
Nom scientifique :
Macrhybopsis storeriana
Statut selon la LEP : Préoccupante
Statut selon COSEPAC : en voie de disparition

Le méné à grandes écailles était considéré comme une espèce courante dans le lac Érié jusque dans les années 1950. Son déclin à cet endroit a coïncidé avec le déclin de proies telles que les nymphes d’éphémères communes. Une population stable de ménés à grandes écailles, une des rares populations qui existent encore en Amérique du Nord, se trouve dans les rivières Assiniboine et Rouge au Manitoba.
Fiche d'information : Le méné à grandes écailles (PDF 1,2 Mo)
Plan de gestion du méné à grandes écailles
Registre public des espèces en péril - méné à grandes écailles
Description
Habitat
Menaces
Information scientifique
* Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a réévalué le méné à grandes écailles (population des Grands Lacs et du haut Saint-Laurent) comme une espèce en voie de disparition. En 2012, le COSEPAC a divisé cette espèce en deux groupes distincts : 1) la population des rivières Saskatchewan et Nelson; et 2) la population des Grands Lacs et du haut Saint-Laurent. La population des rivières Saskatchewan et Nelson n’est pas jugée en péril. Le méné à grandes écailles est actuellement désigné comme une espèce préoccupante en vertu de la Loi sur les espèces en péril.
Macrhybopsis storeriana

Illustration © J. R.Tomelleri
Le méné à grandes écailles (Macrhybopsis storeriana), qui fait partie de la famille des ménés (Cyprinidae), est la seule espèce du genre Macrhybopsis au Canada. Elle possède les caractéristiques suivantes :
L’aire de répartition du méné à grandes écailles s’étend à l’est du lac Winnipeg jusqu’au bassin des Grands Lacs, puis au sud dans le réseau hydrographique du fleuve Mississippi du Minnesota au golfe du Mexique. Au Canada, la population des Grands Lacs et du haut Saint-Laurent est présente dans le bassin des Grands Lacs, en se limitant aux lacs Érié et Sainte-Claire et à la partie extrême sud du lac Huron. La population de la Saskatchewan-Nelson (réévaluée comme espèce « non en péril » en 2012) se trouve dans le sud du lac Winnipeg et dans les bassins versants des rivières Assiniboine et Red dans le Manitoba, le Dakota du Nord et le Dakota du Sud et le Minnesota.
En Ontario, le méné à grandes écailles se trouve dans les grands lacs et leurs affluents à une profondeur de 7,6 à 12 m, bien qu’il ait déjà été pris jusqu’à une profondeur de 20 m. Habituellement, le substrat du méné est composé de vase et de sable, mais l’espèce est parfois associée à des substrats durs comme le gravier, les moellons, les blocs de roche ou les substrats rocheux. L’espèce n’est généralement pas associée à la végétation aquatique. La reproduction du méné à grandes écailles est peu connue. Le méné à grandes écailles devient mature à 1 an et vit jusqu’à 3 ou 4 ans. Une femelle peut produire jusqu’à 12 000 œufs. Le méné à grandes écailles fraie au printemps ou au début de l’été (de mai à juillet) dans une eau entre 19 et 23 ºC; toutefois, les lieux de frai et les exigences relatives à l’habitat de frai restent méconnus. Dans le lac Érié, on a observé l’espèce quitter les eaux libres pour se rendre dans des zones littorales au début du printemps, peut-être pour frayer.

Carte montrant la répartition du méné à grandes écailles (population des Grands Lacs et du haut Saint-Laurent) au Canada.
Le méné à grandes écailles était considéré comme une espèce commune du lac Érié jusque dans les années 1950. Son déclin rapide dans les années 1960 a coïncidé avec la dégradation de son habitat et l’eutrophisation causée par le ruissellement urbain et agricole. Cela a entraîné une mauvaise qualité de l’eau, une prolifération d’algues et l’épuisement des niveaux d’oxygène dans l’eau. Les conséquences sur les populations d’invertébrés ont réduit le nombre de proies. Bien que certaines menaces aient diminué ces dernières années, notamment la décharge d’éléments nutritifs dans le lac Érié, de nombreuses autres demeurent. Au nombre des menaces récentes, mentionnons les espèces aquatiques envahissantes, la récolte de poissons-appâts et le changement climatique.
Nom scientifique : Macrhybopsis storeriana
Statut selon la LEP : Préoccupante (juin 2003)
Statut selon COSEPAC : Réévalué (mai 2012). La population a divisé en deux groupes: