
Nom scientifique :
Epioblasma triquetra
Statut selon la LEP: En voie de disparition (juin 2003)
Statut selon COSEPAC: En voie de disparition (mai 2001)
Région : Ontario
Certains mollusques sont hermaphrodites, ce qui veut dire que les individus de l’espèce possèdent les organes de reproduction mâle et femelle. D’autres - comme l’épioblasme tricorne - sont, au plan sexuel, dimorphe, ce qui veut dire que les mâles et les femelles ont des caractéristiques physiques distinctement différentes.

Crédit photo : Shawn Staton
Cette espèce a été désignée comme une espèce en voie de disparition par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Elle est inscrite sur la liste des espèces en péril de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral et a obtenu la protection en vertu de la LEP en juin 2004. Une protection supplémentaire est accordée par le biais de la Loi sur les pêches du gouvernement fédéral. En vertu de la LEP, un programme de rétablissement doit être élaboré pour cette espèce.
Epioblasma triquetra
Mâle (à gauche) | Femelle (à droite)

Photos de l'Institut national de recherche sur les eaux
L’épioblasme tricorne (Epioblasma triquetra) est le membre le plus répandu du genre Epioblasma et il se reconnaît par les caractéristiques suivantes :
L’épioblasme tricorne a disparu de 60 p. 100 des rivières et des cours d’eau qu’il occupait autrefois en Amérique du Nord. Les populations qui restent sont petites et isolées géographiquement les unes des autres. L’espèce se trouvait jadis dans 19 États américains et dans la province de l’Ontario. En Ontario, on a signalé sa présence dans les lacs Érié et Sainte-Claire et leur bassin de drainage. L’espèce se limite maintenant à un tronçon de 50 km du bassin est de la rivière Sydenham, où on la retrouve à des densités très faibles, et à une partie inconnue de la rivière.

On retrouve généralement l’épioblasme tricorne dans les petites rivières ou les rivières de taille moyenne, dans les zones de rapides peu profondes où l’eau est propre et limpide et où le substrat est solide et formé de roches, de gravier ou de sable, exempt de vase. L’épioblasme tricorne est une espèce sexuellement dimorphe dont la durée de vie est modérément longue, c’est-à-dire au moins 10 ans. On croit que le frai a lieu à la fin de l’été et que les glochidies (larves) sont libérées au mois de mai ou juin suivant.
On a identifié deux hôtes de cette espèce en Ontario : le fouille-roche (Percina caprodes) et le dard arc-enciel (Etheostoma caeruleum).
L’épioblasme tricorne est sensible à la pollution, à l’envasement, à la perturbation des habitats, aux inondations et à la perte de poissons hôtes. Les bassins de retenue des grandes rivières ont détruit une grande partie de l’habitat pour cette espèce au cours du dernier siècle. Plus récemment. la moule zébrée (Dreissena polymorpha) a dévasté les populations d’épioblasme tricorne dans les Grands lacs. Le faible nombre d’espèces hôtes connues et la présence de populations près des zones de lessivage des terres cultivées menacent également cette espèce.
Cette espèce est semblable au troncille pied-de-faon (Truncilla donaciformis) et au troncille doigt-de-cerf (Truncilla truncata).
Source des textes : Watson et coll. 2001.
Pour un complément d'information, consultez le site Web du Registre de la LEP à www.SARAregistry.gc.ca