
Nom scientifique :
Opsopoeodus emiliae
Statut selon COSEPAC : Menacée (mai 2012)
Statut selon la LEP Préoccupante (juin 2003)
Région : Ontario
Statut selon la LEP - Petit-bec
Fiche d'information: Le petit-bec
Le petit-bec habite le centre de l’Amérique du Nord dans les rivières et cours d’eau du bassin de la rivière Mississippi et il est répandu dans le sud des États-Unis. Au Canada, les petites populations se limitent au sud-ouest de l’Ontario dans le lac Sainte-Claire, la rivière Detroit et les bassins de drainage du lac Érié. La perte d’habitat propre et bien végétalisé constitue la principale menace pour l’espèce.

Photo : Konrad Schmidt

Photo : Konrad Schmidt
Cette espèce a été définie comme étant préoccupante par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Elle est inscrite sur la liste des espèces en péril de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. En vertu de la LEP, un plan de gestion a été élaboré pour cette espèce. Cette espèce bénéficie également de la protection générale accordée par les dispositions de la Loi sur les pêches visant la protection de l'habitat.
Opsopoeodus emiliae

© Joseph R.Tomelleri
Le petit-bec (Opsopoeodus emiliae) est un membre de la famille des ménés (Cyprinidae) et il présente les caractéristiques suivantes :
Le petit-bec habite le centre de l’Amérique du Nord dans les rivières et cours d’eau du bassin de la rivière Mississippi et il est répandu dans le sud des États-Unis. Au Canada, les petites populations se limitent au sud-ouest de l’Ontario dans le lac Sainte-Claire, la rivière Detroit et les bassins de drainage du lac Érié.

Le petit-bec préfère les rivières et ruisseaux où l’eau est limpide et chaude, la végétation abondante et le courant faible ou inexistant, mais il peut vivre dans des eaux plus turbides. Les terres humides sont également fréquentées par cette espèce.
À la fin du printemps, les femelles déposent leurs oeufs sur le dessous de surfaces planes et les mâles défendent les nids et les oeufs contre les prédateurs. Jusqu’à 120 oeufs peuvent être pondus (en une seule couche) au cours du frai, qui se répète pendant une période de six à sept jours. Ce comportement de frai est unique parmi les cyprinidés nord-américains.
Le petit-bec se nourrit de larves d’insectes aquatiques tels que les moucherons et de zooplanctons. Les larves de poissons et les oeufs composent une petite partie de son menu. La position de la bouche autorise à penser que cette espèce se nourrit de poissons semi-pélagiques ou près de la surface.
Cette espèce n’a peut-être jamais été courante en Ontario, car elle se trouve à la limite septentrionale de son aire de répartition ici. La perte d’habitat propre et bien végétalisé constitue la principale menace pour l’espèce. Les menaces actuelles comprennent la turbidité accrue et la modification et la destruction des terres humides.
Ressemble le plus au méné camus (Notropis anogenus), mais sans péritoine noir, nageoire dorsale transparente, 9 rayons dorsaux et écailles plus nombreuses à la ligne latérale. Le ventre-pourri (Pimephales notatus) a un corps d’une forme plus tubulaire et la queue fourchue est moins distincte.
Sources des textes : Trautman 1981; Cudmore et Holm 1997; Scott et Crossman 1998.
Pour un complément d'information, consultez le site Web du Registre de la LEP à www.SARAregistry.gc.ca