
Nom scientifique :
Ligumia nasuta
Statut selon la LEP :En voie de disparition, mars 2013
Statut selon COSEPAC: En voie de disparition, avril 2007
Région : Ontario
Statut selon la LEP - Ligumie pointue
Rapports de situation du COSEPAC - Ligumie pointue(2007)
Les moules zébrées (Dreissena polymorpha) représentent la menace la plus importante pour la ligumie pointue. Depuis le milieu des années 1980, plus de 90 % des zones occupées auparavant par la ligumie pointue ont subi une infestation par les moules zébrées.
Cette espèce a été désignée comme une espèce en voie de disparition par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), et elle est inscrite à la liste de la Loi sur les espèces en péril (LEP) fédérale. En vertu de la LEP, un programme de rétablissement doit être élaboré pour cette espèce.
Ligumia nasuta

Photo de l’Institut national de recherche sur les eaux
La ligumie pointue (Ligumia nasuta) était auparavant l’une des espèces de moules d’eau douce les plus répandues dans les Grands Lacs inférieurs. Ce membre de la famille des unionidés présente les caractéristiques suivantes :
La ligumie pointue est présente uniquement dans l’est de l’Amérique du Nord, depuis les Grands Lacs inférieurs jusqu’à l’État de New York, au New Hampshire et dans les cours d’eau côtiers jusqu’en Caroline du Sud. On croit que seules deux populations existent au Canada : dans le delta du lac Sainte Claire (dans les aires de transition entre les terres humides et les eaux libres) et dans un petit tributaire qui se jette dans le haut Saint-Laurent, à savoir le ruisseau Lyn, situé près du l’exutoire du lac Ontario. La ligumie pointue semble avoir disparu dans plus de 90 % de son ancienne aire de répartition au Canada.

L’habitat de prédilection de la ligumie pointue est constitué de zones protégées des lacs et de cours d’eau lents, sur des substrats de sable fin et de boue, à des profondeurs pouvant atteindre 4,5 m. Durant la reproduction, le mâle libère le sperme dans l’eau et la femelle le siphonne de l’eau et le filtre avec ses branchies. À la fin de l’été, les oeufs de la femelle sont fertilisés dans une zone spéciale des branchies (marsupium) où ils deviennent des larves (glochidies). Après leur relâchement au printemps suivant, les glochidies ont besoin d’un hôte adéquat (le plus souvent un poisson) sur lequel elles s’encapsulent et dont elles se nourrissent. Elles demeurent sur l’hôte jusqu’à ce qu’elles se transforment en juvéniles, puis se détachent de l’hôte pour s’enfouir dans les sédiments. Les juvéniles demeurent enfouis jusqu’à leur maturité sexuelle, qu’ils atteindront, d’après les estimations, entre l’âge de six et douze ans.
Les hôtes des glochidies de cette moule sont inconnus, mais la présence de la ligumie pointue dans les cours d’eau de la côte de l’Atlantique semble indiquer qu’au moins un des hôtes tolère les eaux saumâtres.
La ligumie pointue filtre sa nourriture. Les adultes consomment des bactéries, des algues et des matières particulaires présentes dans l’eau. Les jeunes se nourrissent d’aliments de même nature; toutefois, comme ils vivent entièrement enfouis dans les sédiments, ils obtiennent leur nourriture directement des sédiments et des eaux interstitielles.
Les moules zébrées (Dreissena polymorpha) représentent la menace la plus importante pour la ligumie pointue. Depuis le milieu des années 1980, plus de 90 % des zones occupées auparavant par la ligumie pointue ont subi une infestation par les moules zébrées. De plus, la diminution du niveau des eaux, entraînée par les changements climatiques, aura pour conséquence une réduction de l’habitat disponible.
Les espèces semblabes comprennet la Ligumia recta, l’Elliptio complanata, et l’E. dilatata.
Sources des textes : Rapport de situation du COSEPAC 2007.
Pour un complément d'information, consultez le site Web du Registre de la LEP à www.registrelep.gc.ca.