migration du béluga (2) |
Béluga |
Groupe de l’Est de la baie de Baffin. |
Migration de la baleine boréale |
Baleine boréale |
Île Southampton. (IS) |
Camp de chasse à la baleine (1) |
Baleine |
Ancien camp de chasse à la baleine. |
Camp de chasse à la baleine (2 et 3) |
Baleine |
Camp de chasse à la baleine. |
Baleine boréale, narval et béluga |
Baleine boréale, narval et béluga |
Baleine boréale, narval et béluga. |
Béluga |
Béluga |
Béluga. |
Morue |
Morue |
Morue. |
Morue |
Morue |
Morue de Terre-Neuve. |
Autres tendances saisonnières
Question 1 : Y a-t-il d’autres tendances saisonnières à prendre en considération?
Réponses
- Groupe 1 :
- « Nous avons toujours trouvé les saisons merveilleuses. C’est à l’automne que les animaux ont une viande plus abondante : les animaux terrestres comme océaniques ont engraissé. En été, ils seront plus minces, mais à l’automne, ils ont engraissé. Le printemps est le meilleur moment pour attraper les jeunes phoques. »
- Groupe 2 :
- « Nous semblons connaître un retard dans la couverture de neige (les chutes de neige qui restent). Ce retard modifie les tendances : par exemple, la mise bas des ours polaires a lieu plus tard. Le gel de l’océan est plus tardif et la formation de glace est plus mince. La glace de mer fond plus tôt qu’auparavant; aujourd’hui, elle disparaît à la mi-juin, alors que par le passé, elle disparaissait en juillet ou en août. Les oiseaux arrivent aussi plus tôt. »
- Groupe 3 :
- Aucune réponse.
Priorités et utilisations par les Inuits
Question 1 : Des espèces nécessitent-elles une attention particulière?
Réponses
- Groupe 1 :
- « Toutes les espèces sont importantes, elles ont besoin d’eau, elles ont toutes besoin d’un habitat, mais les chercheurs et leur techniques me frustrent. La techniques des collectes provoque des maladie, car l’océan est très fort. Je ne veux pas du tout que nos animaux soient perturbés comme ça. »
- Ils disent qu’ils veulent les protéger et imposent des quotas, y compris pour les ours polaires. Ils ne savent pas quels dommages ils causent et pourtant, ils se disent experts des animaux et édictent des lois à leur sujet, cela me contrarie.
- La chair et la viande capturées doivent être une préoccupation. Les moules et les palourdes doivent être incluses, car nous les mangeons aussi.
- Notre mer doit être propre, comme toujours. Trop de déchets dans l’océan se répercutent sur la santé des animaux en mer et sur terre.
- Groupe 2 :
- Il semble y avoir une diminution du nombre d’oiseaux de rivage.
- Groupe 3 :
- Morse, béluga, omble chevalier.
Question 2 : Devrait-il y avoir des restrictions ou des interdictions à des périodes précises de l’année?
Réponses
- Groupe 1 :
- Aucune restriction pour les chasseurs. Trop de chômeurs. Principale source de nourriture. La nourriture en magasin est chère, nos ancêtres n’interdisaient aucune chasse. Il n’y a jamais eu d’interdictions, pas quand elles nous ont permis de survivre.
- « Il y a trop de règlements à l’heure actuelle, la faune en fait déjà l’objet, tous les jours. »
- Groupe 2 :
- Les restrictions de chasse à l’ours polaire ont entraîné une augmentation de leur population.
- À l’automne, en octobre, les trajectoires de pêche que nous voyons sur la carte ont beaucoup d’effets sur les mammifères marins.
- CH a avancé que la circulation entre l’île Coats et l’IS a eu un effet sur les morses. Il y a des préoccupations futures.
- La route qu’empruntent les navires doit être modifiée. Étant donné qu’il n’y a pas de lois, le capitaine peut faire ce qu’il veut.
- Pour les morses en juillet, août et septembre, car il s’agit des principales périodes d’alimentation; lorsque les morses s’échouent et se nourrissent.
- Pour les bélugas lorsqu’ils muent, et les périodes de migration clés au printemps et à l’automne.
- Pour l’omble chevalier au printemps et à la fin août.
- Utilisation pour nettoyer la graisse récoltée et pour le mazout de chauffage.
- Groupe 3 :
- Juillet/août/septembre pour les morses – principales périodes d’alimentation.
- Périodes clés de migration des baleines au printemps et à l’automne.
- L’omble chevalier au printemps lorsqu’il sort de la rivière et à la fin août lorsqu’il remonte les cours d’eau.
- Il y a 2 périodes de montaison. Lorsqu’ils remontent les cours d’eau, les petits ombles arrivent en premier, et les plus gros arrivent plus tard. C’est l’inverse lorsqu’ils sortent de la rivière.
Question 3 : Quelles sont les priorités en matière de protection sur le SI?
Réponses
- Groupe 1 :
- Le gouvernement du Canada est doté d’une constitution, les Inuits ont certains droits.
- Tous les animaux capturés sont prioritaires. Nous mangeons les animaux qui sont capturés.
- Groupe 2 :
- Les voies de navigation indiquées comme routes utilisées chaque année sont une préoccupation majeure pour CH, en raison de la circulation qui perturbe les mammifères marins.
- Recommander des voies de navigation de manière à utiliser le Sud de l’île Coats et interdire les routes entre l’île Coats, l’île Walrus et CH. Seahorse Point est également incluse, car il s’agit de la zone la plus importante pour la reproduction, l’élevage des petits et l’alimentation.
- Dans le cadre du Plan d’utilisation des terres du Nunavut, CH avait déjà recommandé à la Commission d’aménagement du Nunavut un retrait de 15 km par rapport à 4 échoueries et aires d’alimentation de morses (figure 3) (dans un premier temps 5 km, puis demande de 15 km).
- Tous les animaux qui sont capturés sont prioritaires, car nous mangeons ces animaux.
- Seahorse Point est la zone la plus importante pour la reproduction, l’élevage des petits et l’alimentation de tous les mammifères.
- Groupe 3 :
- Échoueries et sites d’alimentation des morses.
- Mue et pouponnières du béluga dans trois zones.
- Aires de mise bas et de mue de la baie East.
- Développement économique (p. ex., calcaire/gravier sur l’IS).
Activités actuelles et futures potentielles et utilisations par les Inuits
Question 1 : Quels activités pourraient être autorisée? Quelles activités pourraient devoir être restreintes?
Réponses
- Groupe 1 :
- Autorisation : aucune restriction pour les animaux. Principale source de nourriture. Penser à la jeune génération.
- Nécessaire pour les vêtement, les tentes, etc. Utilisés pour nettoyer la graisse récoltée. On ne devrait jamais dire aux Inuits de ne pas chasser.
- Transport maritime : principale source d’approvisionnement. Il permet l’approvisionnement en nourriture, balles, véhicules, VTT, etc. de nos communautés.
- Développement économique et tourisme. Les navires de croisière tant qu’ils ne dérangent pas les mammifères.
- Restriction : sociétés de transport maritime pour l’exploitation minière. Greenpeace.
- « Ce n’est qu’une question de temps pour qu’une route nous relie au Manitoba. Un projet est déjà en cours pour mettre en place une route qui nous relie au Manitoba. Nous commencerons par obtenir de l’énergie hydroélectrique, c’est déjà en cours. Ce sont des terres plates, donc ils devraient utiliser les routes pour l’exploitation minière aussi, ce serait mieux de cette façon. La seule chose est que les communautés de CH et de Naujaat ne peuvent pas être reliées par des routes en raison des montagnes. Peut-être qu’il faudrait un pont. »
- Groupe 2 :
- Le réapprovisionnement des communautés est acceptable, sauf pour les autres navires qui passent entre les îles.
- Il ne devrait pas y avoir de restrictions pour les chasseurs.
- Le transport maritime devrait être autorisé.
- Les navires de croisière devraient être autorisés s’ils ne dérangent pas les animaux.
- Tampon de navigation (retrait); réduction de la vitesse et de la durée du séjour près de la communauté de CI; observateur de mammifères marins à bord de chaque navire transitant par la ZPM.
- Groupe 3 :
- Utilisation restreinte de la zone entre l’IS et l’île Coats.
- Autorisation :
- La chasse et la pêche doivent être autorisées.
- Les navires de charge, de transport maritime et de carburant sont autorisés.
- Les pourvoyeurs et les touristes (sauf observation des animaux).
- Les navires de croisière, à condition qu’ils ne dérangent pas les animaux.
- Chasse sportive avec des guides/exploitants inuits seulement.
- Développement économique (p. ex., calcaire/gravier sur l’IS).
- Il devrait y avoir un détour par le sud de l’île Coats et la zone tampon de navigation de l’IS dont on pourrait discuter plus tard.
- Réduction de la vitesse et de la durée du séjour près de la communauté de Chesterfield Inlet, observateur de mammifères marins à bord de chaque navire transitant par la ZPM.
- Projet de port en eau profonde autour de CI qui aiderait à réduire le temps de séjour des navires dans les communautés.
- Restrictions sur la vidange des conduites de carburant et de l’eau de ballast autour des communautés.
- Exiger des observateurs de mammifères marins à bord des navires sur le SI.
- Navires de recherche approuvés par la communauté.
Limites
Question 1 : Pensez-vous que les limites proposées protégeront l’espèce et son habitat?
Réponses
- Groupe 1 :
- Au sein du groupe 1, il n’y a pas eu d’accord général sur les limites, mais les discussions ont porté sur les limites autour de l’IS, qui devraient être plus restreintes, car il y a un grand nombre de crevettes dans cette zone.
- Lac Baker et exploitation minière. Nous ne voulons pas restreindre complètement l’activité maritime du lac Baker.
- Restrictions sur l’activité minière maritime, mais autorisation du transport maritime et des navires de ravitaillement en carburant.
- Groupe 2 :
- Le groupe est satisfait en raison des zones importantes qui se trouvent à l’intérieur des limites.
- Groupe 3 :
- Oui, mais il faut consulter davantage les communautés au sujet des limites :
- Morse, béluga et omble chevalier
- Juillet à septembre pour le morse
- Migration clé à l’automne pour le béluga
- Les jeunes de Chesterfield Inlet se sentent frustrés par le manque de possibilités de chasse par rapport à la génération plus âgée; il y a moins de nourriture disponible.
- Oui, mais il faut consulter davantage les communautés au sujet des limites :
Suivi de la validation communautaire élargie à Coral Harbour
Le consensus à Coral Harbour n’a pas corroboré la déclaration du groupe 1 ci-dessus concernant un volume élevé de crevettes dans la région de la côte Est. Les discussions ont porté sur le fait qu’il y a quelques années, quelqu’un à la radio parlait de « mollusques et de crustacés », mais qu’on avait mal traduit par « crevettes ». Pour autant, on ne sait pas s’il y a une grande quantité de crevettes dans la zone d’intérêt autour de la baie East ou de Coral Harbour.
Conclusions
À la fin des présentations de groupe, Charlotte, Claire et Lori ont résumé sur des diapositives PowerPoint les réponses aux questions concernant les priorités en matière de protection, les activités actuelles et futures potentielles qui pourraient être autorisées ou pourraient devoir être restreintes, et les limites de la ZPM. Les résultats (diapositives) ont été présentés aux participants lors de l’atelier et, après quelques discussions, un consensus a été trouvé quant aux points suivants :
Priorités
- Tous les animaux capturés sont prioritaires. Nous mangeons les animaux qui sont capturés.
- Maintenir des activités culturelles.
- Permettre le développement économique
- Morse (échoueries et aires d’alimentation, de juillet à septembre en raison de la période d’alimentation principale); béluga (mue, périodes de migration clés/printemps et automne) et omble chevalier (au printemps et à la fin août).
- Nous avons besoin de plus de renseignements sur les oiseaux de rivage.
- Nous avons besoin de plus de renseignements sur les moules et les palourdes; elles sont importantes en raison du rôle qu’elles jouent dans l’environnement. Elles sont aussi une source de nourriture.
- Seahorse Point est une zone importante en matière de reproduction, d’élevage des petits et d’alimentation de tous les mammifères marins.
Suivi de la validation communautaire élargie à Chesterfield Inlet et à Coral Harbour
Les échoueries et les aires d’alimentation des morses devraient être prolongées jusqu’en octobre (de juillet à octobre plutôt qu’en septembre). Les résidents des deux communautés ont fait écho au fait que tous les animaux capturés sont prioritaires et que la recherche sur ces animaux et sur ce qu’ils mangent est également une priorité.
Restrictions et conditions
- Réduire la circulation maritime entre l’île Southampton et l’île Coats.
- Réduire le nombre de navires et leur vitesse.
- Atténuer la durée de séjour des navires sur Chesterfield Inlet.
- Exiger un observateur de mammifères marins dans chaque navire qui transite dans la zone.
- Restreindre la vidange des conduites de carburant et de l’eau de ballast près des communautés.
- Interdire à Greenpeace de se rendre sur le SI.
Suivi de la validation communautaire élargie à Chesterfield Inlet
Les résidents de Chesterfield Inlet ont proposé de suspendre la circulation des navires pendant deux semaines à l’automne, afin que l’omble chevalier puisse remonter la rivière sans être dérangé. L’ancrage devant la communauté et dans les zones où il y a beaucoup d’animaux marins devrait également être restreint.
Autorisations et conditions
- Récolte de subsistance
- Les navires de croisière, s’ils ne dérangent pas les animaux
- Tourisme
- Pêche sportive avec guide ou pourvoyeur inuit
- Transport maritime et réapprovisionnement communautaire
- Navires de recherche approuvés par les OCT locales
Suivi de la validation communautaire élargie à Chesterfield Inlet et à Coral Harbour
L’écotourisme devrait être inclus dans le tourisme. Il est important pour Coral Harbour que la chasse sportive puisse toujours avoir lieu dans une ZPM.
Limites
- Retrait du transport maritime : 15 kilomètres des échoueries et des zones d’alimentation des morses.
- Changement du côté est de l’île Southampton pour permettre la pêche à la crevette.
- Les participants pensent que la limite protégera les espèces et leur habitat, mais qu’il faut consulter davantage les communautés, y compris les conseils de hameau, les OCTs et les membres de la communauté.
- Divergence d’opinions sur la zone autour de CI, quant à savoir si la protection de l’environnement ou le développement économique devrait avoir préséance comme principale préoccupation.
Suivi de la validation communautaire élargie à Chesterfield Inlet et à Coral Harbour
La limite devrait permettre le développement de futures pêches potentielles au pétoncle et à la crevette, ainsi que l’expansion de la pêche actuelle à l’omble chevalier. Il devrait également y avoir des ajustements des limites pour permettre la construction éventuelle d’un port en eau profonde à Chesterfield Inlet à l’avenir.
Remarques finales
Tout le monde a reconnu le travail acharné de tous les participants. Une forte participation a démontré le niveau d’expertise des participants concernant leurs zones respectives.
Le MPO a affirmé que le rapport issu de cet atelier serait transmis aux participants.
Mme Emiktowt a également encouragé tous les jeunes à participer aux prochaines réunions, parce qu’ils doivent recevoir le savoir inuit.
Léo : « Je vous remercie tous, ceux qui sont ici et l’aîné. Merci. Nous sommes venus ici, car on nous a demandé de représenter nos communautés pour les aider. À mon retour, je ferai part de ce dont nous avons discuté à ma communauté. Je remercie le MPO. Merci. »
Prière de clôture
Annexe 1 : Ordre du jour
Objectifs
- Confirmer les connaissances actuelles
- Combler les lacunes dans les connaissances
- Fournir de la rétroaction pour la prochaine étape
Jour 1 – Mardi 25 février 2020 (confirmer les connaissances actuelles et combler les lacunes dans les connaissances)
- Accueil, renseignements d’ordre général et présentations
- Confirmation du consentement
- Aperçu des objectifs et questionnaire
- À propos du projet : possibilité que la zone marine autour de l’île Southampton et de Chesterfield Inlet devienne une zone de protection marine
- À propos des aires marines protégées
- Qu’est-ce qu’une zone de protection marine (Loi sur les océans) : étapes
- Choix du SI
- Évaluation du SI : évaluation écologique, socioéconomique, de l’Inuit Qaujimajatuqangit et des ressources
- Déterminer les objectifs de conservation, les limites et les activités autorisées ou restreintes
- Processus réglementaire et désignation d’une zone de protection marine
- Gestion de la zone de protection marine
- Qu’est-ce qu’une zone de protection marine (Loi sur les océans) : étapes
- Confirmer les connaissances actuelles sur la zone marine autour de l’île Southampton et de Chesterfield Inlet, et combler les lacunes dans les connaissances
- Espèces
- Habitat et zones particulières
- Saisons et migrations
Jour 2 – Mercredi 26 février 2020 (combler les lacunes dans les connaissances et fournir de la rétroaction pour la prochaine étape)
- Résumé de la première journée
- Suite du travail en vue de combler les lacunes dans les connaissances
- Priorités en matière de protection et utilisations par les Inuits
- Des espèces nécessitent-elles une attention particulière?
- Devrait-il y avoir des restrictions ou des interdictions à des périodes précises de l’année?
- Quelles sont les priorités en matière de protection sur le SI?
- Activités actuelles et futures potentielles et utilisations par les Inuits
- Quelles activités pourraient être autorisées? Quelles activités pourraient devoir être restreintes?
- Limites
- Pensez-vous que les limites proposées protégeront l’espèce?
- Prochaines étapes et mot de la fin
Annexe 2 : Questionnaire
Veuillez noter que ce questionnaire porte sur l’ordre du jour
Jour 1 – Mardi 25 février 2020 (confirmer les connaissances actuelles et combler les lacunes dans les connaissances)
Confirmer les connaissances actuelles sur la zone marine autour de l’île Southampton et de Chesterfield Inlet et communiquer ce que les participants savent.
Espèces
Morse entre l’île Southampton et l’île Coats
- Quand les morses utilisent-ils la zone entre les îles Southampton et Coats?
- Comment les morses utilisent-ils la zone?
- Quelles activités pourraient avoir une incidence sur les morses?
- Quels aspects de ces activités peuvent avoir des répercussions?
- Y a-t-il d’autres zones au sein du SI qui sont particulièrement importantes pour le morse?
- Quand les morses sont-ils le plus vulnérables?
- Selon vous, qu’est-ce qui est le plus important à savoir sur les morses?
Omble chevalier le long des côtes de la communauté de Chesterfield Inlet et aux alentours
- Quand l’omble chevalier utilise-t-il la côte de la communauté de Chesterfield Inlet et ses alentours?
- Comment l’omble chevalier utilise-t-il la zone?
- Quelles activités pourraient avoir des répercussions sur l’omble chevalier?
- Quels aspects de ces activités peuvent avoir des répercussions?
- Y a-t-il d’autres zones au sein du SI qui sont particulièrement importantes pour l’omble chevalier?
- À quel moment l’omble chevalier est-il le plus vulnérable?
- Selon vous, qu’est-ce qui est le plus important à savoir sur l’omble chevalier?
Bélugas sur le SI
- Quand les bélugas utilisent-ils le SI?
- Comment les bélugas utilisent-ils la zone?
- Quelles activités pourraient avoir une incidence sur les bélugas?
- Quels aspects de ces activités peuvent avoir des répercussions?
- Quand les bélugas sont-ils le plus vulnérables?
- Selon vous, qu’est-ce qui est le plus important à savoir sur les bélugas?
Phoques (du Groenland, commun, annelé et barbu) sur le SI
- Quand les phoques utilisent-ils la zone?
- Comment les phoques utilisent-ils la zone?
- Quelles activités pourraient avoir une incidence sur les phoques?
- Quels aspects de ces activités peuvent avoir des répercussions?
- Quand les phoques sont-ils le plus vulnérables?
- Selon vous, qu’est-ce qui est le plus important à savoir sur les phoques?
Oiseaux de mer autour de l’île Coats
- Quand les oiseaux de mer utilisent-ils la zone autour de l’île Coats?
- Comment les oiseaux de mer utilisent-ils la zone?
- Quelles activités pourraient avoir une incidence sur les oiseaux de mer?
- Quels aspects de ces activités peuvent avoir des répercussions?
- Y a-t-il d’autres zones au sein du SI qui sont particulièrement importantes pour les oiseaux de mer?
- Quand les oiseaux de mer sont-ils le plus vulnérables?
- Selon vous, qu’est-ce qui est le plus important à savoir sur les oiseaux de mer?
- Y a-t-il d’autres espèces qui sont particulièrement importantes?
Habitat et zones particulières
Les peuplements de varech peuvent être des sites importants de productivité. Nous savons qu’il y a des peuplements de varech dans l’environnement côtier près du littoral autour de l’île Southampton.
- Où se trouvent les peuplements de varech sur le SI?
- Pensez-vous à une activité particulière en ce qui concerne les types d’animaux (poissons, invertébrés, oiseaux, phoques, etc.) en lien avec ces varechs ou zones de végétation aquatique?
Pourquoi la baie Duke of York et l’île White au nord de l’île Southampton sont-elles importantes?
- Qu’y a-t-il dans cette zone?
- Quand les espèces utilisent-elles la zone?
- Comment les espèces utilisent-elles la zone?
- Y a-t-il des zones plus importantes que les autres?
Pourquoi le littoral de la communauté de Chesterfield Inlet et ses environs sont-ils importants?
- Qu’y a-t-il dans cette zone?
- Quand les espèces utilisent-elles la zone?
- Comment les espèces utilisent-elles la zone?
- Y a-t-il des zones plus importantes que les autres?
Pourquoi le prolongement de la baie East jusqu’au détroit de Foxe est-il important?
- Qu’y a-t-il dans cette zone?
- Quand les espèces utilisent-elles la zone?
- Comment les espèces utilisent-elles la zone?
- Y a-t-il des zones plus importantes que les autres?
Pourquoi le détroit de Roes Welcome est-il important?
- Qu’y a-t-il dans cette zone?
- Quand les espèces utilisent-elles la zone?
- Comment les espèces utilisent-elles la zone?
- Y a-t-il des zones plus importantes que les autres?
Pourquoi la zone entre les îles Southampton et Coats est-elle importante?
- Qu’y a-t-il dans cette zone?
- Quand les espèces utilisent-elles la zone?
- Comment les espèces utilisent-elles la zone?
- Y a-t-il des zones plus importantes que les autres?
- Y a-t-il d’autres zones qui sont particulièrement importantes?
Saisons et migrations
Le SI est une voie de migration pour le béluga, la baleine boréale et le narval lorsqu’ils se déplacent entre leurs aires d’hivernage et d’estivage.
- Quelles sont les zones les plus importantes pour la migration des bélugas, des baleines boréales et des narvals?
- Quand la migration automnale a-t-elle lieu?
- Quand ces espèces commencent-elles à revenir dans la région au printemps?
- L’utilisation de ces zones est-elle la même chaque année ou change-t-elle d’une année à l’autre? Avez-vous observé des changements des habitudes migratoires au cours des dernières années?
- Des conditions environnementales modifient-elles les zones de migration des baleines ou le moment de cette migration (p. ex. étendue des glaces, augmentation des eaux libres)?
- Quels comportements sont observés pendant la migration (p. ex., alimentation, mise bas).
- Activités qui pourraient avoir une incidence sur les routes migratoires (p. ex., navigation).
- Quels aspects de ces activités peuvent avoir des répercussions?
Y a-t-il d’autres tendances saisonnières à prendre en considération?
Jour 2 – Mercredi 26 février 2020 (combler les lacunes dans les connaissances et fournir de la rétroaction pour la prochaine étape)
Communiquer ce que les participants savent sur la zone marine autour de l’île Southampton et de Chesterfield Inlet, et recueillir des commentaires pour la prochaine étape du processus de la ZPM.
Priorités en matière de protection et utilisations par les Inuits
- Des espèces nécessitent-elles une attention particulière?
- Devrait-il y avoir des restrictions ou des interdictions à des périodes précises de l’année?
- Quelles sont les priorités en matière de protection sur le SI?
Activités actuelles et futures potentielles et utilisations par les Inuits
- Quelles activités pourraient être autorisées?
- Quelles activités pourraient devoir être restreintes?
Limites
- Pensez-vous que les limites proposées protégeront l’espèce et son habitat?
Annexe 3 : Formulaire de consentement
Pêches et Océans Canada (MPO) recueille des renseignements sur une zone marine autour de l’île Southampton et de Chesterfield Inlet, qui a été annoncée comme un SI en vue d’une désignation potentielle comme nouvelle zone de protection marine en vertu de la Loi sur les océans du Canada. Tous les participants seront invités à consentir à l’utilisation de l’information fournie dans un rapport et dans des publications liées au projet, notamment :
- Rapport de l’atelier sur l’Inuit Qaujimajatuqangit.
- Les résultats de l’atelier éclaireront l’étape d’évaluation du processus d’établissement de la zone de protection marine. Les prochaines étapes de ce processus, y compris la détermination des objectifs de conservation, l’analyse des risques des activités et l’ajustement des limites, seront fondées sur les résultats des évaluations de la zone.
Tous les participants au projet qui fournissent de l’information sont admissibles à des frais de consultation pour leur travail, et leur nom figurera dans tous les documents associés au projet. Toute information fournie par un participant qui est utilisée dans des rapports ou des publications sera accréditée au participant. Les participants peuvent indiquer que des renseignements doivent demeurer confidentiels, demander leur non-publication ou demander à ne pas être nommés.
Tous les participants seront invités à consentir à la prise de vidéo, à l’enregistrement audio ou aux photographies. Tous les participants ont le droit de refuser d’échanger des renseignements ou de refuser d’être enregistrés dans le cadre de leur participation.
Les frais de consultation versés aux participants à ce projet sont fixés par le MPO à 250 $ par jour.
RESPONSABLE du SI de l’île Southampton :
Charlotte Sharkey
Pêches et Océans Canada
3B-630, chemin Queen Elizabeth
Iqaluit (Nunavut) X0A 3H0
charlotte.sharkey@dfo-mpo.gc.ca
Le nom, les coordonnées et la signature sont requise avec le fomulaire de consentement.
Consentement
Consentement des participants : J’ai été pleinement informé des objectifs du projet en cours. Je comprends ces objectifs et je consens à participer à l’atelier dans le cadre du projet. Je comprends que des mesures seront prises pour que cette participation demeure confidentielle, à moins que je ne consente à être identifié. Je comprends également que, si je veux me retirer de l’étude, je peux le faire sans aucune répercussion.
J’accepte/Je refuse.
Consentement à l’attribution : Je consens à l’utilisation de mon nom dans des rapports et des publications.
J’accepte/Je refuse. (Si certains renseignements doivent rester confidentiels – liste complète à la page 2)
Consentement à l’enregistrement : ll m’a été demandé si j’acceptais que ma participation à l’atelier soit enregistrée.
J’accepte/Je refuse.
Consentement aux photos : Il m’a été demandé si j’acceptais d’être pris en photo et si je consentais à ce que ces photos soient utilisées dans le rapport.
J’accepte/Je refuse.
Nom du participant :
Liste de tous les renseignements qui doivent rester confidentiels, ne pas être publiés ou ne pas être associés à un nom
Annexe 4 – Méthodologie
Utilisation des connaissances précédemment décrites pour l’atelier sur l’Inuit Qaujimajatuqangit (IQ)de l’île Southampton
La documentation de l’IQ de CH et de CI a déjà été rédigée dans le cadre de divers projets et évaluations. Ces projets permettent d’élaborer un historique exhaustif et de mieux comprendre l’écologie et l’utilisation de la région par les Inuits actuellement. En préparation de l’atelier sur l’IQ relatif au SI de l’île Southampton, des ensembles de connaissances locales précédemment décrites ont été acquis et envisagés pour utilisation pendant l’atelier. L’intention était de visualiser les connaissances précédemment décrites afin que les détenteurs de savoir participant de CH et de CI puissent s’appuyer dessus.
Plusieurs projets de connaissances des régions de CH et de CI ont été envisagés pour une utilisation pendant l’atelier, en mettant l’accent sur le milieu marin. Il a été décidé que le fait de disposer de plusieurs ensembles de connaissances locales documentées rendrait impossible la visualisation des couches qui se chevauchent, et un ensemble a donc été choisi pour représenter chaque communauté. Ces ensembles ont été sélectionnés en fonction d’une combinaison de ce qui était disponible pour une région, de leurs méthodes d’interaction avec les connaissances, du moment de leur documentation et de l’étendue de l’ensemble. Les 3 ensembles résumés pour utilisation durant l’atelier sur l’IQ sont :
| Source | Communautés | Projet |
|---|---|---|
1. Kivalliq Inuit Association |
Coral Harbour |
Transport maritime minier sur la rivière Mary1 |
2. Gouvernement du Nunavut |
Chesterfield Inlet |
Inventaire des ressources côtières du Nunavut |
3. Recherche sur les corridors arctiques2 |
Coral Harbour |
Projet Arctic Corridors and Northern Voices |
1 Seules les connaissances sur le narval ont été décrites à partir de l’ensemble des connaissances locales documentées lors de la consultation sur le transport maritime minier de la rivière Mary de la Kivalliq Inuit Association.
2 Une équipe d’universitaires, de chercheurs communautaires, de praticiens et d’étudiants, dirigée par Jackie Dawson, Ph. D. (Université d’Ottawa).
L’inventaire des ressources côtières du Nunavut du gouvernement du Nunavut et le projet de connaissances Arctic Corridors and Northern Voices ont été choisis pour représenter CI et CH, respectivement. Les connaissances propres au narval ont été prises en compte dans le cadre du projet de connaissances sur le transport maritime minier de la rivière Mary de la Kivalliq Inuit Association, car le narval était absent du projet Arctic Corridors and Northern Voices. L’ensemble de connaissances locales de l’inventaire des ressources côtières du Nunavut a été choisi, car il s’agissait du plus complet et du plus récent disponible pour CI. L’ensemble associé au projet Arctic Corridors and Northern Voices a été utilisé pour CH, car les méthodes de mobilisation des connaissances étaient considérées comme très rigoureuses, tout en étant les plus récentes.
Les données spatiales ont été analysées à l’aide d’ArcGIS et toutes les caractéristiques qui recoupent la limite du SI ont été saisies pour utilisation lors de l’atelier sur l’IQ, y compris les caractéristiques et espèces marines et terrestres (caribous) et l’utilisation par les Inuits sur le SI et à proximité.
Toutes les couches représentées à partir de ces ensembles de connaissances locales ont été organisées par espèce et par activité (p. ex. alimentation, migration) sur une seule carte du SI, et enregistrées sous forme de PDF en couches pour être utilisées pendant l’atelier. Tous les détenteurs de savoir qui ont contribué aux ensembles de connaissances locales existants ont été mentionnés sur la carte PDF finale par leur nom, leur communauté et le nom du projet lié à la documentation sur les connaissances.
Addenda : Suivi de la validation communautaire élargie à Chesterfield Inlet et à Coral Harbour
Addenda 1 : Addenda de Chesterfield Inlet au rapport relatif à l’atelier sur l’Inuit Qaujimajatuqangit de l’île Southampton
Contexte
- Le conseil d’administration de la Kivalliq Inuit Association (KIA) a officiellement soutenu l’établissement du site d’intérêt (SI)de l’île Southampton comme zone de protection marine (ZPM)en vertu de la Loi sur les océans en février 2019, et la désignation de l’aire a été annoncée publiquement en août 2019.
- Une ZPM en vertu de la Loi sur les océans est une zone géographiquement délimitée dans le milieu marin, consacrée à la conservation à long terme et gérée en ce sens.
- Tous les droits des Inuits en vertu de l’Accord du Nunavut seront respectés lors de l’établissement et de la gestion de la ZPM.
- Un atelier sur l’Inuit Qaujimajatuqangit (IQ) a eu lieu les 25 et 26 février 2020 à Rankin Inlet, avec 5 participants de Chesterfield Inlet et 8 participants de Coral Harbour, et un rapport de l’atelier sur l’IQ été produit.
- Le Comité mixte de développement du SI de l’île Southampton a recommandé que le rapport de l’atelier sur l’IQ soit présenté aux communautés afin de leur donner l’occasion de formuler des commentaires avant de parachever le rapport.
Déclaration d’intention
Le présent addenda résume les préoccupations, les commentaires et les questions formulés par le conseil d’administration de l’organisation de chasseurs et de trappeurs (OCT) Aqigiq, le conseil de hameau de Chesterfield Inlet et les membres de la communauté lors de la visite communautaire de Pêches et Océans Canada (MPO; Charlotte Sharkey, Jari Aariak et KJ England), la Kivalliq Inuit Association (KIA; Michael Tucktoo) et le gouvernement du Nunavut (Tommy Bruce) en mars 2021 pour discuter du rapport de l’atelier sur l’IQ de l’île Southampton.
Le but de ces rencontres était de mobiliser les membres de la communauté sur trois sujets principaux :
- Informer l’OCT, le conseil de hameau et la communauté de l’avancement du processus d’examen de la ZPM pour le SI de l’île Southampton.
- Faire le point sur l’atelier sur l’IQ qui a eu lieu à Rankin Inlet en février 2020.
- Permettre une plus grande participation de la communauté sur le rapport relatif à l’atelier sur l’IQ.
Avant la visite dans la communauté, des exemplaires du rapport relatif à l’atelier sur l’IQ en anglais et en inuktitut ont été envoyés au gestionnaire de l’OCT, à l’agent administratif principal et à l’agent de liaison communautaire de la KIA.
Réunion du conseil d’administration de l’OCT et du conseil de hameau
- Une réunion a eu lieu en personne, à Chesterfield Inlet, dans l’après-midi du 22 mars 2021.
- Les 14 participants à la réunion comprenaient des membres du conseil d’administration de l’OCT Aqigiq, des conseillers du conseil de hameau, l’agent de développement économique communautaire et l’agent de conservation local.
Format de la mobilisation
- Une interprétation simultanée en anglais et en inuktitut a été fournie lors de la réunion.
- Lors de la réunion, une présentation a été faite sur les objectifs de la réunion, le contexte du SI de l’île Southampton, le contexte de l’atelier sur l’IQ et les points saillants du rapport relatif à l’atelier sur l’IQ.
- Les participants à la réunion ont été invités à fournir des commentaires sur le rapport relatif à l’atelier sur l’IQ, y compris les renseignements saillants présentés sur les sujets suivants :
- navigation;
- changements climatiques et déchets;
- prédateurs et maladies;
- vulnérabilité des espèces;
- recherche;
- limites d’une éventuelle ZPM marine future;
- priorités de protection sur le SI de l’île Southampton;
- activités actuelles et futures potentielles qui pourraient devoir être restreintes;
- activités actuelles et futures potentielles qui pourraient être autorisées.
Sommaire de la discussion
- Le transport maritime était une préoccupation commune chez de nombreux participants à la réunion, qui ont fait état de ce qui suit :
- le trafic maritime entraîne un déclin de la vie marine près de la communauté, en particulier de l’omble chevalier, du béluga et du phoque;
- il y a eu un déversement de carburant/d’hydrocarbures à l’été 2019 que la division des produits pétroliers du GN a nié. Un participant à la réunion a montré la photo d’un phoque touché par un déversement de carburant/d’hydrocarbures;
- le carburant et les déchets dans le bras de mer entre Chesterfield Inlet et le lac Baker sont une préoccupation pour de nombreux membres de la communauté :
- il faut ajouter de la matière à la section du rapport sur les déchets;
- il existe des préoccupations concernant le transfert de carburant entre les navires, car des déversements de carburant ont été observés et rien n’a été fait pour y remédier :
- les participants à la réunion ont montré sur une carte où se déroule le transfert de carburant de navire à navire à Chesterfield Inlet;
- le trafic maritime est important pour la mine et la communauté;
- un système de surveillance du trafic maritime devrait être élaboré;
- le trafic maritime devrait être interrompu à l’automne (août ou septembre) pendant environ 2 semaines pour permettre à l’omble chevalier de remonter la rivière et devrait être réduit en août pour le béluga.
- Le MPO a proposé de communiquer l’information sur l’analyse du transport maritime de 2012 à 2019 de Maerospace et sur le système pilote de surveillance maritime inuite de Nunavut Tunngavik Inc aux communautés.
- Il a été dit qu’il n’y avait pas beaucoup de rétroaction, car les participants à cette réunion n’étaient pas présents à l’atelier initial sur l’IQ.
- Les changements climatiques sont à l’origine d’un gel plus tardif, et non pas précoce, autour de Chesterfield Inlet et de l’île Southampton. Lors de l’atelier sur l’IQ, la question de savoir si le gel précoce de l’océan était une preuve des changements climatiques a été soulevée. Voir les thèmes communs émergeant du dialogue sur les espèces : moment où les espèces sont le plus vulnérables (p. 8).
- La date pour les morses sur le SI de l’île Southampton du rapport de l’atelier sur l’IQ devrait être reportée à octobre. [Le groupe 3 indique de juillet à septembre pour le morse (p. 54), en réponse à la question « Pensez-vous que les limites proposées protégeront l’espèce et son habitat? »].
- Le MPO devrait reconnaître les possibilités de pêche durable à l’intérieur des limites de la ZPM.
- Les participants à la réunion ont proposé que le carcajou soit ajouté à la liste des prédateurs dans le rapport de l’atelier sur l’IQ.
- On s’intéressait à l’ajustement des limites pour tenir compte des futures pêches potentielles à la crevette et au pétoncle qui se trouveraient à l’extérieur des limites de la ZPM (le pétoncle doit être ajouté à côté de la crevette dans la section Limites du rapport de l’atelier sur l’IQ).
- Dans les années 1990, il y avait un projet pilote de pêche au pétoncle à Whale Cove, auquel participait un agent administratif principal de Chesterfield Inlet. [Le MPO a depuis documenté une entrevue menée avec M. Voisey au sujet de ce projet.]
- Des préoccupations ont été exprimées quant à la façon dont une ZPM pourrait inhiber la croissance économique et le développement futurs de Chesterfield Inlet.
- Une ZPM ne devrait pas nuire à la pêche commerciale actuelle à l’omble chevalier à Chesterfield Inlet.
- Les participants à la réunion veulent que l’écotourisme soit inclus en plus du tourisme dans le rapport de l’atelier sur l’IQ comme une activité qui pourrait être autorisée.
- Tout le monde à Chesterfield Inlet ne veut pas la même chose : certains membres de la communauté veulent le développement économique, tandis que d’autres veulent la protection de l’environnement. Il est important de s’assurer que les deux objectifs puissent être atteints en équilibre et ensemble.
Réunion publique
- Une réunion publique a eu lieu en personne, à Chesterfield Inlet, dans la soirée du 22 mars 2021.
- Des membres du conseil d’administration de l’organisation de chasseurs et de trappeurs Aqigiq ainsi que des membres du public étaient présents.
Format de la mobilisation
- Comme le nombre de participants était faible, l’approche de cette réunion était moins structurée et la parole était ouverte à toutes les questions concernant le rapport de l’atelier sur l’IQ et toute nouvelle préoccupation qui n’y était pas abordée. La présentation n’a pas été utilisée.
Sommaire de la discussion
- La protection des océans et de l’environnement est une bonne chose, mais ne devrait pas limiter les possibilités de chasse ou le développement économique.
- La mine est soutenue en raison de la création d’emplois et d’infrastructures routières qu’elle permet.
- On craint que la qualité des peaux de phoque soit médiocre et qu’il y ait moins d’ombles chevaliers à cause de la mine.
- Accent sur l’équilibre entre les emplois (développement économique) et la protection des animaux, de la terre et de l’océan.
- Il y a un intérêt à construire un port en eau profonde et on craint qu’une ZPM n’ait une incidence sur cet aspect; il est nécessaire que les membres de la communauté comprennent les répercussions sur le développement (de l’infrastructure maritime) avant la création d’une ZPM.
- Les gens ne peuvent pas vendre de peaux de phoque ou utiliser des peaux de phoque locales à cause de leur mauvaise qualité.
- Une étude de faisabilité a été réalisée pour un quai de chargement à Chesterfield Inlet avant le début de la pandémie de COVID-19.
- Il y a un intérêt à modifier les limites ou à s’assurer qu’il y a une certaine souplesse quant à la ZPM pour permettre le développement économique, y compris la possibilité de pêcher le pétoncle et la crevette, l’établissement d’un port en eau profonde et l’amélioration de la pêche actuelle à l’omble chevalier.
- Il est dit que l’une des meilleures façons de communiquer sur la ZPM est de passer par Facebook et la radio locale.
Séance téléphonique par radio
- Une séance téléphonique par radio a eu lieu le matin du 23 mars 2021 à Chesterfield Inlet.
Format de la mobilisation
- La séance radio a été organisée pour accroître la communication, l’inclusion et la contribution des membres de la communauté au processus d’examen de la ZPM et à l’atelier sur l’IQ. Compte tenu de la faible participation à la réunion publique de la veille, on a estimé qu’une séance téléphonique par radio permettrait de toucher plus de personnes.
- En raison de l’installation de la station de radio, Charlotte (MPO) et Mary Rose (interprète) sont passées à la radio. Les représentants de KIA et du gouvernement du Nunavut étaient présents, mais pas au micro.
- Charlotte et Mary Rose ont présenté le sujet (vaguement après la présentation préparée) et ont invité les gens à appeler.
- Une interprétation séquentielle en anglais et en inuktitut a été fournie à la radio.
Sommaire de la discussion
- Des membres de la communauté ont assisté à la séance radiophonique.
- Le transport maritime a été le principal sujet abordé, ainsi que ses répercussions sur l’abondance et la répartition de la vie marine.
- De nombreux navires passent par Chesterfield Inlet, y compris des cargos, des navires de croisière, des navires pour la mine et des navires de recherche.
- Le bruit dans l’océan est une grande préoccupation, les animaux marins sont très sensibles au bruit.
- Le fait qu’un atelier sur l’IQ ait été organisé a été apprécié, et il devrait y avoir plus de sensibilisation à ce sujet afin que plus de gens puissent en discuter localement.
- Les appelants ont demandé si des recherches pouvaient être menées sur la qualité de l’eau, l’omble chevalier et les mammifères marins autour de Chesterfield Inlet et du lac Baker.
- On craint que l’équipement utilisé par les chercheurs puisse émettre un son fort et nocif pour les mammifères marins de la zone.
- Un programme de surveillance du bras de mer et du chenal entre Chesterfield Inlet et le lac Baker a été demandé, car on s’inquiète de la navigation et de l’ancrage non réglementés. Il y a un déclin des mammifères marins causé par les navires qui s’approchent trop près et par le bruit des navires.
- On craint que les navires miniers qui jettent l’ancre dans le chenal entre Chesterfield Inlet et le lac Baker nuisent aux animaux marins.
- On s’inquiète du fait que les sociétés minières font ce qu’elles veulent, sans se soucier de l’environnement.
- La communauté de Chesterfield Inlet désire voir la cartographie et la surveillance des navires dans la région, et avoir une meilleure compréhension des règles de mouillage dans le bras de mer.
- Il a été fait état de préoccupations selon lesquelles les opinions des Inuits ne sont pas prises en compte par les gens du Sud, alors que ce sont les Inuits qui devront en subir les conséquences (p. ex., des déversements miniers et pétroliers).
- Il y a moins d’ombles chevaliers depuis le début de l’exploitation minière près du lac Baker.
- Les problèmes d’insécurité alimentaire augmentent à mesure que les sources alimentaires traditionnelles (caribous, phoques, poissons) diminuent en raison de la pollution.
- Il a été souligné que le déclin de l’abondance de la faune n’est pas dû à la surexploitation, mais à la pollution de l’eau et au bruit dans l’océan provenant des navires.
- La pollution sonore et vibratoire a été décrite par un appelant comme étant ressentie sur le rivage ou la terre ferme lorsque les navires passent par le bras de mer ou dans le bras de mer.
- Il devient de plus en plus difficile de chasser les phoques et les baleines, car ils s’éloignent davantage de la communauté pour éviter les navires.
- Les appelants espèrent que ce dont les aînés ont fait part sera inclus dans un rapport et communiqué à la communauté.
Addenda 2 : Addenda de Coral Harbour au rapport relatif à l’atelier sur l’Inuit Qaujimajatuqangit de l’île Southampton
Contexte
- Le conseil d’administration de la Kivalliq Inuit Association (KIA) a officiellement soutenu l’établissement du SI de l’île Southampton comme zone de protection marine (ZPM) en vertu de la Loi sur les océans en février 2019, et la désignation de l’aire a été annoncée publiquement en août 2019.
- Une ZPM en vertu de la Loi sur les océans est une zone géographiquement délimitée dans le milieu marin, consacrée à la conservation à long terme et gérée en ce sens.
- Tous les droits en vertu de l’Accord du Nunavut seront respectés lors de l’établissement et de la gestion de la ZPM.
- Un atelier sur l’Inuit Qaujimajatuqangit (IQ) a eu lieu les 25 et 26 février 2020 à Rankin Inlet, avec cinq participants de Chesterfield Inlet et huit participants de Coral Harbour, et un rapport de l’atelier sur l’IQ été produit.
- Le Comité mixte de développement du SI de l’île Southampton a recommandé que le rapport de l’atelier sur l’IQ soit présenté aux communautés afin de leur donner l’occasion de formuler des commentaires avant de parachever le rapport.
Déclaration d’intention
Le présent addenda résume les préoccupations, les commentaires et les questions formulés par le conseil d’administration de l’organisation de chasseurs et de trappeurs (OCT) Aiviit, le conseil de hameau de Coral Harbour et les membres de la communauté lors de la visite communautaire de Pêches et Océans Canada (MPO; Charlotte Sharkey et Andrew Tucker), la Kivalliq Inuit Association (KIA; Derek Zawadski) et le gouvernement du Nunavut (Laura Harris) en juin 2023 pour discuter du rapport de l’atelier sur l’IQ du SI de l’île Southampton. L’intention est que cette contribution communautaire élargie soit incluse dans le rapport de l’atelier sur l’IQ.
Il est important de souligner que cette mobilisation a eu lieu trois ans après l’atelier initial. Les choses ont peut-être donc changé pendant cette période. (Des tentatives ont été faites pour organiser cette mobilisation plus tôt, mais les réunions ont été annulées en raison de la pandémie de COVID-19.)
Le but de ces rencontres était de mobiliser les membres de la communauté sur trois sujets principaux :
- Informer l’OCT, le conseil de hameau et la communauté de l’avancement du processus d’examen de la ZPM pour le SI de l’île Southampton.
- Faire le point sur l’atelier sur l’IQ qui a eu lieu à Rankin Inlet en février 2020.
- Permettre une plus grande participation de la communauté sur le rapport relatif à l’atelier sur l’IQ.
Avant la visite dans la communauté, des exemplaires du rapport relatif à l’atelier sur l’IQ en anglais et en inuktitut ont été envoyés au gestionnaire de l’OCT, à l’agent administratif principal et à l’agent de liaison communautaire de la KIA.
Réunion du conseil d’administration de l’OCT et du conseil de hameau
- Une réunion a eu lieu en personne, à Coral Harbour, dans l’après-midi du 14 juin 2023.
- Les 13 participants à la réunion comprenaient des membres du conseil d’administration de l’OCT Aiviit, des conseillers de hameau, le directeur communautaire de KIA et un membre du conseil d’administration de l’OCT Aiviq.
Format de la mobilisation
- Une interprétation simultanée en anglais et en inuktitut a été fournie lors de la réunion.
- Lors de la réunion, une présentation a été faite sur les objectifs de la réunion, le contexte du SI de l’île Southampton, le contexte de l’atelier sur l’IQ et les points saillants du rapport relatif à l’atelier sur l’IQ.
- Les participants à la réunion ont été invités à fournir des commentaires sur le rapport relatif à l’atelier sur l’IQ, y compris les renseignements saillants présentés sur les sujets suivants :
- navigation;
- changements climatiques et déchets;
- prédateurs et maladies;
- vulnérabilité des espèces;
- recherche;
- limites d’une éventuelle ZPM future;
- priorités de protection sur le SI de l’île Southampton;
- activités actuelles et futures potentielles qui pourraient devoir être restreintes;
- activités actuelles et futures potentielles qui pourraient être autorisées.
Sommaire de la discussion
- La réunion a été ouverte par une prière.
- On a demandé s’il existait une forme d’indemnisation en cas d’accident mettant en cause un pétrolier ou un autre navire. La sécurité est importante. Les gens de la ville sont-ils indemnisés si du carburant ou des déchets sont déversés en mer?
- Le libellé de la section Limites du rapport du groupe 1 devrait être clarifié pour refléter le fait qu’au sein du groupe, il n’y avait pas de consensus sur les limites, plutôt que de dire que le groupe n’était pas d’accord avec les limites. [Cela a été fait dans le rapport lui-même, car il s’agit d’une clarification de l’atelier sur l’IQ.]
- La chasse et la pêche sont une partie très importante de la vie à Coral Harbour; les dirigeants communautaires veulent s’assurer que cela continue.
- Les gens veulent s’assurer que la communauté est prête à intervenir si du carburant ou des déchets sont déversés à proximité de la communauté.
- De nombreux membres de la communauté se sont dits préoccupés par les navires qui transitent au nord de l’île Coats, entre les îles Coats et Walrus. Les navires ne sont pas censés le faire, mais ils le font quand même.
- Les grands navires en route vers le lac Baker prennent cette route comme un raccourci.
- Il y a eu une réunion il y a quelques années, et les navires devraient transiter à 20 milles au sud de l’île Coats. Si le temps est mauvais et que la route entre l’île Coats et l’île Walrus est empruntée, une limite de vitesse de 10 km/h devrait être imposée. [La communauté de Coral Harbour a déjà recommandé dans le cadre du projet Arctic Corridors and Northern Voices que l’espace entre l’île Walrus et l’île Coats ne soit pas ouvert à la navigationNote de bas de page 4.
- Les participants ont indiqué qu’ils aimeraient bénéficier d’un meilleur accès aux données de suivi disponibles sur les grands navires.
- On voyait plus de baleines plus près de la ville, mais ce n’était plus le cas depuis un certain temps. Les gens pensent que c’est lié à l’augmentation du nombre de navires ou à la pollution.
- De nombreuses personnes ont exprimé la même préoccupation quant à l’augmentation du trafic maritime, qui a des répercussions sur les mammifères marins.
- Les navires qui déversent des déchets dans le port sont une préoccupation. Coral Harbour est un lieu peu profond, de sorte que les déchets ne se répandront pas loin.
- Le port dans lequel se trouve la communauté est peu profond, et l’année dernière, les gens ont vu une grande tache trouble dans l’eau après le départ d’un navire de carburant. Les gens s’en inquiètent, car le pourtour de ce littoral est utilisé pour la récolte de moules.
- La qualité des peaux de phoque n’est plus aussi bonne qu’avant. Les gens ne savent pas pourquoi, mais pensent que cela a quelque chose à voir avec la pollution des navires ou les changements climatiques.
- Les gens ne voient plus autant de petits oiseaux. Le goût de la chair d’oiseau, comme l’oie, a un peu changé. Même chose pour la viande de phoque.
- Volonté d’assurer la sécurité de la colonie d’eiders de Qaqsauqtuq (île de la baie East) et d’empêcher les gens d’y aller trop souvent.
- Il est important que tous les membres de la communauté comprennent ce qu’est le SI, ce qu’une ZPM peut faire et ce que cela signifie pour les gens.
- Les gens souhaiteraient explorer le potentiel des pêches et aimeraient qu’il y ait un investissement dans une usine de transformation du poisson dans la communauté.
- Certains craignent que les populations de morses deviennent trop grandes, ce qui pourrait entraîner une propagation plus simple de Trichinella au sein de la population de morses.
- Les maladies et les déchets ont des répercussions sur les animaux. Il faudrait ajouter qu’il devrait y avoir des tests sur ces animaux et un moyen de les protéger de ces facteurs de stress. Il y a quelque chose de bizarre dans la graisse du phoque annelé en hiver maintenant.
- Les déchets et la pollution donnent parfois aux poissons et aux autres animaux un goût bizarre.
- Des navires de croisière déversent des déchets près de l’île Coats.
- De nouvelles espèces arrivent dans la région, que les gens ne reconnaissent pas. Les gens craignent que ces nouveaux animaux ne soient porteurs de maladies et rendent malades les populations d’animaux sauvages locaux.
- Les membres des communautés s’inquiètent du bruit dans l’océan. Quelqu’un avait mis un appareil dans l’océan, il y a quelques années, pour étudier les bélugas, et on pensait qu’il émettait du bruit.
- Les gens aimeraient avoir un garde-chasse formé dans la communauté qui pourrait enquêter sur le gaspillage de récolte.
- Les gens voient des animaux morts sur le rivage et se demandent ce qui leur est arrivé.
- Les gens s’opposent à ce que les navires de croisière jettent l’ancre et viennent dans la communauté à moins qu’ils ne soient plus communicatifs et collaboratifs avec la communauté. Ils veulent que les croisiéristes informent des dates et des conditions prévues en place, afin qu’il y ait de meilleures relations de travail entre les organisateurs de croisières et la communauté.
- Les navires doivent respecter les règles en vigueur. Si un grand navire jette l’ancre autour de l’île Coats et que la communauté ne le sait pas, cela peut poser un problème de sécurité dans le brouillard et les mauvaises conditions météorologiques.
- Coral Harbour a besoin d’une installation ou d’un endroit pour les touristes.
- Les participants à cette réunion ne savaient pas qu’il y avait une grande quantité de crevettes dans la baie East et pensaient que cette partie du rapport dont parlait le groupe 1 était peut-être un malentendu à propos de quelque chose qui a été dit à la radio il y a de nombreuses années et qui a été mal traduit par le terme « crevette ». Tous les participants à la réunion s’entendaient pour dire que la façon dont la crevette de la baie East était documentée dans la section Limites du rapport de l’atelier sur l’IQ ne reflétait pas les connaissances communautaires plus larges. [Le MPO a depuis effectué une analyse des prises de crevettes Pandalus et non Pandalus d’après les données disponibles des chaluts de recherche autour de l’île Southampton en 2016 (10 chaluts), 2018 (45 chaluts) et 2019 (41 chaluts). La crevette Pandalus est l’espèce pêchée commercialement (crevette nordique et crevette d’Ésope). La crevette Pandalus n’a été capturée que par deux chaluts autour de l’île Southampton (prises maximales de 46 kg/km2). Certaines espèces non Pandalus sont également bonnes à manger, et le potentiel de pêche pourrait être exploré davantage (p. ex. pour une utilisation de subsistance), mais ce ne sont pas des espèces commercialisées. L’analyse des prises de crevettes Pandalus par le MPO fondées sur les données disponibles provenant de chaluts de recherche dans l’ouest du détroit d’Hudson en 2009 (66 chaluts) a révélé des prises de 29 481 kg/km2 par un chalut et des prises de 40 000 à 50 000 kg/km2 par cinq chaluts. Des crevettes Pandalus ont été capturées par 46 de ces chaluts.]
Réunion publique
- Une réunion publique/ouverte a eu lieu en personne, à Coral Harbour, dans la soirée du 14 juin 2023.
- Des membres du conseil d’administration de l’OCT Aiviit et des membres du public étaient présents.
Format de la mobilisation
- Au lieu d’une réunion publique officielle, un format ouvert a été mis en place. Cependant, la majeure partie des membres du public se sont assis relativement rapidement, de sorte que pour répondre aux attentes présumées, une présentation a été faite sur le rapport de l’atelier sur l’IQ, comme cela avait été fait lors de la réunion de l’OCT et du conseil de hameau plus tôt dans la journée.
Sommaire de la discussion
- Les membres de la communauté ont fait état de leurs préoccupations concernant le trafic maritime.
- Les gens s’inquiètent de la pollution et des rejets de déchets des navires.
- Les sacs à ordures et les déchets ne sont pas bien contenus dans le dépotoir. Cela cause des dommages à la faune terrestre et marine lorsque les déchets s’échappent et se retrouvent dans l’environnement.
- Des questions ont été posées sur le dépistage de Trichinella, ainsi que sur la façon dont Trichinella se propage et d’où elle vient.
- Les gens sont généralement en faveur de la protection marine si elle peut aider à garder leur nourriture et leur eau propres et saines.
- Intérêt exprimé pour ce que font les chercheurs à l’égard du morse et d’autres mammifères marins. Quelle information scientifique existe dans la région? [Le MPO a mentionné l’Aperçu écologique, composé de trois documents publiés en 2020.]
Séance téléphonique par radio
- Une séance téléphonique par radio a eu lieu le matin du 15 juin 2023 à Coral Harbour.
Format de la mobilisation
- La séance radio a été organisée pour accroître la communication, l’inclusion et la contribution des membres de la communauté au processus d’examen de la ZPM et à l’atelier sur l’IQ. Les dirigeants communautaires ont proposé qu’une séance radio soit organisée, car de nombreuses personnes étaient sur le terrain (mais à portée de diffusion de la radio) et n’ont pas pu assister à la réunion ouverte.
- Charlotte et Mary Rose ont été diffusées à la radio.
- Charlotte et Mary Rose ont présenté le sujet (vaguement après la présentation préparée) et ont invité les gens à appeler.
- Une interprétation séquentielle en anglais et en inuktitut a été fournie à la radio.
- La station de radio avait été fermée pendant toute la semaine précédant notre arrivée, nous avons donc été prévenus que les gens pourraient avoir besoin d’un peu de temps pour être à l’écoute.
Sommaire de la discussion
- La séance radio a commencé par une lecture biblique.
- Des membres de la communauté ont assisté à la séance radiophonique.
- Les bélugas ne sont plus vus près de la ville comme avant. Les gens pensent qu’un instrument a été mis à l’eau.
- Ils sont préoccupés par le fait que Greenpeace utilise de l’équipement sous-marin pour tenter de dissuader les mammifères marins de venir dans la zone.
- Ils avaient également l’habitude de voir plus de phoques du Groenland et d’autres phoques plus près de la ville que maintenant, et avaient l’habitude de voir plus de morses aussi.
- Ils voient moins de chabots et plus de morues maintenant.
- Le MPO est-il en mesure d’enquêter en mer et de s’assurer qu’aucun instrument n’y a été laissé? Les gens aimeraient qu’une enquête sur l’équipement éventuellement laissé en mer soit menée. [Le MPO a mentionné que lors d’une visite précédente dans la communauté en 2019, nous avions apporté un hydrophone portatif qui avait été laissé à l’OCT, afin que les membres de la communauté puissent enquêter et savoir si du son était émis par de l’équipement laissé en mer. Le MPO a repris l’hydrophone en 2022.]
- Les appelants ont exprimé leur intérêt à ce qu’un hydrophone portatif soit à nouveau disponible au bureau de l’OCT pour que les gens puissent écouter le bruit dans l’océan.
- Ils souhaitent être davantage informés de l’arrivée du MPO et obtenir plus de renseignements sur les motifs et les plans du MPO.
- Un appelant voulait confirmer que l’île Walrus et l’île Coats étaient également incluses dans les limites du SI, car ce sont des endroits importants.
- Les sociétés de transport maritime transitent entre l’île Walrus et l’île Coats, ce qui est préoccupant, car cela dérange les animaux.
- Des personnes souhaitaient connaître le calendrier de la ZPM :
- quand elle serait établie;
- quel type de travail est réalisé;
- allez-vous travailler avec des gens de la région? [Le MPO a répondu que nous avons recueilli de l’information sur la région et que les partenaires reviendront à l’automne pour obtenir des commentaires sur une proposition de la ZPM provisoire qui décrira les mesures proposées qui pourraient réglementer, restreindre et autoriser des conditions ou permettre des activités.]
- Un appelant a demandé si le MPO soutenait les candidats à l’éducation collégiale de ces communautés qui souhaitent aller à l’école, par exemple dans le cadre du programme d’interprètes et de traducteurs.
- Coral Harbour possède une très importante entreprise de chasse sportive et de pourvoirie : des gens du monde entier viennent chasser les ours polaires, les morses, les caribous et les oiseaux migrateurs. C’est très important pour l’économie locale, et les gens ne veulent pas qu’une ZPM limite la chasse sportive.
Glossaire des termes inuktitut
Ces termes apparaissent tout au long du rapport.
- Aqigiq
- Organisation de chasseurs et de trappeurs de Chesterfield Inlet
- Aiviit
- Organisation de chasseurs et de trappeurs de Coral Harbour
- Akpatuurjuaq
- Île Coats
- Akuq
- La baie Barber. Lieu mentionné comme étant près de CI
- Apurnaaqtut
- Lieu mentionné comme étant près de CI
- Aqiarurnaq
- Lieu près de Naujaat
- Akpait
- Guillemots (type d’oiseaux)
- Ikkattuaq
- Refuge d’oiseaux migrateurs de Harry Gibbons
- Kuuraaluk
- Lieux de pêche à l’est de Kangirsuk
- Nuvua
- Pointe de terre
- Nuvualuk
- Seahorse Point (péninsule)
- Pitsiulaat
- Guillemot à miroir
- Qamaniq
- Lieu mentionné dans la discussion sur les phoques par le groupe 3
- Qasigiarsiurvik
- Lieu mentionné comme étant près de CI
- Qaqsauqtuuq
- Refuge d’oiseaux migrateurs de la baie East
- Qikiqtaaluk
- Île White
- Qikiqtattiaq
- Côte Nord de l’île Southampton
- Qilaliarvik
- Lieu, traduit par « proche du paradis »
- Qilluarjuk
- Lieu
- Qimatujuarvik
- Nom de rivière
- Qinngua
- Lieu mentionné comme étant près de CI
- Qulli-qulli
- Type d’oiseaux de rivage
- Siggulii
- Diverses espèces d’oiseaux de rivage
- Sigjariarjuit
- Bécasseau. Type d’oiseaux de rivage, traduit par « ceux qui s’intéressent à la côte/au rivage »
- Sungaarnarsivik
- Lieu mentionné comme étant près de CI
- Tuktutuuq
- Une île, traduit par « :lieu du caribou»
- Tunirmiut
- Point natif. Baie des natifs s’appelle aussi Tunirmiut.
- Tuniq
- Personne du peuple Tuniit
- Tuvak
- Limite de dislocation des glaces
- Uktaaq
- Lieu
- Uvajuk
- Lieu mentionné comme étant plus proche du lac Baker
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3B-630, chemin Queen Elizabeth
Édifice Qamutiik
Iqaluit (Nunavut)
X0A 3H0
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Courriel : DFO.ArcticMPC-ArctiquePCM.MPO@dfo-mpo.gc.ca
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