
Statut selon la LEP : En voie de disparition
Statut selon COSEPAC: Menacée

Le Méné camus possède une petite bouche, presque verticale. C’est d’ailleurs cette forme particulière qui donne une apparence « combative » à ce poisson. En grec, son nom scientifique anogenus signifie « sans menton ».
Programme de rétablissement du mené camus au Canada
Registre public des espèces en péril - Méné camus
Rapports de situation du COSEPAC - Méné camus (2002)
Description
Habitat
Menaces
Renseignements supplémentaires
Information scientifique

Illustration d’un méné camus par Ellen Edmonson (NYSDEC)
Le méné camus (Notropis anogenus) appartient à la famille des ménés (Cyprinidae) et il présente les caractéristiques suivantes :
Le territoire occupé par le méné camus s’étend de l’Ontario au sud jusqu’à l’Illinois et à l’ouest jusqu’au Dakota du Nord. Ses populations sont isolées et souvent absentes des habitats théoriquement convenables dans leur territoire. Au Canada, cette espèce n’a été trouvée que dans quatre zones principales de l’Ontario : 1) le sud du lac Huron (canal Old Ausable); 2) le lac Sainte-Claire; 3) le lac Érié; 4) l’est du lac Ontario et le cours supérieur du fleuve Saint-Laurent. Elle est présumée disparue dans la rivière Ganonoque, la pointe Pelée et la baie de Rondeau.
Le méné camus peut généralement être trouvé dans des fonds sableux ou boueux dans des cours d’eau ou des lacs clairs et stagnants avec végétation. On les trouve dans des étangs abrités, des zones humides, des canaux stagnants et des baies protégées près de grandes étendues d’eau. On croit que le frai s’effectue de la fin du printemps au début de l’été, et qu’il a lieu dans des eaux peu profondes à dense couverture végétale. Le méné camus ne protège pas ses œufs. Il les répartit plutôt sur une grande surface sur des plantes aquatiques et des substrats.

Le méné camus a besoin d’eau claire avec une végétation aquatique abondante. La perte et dégradation des habitats est la principale menace. Les activités contribuant à ces menaces comprennent le développement agricole, industriel et urbain, le retrait de la végétation aquatique et les changements dans la qualité et la quantité de l’eau. Comme les zones d’habitats sont fragmentées, il y a un lien limité entre les populations. Les espèces envahissantes sont aussi une menace grandissante, surtout la carpe commune et le Myriophylle en épi, en raison de leurs effets nocifs sur la végétation aquatique indigène.
Renseignements supplémentaires
Pour un complément d’information, consultez le site Web du Registre de la LEP
Voir aussi
L'ABC des poissons-appâts de l'Ontario