
Janice Smith (Environment Canada)
Nom scientifique :
Pleurobema sintoxia
Statut selon la LEP : En voie de disparition (juillet 2005)
Statut selon COSEPAC: En voie de disparition (mai 2004)
Région : Ontario
Statut selon la LEP - Pleurobème écarlate
Rapports de situation du COSEPAC - pleurobème écarlate (2004)
La prolifération de la moule zébrée (Dreissena polymorpha) et de la moule quagga (Dreissena spp.) dans tous les Grands Lacs a eu des effets graves sur le pleurobème écarlate ou a entraîné son élimination des eaux du large des lacs Sainte-Claire, Érié et des rivières Detroit et Niagara. Dans l’ensemble, l’étendue de sa zone de présence a diminué de 54%.
Cette espèce a été désignée comme une espèce en voie de disparition par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Elle est inscrite sur la liste des espèces en péril de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral et a obtenu la protection en vertu de la LEP en juillet 2005. Une protection supplémentaire est accordée par le biais de la Loi sur les pêches du gouvernement fédéral. En vertu de la LEP, un programme de rétablissement doit être élaboré pour cette espèce.
Pleurobema sintoxia

Photo de l’Institut national de recherche sur les eaux
Le pleurobème écarlate (Pleurobema sintoxia) est un mollusque membre de la famille des unionidés. Il présente les caractéristiques et les traits distinctifs suivants :
L’aire de répartition actuelle du pleurobème écarlate est semblable à son aire de répartition historique: New York et Ontario, jusque dans le Dakota du Sud, le Kansas et l’Oklahoma à l’ouest, et dans l’Arkansas et l’Alabama au sud. Au Canada, il se trouve seulement en Ontario, dans les lacs Érié et Sainte-Claire et dans les rivières Detroit, Grand, Niagara, Sydenham et Thames. Il existe toujours dans les rivières Grand, Thames et Sydenham et dans le lac Sainte-Claire. La population la plus saine fréquente la rivière Sydenham, où elle est rare mais montre tout de même des signes de recrutement. Dans l’ensemble, l’étendue de sa zone de présence a diminué de 54%.
RÉPARTITION DU PLEUROBÈME

Dans les petites rivières, on retrouve cette espèce dans les zones ayant un débit modéré et un substrat de gravier, de galets et de grosses roches. Dans les grandes rivières, on le retrouve sur les fonds de boue, de sable et de gravier à diverses profondeurs. La période de reproduction s’étend du début de mai à la fin de juillet. Les oeufs sont fécondés dans les branchies des femelles où ils demeurent jusqu’à ce qu’ils atteignent un stade larvaire intermédiaire (glochidie). Une fois relâchées, les glochidies parasites se fixent aux nageoires ou aux branchies d’un hôte approprié jusqu’à leur métamorphose en juvéniles. Le taux de survie au stade juvénile est extrêmement bas. Les juvéniles se détachent de leur hôte pour commencer à vivre de façon autonome.
Méné bleu (Cyprinella spiloptera), ventre rouge du nord (Phoxinus eos), ventre-pourri (Pimephales notatus) et crapet arlequin (Lepomis macrochirus).
Le pleurobème écarlate est un filtreur qui consomme des bactéries, des algues, des particules de détritus organiques et des protozoaires.
La prolifération de la moule zébrée (Dreissena polymorpha) et de la moule quagga (Dreissena spp.) dans tous les Grands Lacs a eu des effets graves sur le pleurobème écarlate ou a entraîné son élimination des eaux du large des lacs Sainte-Claire, Érié et des rivières Detroit et Niagara. Parmi les autres menaces, mentionnons la détérioration de la qualité de l’eau et la perte d’habitat attribuable à de mauvaises habitudes d’utilisation des terres et de l’espace urbain.
Cette espèce ressemble au fusconaia jaune (Fusconaia flava) et à l’obovarie ronde (Obovaria olivaria).
Sources du texte : Rapport de situation du COSEPAC 2004.
Web du Registre de la LEP à www.SARAregistry.gc.ca