
Nom scientifique :
Quadrula quadrula
Statut selon COSEPAC: En voie de disparition (mars 2013)
Statut selon la LEP : À l'étude
Région : Ontario
Statut selon la LEP - Villeuse irisée
Rapports de situation du COSEPAC - Villeuse irisée (2006)
La villeuse irisée (Villosa iris) est une petite moule d’eau douce qui appartient à la famille des unionidés. La nacre de la moule est d’un blanc argenté irisé, d’où le nom commun de l’espèce. La villeuse haricot (Villosa fabalis) est la seule autre espèce de ce genre présente au Canada.
Cette espèce a été désignée comme étant en voie de disparition par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Aussi, elle était inscrite à la liste de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. En vertu de la LEP, un programme de rétablissement doit être élaboré pour cette espèce.
Villosa iris

Photo de l’Institut national de recherche sur les eaux
La villeuse irisée (Villosa iris) est une petite moule d’eau douce qui appartient à la famille des unionidés. La nacre de la moule est d’un blanc argenté irisé, d’où le nom commun de l’espèce. Elle présente les caractéristiques suivantes :
On trouve la villeuse irisée dans l’est de l’Amérique du Nord depuis le Wisconsin jusqu’à l’Ontario et l’État de New York à l’est et jusqu’en Oklahoma, en Arkansas et en Alabama, au sud. L’espèce est actuellement présente dans la majeure partie de son aire de répartition historique; cependant, elle est en régression dans la partie occidentale de son aire de répartition. Au Canada, elle n’est présente qu’en Ontario, où elle a été observée dans les rivières Ausable, Bayfield, Detroit, Grand, Maitland, Moira, Niagara, Salmon, Saugeen, Sydenham, Thames et Trent. La rivière Maitland compte la plus grande population de villeuses irisées; cependant, elles sont probablement disparues des rivières Detroit et Niagara. Elles ont également été prélevées dans les lacs Huron, Ontario, Érié et Sainte-Claire, mais ne sont maintenant présentes que dans le delta du lac Sainte-Claire. De façon générale, cette moule n’existe plus dans environ 30 % de son aire de répartition historique au Canada.
Aire de répartition de la villeuse irisée

La villeuse irisée est plus abondante dans les tronçons étroits et bien oxygénés de cours d’eau de taille moyenne à grande et parfois dans des lacs, sur des substrats de galet, de gravier, de sable et parfois de vase. Pendant le frai, qui a lieu à la fin de l’été, les femelles filtrent le sperme libéré par les mâles grâce à leurs branchies. Les oeufs sont fertilisés dans les marsupia, une région particulière des branchies, jusqu’à ce qu’ils atteignent le stade larvaire (glochidies), stade auquel ils sont libérés (au début du printemps). Les glochidies doivent se fixer à un hôte approprié et se nourrir de ses fluides corporels jusqu’à leur métamorphose en juvéniles. Ceux-ci quittent leur hôte et s’enfouissent dans les sédiments, jusqu’à ce qu’ils atteignent leur maturité sexuelle.
Les poissons hôtes de la villeuse irisée sont le méné rayé (Luxilus chrysocephalus), l’achigan à petite bouche (Micropterus dolomieui), l’achigan à grande bouche (M. salmoides), le crapet vert (Lepomis cyanellus), le dard vert (Etheostoma blennioides), le dard arc-en-ciel (E. caeruleum) et la perchaude (Perca flavescens).
La villeuse irisée filtre sa nourriture. Son régime alimentaire se compose de détritus biologiques, d’algues et de bactéries provenant de la colonne d’eau et des sédiments. Les juvéniles consomment les mêmes types d’aliments, qui proviennent de l’eau interstitielle ou directement du substrat dans lequel ils sont enfouis.
L’introduction des Dreissenas (Dreissena polymorpha et D. bugensis) représente une menace importante, particulièrement dans le lac Sainte-Claire. Dans les cours d’eau, la perte et la dégradation des habitats découlant des effets combinés de l’agriculture et de l’urbanisation sont une menace, car elles réduisent la qualité de l’eau et modifient les régimes d’écoulement.
La villeuse haricot (Villosa fabalis) est la seule autre espèce de ce genre présente au Canada.
Source : Rapport de situation du COSEPAC 2006.
Pour un complément d'information, consultez le site Web du Registre de la LEP à www.SARAregistry.gc.ca