Statut selon la LEP : à l’étude
Statut selon le COSEPAC : menacée

Le méné des plaines…
une espèce en péril au Canada
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Le méné des plaines est l’une de sept espèces de Hybognathus que l’on retrouve en Amérique du Nord, dont trois autres sont présentes au Canada : le méné d’argent de l’Ouest, le méné d’argent de l’Est et le méné laiton. Les aires de répartition du méné des plaines, du méné d’argent de l’Ouest et du méné laiton peuvent se chevaucher dans le bassin versant du Rock Creek. Le méné des plaines a d’abord été considéré comme formant une seule et même espèce, le méné d’argent du Mississippi avec le méné d’argent de l’Ouest. D’une apparence très proche, ces trois espèces présentent de légères différences au niveau des nageoires dorsales, des écailles, des yeux et du museau.
Description
Habitat
Menaces
Information scientifique

© J.R. Tomelleri
Le méné des plaines (Hybognathus placitus) appartient à la famille des cyprinidés. Le méné des plaines est une des quatre espèces de Hybognathus que l’on retrouve au Canada. Il présente les caractéristiques suivantes :
Habitat
Le méné des plaines est très répandu au centre des États- Unis, dans une zone au centre du continent allant de l’est du Nouveau-Mexique, du centre du Texas et de l’ouest de l’Arkansas vers le nord jusqu’au Dakota du Nord et au Montana. Au Canada, on a découvert la présence de méné des plaines en 2003 dans une aire restreinte au sud de la Saskatchewan comprenant un ruisseau (Rock Creek) et une partie d’un de ses affluents (Morgan Creek).
Le méné des plaines forme des bancs dans des rivières et des cours d’eau au fond sablonneux ou vaseux des grandes plaines centrales. Présent aussi bien dans les petites rivières que dans les fleuves, le méné des plaines préfère les eaux calmes, peu ou moyennement profondes et d’un niveau de turbidité plus ou moins élevé. Le niveau de ces cours d’eau de petite ou moyenne importance connaît des fluctuations saisonnières – sécheresse, crues soudaines, fortes précipitations – qui exigent une capacité considérable d’adaptation aux variations naturelles de la qualité de l’eau. Le frai nécessite de courants modérés afin de maximiser la répartition à aval des oeufs fécondés et d’en favoriser l’incubation.
Étant donné la date relativement récente de la découverte du méné des plaines au Canada, l’information au sujet de son évolution provient surtout des études sur les populations aux États-Unis. Beaucoup des poissons meurent après le frai. Le méné des plaines connaît une longue période de frai et se reproduit souvent après les périodes où le courant est le plus fort. L’activité reproductive a lieu surtout au printemps; cependant, elle a été aussi observée pendant l’été. Les femelles portent moins de 1 000 oeufs. Une fois les oeufs éclos, la croissance est rapide et les juvéniles atteignent pratiquement leur taille adulte avant la fin du premier été.
Menaces
L’aire de répartition de l’espèce au Canada est très restreinte; on ne l’a retrouvée qu’à un emplacement dans le sud de la Saskatchewan. Au nord de leur aire de répartition, cette région méridionale de la Saskatchewan connaît des sécheresses, des températures extrêmes et une dégradation de la qualité de l’habitat en raison des eaux d’écoulements agricoles et de l’impact potentiel des espèces envahissantes (p. ex., la carpe commune).
Nom scientifique : Hybognathus placitus
Statut selon la LEP : à l’étude
Statut selon le COSEPAC : menacée (mai 2012)