Avis scientifique 2025/027
Examen scientifique de deux sites d’aquaculture de truite proposés dans la baie d’Espoir, sur la côte sud de Terre-Neuve
Sommaire
- Nova Fish Farms Incorporated a présenté des demandes à la province de Terre-Neuve-et-Labrador pour construire et exploiter deux nouveaux sites d’aquaculture de la truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) au cap Mark et au cap Collins, situés dans la baie d’Espoir, sur la côte sud de Terre-Neuve.
- Les estimations de la zone d’exposition prévue (ZEP) benthique pour les déchets alimentaires et les matières fécales à chaque site s’étendent au-delà des zones des concessions, bien qu’aucun chevauchement ne soit prévu entre les deux sites proposés. Les déchets alimentaires et les matières fécales peuvent contenir des substances liées, comme des médicaments lorsqu’ils sont administrés.
- Des éponges de la famille Geodiidae et le cérianthe boréal, une anémone, deux indicateurs d’un écosystème marin vulnérable, ont été trouvés dans la zone de la concession du cap Collins, mais leur identification taxinomique est incertaine. Aucune espèce inscrite à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP) n’a été signalée à l’un ou l’autre des sites. Aucune zone d’importance écologique et biologique (ZIEB) ne chevauche une partie des ZEP benthiques ou pélagiques, ou la zone de la concession pour l’un ou l’autre des sites.
- La ZEP pélagique, qui prévoit l’étendue spatiale sur laquelle l’exposition à un pesticide homologué peut avoir un effet nocif, a révélé un certain chevauchement entre les sites proposés et un impact potentiel sur le littoral adjacent à chaque site.
- Des espèces de crevettes et de krill ont été observées aux deux sites. Pour les espèces de krill qui occupent la zone pélagique, ainsi que pour certaines espèces de crevettes qui l’utilisent par intermittence, l’exposition aux pesticides administrés par bain, bien qu’ils soient rarement employés, pourrait avoir des effets néfastes.
- Les évasions des fermes d’élevage de truites demeurent possibles, mais celles qui ont été signalées à Terre-Neuve sont peu nombreuses et concernent de petits nombres de poissons depuis 2012. Les truites fugitives devraient surtout se disperser dans les rivières de l’unité désignable (UD) de l’ouest du sud de Terre-Neuve proposée pour le saumon de l’Atlantique sauvage, dont l’abondance a fortement baissé. Elles pourraient également se disperser dans une partie des rivières de l’UD de l’est du sud de Terre-Neuve.
- On ne prévoit pas d’hybridation entre des truites arc-en-ciel fugitives et des saumons de l’Atlantique sauvages. Cependant, les interactions entre ces deux espèces peuvent tout de même avoir des impacts écologiques ou des répercussions génétiques indirectes sur les populations de saumons de l’Atlantique sauvages.
- Aucun empêtrement d’espèces en péril inscrites n’a été signalé dans des engins de pisciculture dans la région de Terre-Neuve-et-Labrador du MPO, mais les infrastructures aquacoles accroissent ce risque pour certaines espèces en péril inscrites.
Le présent avis scientifique découle du processus régional d’examen par les pairs tenu les 18 et 19 septembre 2024 pour procéder à l’examen scientifique de deux sites d’aquaculture de truite proposés dans la baie d’Espoir, sur la côte sud de Terre-Neuve. Toute autre publication découlant de cette réunion sera publiée, lorsqu’elle sera disponible, sur le calendrier des avis scientifiques de Pêches et Océans Canada (MPO).
Avis d’accessibilité
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