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Document de recherche 2007/086

Répercussions possibles de la pêche du hareng rogué en Colombie-Britannique sur la répartition spatiale et temporelle de la ponte de hareng : examen de l’hypothèse d’épuisement continu

Par Hay, D.E., P.B. McCarter et K.S. Daniel

Résumé

La pêche du hareng rogué en Colombie-Britannique est pratiquée dans les eaux médiolittorales et infralittorales ou à proximité. Il s’agit d’une pêche prudente au cours de laquelle ne sont pris que 20 % au maximum de la biomasse génitrice dans l’une ou l’autre des cinq principales zones de l’évaluation. Ces dernières sont vastes et peuvent contenir un certain nombre de lieux de ponte et de pêche différents. De façon générale, chaque zone d’évaluation comprend environ de 5 à 10 petites unités géographiques, appelées sections. Celles ci sont des unités géographiques utilisées presque exclusivement par la Direction des sciences de Pêches et Océans Canada. Au cours de la plupart des années, la pêche est concentrée dans quelques sections, de sorte que le taux de prise dans certaines sections en particulier peut dépasser 20 %. Selon certains observateurs, ces pêches intensives localisées pourraient mener à l’épuisement continu de composantes de ponte uniques de la population. Le présent rapport prend pour point de départ l’hypothèse selon laquelle, depuis son introduction, au début des années 1970, la pêche du hareng rogué a entraîné une réduction systématique du nombre de lieux de ponte distincts. Nous avons examiné les tendances spatiales et temporelles de la ponte en comparant les fréquences de ponte dans des sections particulières au cours de deux périodes : une période de 31 ans, entre 1940 et 1970 (avant la pêche du hareng rogué, quand les taux de prise étaient très élevés au cours de la plupart des années) et une période de 36 ans, correspondant à la pêche du hareng rogué, depuis ses débuts jusqu’à maintenant. Quand on compare les données des zones d’évaluation, il ne semble y avoir aucun signe de diminution de la fréquence de ponte entre les deux périodes. Nous avons aussi comparé la tendance temporelle dégagée des données sur les prises et la ponte pour chacune des 100 sections géographiques environ. En utilisant l’estimation obtenue à partir de l’évaluation annuelle (de 2006), nous avons réduit les unités des données sur la ponte en tonnes métriques, puis examiné les antécédents temporels de ponte et de prise de chaque section. Nous avons découvert trois cas où la cessation de la ponte a coïncidé approximativement avec la pêche du hareng rogué. Dans chaque cas, toutefois, des analyses plus détaillées ont révélé qu’aucune ne constituait un exemple clair d’épuisement consécutif à la pêche. Ces situations représentaient plutôt des pêches qui ont eu lieu à des endroits où l’activité de ponte n’était pas constante dans le temps ou l’espace au cours des années précédant la pêche, ou encore dans des sections dont les dimensions géographiques étaient exceptionnellement restreintes. L’étendue géographique de chaque section est arbitraire et n’est pas fondée sur des caractéristiques biologiques. Nous montrons que dans un des cas, sur la côte centrale de la C. B., l’explication la plus simple est un léger déplacement de la ponte entre des lieux de ponte adjacents dans des sections qui sont beaucoup plus petites que d’autres sur les côtes de la province. Les lieux de ponte du hareng sont dynamiques et les tendances changent comme en témoignent les résultats de notre rapport et de nombreuses études précédentes. Toutefois, nos résultats révèlent que rien ne vient appuyer l’hypothèse d’un épuisement continu pendant la pêche du hareng rogué pour expliquer ces changements. Nous concluons par une discussion des compromis et des risques connexes des avantages administratifs et logistiques et de la réalisation du TAC (total autorisé de captures) dans un nombre moins important de grandes ouvertures dans de petites zones (quelques sections) comparativement à l’objectif biologique privilégié de la répartition du TAC et de l’effort de pêche entre un plus grand nombre de petites ouvertures dans une grande zone géographique (de nombreuses sections).

Le présent rapport contient deux annexes substantielles. L’une est une liste annotée de chaque section du hareng, montrant les analyses graphiques et les principales statistiques issues des données sur la ponte et les captures entre 1940 et 2006 (date de ponte moyenne, zone de ponte cumulative et prises cumulatives par saison). La seconde est un bref rapport sur la répartition spatiale et temporelle de la pêche, qui décrit la création d’une base de données spatiale sur la pêche du hareng rogué et expose les limites techniques du géo-référençage des données sur les prises de hareng rogué.

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