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Villeuse haricot (Villosa fabalis - I.Lea, 1838)

Nom scientifique :
Villosa fabalis
Statut selon la LEP : En voie de disparition (juin 2003)
Statut selon COSEPAC : En voie de disparition (mai 2000; avril 2010)
Région : Ontario

La moule femelle conserve les oeufs dans ses branchies jusqu'au stade larvaire. Les larves, qu’on appelle glochidie, sont relâchées dans l’eau par la femelle, et doivent tout de suite se fixer sur un poisson hôte. Pendant leur séjour sur ce poisson, elles complètent leur métamorphose et atteignent leur maturité.

Statut selon la LEP - Villeuse haricot

Fiche d'information: La villeuse haricot

On retrouvait jadis la villeuse haricot dans 11 États américains et dans la province de l’Ontario. Au Canada, on a signalé sa présence dans le bassin ouest du lac Érié, la rivière Detroit et les rivières Sydenham et Thames dans le bassin de drainage du lac Sainte-Claire. Or, l’espèce se limite maintenant au tronçon médian de la rivière Sydenham. Plus récemment la moule zébrée (Dreissena polymorpha) a dévasté certaines populations de villeuse haricot dans les Grands lacs.

Villeuse haricot

Photo : Shawn Staton


La villeuse haricot… une espèce en péril

Cette espèce a été désignée comme une espèce en voie de disparition par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Elle est inscrite sur la liste des espèces en péril de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral et a obtenu la protection en vertu de la LEP en juin 2004. Une protection supplémentaire est accordée par le biais de la Loi sur les pêches du gouvernement fédéral. En vertu de la LEP, un programme de rétablissement doit être élaboré pour cette espèce.

Description générale

Villosa fabalis (I.Lea, 1838)

Villeuse haricot (Villosa fabalis - I.Lea, 1838)

Photo by E. Pip (University of Winnipeg)

La villeuse haricot (Villosa fabalis) présente les caractéristiques suivantes :

  • La coquille est très petite (jusqu’à environ 40 mm), épaisse et d’une forme quelque peu elliptique;
  • La paroi de la coquille mi-antérieure a une épaisseur de 2,5 mm;
  • Les femelles ont tendance à être plus bombées et à avoir une partie postérieure plus arrondie que les males;
  • L’extérieur de la coquille est normalement vert clair ou foncé et arbore de nombreux rayons verts plus foncés et sinueux;
  • L’intérieur de la coquille est blanc argenté et irisé;
  • Sommet étroit (partie en relief sur le dessus de la coquille), légèrement élevé au-dessus de la ligne de charnière et non profound;
  • Fine sculpture de sommet arborant cinq bourrelets doubles; et
  • Les dents de la charnière sont fortes, les dents triangulaires ont un bord dentelé et les dents allongées sont plus courtes.

Répartition

On retrouvait jadis la villeuse haricot dans 11 États américains et dans la province de l’Ontario. Au Canada, on a signalé sa présence dans le bassin ouest du lac Érié, la rivière Detroit et les rivières Sydenham et Thames dans le bassin de drainage du lac Sainte-Claire. Or, l’espèce se limite maintenant au tronçon médian de la rivière Sydenham.

Répartition de la villeuse haricot

Habitat et cycle biologique

La villeuse haricot se trouve habituellement dans les zones de rapides des têtes de rivières et des petits tributaires, ou à proximité de celles-ci. Elle s’enfouit profondément dans le sable ou le gravier parmi les racines de la végétation aquatique, généralement dans les zones à faible débit.

La villeuse haricot est une espèce sexuellement dimorphe dont la durée de vie est modérément longue, c’est-à-dire au moins 10 ans. On croit que le frai a lieu à la fin de l’été et que les glochidies (larves) sont libérées au printemps suivant.

Hôte

Les poissons hôtes de cette espèce au Canada sont le dard vert (Etheostoma blennioides), le chabot tacheté (Cottus bairdi), le dard arc-en-ciel (Etheostema caeruleum) et l’achigan à grande bouche (Micropterus salmoides).

Régime alimentaire

Comme toutes les mulettes, la villeuse haricot se nourrit surtout de bactéries et d’algues.

Menaces

La villeuse haricot est sensible à la pollution provenant des sources municipales, industrielles et agricoles. De plus, l’envasement, la perturbation des habitats et les bassins de retenue des rivières ont probablement détruit une grande partie de l’habitat pour cette espèce au cours du dernier siècle. Plus récemment la moule zébrée (Dreissena polymorph) a dévasté certaines populations de villeuse haricot dans les Grands lacs. L’accès à des espèces hôtes convenables peut également menacer cette espèce.

Espèces semblables

Villeuse irisée (Villosa iris); Ptychobranche réniforme (Ptychobranchus fasciolaris) (jeunes individus); Elliptio doigt-de-dame (Elliptio dilatata) (juvéniles)

Source des textes : West et coll. 2000

Pour un complément d'information, consultez le site Web du Registre de la LEP à www.SARAregistry.gc.ca