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Proliférations d’algues nuisibles dans les écosystèmes marins du Canada : état actuel, effets et conséquences, et lacunes dans les connaissances

Examen par les pairs national – Région de la capitale nationale

Du 12 au 14 mars 2019
Victoria (C.-B.)

Président : Thomas Therriault

Contexte

L’une des principales responsabilités de Pêches et Océans Canada (MPO) est de veiller à la santé et à la productivité des écosystèmes marins, en les protégeant contre les effets néfastes des activités humaines, des espèces envahissantes et d’autres agents de stress. Les algues nuisibles sont considérées comme des agents de stress importants pour les écosystèmes, en particulier lorsque les efflorescences sont très abondantes, même si certaines espèces sont nuisibles même en l’absence d’efflorescence. Bien que les effets des proliférations d’algues nuisibles sur la santé humaine soient très importants, ces effets ne font pas partie des responsabilités du MPO (et ne figureront donc pas parmi les principaux sujets du processus du SCCS). Ces dernières années, l’ampleur et l’impact des proliférations d’algues nuisibles (PAN) n’ont pas fait l’objet d’études systématiques dans les eaux marines canadiennes et sont notamment mal connus dans l’Arctique. Lorsqu’elles sont importantes, ces proliférations deviennent des proliférations d’algues nuisibles, qui sont souvent très visibles et amènent les médias et le public à poser des questions sur les effets et les conséquences, en particulier sur les peuples autochtones et l’industrie aquacole à l’échelle nationale et internationale. Les PAN sont de plus en plus fréquentes à l’échelle internationale et des recherches menées récemment dans les eaux littorales du Canada ont mis au jour des effets sur les réseaux trophiques marins et sur la santé humaine. Le MPO a commencé à étudier les PAN dans les années 1940 et les recherches se sont multipliées à la fin des années 1980 après le décès de personnes en raison de la présence d’acide domoïque dans des moules à l’Île-du-Prince-Édouard. Cependant, depuis le milieu des années 2000, le MPO a peu surveillé les PAN et les recherches à cet égard sont limitées. Les travaux menés par le MPO et d’autres chercheurs au Canada ces dernières années ont permis de détecter des espèces et des toxines qui n’avaient pas été observées jusque-là dans les eaux canadiennes. En outre, des espèces d’algues nuisibles ont été détectées dans l’Arctique et les épisodes majeurs de PAN ont coïncidé avec des vagues de chaleur marines récentes dans le Pacifique nord-est. Les changements climatiques et le transport des eaux de ballast ont été mis en cause dans l’apparition de nouvelles espèces et toxines.

Les PAN sont de plus en plus fréquemment observées dans toutes les eaux marines du Canada. Afin d’améliorer la capacité de détection, d’éclairer les stratégies de gestion et de mieux prévoir l’emplacement et l’effet des proliférations à venir, il est nécessaire de faire le point et d’examiner ces PAN, puis de réaliser une évaluation nationale de leurs effets potentiels sur les écosystèmes marins canadiens. Le Programme sur les agents de stress écosystémiques du Secteur des sciences des écosystèmes et des océans du MPO a demandé des avis scientifiques sur la portée nationale des cas d’algues nuisibles et sur leurs répercussions dans les eaux marines canadiennes. Ce processus inclura la détermination des lacunes en matière de connaissances, et la désignation des endroits ou des enjeux particulièrement préoccupants en ce qui concerne les effets et les conséquences des PAN sur les écosystèmes marins canadiens. Les renseignements et les conseils découlant de ce processus du SCCS serviront à cerner les lacunes de connaissances sur les algues nuisibles dans les écosystèmes marins canadiens, qui sont essentielles à la prise de décisions de gestion à l’égard des aménagements côtiers et des projets de développement industriel. Ces données et conseils devraient notamment déterminer les répercussions et conséquences possibles, sur les mammifères marins et ceux de l’Arctique, des toxines contenues dans les algues nuisibles qui ont été détectées dans des zones nordiques. Ces données seront notamment utilisées par Sciences des écosystèmes et des océans (p. ex., le Programme sur les agents de stress écosystémiques), Gestion des pêches et de l’aquaculture, Gestion des écosystèmes (p. ex., protection du poisson et de son habitat; protection, gestion et rétablissement des espèces en péril; réglementation et conseils pour les projets réalisés dans des eaux qui contribuent à soutenir les populations de poisson ou à proximité de telles eaux) et Gestion des océans (p. ex., aires marines protégées) au MPO. Parmi les utilisateurs finaux et clients externes pourraient figurer l’industrie aquacole, l’Agence canadienne d’inspection des aliments, Environnement et Changement climatique Canada, les gouvernements provinciaux et territoriaux, et les peuples autochtones.

Objectifs

  1. Examiner l’ampleur nationale des proliférations d’algues nuisibles et leur effet dans les eaux marines de l’Atlantique, de l’Arctique et du Pacifique au Canada, en mettant l’accent sur les tendances des 30 dernières années;
  2. Déterminer les secteurs ou les enjeux qui suscitent des préoccupations particulières ou émergentes en ce qui concerne les effets et les conséquences sur les écosystèmes marins canadiens, et la façon dont ils peuvent influer sur les responsabilités fondamentales du MPO;
  3. Déterminer les principales lacunes dans les connaissances qui limitent la capacité du MPO d’évaluer ou d’éclairer les décisions de gestion concernant les effets et les conséquences de ces proliférations d’algues nuisibles;
  4. Recommander des mesures pour combler ces lacunes dans les connaissances.

Publications prévues

Participation prévue

Avis

La participation aux réunions d'évaluation par les pairs du SCCS est sur invitation seulement.

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