
Nom scientifique :
Noturus stigmosus
Statut selon COSEPAC: En voie de disparition (novembre 2002; mai 2012)
Statut selon la LEP : En voie de disparition (janvier 2005)
Région : Ontario
Statut selon la LEP - Chat-fou
Rapports de situation du COSEPAC - Chat-fou (2002)
Fiche d'information: Le chat-fou du nord
Cette espèce a été définie comme étant en voie de disparition par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Elle est présentement évaluée aux fins de son inscription sur la liste des espèces en péril de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. Si elle est inscrite, elle obtiendra la protection en vertu de la LEP. Cette espèce bénéficie également de la protection générale accordée par les dispositions de la Loi sur les pêches visant la protection de l'habitat.
Noturus stigmosus
© Joseph R.Tomelleri
Le chat-fou du Nord (Noturus stigmosus) est un membre de la famille des barbotes (Ictaluridae) et il présente les caractéristiques suivantes :
Le chat-fou du Nord habite l'est de l'Amérique du Nord, son aire de répartition s'étendant de l'Ontario au sud jusqu'au Mississipi et au Tennessee, et à l'ouest jusqu'au Michigan. C'est une espèce rare à l'échelle mondiale, sa présence ayant été observée moins de 100 fois dans le monde entier. Au Canada, le chat-fou du Nord se trouve dans les rivières Detroit, Thames et Sydenham ainsi que dans le lac Sainte-Claire. Cette espèce a été observé pour la première fois au Canada en 1963. Cette espèce se trouve à la limite septentrionale de son aire de répartition au Canada.

La population ontarienne est inhabituelle en ce sens qu'on a attrapé des individus dans les eaux profondes de la rivière Detroit et du lac Sainte-Claire, alors qu'habituellement le chat-fou du Nord préfère les grands ruisseaux et les petites rivières. Il évite habituellement les endroits extrêmement vaseux, privilégiant ceux présentant peu d'abri, un courant modéré et un substrat rocheux. Les œufs sont déposés dans le courant sous des pierres plates.
Cette espèce en est une des grandes profondeurs et elle se nourrit de larves d'insectes, de petits crustacées et même de petits poissons. En tant qu'espèce nocturne, le chat-fou du Nord se fie à ses détecteurs chimiques et ses barbillons plutôt qu'à sa vision pour détecter ses proies.
Parmi les plus grandes menaces pour le chat-fou du Nord, mentionnons la diminution de la qualité de l'eau, la canalisation, l'envasement et le lessivage de produits chimiques utilisés pour l'agriculture et l'urbanisation.
Cette espèce ressemble au chat-fou tacheté (Noturus miurus) sauf que celui-ci comporte quatre barres noirâtres en forme de selle et est dépourvu des deux taches pâles devant la nageoire dorsale que l'on retrouve sur le chat-fou du Nord. De plus, il possède des dents prémaxillaires sans extensions postérieures.
Pour un complément d'information, consultez le site Web du Registre de la LEP à www.registrelep.gc.ca.