
Nom scientifique :
Monodon monoceros
Statut selon COSEPAC : Préoccupante (mai 2005)
Statut selon la LEP : Présentement évaluée
Région : Arctique
Rapports de situation du COSEPAC - Narval (2005)
La Communication
Bien qu’il soit difficile de voir sur de grandes distances dans l’océan, le son, lui, voyage bien. Les narvals, à l’instar des autres baleines à dents, ont développé un système d’écholocation complexe pour examiner leur environnement et trouver leur nourriture.
Le narval peut émettre des « clics » et des « sifflements », en contrôlant vraisemblablement le passage de l’air entre les chambres, près de l’évent, comme le font d’autres espèces d’odontocètes. Ces sons peuvent ensuite être réfléchis par le front incliné du crâne. Les sons peuvent ensuite être orientés par le melon, qui constitue l’espace rond de la tête rempli d’un mélange spécial d’huiles graisseuses dont la forme peut être modifiée par le contrôle musculaire. Les « clics et les tocs » se font entendre très lentement, à l’instar de quelqu’un qui frappe à la porte. Les séquences plus rapides résonnent comme le bruit d’un bâton sur une clôture en lattis et peuvent aussi être émises en successions très rapides, produisant un genre de barrissement ou le son d’une porte qui grince.
Cette espèce a été désignée comme une espèce préoccupante par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Elle est présentement évaluée aux fins de son inscription sur la liste des espèces en péril de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. Une protection est accordée par le biais de la Loi sur les pêches du gouvernement fédéral. Si l'espèce est inscrite en vertu de la LEP, elle bénéficiera d'une protection supplémentaire. En vertu de la LEP, un plan de gestion doit être élaboré pour cette espèce.
Monodon monoceros

Illustration par R. Phillips
© Pêches & océans Canada
Le narval (Monodon monoceros), aussi connu sous le nom de licorne de mer, est un cétacé à dents de la famille des monodontidés. Les Inuits utilisent un certain nombre de mots pour identifier le narval, y compris tuugaalik (défense blanche), qirniqtaq qilalugaq (baleine noire) et allanguaq (tacheté de noir et de blanc). Le narval présente les caractéristiques suivantes:
Les narvals habitent les eaux de l'Arctique, au Nunavut, dans l'ouest du Groenland et l'Arctique européen. On les voit rarement dans les mers de Sibérie orientale, de Béring, des Tchouktches et de Beaufort. Au Canada, on a reconnu deux populations en se fondant dans une large mesure sur la répartition estivale: la population de la baie de Baffin et la population de la baie d'Hudson. Ensemble, leur aire de répartition s'étend dans tout l'est de l'Arctique canadien, au sud jusqu'au nord-ouest de la baie d'Hudson, à l'ouest jusqu'au détroit du Vicomte de Melville et au nord jusqu'à l'extrémité nord de l'île Ellesmere. Les narvals de la population de la baie de Baffin occupent la partie septentrionale de cette aire, et ceux de la population de la baie d'Hudson occupent la partie méridionale.
Répartition du narval

En été, les narvals ont tendance à occuper les zones côtières à l'abri du vent où l'eau est profonde, pour les aires de mise bas et d'alimentation qu'elles offrent. À l'automne et à l'hiver, ils favorisent les eaux dont la profondeur varie de 1,000 à 5,000 m. Dans l'ensemble, la qualité des habitats de glace, en particulier les zones d'eau libre et la densité de la banquise, semble être un facteur déterminant dans le choix d'habitat. Les narvals se reproduisent généralement au printemps. La gestation dure entre 14 et 15.3 mois et les petits sont sevrés entre un ou deux ans. Les femelles atteignent la maturité entre quatre et neuf ans et donnent naissance à leur premier petit entre 7 et 13 ans. Les mâles atteignent la maturité entre 11 et 16 ans. Bien que certains narvals puissent atteindre 50 ans, l'espérance de vie moyenne est probablement inférieure à 30 ans.
Le régime alimentaire du narval varie selon la saison et le lieu. Il consomme surtout du poisson, comme le flétan noir (Reinhardtius hippoglossoides) et la morue polaire (Boreogadus saida), ainsi que du calmar et d'autres invertébrés comme la pieuvre et les crustacés. Au printemps, les narvals prennent la morue sur le bord de la glace marine. À l'été, l'intensité de leur recherche de nourriture diminue et la consommation de nourriture est au minimum. L'intensité de la recherche de nourriture reprend à l'automne lorsque les baleines se déplacent vers le sud.
Les facteurs ayant une incidence sur les populations de narvals au Canada comprennent la chasse, les contaminants (le mercure et le cadmium), les activités industrielles telles que la pêche commerciale, et le changement climatique. La pêche commerciale du flétan noir peut également avoir des répercussions sur les narvals, car ces animaux se nourrissent presque exclusivement de flétan noir durant l'hiver. Les effets de la plupart de ces facteurs peuvent être atténués par la préférence du narval pour les eaux profondes et par sa vaste répartition.
Il n'y a pas d'espèce semblable.
Sources du texte : Stewart 2005 (Rapport de situation du COSEPAC).
Pour un complément d'information, consultez le site Web du Registre de la LEP à www.registrelep.gc.ca.