
Nom scientifique :
Coregonus huntsmani
Taxonomie :
Poisson (eau douce)
Statut selon COSEPAC : En voie de disparition
Statut selon la LEP : En voie de disparition
Région :
Nouvelle-Écosse
Bien que le Canada possède le quart de l’approvisionnement en eau douce au monde, le pays a peu d’espèces de poisson d’eau douce. De nos jours, des facteurs tels les pluies acides, la pollution, la surpêche et le déboisement menacent au moins 14 espèces en eau douce, dont l’une d’elles est le corégone de l’Atlantique.
Unique au Canada, le Corégone de l'Atlantique se retrouve uniquement dans le sud de la Nouvelle-Écosse, dans les basins de la rivière Tusket et de Petite Rivière. Les corégones de la Petite Rivière pourraient en fait représenter les derniers spécimens du corégone de l’Atlantique au monde.
Cette espèce appartient à la famille des saumons et est anadrome – c’est-à-dire qu’il se reproduit en eau douce mais passe la plus grande partie de son vie en eau salée. Cependant, il n’existe p as de preuve que l’espèce anadrome existe toujours. On ne connaît pas la période de frai dans la nature mais on sait que le frai se produit, pour les populations en captivité, de la mi-novembre au début de janvier.
Le corégone de l’Atlantique a des côtés argentés, un ventre argenté tirant sur le blanc et un dos bleu foncé à vert foncé. Le poisson est de forme allongée et la bouche est située au bout de la tête au lieu d’être située sous la tête. Un adulte mesure entre 18 et 40 cm de longueur. La nageoire dorsale et nageoire caudale sont de couleur empourpré; les nageoires inférieures sont blanches. Le corégone de l’Atlantique a également une petite nageoire charnue entre les nageoires dorsales et la queue, ce qui est typique des membres de la famille des saumons.

Bob Semple

John Whitelaw, L'institut océanographique de Bedford
On pense que le corégone de l’Atlantique habite les eaux côtières pendant la saison estivale. On sait qu’il se nourrit d’amphipodes, de petites pervenches et de vers marins.
Bien que le Canada possède le quart de l’approvisionnement en eau douce au monde, le pays a peu d’espèces de poisson d’eau douce. De nos jours, des facteurs tels les pluies acides, la pollution, la surpêche et le déboisement menacent au moins 14 espèces en eau douce, dont l’une d’elles est le corégone de l’Atlantique.
La taille de la population commença à diminuer après la construction d'un barrage hydroélectrique sur la rivière Tusket en 1929, ce qui a nui au mouvement migratoire du corégone anadrome. D’ailleurs, l’accroissement de l’acidité dans certaines portions de la rivière pourrait avoir eu une incidence négative sur la reproduction.
L’absence d’échelle à poisson entre la mer et les lacs de la Petite Rivière peut être un facteur du déclin de la population anadrome dans le secteur. Les poissons non indigènes tels achigan à petite bouche introduits illégalement dans le bassin de la Petite Rivière représentent une menace importante à la population restante du corégone de l’Atlantique. Le braconnage et la pêche récréative (le poisson est souvent confondu avec le grand corégone) ont également contribué au déclin du corégone de l’Atlantique.
Les Règlements sur les pêches de la Nouvelle-Écosse, aux termes de la Loi sur les pêches, interdisent la capture du corégone de l'Atlantique depuis 1970. L’habitat des corégones de l'Atlantique est également protégé.
Un programme de rétablissement en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) est en cours. Il permettra de clarifier le cycle biologique du corégone de l’Atlantique et les conditions de son habitat, déterminer l’incidence des espèces non indigènes et mettre au point des programmes d’élevage en captivité afin de maintenir des populations autosuffisantes. Les actions de rétablissement prises jusqu’à présente comprennent :
Consultez le Programme de rétablissement pour le corégone de l'Atlantique:
Programme de rétablissement du corégone de l’Atlantique (Coregonus huntsmani) au Canada (2007)
La pêche à la ligne du corégone de l’Atlantique est strictement interdite – donc apprenez comment faire la différence entre le corégone de l’Atlantique et le grand corégone. Si vous voyez ou si vous capturez par mégarde ce que vous pensez être un corégone de l’Atlantique, prenez note de l’endroit et de la date, de la taille et de l’apparence du poisson. Puis, remettez-le à l’eau et avisez les ministères des pêches suivants :
Nova Scotia Department of Agriculture and Fisheries
PO Box 700,
Pictou, Nouvelle-Écosse, B0K 1H0
Téléphone : (902) 485-5056
Télécopieur : (902) 485-4014
Site Web: www.gov.ns.ca/nsaf
Courrier : Inland Fisheries
Pêches et Océans Canada
Institut océanographique de Bedford
Station postale B 500, PO Box 1006
Dartmouth, Nouvelle-Écosse, B2Y 4A2
Le corégone de l’Atlantique obtiendra la protection dont l’espèce a besoin seulement si tous les Canadiens et Canadiennes travaillent ensemble pour éliminer les menaces. Renseignez-vous sur le corégone de l’Atlantique et prenez des mesures pour mieux protéger l’habitat essentiel du corégone. Participez en joignant le Programme d’intendance de l’habitat pour les espèces en péril ou un autre organisme de conservation.
Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse participe à plusieurs projets et programmes de conservation du corégone de l’Atlantique. Le programme « Adopter Une Rivière », par exemple, aide les habitants de la Nouvelle-Écosse à reconstituer, enrichir et à maintenir les milieux aquatiques locaux.
Pour en savoir davantage >>
Renseignements généraux fournis par Environnement Canada en mars 2004.