
Nom scientifique :
Moxostoma duquesnei
Statut selon la LEP : Non-inscrite (décembre 2007)
Statut selon COSEPAC:
Menacée (mai 2005)
Région : Ontario
De nouvelles fringues estivales
Chaque année, entre mai et juin, les côtés du chevalier noir prennent une couleur sombre, un noir verdâtre, tandis qu’une bande latérale d’une teinte rosée parcourt le long de son corps. Après la saison du frai, la coloration des côtés passe au bleu argenté.
Cette espèce a été désignée comme une espèce menacée par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Elle a été évaluée en vue de son inclusion sur la liste des espèces en péril de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. Cette espèce ne sera pas inscrite selon la LEP. Cependant, une protection est accordée par le biais de la Loi sur les pêches du gouvernement fédéral.
Moxostoma duquesnei

© J. R. Tomelleri
Le chevalier noir (Moxostoma duquesnei) est un membre de la famille des catostomidés qui présente les caractéristiques suivantes :
L’aire de répartition du chevalier noir est vaste, mais disjointe, dans l’est de l’Amérique du Nord. On le trouve depuis l’Alabama et le Mississippi au sud jusqu’en Ontario et au Michigan au nord, et depuis New York à l’est jusqu’en Oklahoma et au Minnesota à l’ouest. Au Canada, le chevalier noir est confiné au sud-ouest de l’Ontario où il se trouve dans seulement six bassins versants. Dans le bassin de drainage du lac Huron, on le trouve dans les bassins versants des rivières Bayfield, Maitland et Ausable. Dans le bassin de drainage du lac Érié, on l’a observé dans le ruisseau Catfish (duquel il est disparu) et dans le bassin versant de la rivière Grand. Il est également présent dans le bassin versant de la rivière Thames dans le bassin de drainage du lac Sainte-Claire.
Répartition du chevalier noir

Le chevalier noir fréquente habituellement les cours d’eau et les rivières de taille moyenne, de 25 à 130 m de largeur, d’une profondeur allant jusqu’à 1.8 m et aux débits généralement modérés à rapides. On le trouve rarement dans un habitat associé à la végétation aquatique. Les substrats sont de cailloux, de gravier, de sable, de blocs rocheux et de limon. L’été, il préfère généralement les fosses et il passe l’hiver dans des fosses plus profondes. Au printemps, le chevalier noir migre vers les habitats de frai. On a observé le frai au printemps dans des radiers dont la température de l’eau variait entre 15° et 21°C, et sur des substrats variant du gravier fin au gros galet. Les oeufs ne sont pas collants et leur taille varie de 2.6 à 2.9 mm. L’âge à la maturité varie entre deux et six ans. L’espérance de vie s’accroît en fonction de la latitude et certains exemplaires vivent jusqu’à 16 ans.
Les chevaliers noirs adultes se nourrissent sur le fond de crustacés et d’insectes. Les poissons juvéniles (de moins de 65 mm) préfèreraient les planctons.
La disponibilité d’habitats adéquats limite la répartition du chevalier noir au Canada, et celle-ci est donc très fragmentée. L’habitat peut être touché par l’urbanisation et l’agriculture qui accroissent l’envasement et la turbidité et qui modifient les régimes d’écoulement. Ses préférences restreintes en matière d’habitat de frai font en sorte que le recrutement est sensible aux changements dans le régime d’écoulement. Les barrages et les retenues des habitats riverains restreignent également les déplacements du poisson. Des prises accessoires de chevalier noir par des pêcheurs sportifs ont été signalées et peuvent avoir une incidence sur les populations.
On compte un total de sept espèces de chevaliers au Canada, et le chevalier noir se distingue grâce à la combinaison de la couleur de sa queue, de la morphologie de ses lèvres et du nombre d’écailles de sa ligne latérale. Le chevalier noir et le chevalier doré (M. erythrurum) sont très difficiles à distinguer l’un de l’autre.
Sources du texte : Rapport de situation du COSEPAC 2005.
Pour de plus amples renseignements, visiter le Registre de la LEP à www.SARAregistry.gc.ca.